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QUEMPER-GUEZENNEC |
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La commune de Quemper-Guézennec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de QUEMPER-GUEZENNEC
Quemper vient d'un mot breton signifiant « Confluent » et "Guézennec", le nom d'une famille.
Quemper-Guézennec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Guézennec qui englobait jadis outre le territoire actuel de Quemper-Guézennec, les territoires de Saint-Clet et Notre-Dame de Pontrieux (aujourd'hui en Pontrieux).
La paroisse est fondée par le moine Gwezennec. Elle aurait été cédée par l'abbé de Beauport à l'évêque et au chapitre de Tréguier par les moines en juin 1202 (Anc. év. IV, 52). Un seigneur du nom de Guehenoc de Kemper est mentionné en 1235 dans une enquête concernant les droits de Henri d'Avaugour. Au XIVème siècle, le seigneur de Kergozou, de Lanozou, de Trostan et de Kersallic fait don de ses possessions à l'abbaye de Beauport. Il existe une châtellenie de Quemper Gueheneuc et Pontreu dès 1405 (lettres de Jean V, n° 33). Quemper Gueheneuc est cité comme paroisse en 1426. Devenu Quemper-Guézennec , elle a, sous l'Ancien Régime, pour succursales : Saint-Clet et Notre-Dame des Fontaines.
Le seigneur de la seigneurie de "Pontrieux - Frinaudour - Quemper - Guezennec" avait le titre de fondateur et seigneur supérieur de l'église paroissiale de Quemper-Guézennec. Il avait le droit de nommer le chapelain des chapelles de Pabu-Vraz, de Pabu-Vihan, de Saint-Maudez, de Saint-Guénolé, de Saint-Antoine-Penlan (toutes en Quemper-Guézennec).
L'ancienne paroisse de Quemper-Guézennec a fait partie du comté de Goëlo. En 1789, elle dépendait de l'évêché de Tréguier et de la subdélégation de Pontrieux. Il s'y exerçait une haute, moyenne et basse justice ressortissant à Lannion.
Pontrieux s'agrandit en 1842 (loi du 11 juin 1842) aux dépens de Quemper-Guézennec qui lui cède les villages de Hent-Glas, Kergoualad, Le Quai et l'emplacement actuel de la gare de Pontrieux.
On rencontre les appellations suivantes : Kemper (en 1235), eccl. de Kemper (vers 1330), Quemper Guezenec (à la fin du XIVème siècle), Quenpergueheneuc (en 1405), Quemper Gueheneuc (en 1426), Quemperguehennec (en 1464).
Note : la commune de Quemper-Guézennec est formée des villages : Fry-Quemper, Kerligan, Kerblouc, Guignolez, Pors-Bras, Kergoualad, Poulopry, Kervoyou, Kermanchec, Kerhalvez-Bras, Kerbleust, Kerbourbon, Kerouzic, Kertanguy, Kerriou, Kerbénéien, Kervigné, Kervalgon, Keromnès, Fraou-Goajou, Kerlouet, Kermerrer, Kervouriou, Kergadegan, Kergocq, Kerpuns, Pen-Lan, Kermilon, Kerminguy, etc...
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PATRIMOINE de QUEMPER-GUEZENNEC
l'église Saint-Pierre (XVème siècle), reconstruite en 1870-1889 sur les plans d'Alphonse Guépin (et Le Guerrannic). L'édifice est en forme de croix latine et comporte une nef à cinq travées. La base de la tour et la maîtresse-vitre réemployées datent du XVème siècle. La flèche, oeuvre d'Ernest Le Guerrannic, date de 1893. La façade de l'édifice porte les armoiries des Coëtrieux. Les seigneurs de la seigneurie de "Pontrieux - Frinaudour - Quemper - Guezennec" avaient le titre de fondateurs et seigneurs supérieurs de l'église paroissiale. Les seigneurs de Kergoc et de Kerriou possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale. Il en est de même de la seigneurie de Kerlouet qui va devenir jusqu'en 1790, le puissant fief de la famille de Langle avec prééminences dans l'église paroissiale de Quemper-Guézennec, où l'on peut voir encore "scavoir en la vitre du grand pignon, au-dessus de l'autel dédié à Saint-Gilles et Sainte Marguerite, à costé de l'épitre, un écusson des armoiries de Mms de Cheff-du-Bois, .... une tombe et enfeux joignant audit autel, un banc, un escabeau à trois accoudiers, et deux tombes au-dessous ... les armes des Fleuriot ... d'Acigné ... de Kerriou ....". L'église abrite une statue (H. 1,30 m) en bois de saint Guénolé, provenant de l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé ; | |
