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POULLAOUEN

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La commune de Poullaouen (pucenoire.gif (870 octets) Poulaouen) fait partie du canton de Carhaix. Poullaouen dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de POULLAOUEN

Poullaouen vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Louan.

Ancienne paroisse primitive, Poullaouen englobait à l’origine les territoires de Poullaouen (avec sa trève Saint-Tudec), Cléden-Poher, Kergloff, Plounévezel (avec sa trève Saint-Idunet et Sainte-Catherine) et Carnoët. La paroisse de Poullaouen dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

Le château du Tymeur était la maison seigneuriale de la paroisse de Poullaouen. Possédé dès le XIIIème siècle par la maison de Guergorlay ou Kergorlay, substituée en 1292 aux nom et armes de Ploeuc, il était le chef-lieu d'une puissante châtellenie. La seigneurie du Tymeur, unie à celles de Guergorlay et de Plouyé, est érigée en marquisat en 1616 et acquise en 1682 par la famille Ferret, puis transmise par alliance à la famille la Bourdonnaye de Blossac avant d'être vendue par elle au XIXème siècle. Elle appartenait au marquis de Kergariou en 1925.

On rencontre les appellations suivantes : Ploelouen (vers 1330 et en 1386), Ploelouan (en 1349), Ploe Louan (au XIVème siècle), Poulaven (en 1591) et Poullaouen (en 1677).  

Nota : Poullaouen est célèbre pour ses mines de plomb-argentifère, exploitées entre le XIIème siècle et le XIXème siècle.

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PATRIMOINE de POULLAOUEN

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIIème siècle), édifiée durant la première moitié du XVIIème siècle et restaurée aux XIXème et XXème siècles. L'édifice comprend une nef de six travées avec bas-côtés terminée par un chevet polygonal. Sur la porte sud, se trouve l'inscription "Domus mea domus orationis vocabitur" et sur la porte nord "Hic aula dei porta coeli". Une cloche date de 1754. L'église renferme une descente de croix en kersanton et une huile sur toile intitulée "Assomption de la Vierge" (1841). A l'extérieur se trouve une statue en granit de sainte Marguerite. L'église abritait jadis les statues de saint Pierre (XVIIème siècle), saint Paul (XVIIème siècle), la Vierge-Mère (écrasant le démon sous forme d'une femme tenant une pomme), saint Maudez, sainte Appoline, saint Guinal en moine et saint Herbot. Il subsiste aujourd'hui quatre statues : sainte Appoline, saint Maudez, sainte Barbe et saint Guinal ou Gwenaël ;

la chapelle Saint-Tudec (XVIIème siècle), restaurée au XIXème siècle (en 1834 et en 1835, par Philippe et Monot Trerr). Il s'agit d'une ancienne église tréviale, en forme de croix, avec chevet à pans coupés, datant de la fin du XVIIème siècle. Le maître-autel date de la fin du XVIIème siècle avec statues de la Vierge-Mère et de saint Tudec tenant un bâton et un livre fermé. Le retable de la Trinité date du XIXème siècle : il porte en son sommet une oeuvre du XIXème siècle signé Lesueur aîné représentant la Vierge, Saint-Joseph et Sainte-Anne adorant le Christ et les statues de saint Yves et d'un saint évêque, ainsi qu'une inscription "F. F. par Mre Gourvez. R. Tréer. Emanuel Philippe 1834". Le retable du Saint-Esprit date du XIXème siècle : il porte en son sommet le Saint-Esprit entre deux anges et les statues de la Vierge-Mère et de sainte Marguerite, ainsi que l'inscription "Monot Trer Ft Fre par M. Gourvez rteur de Poullaouen 1835" ;

la chapelle Saint-Victor (1865-1936), édifiée à partir de 1865 sur les ruines d’un ancien sanctuaire. La chapelle abrite les statues de saint Victor et saint Herbot ;

la chapelle Notre-Dame-du-Paradis (XIXème siècle), édifiée en 1855-1860 à l’emplacement d’un ancien édifice mentionné en 1572. L'édifice, de forme rectangulaire, avec un clocheton à dôme et une charpente lambrisée sans entraits ni sablières, abritait jadis les statues de Notre-Dame de Paradis, sainte Anne et la Vierge, sainte Marguerite, saint Corentin ;

la chapelle Saint-Sébastien (XVIème siècle). Les armes des familles Kergorlay et Ploeuc sont visibles sous la charpente : ces deux familles formèrent le marquisat du Tymeur. Le clocher porte les armes de Charles de Ploeuc et de Marie de Saint Gouesnou, mariés au milieu du XVIème siècle. La chapelle abritait jadis les statues de saint Sébastien, saint Tremeur et saint Jean Baptiste ;

les anciennes chapelles de Poullaouen, aujourd'hui disparues ou en ruines : la chapelle Notre-Dame de Pitié ou des Anges, la chapelle Saint-Corentin, la chapelle Saint-Sauveur, la chapelle Saint-Guinal, la chapelle Saint-Yves, la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle de la Trinité, la chapelle Saint-Vincent, la chapelle Saint-Quijeau, la chapelle du Tymeur ;

le calvaire de Kerbizien (XVIème siècle) ;

la croix de Saint-Tudec (1705), avec l'inscription "Guilasser curé" ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la Croix-Neuve (XVIème siècle), Lanniou (XVIème siècle, 1825), les vestiges d'un calvaire (groupe de Notre-Dame de Pitié) situés à l'église de Poullaouen (XVIème siècle), la croix du cimetière (vers 1950) ;  

le manoir de Kerbizien (XVI-XVIIème siècle) ;

le manoir du Tymeur (XVIème siècle), édifié à l’emplacement de l’ancien château du Tymeur (XIIIème siècle), siège de la baronnie de Kergolay ou Guergorlay et berceau de la famille de Ploeuc. Il possédait jadis une double enceinte de murailles et de douves. Dans l'enclos, se voyait aussi une vasque monolithe ornée des blasons des familles de Ploeuc, de Guergorlay et de Rosmadec. On y trouve un pigeonnier qui date du XVIème siècle et qui porte les blasons mi-partis de Charles de Ploeuc et Marie de Saint-Gouësnou, mariés vers 1540 ;

le manoir de Lallunec (XVI-XVIIème siècle), édifié en 1562 par Guillaume Guynement, seigneur de Pennanec'h et sénéchal de Carhaix. Occupé par la famille Le Moyne de Trévigny, le manoir est pillé et incendié par les Bonnets Rouges en 1675 ;

l'ancienne fontaine Saint-Victor. Son eau avait la réputation de guérir les rhumatismes ;

9 moulins dont le moulin à eau de Kerviniou, de Conval, de Penfeunten, Neuf, Lavalot, Lallunec, Rosquigent,…

A signaler aussi :

des vestiges de quatre camps : celui de Justicou, de Rosquijeau, du Fréau et de Saint-Sébastien ;

le pont ar Gorret (moyen âge) qui enjambe l'Aulne ;

le pont-Pierre (1781) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de POULLAOUEN

(à compléter)

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