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RADENAC |
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La commune de Radenac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de RADENAC
Radenac vient du celte « raden » (fougère) et du latin « acus » (domaine).
Radenac est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Radenac, de Buléon, de Lantillac et de Saint-Allouestre. Radenac est une fondation pré-bretonne d'origine gallo-romaine.
Au Moyen Age, la paroisse de Radenac dépend du doyenné de Porhoët, du vicomté de Rohan et de la sénéchaussée de Ploërmel. Le village de Saint-Fiacre s'appelait primitivement "bourg de Chateaumabon" (le nom de la chapelle du lieu se substitue peu à peu au XVIIIème siècle à celui du village de Chateaumabon).
En 1790, Radenec est érigé en commune du canton de Réguiny, puis intègre le canton de Rohan. On rencontre les appellations suivantes : Radenac (en 1427, en 1481, en 1531), Radennac (en 1448), Redennac (en 1448).
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PATRIMOINE de RADENAC
l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIIIème siècle - 1830 à 1840), édifiée de 1829 à 1835 sur l'emplacement d'un édifice plus ancien, dont on a conservé le clocher qui date de 1767. L'édifice est en forme de croix latine. Le retable du maître-autel date du XVIIème siècle et provient de l'ancien édifice : les niches renferment les statues de saint Pierre, saint Paul, saint Patern et saint Cado. Le reliquaire provenant de la chapelle Saint-Fiacre se compose d'une relique de la Vraie Croix, d'une croix processionnelle et d'une main de cuivre contenant des reliques de saint Guillaume (Saint Guille). La statue de bois représentant Saint-Cado et la pierre tumulaire de Jean-Louis de Lantivy, sieur de Kernazel, décédé en 1514, et provenant de l'ancienne chapelle privée de Kernazel, sont conservées dans l'église paroissiale. Dans un aveu de 1699, il est stipulé que "le seigneur de Lentivy a deux tombes et enfeux prohibitifs à tous autres en l'enclos du choeur et chanceau de Notre-Dame du côté de l'Evangile, banir les escabaux devant l'autel de La Trinité, où sont ses armes et alliances aussi bien que les principales vitres et croisées de la dite église comme d'icelle seigneur fondateur, et unique prééminencier après ledit seigneur Duc de Rohan" ; | |
la chapelle Saint-Fiacre (XIVème siècle), fondée au village de Saint-Fiacre (autrefois Chateaumabon) par les Templiers ou les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. L'édifice comprend une nef de deux travées et un choeur à chevet plat, avec collatéral au Sud. Le vaisseau principal datant du XIVème siècle, est doublé au sud à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle par un collatéral et une chapelle. Sur le collatéral Sud s'ouvre une vaste chapelle dont le mur oriental prolonge le mur du chevet. La nef principale et les grandes arcades en tiers-point reposant sur des colonnes à chapiteaux simples peuvent remonter au XIVème siècle, ainsi que le portail occidental. La porte Ouest (1390-1410) de la nef est surmontée d'un tympan plein cintre qui porte un bas-relief représentant saint Fiacre. Le réseau de la fenêtre du chevet est composé uniquement de quadrilobes. Une flèche en ardoises s'élève sur l'entrée du choeur, au Sud. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée. Le lambris et le mur de la chapelle Sud étaient couverts de peintures malheureusement recouvertes par un badigeon : à ces peintures, se rattache l'inscription peinte, en caractères gothiques, sur la sablière qui en indique assez le sujet "Voyez le grand embrasement que Dieu devant le définiment fera l'ame pour tout purger ... Au jugement quand procédez ou rien demourora vuydez ... Sathan a si bien procuré que enfer ... corps et âmes amaine ensemble : croissez leurs tourmens feu et flâmes". Le retable, avec les statues de saint Fiacre et saint Louis, date du XVIIIème siècle. Des fresques du XVème siècle ont été retrouvées en 1857 par M. de Bréhier sur le pilier à l'entrée du choeur. Aux fenêtres se voient des fragments de vitraux où l'on distingue des écus de Lantivy, Rohan, Rieux, Kerméno, France et Bretagne. La statue de la "Vierge à l'Enfant" date de la fin du XVème siècle. On notera encore une statuette en argent de saint Fiacre, haute de 20 centimètres, donnée à la fin du XVIème siècle par un seigneur de Kerméno, un bras reliquaire de saint Guillaume, en cuivre, du XVIème siècle et une crédence en granit également du XVIème siècle. Dans le transept, fixé au mur, se dresse la pierre tombale d'un seigneur de Lantivy en habit de chevalier ; | |
la chapelle Notre-Dame, située au bourg de Radenac. Il s'agit d'une construction moderne mentionnée en 1930 ; | |
le calvaire du cimetière. Son socle ouvragé représente les Rois mages ; | |
l'ancien manoir de Chateaumabon, ancienne résidence des vicomtes de Rohan, ruiné dès la fin du XVème siècle. Il est probable que cette demeure ait été cédée au XVème siècle à la Maison de Baud. Reconstruit, il est le siège de la seigneurie de Kernazel, qui a un droit de haute justice à Saint-Fiacre. Le manoir appartient successivement à la Maison de Baud, puis à la famille Lantivy (en 1538). En 1538, Jacques de Lantivy, seigneur de Kernazel, réside à Chateaumabon et depuis 1460, les archives signalent l'existence de "la chapelle et l'hôpital de Saint-Fiacre, à Chateaumabon, en Radenac". Jacques de Lantivy y meurt le 18 mai 1627. La famille Lantivy reste propriétaire du lieu jusqu'au début du XVIIIème siècle. Elle rend aveu du fief en 1638 au duc de Rohan, puis à nouveau en 1682 (par écuyer N. de Lantivy, sieur de la Ferrière) et le 8 juillet 1699 (par Louis Anne de Lantivy ou Lentivy, seigneur de Kernazel). La haute justice de la seigneurie de Kernazel s'exerçait jadis dans la maison noble de Chateaumabon "avec son manoir avec chapelle, ses tenues et domaines en Radenac, Réguiny et Moréac". Les anciens affirment qu'un souterrain aurait relié le manoir de Chateaumabon à celui de Kernazel. Le château est démoli en février 1942 et il ne reste aucune trace de l'ancienne construction ; | |
l'ancien château de Kernazel. La seigneurie de Kerasel, Kernusel ou Kernazel qui avait un droit de haute, moyenne et basse justice, est la propriété de la famille Lantivy dès 1430. On y trouvait autrefois une chapelle privée. Puis, le château devient successivement la propriété des familles Robien et Gourdan (1748-1762). Le château était, dit-on, relié à celui de Chateaumabon, par un souterrain. Simple maison de ferme en 1840, l'édifice a aujourd'hui entièrement disparu ; | |
la fontaine Saint-Armel (vers Xème-XIème siècle), située au lieu-dit "Les Rivières" ; | |
la fontaine Saint-Fiacre (fin du XVIIème siècle), construite par Monseigneur Sébastien de Guémadeuc, évêque de Saint-Malo ; |
A signaler aussi :
un camp retranché situé au sud-est de la ville de Radenac ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de RADENAC
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence d'un seul noble à Radenac : Jehan de Lentivi ou Lantivy.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Radenac :
Ollivier LE FEVRE (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Jehan de LENTIVY (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Radenac :
Guillaume de LANTIVY (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Ollivier FEBVRE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan ALLANIC (10 livres de revenu) ; | |
Jehan de LANVAUX, fils de Guillaume (100 soulz) ; |
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