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Bienvenue chez les Plussulianais

PLUSSULIEN

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La commune de Plussulien (pucenoire.gif (870 octets) Plusulian) fait partie du canton de Corlay. Plussulien dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUSSULIEN

Plussulien vient du breton « ploe » (paroisse) et de « Saint Sulia ou Saint Suliac », saint breton honoré tant en Bretagne, qu'au pays de Galles et en Cornwall. Il est semble-t-il originaire d'Armorique et aurait été un des compagnons de saint Cadfan.

Plussulien est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plussulien, ceux de Laniscat, Rosquelfen (aujourd'hui en Laniscat), Saint-Igeaux, Saint-Gelven, Saint-Mayeux, Saint-Gilles-Vieux-Marché et Caurel. 

Plussulien (Plusulian) est cité comme lieu-dit à la fin du XIIème siècle et en 1221 (Mor. Pr. I, 725, 848). C'est en 1161, dans une charte de l'abbaye de Quimperlé qu'on trouve la première mention de Plussulien (Caguallon est alors archidiacre de Plussulien). Certains documents de 1288 mentionnent les villages de Kermenguy, de Kergolen (Kerencollen), de Kelfenec (Kilivenec) et de Kerigan (Quererguen). Ploessulian est mentionné comme paroisse du diocèse de Quimper (évêché de Cornouaille) dès 1289 (Mor., Pr. I, 1084). Dans un acte de l'évêque de Quimper en 1245, Plussulien est surnommé Saint-Julien. Un document de 1321 parle de l'église Saint-Sulian. Certains lieux-dits tels que Le Clandi, Bourgerel, Hellès semblent révéler la présence d'anciennes fortifications et d'une maladrerie.

L'ancienne paroisse de Plussulien dépendait jadis de la subdélégation de Corlay et ressortissait au siège royal de Ploërmel. La cure était à l'alternative.

On rencontre les appellations suivantes : Ploeu Sulian (en 1161), Plusulian (en 1195), Plebs Sulian (en 1235), Santus Julianus (en 1245), Ploesulian (en 1249), Plusulian (en 1288), Par. de Ploessulian (en 1288), Plussulian (en 1289), Plusulian (en 1307), Ploesulyan (vers 1330, en 1368), Par. S. Suliani (en 1392), Ploesulien (en 1426, en 1536, en 1574), Plusullien (en 1685), Plussulien (en 1690).

Note : la commune de Plussulien est formée des villages : la Villeneuve-Volante, Kerfolliat, Kerfanc, Hellès, Coufiniac, Pluzélec, Calvizic, Kerliec, Kerenterf, Kerveno, le Manerou, le Nevizit, Quellenec, Kerohan, Kerjégu, Scledin, le Guernic, Kergourio, Plussan-Houarn, Pluscaven, Kersouès, Villeneuve-Rumany, Kergluche, Kermarquès, Kergolen, Kermacado, Kermenguy, Bourgerel, etc…

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PATRIMOINE de PLUSSULIEN

l'église Saint-Julien (1873). Dédiée à saint Julien, évêque du Mans, l'église a été reconstruite de 1873 à 1875. La première pierre de l'église Saint-Julien est bénie le 30 juillet 1873. Elle a remplacé un édifice plusieurs fois rebâti, aux XIVème et XVIème siècles ; seule la maîtresse vitre du XVIème siècle a été réemployée dans l'édifice actuel. Près de l'église se voyait encore en 1946 une cloche portant un blason ailé, armes des Guiller du Guernic. L'église abrite une statue de saint Mériadec (XVII-XVIIIème siècle). Une pieta en pierre peinte gisait encore en 1926 dans le cimetière ;

la chapelle Notre-Dame de Seleden ou Sélédin (1392 - 1783), restaurée en 1783 (inscription au-dessus de la porte) après un incendie. Cette chapelle remplace un autre lieu de culte du XIIème siècle. De fondation fort ancienne, elle fut détruite pendant les guerres de succession de Bretagne et reconstruite en 1392 et 1640, incendiée et restaurée en 1783. Le pape lui accorde une indulgence en 1392. Le fenestrage sud date de 1392. Le 11 mars 1783, la chapelle est détruite par un incendie et relevée la même année. Vendue comme bien national, la chapelle est achetée en 1806 par Jérôme Menguy et Jeanne Keranterff, qui la cèdent à la fabrique paroissiale en 1806 (ou 1807). L'édifice actuel, en forme de croix latine, comprend un clocher-mur avec arc de décharge bandé entre de puissants contreforts. La porte réemployée date du XVème siècle. Le chevet date de 1500 environ. Le retable du maître-autel, oeuvre de Bertho, date de 1814. La table de communion, la tribune des chantres, la chaire à prêcher, datent du début du XIXème siècle. Sur la chapelle se voient cinq écus aux armes de la famille Le Galloudec, dont l'un parti à dextre d'un croissant qui se retrouve seul sur un sixième écusson, un huitième, tenu par un ange, porte 7 mâcles, qui peut-être du Quellenec ou de Rohan. Les Galloudec, anoblis en 1423, durent s'éteindre peu après 1640, car ils ne figurent pas à la réformation de la Noblesse de Bretagne de 1669 ;