la chapelle Saint-Maudez (XIVème siècle), restaurée au XVIIème siècle et rénovée vers 1900. Vendue comme bien national, elle est acquise le 17 février 1795, par Pierre Ollivier pour 405 livres. Le fenestrage date du XIVème siècle et le clocher porte la date de 1885. Le clocher mur a une chambre de cloche. Au-dessus de la porte latéral sud, on trouve un écusson de la famille Rogier de Bourgblanc-Appreville, laquelle est également propriétaire du manoir de Kergano. La chapelle abrite une statue de saint Sébastien ; | |
la chapelle de Kergocq ou Kergoc (1924). La chapelle abrite une statue de saint Sébastien ; | |
la chapelle de Pabu-Vian. La chapelle abrite une statue de saint Sébastien. Vendue comme bien national, elle est acquise, durant la Révolution, par Pierre Pouhaër pour 225 livres ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Pabu-Bras (acquise durant la Révolution par Olivier Le Cain de Brest pour 604 livres), la chapelle de Pen-Lan (acquise durant la Révolution par François Le Pon), la chapelle de Saint-Antoine (acquise durant la Révolution par Lamandour, avocat de Plounez, pour 1 500 livres), Kergozou, la chapelle Saint Gwenolay ou Guénolé (vendue le 14 Ventôse an III à la famille Féver, cultivateurs à Quemper-Guézennec) ; | |
la croix de Kermilon (1610) ; | |
la fontaine (1889) ; | |
le lavoir ; | |
les manoirs de Kermaudez (XVIIème siècle) et de Pen-Lann (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Kergoc (XVII-XVIIIème siècle). Propriété successive des familles Rogier (en 1527), Rosmar (au début du XVIIème siècle), Guillemot (au milieu du XVIIème siècle), Fleuriot (en 1663) et Pierre Le Cardinal de Kerriou (en 1790). Le manoir est vendu comme bien national le 8 octobre 1795 à Charles Le Brazic pour la somme de 136 500 livres ; | |
le manoir de Kerlouet (XVII-XVIIIème siècle). Ce manoir appartient à la seigneurie de Kerlouet. Le manoir est reconstruit au XVIIIème siècle et transmis aux familles Fleuriot-Chef du Bois. Cette propriété est la demeure de la famille Chef-du-Bois jusqu'en 1602 et à cette date Marguerite de Chef-du-Bois épouse René Fleuriot, comte de Langle et originaire de Carnoët. Le manoir a vu naître, en 1742, Jérôme Charlemagne Fleuriot, marquis de Langle, mort à Paris le 16 octobre 1807. Paul Antoine Fleuriot, comte de Langle, est né, lui aussi, au manoir de Kerlouet, en 1744. Le manoir est partiellement détruit à la Révolution, puis restauré. Il est acquis, sous la Révolution, par un américain du nom de Burley. La façade Ouest du manoir porte les armes des Fleuriot de Langle et de celles des Kergorlay ; | |
le presbytère (XVIIIème siècle) ; | |
la maison de Talaeron (1791), restaurée vers 1980 ; | |
8 moulins dont le moulin à vent de Kerhuel et les moulins à eau de Kermandé, de Houel, de Cojou, de Quintin, de Kerlouet, . |
A signaler aussi :
le souterrain de Keroas-Sec'h (âge de fer) ; | |
le château de Frinaudour ou Frynaudour, siège d'une seigneurie, appartenant au Moyen Age aux familles de Montfort-Gaël puis de Kergorlay et de Laval. Cette forteresse appartenait, en 1393, à Jean IV, dit le Vaillant (20ème duc de Bretagne). En 1394, Clisson, qui faisait la guerre à son souverain, s'en empare et la garde jusqu'au traité d'Aucfer, en 1395. Elle est démantelée sur ordre de Jean d'Acigné sous Henry IV ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de QUEMPER-GUEZENNEC
La seigneurie de Pontrieux - Frinaudour - Quemper - Guézennec portait le titre de vicomté et possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice (avec fourches patibulaires à quatre piliers) qui s'exerçait à Pontrieux. La juridiction relevait du comté de Goëllo et de la baronnie d'Avaugour au siège de Châtelaudren. Propriété de Marguerite de Penthièvre (fille du comte Etienne de Penthièvre) en 1137, puis de la famille de Kergorlay (suite au mariage de Marguerite de Penthièvre avec Pierre de Kergorlay), de la famille de Montfort (suite au mariage de Jeanne de Kergorlay avec Raoul VIII de Montfort), de la famille de Laval (au XVème siècle), de Rieux (avant 1554), d'Acigné (par échange contre celle de La Ballüe, en 1554). Cette terre suit ensuite la même dévolution que La Roche-Jagu et passe alors entre les mains des familles du Plessix (au début du XVIIIème siècle), Fleuriot (en 1736) et Coëtrieux (en 1756).
