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QUEVEN |
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La commune de Quéven ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de QUEVEN
Quéven pourrait être un nom d'homme.
Le territoire de Quéven est issu d'un démembrement de la paroisse primitive de Ploemeur.
Au Moyen Age, Quéven faisait partie de la seigneurie de Kéménet-Héboé et du doyenné des Bois. Quéven dépend à partir du XIIIème siècle de la seigneurie des Rohan-Guémené. A la veille de la Révolution, Quéven fait partie de la sénéchaussée d'Hennebont et son territoire est occupé par trois seigneuries : Kerousseau, Kerlébert et Kerlebaut.
Bihoué aurait été uni dans le courant du XVème siècle à Quéven et devient alors le siège de la paroisse. Au XVIIème siècle, Quéven devient le centre de la paroisse. Quéven est érigé en commune en 1790, avec comme premier maire Jacques Loher.
On rencontre les appellations suivantes : Quetguen (en 1387), Quecuen (en 1388), Quezven (en 1466), Quesven (en 1481, au XVIIème et XVIIIème siècle), Querden (en 1536), et Quéven (à partir du XVIIIème siècle).
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PATRIMOINE de QUEVEN
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1676 - XXème siècle), reconstruite vers 1900. Le 28 juillet 1676 débute la construction de la première église paroissiale de Quéven, au bourg, consacrée à saint Pierre. Le statuaire provient de la chapelle de la Trinité. La Trinité, groupe sculpté en pierre polychrome, date de la fin du XVème siècle. La statue de sainte Apolline, en bois polychrome, date du XVIème siècle, et la statue en bois polychrome de la Vierge de Pitié date du XVIIème siècle. Ces deux dernières statues proviennent le l'ancienne chapelle de la Trinité détruite en 1944, victime des bombardements ; | |
la chapelle Saint-Nicodème (1578), située à Saint-Nicodème. Il s'agit d'un édifice rectangulaire à décoration à la fois flamboyante et Renaissance, restauré au XVIIIème siècle et d'abord placé sous le vocable de Notre-Dame de la Rosée avant d'être dédié à saint Nicodème. La façade d'entrée est surmontée d'un petit clocher. Le linteau de la porte Ouest porte l'inscription "Jésus - 1578". La chapelle abrite une statue en bois polychrome de Saint Isidore (XVIIIème siècle) et une statue en bois polychrome de la Vierge (XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (XVIIème siècle), restaurée en 1825 et reconstruite en 1954 ; | |
l'ancienne chapelle de la Trinité (XVIème siècle), mentionnée en 1930 et détruite en 1944 (victime d'un bombardement). Cette chapelle comprenait une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept à croisillons légèrement débordants et un choeur à chevet plat. La nef était séparée des bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point dont les moulures pénétraient dans des piliers cylindriques. Le chevet était percé d'une grande fenêtre à meneaux flamboyants. Le portail occidental et le clocher, avec la flèche en pierre qui le surmontait, avaient été construits en 1771. La chapelle était couverte d'une charpente lambrissée sur arceaux à clefs pendantes avec entraits à têtes de crocodiles et sablières sculptées d'animaux et de masques grimaçants. On y remarquait deux bénitiers en granit du XVIème siècle dont l'un était daté de 1586, un groupe en bois du XVIème siècle représentant le martyre de sainte Apolline, une Vierge de Pitié du XVIIème siècle et deux panneaux peints signés Jacques Le Goff de 1659 et figurant la messe de saint Grégoire et des scènes du Nouveau Testament ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Eloi (XIVème siècle), située au bourg de Quéven et mentionnée en 1930. En forme de croix latine, avec choeur à chevet plat, elle avait été remaniée au XVIème siècle. Le bras Sud du transept avait été restauré à l'époque moderne. Le carré du transept était limité par des arcades en plein cintre, à double rouleau, moulurées, reposant sur des colonnettes cylindriques engagées. Le réseau des fenêtres était formé uniquement de trilobes et de quatre-feuilles. Au croisillon Sud, le mur était percé de deux oculus d'un type à meneaux rayonnants. La chapelle était couverte d'une charpente fruste. Un clocheton fort simple s'élevait sur le carré du transept ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Philippe et Saint-Jacques (XVIème siècle), située au village de Behoué et mentionnée en 1930. Elle était jadis le siège d'une trève. L'édifice était en forme de croix latine ; | |
le calvaire de l'église (XVIIIème siècle). Le fût porte gravés en capitales romaines ces mots : "I (Jésus) Maria" ; | |
le château de Kerlébert. En 1427, les seigneurs de Kerlébert sont les Ligouffrin (apparentés aux Jubin de Kerousseau). Le manoir était, en 1624, la propriété de Louis du Perenno, sieur de Kerlebertz ; | |
le château de Kerrousseau (XVIIIème siècle), édifié à l'emplacement de l'ancien manoir. Le nom de la plus importante seigneurie de Quéven a beaucoup varié : Kerousseau, Kerhussoc, Kerfussault, Kerfoussaults, Kerussot. Siège de la seigneurie de Kerruisseaux ou Kerrousseau, propriété successive des familles Rousseau, Jubin (au XVème siècle), Lopriac (en 1536), Guimarho (au début du XVIIème siècle), Hyacinthe de Kerpaen (en 1690), Marnière de Guer (aux XVIIIème et XIXème siècles). Ce château possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint-Maudé. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une ferme, des caves, un puits et une fontaine-lavoir (XVIIIème siècle) ; | |
la maison de Kercadoret (1589) ; | |
la base de Lan-Bihoué (construite par les allemands en 1940-1942). La Marine nationale s'y installe en 1946. La base abrite le renommé Bagad de Lann-Bihoué ; | |
la maison communale (1933), située au n° 63, rue Jean-Jaurès et oeuvre de l'architecte M. Dutartre ; | |
les moulins à eau de Hadenec et de Sac-Queven ; |
A signaler aussi :
le tumulus et les deux dolmen (trous à chouans) situés à Kerroch (ou Keroch ou Kerhor) ; | |
l'ancien manoir de Penquelen. Siège d'une seigneurie. En ruine dès 1879 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de QUEVEN
Au Moyen Age, on trouve trois seigneuries : Kerousseau, Kerlébert, et Kerlehaut.
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 3 nobles à Quéven : Allain Jubin, Guillaume Ligouffin, Pierre Le Plain.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Quéven :
Allain JUBIN (60 livres de revenu), remplacé par Jehan de Lopriac : porteur d'une brigandine ; | |
Guillaume LE PLAIN (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Guillaume LEGOUFFIN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Quéven :
Jehan de LOPRIAC (70 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume LIGOUFFIN (110 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Henry JUBIN (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume LE PLAIN, décédé (10 livres de revenu), remplacé par son fils Mahé : porteur d'un paltoc ; | |
Les héritiers Jehan KERLEN (10 livres de revenu) : défaillants ; | |
Guillaume du VERGIER (100 soulz) : défaillant ; | |
Hervé ETIOT (110 livres de revenu), décédé, remplacé par ses héritiers : défaillants ; | |
Dom Henry FALGUERHO (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume LE GOHEL : défaillant ; | |
Jehan de la FONTAINNE : défaillant ; |
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