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PLOUNEOUR-TREZ

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La commune de Plounéour-Trez (pucenoire.gif (870 octets) Plouneour-Traezh) fait partie du canton de Lesneven. Plounéour-Trez dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUNEOUR-TREZ

Plounéour-Trez vient du breton « ploe » (paroisse), de saint Enéour et du breton « trez » (rivage, grève). 

La paroisse primitive de Plounéour-Trez (Plounéour-des-Grèves) est fondée, semble-t-il, entre le Vème et le VIIème siècles par saint Enéour. Saint-Enéour (dit Dom Plaine), originaire du pays de Galles, est le frère de sainte Thumette, honorée dans la Cornouaille.

Cette paroisse primitive englobait autrefois les territoires actuels de Plounéour-Trez, de Kerlouan (avec Lerret sa trève) et de Brignogan qui s'en sépare en 1935. La paroisse de Plounéour-Trez dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Enemori (Eneuuori) (au XII-XIIIème siècle), Ploeneour in littore (vers 1330), Plouneour Ystrez (en 1422), Ploencour Istreas (en 1481), Ploeneourys-Treaz (en 1486).

Note : En 1781, le 29 juillet, le corps politique de cette paroisse avait décidé que les papiers de l'Eglise seraient inventoriés, puis transportés au presbytère dans une chambre plus propre à leur conservation et aux délibérations de la communauté. Ce ne fut qu'en mai-juin 1783 que cette décision fut mise à exécution et qu'on en chargea Messire-François Raoul, sieur de Kerlan, faisant fonction d'archiviste de l'Evêché de Léon. L'opération fut menée de main de maître ouvrier : elle prit du temps, exigeant patience et sagacité, et fut payée la somme de 207 livres. Depuis, les actes et pièces mentionnés dans cet Inventaire et Répertoire ont pu disparaître, mais il nous en reste un duplicata authentique comme la photographie d'une preuve écrite soumise aux Assises et vérifiée à dire d'expert. Le chapitre II du Répertoire concerne « l'Etablissement des petites Ecoles en la paroisse de Plounéour-Trez, en faveur des jeunes garçons et jeunes filles de lad. paroisse ». – 1°. Ecole des filles. — La damoiselle Jeanne Guillou, veuve de feu noble homme Hervé Cabon, demeurant lors au bourg de Brendaouëz, paroisse de Guissény, passe, le 10 janvier 1686, contrat avec le général, « afin d'établir et de fonder une maîtresse d'école pour instruire les jeunes et petites filles ». La fondatrice tient à faire savoir que son intention, en le faisant, est « pour suppléer aux intentions qu'avoit pu avoir son deffunt père, qui ne peut faire aucune fondation, ayant été surpris par la mort subite ! ». On le comprend pour le présent !. En regard de l'acte de fondation, l'Inventaire porte donation de 60 livres tournois pris sur différents terroirs dûment énumérés, et dès ce moment les Fabriques font mention dans leur décharge de ces 60 livres. Au chapitre V, nous voyons relever des Lettres recognitoires fournies à la fabrique par noble homme Pierre Cabon, sieur de Lesmaïdic, de 60 livres de rente foncière sur une maison manale et terres situées au village de Pont ar Groaz, suivant l'acte de fondation de sa mère, Jeanne Guillou, dame du Poulmic, de petites Ecoles en la paroisse, à la date du 8 janvier 1688. La possession de cette rente ne fut pas possible, car nous trouvons aux années 1709-1710, la mention d'une liasse de procès entre Jean Prigent Cabon, sieur de Lesmaïdic, autre fils de Jeanne Guillou, appelant d'une sentence de la cour de Lesneven, débouté de sa demande en non validité de la fondation faite par sa mère en 1688. Au cahier des comptes, nous trouvons rapportés les frais de l'instance, et notons à la date de 1711 : « Payé à David Noël, député pour aller à Rennes défendre contre le sieur de Lesmaïdic, la fondation de l'Ecole. . . . . 30 livres ». Au chapitre X du Répertoire, dans le cahier des Assemblées et délibérations, nous trouvons une décision du 4 mai 1783 par laquelle « le corps politique aurait nommé pour maîtresse d'école aux petites filles de la paroisse en la place de feue Marie Roudaut, honorable fille Catherine Bodennec, sœur du Tiers-Ordre du Mont-Carmel, laquelle se conformera aux dispositions de l'acte de fondation et testament de feue dame Jeanne Guillou ». Or, je sens un grand dépit de n'avoir au long cet acte important qui nous eût édifiés sur les conditions d'être et le modeste programme d'enseignement de cette école rurale de fillettes et de jeunes filles. Le traitement de la maîtresse d'école des filles est toujours fixé et payé à raison de 60 livres jusqu'en 1792, où la somme acquittée ne fut plus que de 48 livres, et l'année suivante Marguerite Grall reçut « pour avoir fait l'école aux petites filles, 57 livres ». – 2° Ecole des garçons. — Si l'école des filles, grâce aux diligences de sa bienfaitrice, devança l'école des garçons par la date de sa fondation, le corps politique s'était préoccupé, dés le 11 janvier 1688, d'acquérir un fond pour créer une école de garçons, de ses deniers. Au 26 janvier 1690, nous constatons que les négociations avaient pu être bien mûries, mais qu'elles n'avaient pas abouti rapidement. A cette date, nous relevons en effet un contrat de vente consentie par Messire Jean Le Dourgui, sieur de Rosserf, demeurant au manoir de Lannoser, paroisse de Plabennec, « à Alain Favé et Derrien, pour tourner au bien de la Fabrique et le fond être employé pour les Petites Ecoles, conformément à la déclaration du Roy et Ordonnances du seigneur Evêque et actes prônaux référés aux Registres ». En 1697, le seigneur de Penmarc'h donne quittance aux Fabriques de la somme de 150 livres, indemnités à lui dues sur les héritages vendus et engagés, et relevant de lui à titre de fief. L'acte d'acquêt porté en regard de l'acte de fondation désigne que le fond est constitué sur une maison avec jardin, au Pénity, en Goulven, avec autres terroirs dénommés au long. Les comptes des Fabriques, dès le commencement, portent en décharge « 84 livres pour petites Ecoles des Garçons ». Au chapitre XI du Registre-Répertoire, sont inventoriés les cahiers des comptes. Plounéour, paroisse riche et opulente, avait, outre le sieur recteur, un clergé de 5, 6 et 8 prêtres à demeure. Ils desservaient l'école des garçons à tour de rôle, ils étaient rétribués au cachet, rémunérés au prorata de leurs services et journées de classes. Jusqu'en 1759, souvent le détail manque, mais de cette date à 1769, on suit avec la plus grande facilité, dans les libellés des dépenses, et an par an, la mention faite de « la desserte de l'école des garçons », montant à 100 livres. En 1782, nous trouvons aux comptes : « Payé à M. Corfa, curé, pour petites écoles des garçons . . . 42 l. 15 s. A M. Le Goff, curé, tant pour fondations que pour petites écoles des garçons . . . 103 l. A M. Le Borgne, pour petites écoles . . . 21 l. A M . Guillerm . . . 7 l ». Ce qui justifie la desserte de 100 livres, en supposant que le compte de M. Le Goff était pour petites écoles 40 livres, et le reste pour fondations, soit 63 livres. M. Guillerm, porté à 7  livres, avait, lui, beaucoup moins d'assistance que ses confrères. A la fin du XVIIIème siècle, les temps deviennent durs et les petites écoles florissantes durent un jour péricliter. Plounéour-Trez eut à le déplorer. La part de son héritage passa à la paroisse voisine de Goulven (A. Favé).

