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PLOURHAN |
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La commune de Plourhan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOURHAN
Plourhan vient du breton « plou » (paroisse) et de Saint Gourhan, qui vécut au IXème siècle
Plourhan est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plourhan, ceux de Tréveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Etables, Lantic et une partie de Binic (située rive gauche de l'Ic).
Plourhan (Plorhan) possède une église dès 1181 et un recteur dès 1239 (Anc. év. VI, 136; IV, 95). L'église est alors la propriété du prieuré de Saint-Magloire-de-Léon et dépend du diocèse de Saint-Brieuc. Plourhan (Plorhan) est une paroisse dès 1239. Une ancienne léproserie est signalée au lieu-dit Les Maladries.
L'ancienne paroisse de Plourhan avait pour évêché et pour ressort Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plourhan dépendait du doyenné d'Etables. Plourhan est érigée en commune en 1790. En 1823 (ordonnance du 26 novembre 1823), le territoire de Plourhan est augmenté du village de Bua (au détriment d'Etables) et cède à Tréveneuc une partie du territoire située près de La Ville Gallio. En 1951 (arrêté préfectoral du 28 mars 1951), Plourhan perd au profit de Lantic les villages de La Ville-Nizan, de La Ville-Gleyo et du Petit-Saint-Maudez.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Plorhan (en 1181), Plorenn (en 1181), Plorhan (en 1233), Ploorhan (en 1260), Plorhen (en 1281), Plorhan (vers 1330). On trouve la forme Plourhan dès 1415 (archives des Côtes dArmor, 1E 1219).
Note : la commune de Plourhan est formée des villages : Saint-Barnabé, Beauvoir, Villehauton, Ville-Donroltan, Landegonec, la Grandville, le Pont-Morvan, la Ville-Sault, Ville-Quinio, la Bourdonnière, Ville-Hélio, Saint-Maurice, Grand-Kergrain, la Ville-Neuve, la Ville-Quimain, la Ville-Allio, Saint-Maudé, la Ville-Nizan, la Fontaine-Perrio, Pleumental.
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PATRIMOINE de PLOURHAN
l'église Saint-Pierre (1771-1789), édifiée à lemplacement dune ancienne église ou chapelle, appelée Notre-Dame et attestée dès le XIIème siècle. Le clocher date de 1892. Le tableau de "L'Assomption de la Vierge" (1680) qui se trouve sur le maître-autel daté du XVIIIème siècle, est l'oeuvre de Guillaume Loyer et représente l'Assomption de la Vierge Marie ; |
Note : Description d'armoiries aujourd'hui complètement disparues et qui existaient dans l'église de Plourhan « — Ensuite, étant dans l'église de Plourhan, en premier lieu nous a ledit Le Moene fait remarquer trois écussons, scavoir le premier du côté de l'Évangile, de gueule à 10 billettes d'argent, et le second aussi de gueule et pareil au premier posé en bande ; et le troisième un écusson en plomb figure ronde chargé de neuf annelets, savoir 3, 3 et 3 non blasonné (qui est COETMEN) ; aux niches et retable sont mêmes blason et figure ; même aux piliers et différents endroits de l'église pareilles armes. Et dans l'embrasure de la chapelle du Saint-Rosaire pareilles armoiries blasonnées en pierre ; et en la chapelle du Saint-Rosaire, en la vitre est un écusson my partit et écartelé, au premier de gueules à 7 billettes d'argent, au second d'or plein, au troisième et quatrième de gueules à trois haches d'armes de sable, deux en chef et un en pointe, et au même écusson de gueule à 9 annelets d'or, et sur le tout du tout un écusson my partit non blasonné ...... Quittons un instant MM. de Saint-Pierre et de Tréveneuc (Saint-Quay-Portrieux) pour voir quelles modifications furent faites dans la décoration héraldique de l'église de Plourhan quarante ans plus tard. En mai 1771 le général de la paroisse songeait à faire reconstruire l'église, et les 17 et 18 mai on dressait un état des lieux avant d'entreprendre les travaux. Nous trouvons là une description plus complète. Dans la chapelle du Rosaire nous constatons, entre les écussons notés par le peintre verrier Le Moenne, les armes des PÉAN de La Rochejagu ; des RENAUD, sieur de Beauvoir, Bringolo et la Villenyzan, de gueules à la croix patée d'or, des HABEL, d'argent à trois hures de sanglier de sable, parti avec de sinople au lion d'or. Dans la chapelle Saint-Jacques, on voyait un écu parti d'argent à dix coquilles de ... (NICOL ?) et d'azur au croissant d'or (LE VICOMTE ?) avec un lion et un cheval marin ailé pour supports ; d'azur au chevron brisé d'argent, accompagné de trois têtes de bélier d'or ; le même blason parti avec de sable à l'aigle éployée d'argent (HENRY) ; d'argent à trois bandes d'azur, parti avec d'argent à 5 bandes de gueules ; d'argent à trois chevrons de sable (LE LONG DE KERANROUX ?) ; d'argent à la bande de gueules accompagnée de deux annelets d'azur. Le 9 juin suivant, lorsque les fabriciens s'occupaient des droits de plusieurs particuliers aux chapelles attenantes à l'église qui devaient être démolies, on constatait que la chapelle Sainte-Anne appartenait à M. Courson de la Villehélio ; la chapelle Saint-Jacques à M. Vincent Nicol de la Villeguessio ; la chapelle de la Madeleine revendiquée par M. de Rosneven-Floyd est déclarée ne pas lui appartenir » (Anatole de Barthelemy, 1878).