La seigneurie de Coatcanton (ou Coat-Canton) possédait jadis une haute justice qui s'exerçait à l'auditoire de Pontrieux. Propriété de la famille Du Disquay (en 1661), puis de la dame de Kerméno (en 1711).
La seigneurie de Jurch possédait jadis un droit de basse et moyenne justice qui s'exerçait à Pontrieux. Propriété de Jean de Kercabin, époux de Catherine de Guersant (au début du XVIIème siècle), puis de la famille Le Gonidec (en 1730, suite au mariage de Marguerite Françoise de Kercabin avec Mathurin Joseph Le Gonidec, sieur de Traissan).
La seigneurie de Kergoc possédait jadis une basse ou une moyenne justice. La juridiction de Kergoc est annexée à celle de Kerlouët en 1663. Elle est la propriété de Pierre du Vieux-Châtel au début du XVIème siècle. Cette seigneurie fait l'objet, en 1527, d'un échange avec Jean Rogier, sieur de Kerangaru. Elle devient ensuite la propriété successive des familles Rogier (en 1527), Rosmar (au début du XVIIème siècle), Guillemot (au milieu du XVIIème siècle) et Fleuriot, sieurs de Kerlouët (en 1663).
La seigneurie de Kerlouët possédait en 1540 et en 1674 un droit de haute justice avec fourches patibulaires à quatre piliers et en 1683 un droit de basse et moyenne justice qui s'exerçait à Pontrieux. Elle annexe les seigneuries du Munehor (dès 1642), Kergoc (en 1663), La Feillée-Langarzeau (en 1691) et le Bois de la Roche (en 1735). Propriété de Pierre de Chieffdubois (alias Chef-du-Bois) en 1523, puis de la familles Fleuriot (en 1583, suite au mariage de Marguerite de Chieffdubois avec René Fleuriot, sieur de Coatguennou).
La seigneurie de Kerriou possédait jadis un droit de haute justice dont les fourches patibulaires se trouvaient près de la forteresse de Châteaulin-sur-Trieux (en Plouëc). Propriétaire d'Alain de Quemper-Guézennec (en 1338) puis de Gallehaut de Quemper-Guézennec qui prend le nom de sa terre (en 1423). Cette seigneurie passe ensuite dans la famille du Ruffault (au milieu du XVème siècle, suite au mariage de Jeanne de Kerriou avec Vincent du Ruffault), puis dans la famille de Ploësquellec (vers 1642, suite au mariage de Catherine Ruffault avec Louis de Ploësquellec).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 38 nobles de Quemper-Guézennec :
ANDRE : défaillant ; | |
Jehan CADE : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Philippe de CHIEFFDUBOYS (200 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ; | |
Galahaut COETTRIEU : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Robert DOURNEAL : défaillant ; | |
Geoffroy DU DISQUAY : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Geoffroy EVEN : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
Guillaume EVEN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Henry EVEN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Raoul GUEGUEN : défaillant ; | |
Jehan HELOURY : défaillant ; | |
Guyomar HUON : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Roland HUON : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon KERGOZOU : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan KEROMAN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
LACHIVER : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE DORNEC : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Thébault LE FLOCH : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Margilie LE FORESTIER (remplacée par Charles Le Dornec): porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Charles LE GARLOUET : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pedron LE JEUNE : porteur dune jacques et comparaît en archer ; | |
Guillaume LE LAGADEC : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Silvestre LE LOUARN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE PENNEC : porteur dune jacques et comparaît armé dune vouge ; | |
Philippe LE RUGUEN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune couleuvrine ; | |
Prigent LE RUGUEN ; | |
Jehan LE TALEC : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE TALEC : défaillant ; | |
Jehan LE TAVIGNON : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan LE FROTER : défaillant ; | |
Jehan LESVERZAULT : défaillant ; | |
Charles LORENCE : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre PRAT : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon QUELEN : comparaît en archer ; | |
Yvon RIOU ; | |
Pierre ROBERT : défaillant ; | |
Jehan RUFFAULT de Kerriou : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan de VENNES : : porteur dune brigandine et comparaît armé dune couleuvrine. |
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