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PATRIMOINE de PLOUNEOUR-TREZ

l'église Saint-Pierre (1734-1889). Le nouvel édifice, en forme de croix latine, est construit en 1889 sur les plans de M. Le Guerrannic. La première pierre de l'église est posée le 20 mai 1889 et bénite le 29 mai 1889 par Mgr Lamarche, évêque de Quimper et du Léon. L'église est consacrée le 18 octobre 1890 par Mgr Lamarche. L'église actuelle comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur de deux travées, l'une avec bas-côtés, l'autre, sans bas-côtés, mais accostée de deux sacristies, avec chevet droit. Le clocher actuel est celui conservé de l'ancien édifice (1734) : il a été édifié par Yves Le Sich (sur les plans de l'architecte Roussel et suivant devis dressé par le Seigneur Kerdaniel-Ropartz) et porte l'inscription "F. P. Yves Le Sich. Alain Paves trésorier Lan 1734". Une cloche date de 1724 et porte l'inscription "Opus Petri Donati Solonati Parmensis. Fact. Anno MDCCXXIV (1724)". Le reliquaire date du XVIème siècle. Parmi les verrières datant de 1898-1900, sept sont consacrées aux sept diocèses de Bretagne et l'une aux sept saints. L'église abrite quatre autels latéraux (dont deux en bois) et les statues de saint Etienne, saint Herbot, saint Eloi, saint Sébastien, saint Corentin, saint Pol Aurélien, saint Enéour, sainte Anne enseignant à la Vierge ;

les deux ossuaires accolés du cimetière (1664 - XVIIIème siècle). Ils sont de plan rectangulaire. Le plus ancien ossuaire (XVIIème siècle) se nomme encore « chapelle de la Trinité » : il est décoré de la coquille de Kerjean et porte la date de 1664. L'autre ossuaire du XVIIIème siècle est devenu la chapelle de Lourdes ;