la chapelle du Rohat (1733), fondée par la famille de Méhérenc dont on voit le blason. L'autel date du XVIIIème siècle. La chapelle abrite une statue en granit de saint Méen ; |
Note : Enquête du sénéchal Damar, sénéchal du comté de Goëllo (1731) : « En la chapelle du Rohat [Note : La chapelle du Rohat dépendait du fief de Bobihen qui relevait du Bois de la Salle. — On voit aux archives des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) un appointement du 14 septembre 1601 en la juridiction du comté de Plourhan et de la Roche-Suhart, à propos d'un procès pendant entre le procureur fiscal et écuyer François le Chaponnier, sieur de Kerbaven et du Bois-de-la-Salle au sujet de la propriété du fief du Rohat, du droit de juridiction, prééminences en la chapelle Notre-Dame, et du droit de coutume au pardon de ladite chapelle. On refuse à François le Chaponnier le droit d'armoiries et de litre funèbre, parce qu'il n'a pas fait hommage au duc de Penthièvre à Guingamp en 1583], scittuée en la paroisse de Plourhan, au-dessus de la principale porte, ledit Le Moenne nous a fait observer un écusson chargé de quatre fasces et fait en bannière ; ensuite de quoy avons entré en laditte chapelle où ledit Le Moene a observé avec nous dans le haut de la maîtresse vitre un écusson d'argent à quatre fasces de gueule ; dans les lisières qui sont en quelque manière effacées et biffées par le blanc qu'on y a appliqué en blanchissant les murailles de ladite chapelle, nous avons cependant remarqué avec ledit Le Moene, scavoir au premier et principal écusson, d'azur à dix coquilles d'argent (qui est MAUGOUER), le second écartelé de plusieurs alliances, et un petit écu en abyme chargé de dix coquilles d'argent au champ d'azur ; et entre ces deux un petit écusson my partit d'azur à dix coquilles d'argent, et dix billettes d'argent en champ d'azur. De plus, du côté de l'Évangile, un écusson de dix billettes d'argent sans en connaître le champ, attendu qu'il était biffé et non émaillé. Et le requérant, le seigneur de Tréveneuc nous a représenté un vieux pupitre, non attaché et volant, au dos duquel est un écusson en bois taillé et sculpté au champ de gueule avec neuf billettes d'argent, 4, 3, 2 et 1 » (Anatole de Barthelemy, 1878).
la chapelle Saint-Barnabé (1609 - XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Maudez des Bois (XVIème siècle) ; | |
le manoir de la Ville-Hellio (XVIIIème siècle). Propriété de Guillaume Cillart (ou Roland Guillot et Marie Dollou) en 1514, de Pierre Hervé (ou Olive Robert, fille de Robert Le Breton) en 1536, de Pierre Chrestien en 1569, puis de la famille Courson de La Villehélio (du XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle) ; | |
la ferme de la Vieux-Ville ; | |
8 moulins dont le moulin à vent de Merlet et les moulins à eau de Meno, Moulin-Neuf, de Gacon, Rolland, de la Grandville, Veil, de Jouan,.. |
A signaler aussi :
la découverte à la Ville-Guessio d'un trésor de plus de plus de 12 000 pièces de bronze du IIIème siècle ; | |
la découverte à la Ville-Gleyo de 60 à 80 kg de pièces de bronze du IIIème siècle ; | |
un tumulus (détruit au XIXème siècle). |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOURHAN
La seigneurie de Plourhan eut le titre de comté à partir du XVème siècle. Une branche de la famille de Courson tire son nom du manoir de la Ville-Hellio, qu'elle aurait acquis par alliance en 1654.