la croix près de l'église (XVIIème siècle) ;

la croix de Seleden ou Sélédin (1631). Sur le fût se trouve gravé trois écussons aux armes de la famille Le Galloudec, l'un d'eux mi-parti d'un fretté à senestre ;

la croix située près de la route de Corlay et la croix à la sortie du bourg ;

le manoir de Manérou ;

le manoir du Guernic, édifié en 1631 par la famille Le Galloudec. Propriété jadis des familles Le Galloudec puis Guiller (au XVIIème siècle). Voici quelques informations sur les anciens propriétaires : LE GALLOUDEC : Famille originaire de Plussulien, anoblie vers 1423 en la personne de Jean Le Galloudec, noble de cette paroisse en 1427 et 1445. Elle posséda les fiefs du Guernic, en Plussulien et de Kerphilippes en Saint-Martin-des-Prés, dans la chastellenie de Corlay, et celui de la Villeblanche. en Canihuel, près de Corlay, relevant de Quintin. Elle habitait encore le Guernic en 1631. Ses armoiries se voient sur une cheminée du manoir du Guernic et sur les chapelle et croix voisines de Seleden. Elle s’éteignit avant la réformation de 1669. Blason : d’azur à 3 coquilles d’argent posées 2 et 1. GUILLER : seigneurs du Guernic, en Plussulien. Jacques Guiller, seigneur du Guernic, fut maintenu noble en 1669. Les armes de cette famille se voient encore sur une cloche de l’église de Plussulien. Catherine-Yvonne Guiller épousa, dès 1717, René de la Touche, seigneur de Porman en Réguiny. Cette famille a aussi possédé le Cosquer en Saint-Gilles-du-Vieux-Marché. Blason : d’or au dragon ou salamandre de sable vomissant des flammes de gueules. — DE LA TOUCHE DE PORMAN : René de la Touche seigneur de Porman, en Réguiny, avait épousé, dès 1717, Catherine-Yvonne Guiller du Guernic. Les armes de cette famille se voyaient vers 1850 au manoir de Keriolet, en, Laniscat. Alexise de la Touche de roman avait épousé à Reguiny, en 1733, Yves-Louis Gourdel, seigneur de Keriolet. Blason : d’azur à la bande d’argent accompagnée de 3 mains dextres d’or, posées 2 et 1 (Frotier de la Messelière) ;  

le manoir de Kerveno ou Kermeno. Il possédait jadis une chapelle. Berceau d'une famille noble, connue dès 1412, il passa dès 1577, à celle de Keranterff puis à la famille Guiller. Ses seigneurs jouissaient de prééminences dans leur église paroissiale. Voici quelques informations sur les anciens propriétaires : DE KERMENO ou DE KERVENO : seigneur dudit lieu, en Plussulien, et de Quénécunan, en Le Quillio, trève de la paroisse de Merléac. Famille citée parmi les nobles de Merléac de 1444 à 1562. Blason : d’argent à la tête de maure de sable bandée d’argent.GARJAN — seigneurs de Kermeno en Plussulien, et du Bahezre, en Saint-Gilles-du-Vieux-Marché. Blason : d’argent au lion de sable accompagné de 3 merlettes de même, 2 en chef et en pointe. KERANTREFF ou KERANTERFF — propriétaires de Kerveno, en Plussulien. — Voir Menguy de Kerantreff. — MENGUY DE KERANTERFF est peut-être la famille de Keranterff qui possédait Kerveno, en Plussulien, dès 1577 (Frotier de la Messelière) ;

les maisons du bourg (XVII et XVIIIème siècle), au Galvizic (1661 et 1711), de Kergluche (1701) ;

les fermes de Kermenguy (1660, 1776, 1785), Kerbian (1778), Kersoué (1617), Kermarquès (1660), Kergluche (1768), Kerfoliat (1752) ;

2 moulins à eau : de Kerveno (ou Kermeno) et de Kergourio ;

A signaler aussi :

le menhir de Kerjégu ;

les souterrains de Kervignac et de La Villeneuve (âge de fer) ;

l'habitat de Nivizit (époque gallo-romaine) ;

le site préhistorique de Queffelec ;

l'atelier de taille de haches polies en dolérite de Seleden (époque néolithique), situé à Quelfennec ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUSSULIEN

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Plussulien.

(à compléter)

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