les anciennes chapelles de Plounéour-Trez, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Sainte-Pétronille, la chapelle du Saint-Nom de Jésus (elle avait été bénite le 12 janvier 1716), la chapelle Saint-Gouesnou (située jadis à Langoéno), la chapelle Saint-Thégonnec (située jadis à Lesconnec), la chapelle de la Trinité (ancienne chapelle privée de Trévigny) ;

le calvaire de Menbleiz (XVIème ou XVIIIème siècle) ;

le calvaire de l'église de Plounéour-Trez (1506) ;

la croix de l'entrée de l'enclos de l'église de Plounéour-Trez (XVIIIème siècle) ; 

la croix de Menmeur (1500), restaurée en 1821 ; 

la croix de Menmeur (1668) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Beg-ar-Groas (XIXème siècle), la croix de Cosquer (1874), la croix de Croazou (1835), la croix de Croazou (Moyen Age), la croix de Dievet (Moyen Age), la croix de la gare (1937), la croix de Kerbreslaouen (Moyen Age), la croix de Kerbreslaouen (1925), la croix Corn-ar-Groas (Haut Moyen Age), la croix de Kerradénec (XVIème siècle), la croix de Kervillo (XVIème siècle), la croix de Landrogan (XVIème siècle), la croix de Langueno (1920), la croix de Landrogan (1851), la croix de Lanveur ou Croix-du-Nénez (XVIème, XXème siècle), la croix de Menbleiz ou Croas-ar-Kure ou Croaz-Hours, la croix de Mentoul-Keréoc (XIXème siècle), la croix de Noblessa (1878), la croix de Pennou-Créac'h (1927), la croix de Piscavalec (1821), la croix de la Plage-du-Lividic (Moyen Age), la croix monolithe de Plounéour, socle chanfrein (Moyen Age), la croix du cimetière de Plounéour-Trez (1904), la croix de Pontanézen (XVIème siècle), la croix de Radenoc (XIXème siècle), la croix de Tréberre (Moyen Age), la croix de Tréberre ou Men-ar-C'hren (XVIème siècle), la croix de Tréberre ou Croix de Poultoussoc (XVIème siècle), la croix de Trévigny (XXème siècle), la croix de Trévigny (XVIème siècle), la croix de Viquet (Moyen Age), la croix de Viquet ou oratoire (XXème siècle), la croix de la fontaine de Menbleiz (XIXème siècle), la croix monolithe de Menbleiz (XVIème siècle), la croix de Peleuz (XIXème siècle) ;  

le manoir de Langueno (XVIIème siècle), propriété des Kerbiquet (au XVIème siècle), des Le Moyne de Trévigné, des Le Bourdonnaye-Blossac et des Camus de La Guibourgère ;

le manoir de Kéréval (XVIIIème siècle), propriété des Mathézou au XVIIème siècle ;

une maison du XVIIème siècle ;

la fontaine-lavoir de Langueno (XVIIème siècle) ;

2 moulins ;

A signaler aussi :

la stèle de Diévet (âge de fer) ;

le menhir de Menhoignon (époque néolithique) ;

le dolmen de Diévet (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUNEOUR-TREZ

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Plounéour-Trez :

Kerviliau (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plounéour-Trez. Echiqueté de gueules et d’argent. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plounéour-Trez.

Moyne (Le) ou Manac'h (an), seigneur de Trévigny, paroisse de Plounéour-Trez. D’argent à trois coquilles de gueules. Olivier, écuyer, se trouve mentionné comme capitaine de Lesneven en 1378 (Histoire de du Guesclin, p. 394) ; Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Plounéour-Trez, et de Lesneven.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Plounéour-Trez :

le sire de TREVIGNER (200 livres de revenu) ;

Yvon LE ROUX (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Allain KERBIQUET, mineur (40 livres de revenu), remplacé par Hervé Cozen : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

la veuve Allain KERBIQUET (20 livres de revenu), remplacée par Fiacre Kerbiquet : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KERMILLEAU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Salomon MANACH (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon MANACH (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ROBERT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Plounéour-Trez (Plouneour)  sont mentionnés :

Olivier le Moyne, sr. de Trevigner. L'on dict qu'il est au service de la Royne, pour ce excusé ;

Alain Kerbiquet, sr. de Langouneau. Injonction de se monter et armer ;

Prigent Kernilleau, en vougier ;

Salomon Manach. Injonction de se monter et mettre Vincent Manach en habillement.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Plounéour-Trez (Plouenort Streartz) sont mentionnés :

Olivier Kerbiquet, sr. de Langonneau ;

Yvon Manach ;

Goulhen Kermillyau ;

Guillaume Godec, tenant fief noble.

(à compléter)

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