Les maisons nobles étaient, au XVème siècle : Langonnet qui appartenait alors au vicomte de Coëtmen, Buhen appartenait à Marie du Rufflay, La Ville-Morel appartenait à Rolland Morice, la Grandville appartenait à Rolland Henri, la Fontaine-Saint-Père appartenait à Alix Rochefort, Saint-Maudé appartenait à Jean du Rufflay, Tourguigné appartenait à Pierre du Rufflay, La Ville-Gléjo appartenait à Guillaume Geslin, la Ville-Rade appartenait à Jeanne du Rufflay, La Ville-Juissan appartenait à Jeanne Prédon, ainsi que les terres nobles de Pont-Lô et la Ville-Guesson.
Lors
de la réformation de juillet 1427, plusieurs nobles sont mentionnés à
Plourhan : Jehan du Ruffley (ou Rufflay), Pierre de Kerout, Jean du Rufflay, Eon
Dollou, Guillemette du Rufflay, Jean Morice, Nicolas Juhel, Jean Phelippes
(receveur du sieur de Chateaubriand). D'autres personnes se disent aussi nobles
: Richard Quehou, la déguerpie Olivier Bogar et ses fils Jean et Geffroy Bogar,
Perrot Henry, Jean Henry, Jean Le Goff, Alain Regnault, Olivier Brehec, Alain
Cillart, Alain Rochefort, Alain Le Mee.
Lors
de la réformation du 23 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées
à Plourhan : Landégonec (au sieur de Coat-Men en Tréméven), Pont-Lot (à
Françoise Dollo, épouse d'Olivier Poullain), Buhen (à Jehan de Rosmadec), La
Ville-Guessio (à François de Kerjagu), La Fontaine-Saint-Père et Le Cadio (à
Françoise Botherel), La Mothe (à Jehan Henry), La Grandville (à dom Prigent
Henry, frère de Jehan Henry sieur de La Mothe), autre maison La Grandville (à
Guillaume de Launay), Beauvoir (à Yves Botherel), La Ville-Cade (à François
de Boaisboessel), autre maison de La Ville-Cade (à Yvon Conan), autre maison La
Ville-Cade (à Pierre Percevaulx), Tourdigné (à un nommé Rufflé),
Saint-Maudez (à Yvon du Rufflé), La Ville-Nysan (à une demoiselle Regnault),
Bringolo (à Jehan Regnault, fils d'Alain Regnault), La Salle (à la famille
Regnault), La Ville-Josse (à Hervé Bertran), Saint-Sauveur (à Bertrand
Boullaye), Bobihen (à Olivier Nyer), La Ville-Hellio (à Pierre Hervé,
ancienne propriété de Jehan Cillart), autre maison La Ville-Hellio (à Olive
Robert, fille de Robert Le Breton).
A
la montre du 3 juin 1543 sont mentionnés plusieurs nobles de Plourhan : Jean de
Rosmadec (sieur de Buhen), Olivier Poullain (sieur de Pont-Lot), Jehan Henry
(sieur de La Motte, remplacé par Pierre Henry), Guillaume Hemeury (sieur de
Fontaine-Saint-Père), René Bottrel ou Botherel (sieur de Beauvoir remplacé
par Jacques Lottelier)), les héritiers de François de Kerjagu, Guillaume de
Launay ou Laulnay (sieur de Grandville), Guillaume Regnault, Maurice Le Roux
(remplacé par son fils Jean), Guillaume Le Roux (remplacé par le fils de
Jacques Berthelot), Bertrand Boullaye, Hervé Bertrand, Yvon du Rufflay, les héritiers
de François Regnault, Bertrand du Rufflay (sieur de Tourdigné).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 19 nobles de Plourhan :
| Jehan BERTRAM (10 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune pertuisane ; | |
| Prigent BOTEREL (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan CILLART (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
| Olivier CILLART (5 livres de revenu) : porteur dune salade (casque) et comparaît en arbalétrier ; | |
| Jehan CONNEN (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Guillaume DOLLO (200 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
| Jehan DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Marie DU RUFFLAY (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Pierre DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| DU HINO (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Roland HENRY de la Motte (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan LE BRETON de la Villehélio (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
| Prigent LE BRETON : défaillant ; | |
| Estienne MESCOUAL (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Yvon NICOL (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
| Guillaume PHILIPPEN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Olivier REGNAUST (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Alain REGNAUST (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Alain VERT (30 livre de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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