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PLOUNEOUR-MENEZ

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La commune de Plounéour-Ménez (pucenoire.gif (870 octets) Plouneou-Menez) fait partie du canton de Saint-Thégonnec. Plounéour-Ménez dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUNEOUR-MENEZ

Plounéour-Ménez vient du breton "plou" (Paroisse) et de "Eneour", un saint breton du V-VIème siècle. Enéour est le frère de sainte Thumette, l'une des compagnes de sainte Ursule.

Plounéour-Ménez est une ancienne paroisse primitive créée vers le VIème siècle par Saint-Eneour, venu de Grande-Bretagne. C'est sur le territoire de Plounéour-Ménez qu'est fondée le 30 juillet 1132, à l'emplacement d'un monastère auquel la tradition donne le nom de Gerber, l'abbaye cistercienne du Relecq (fille de l'abbaye de Bégard).

Plounéour-Ménez englobait autrefois le territoire de  Loc-Eguiner (-Saint-Thégonnec) qui en fut détachée en 1866. Loc-Eguiner est érigé en trève en 1831 et en paroisse succursale en 1843. Plounéour-Ménez dépendait autrefois du diocèse de Léon. 

On rencontre les appellations suivantes : Ploeneoul ou Pleoeneoul (en 1173), Ploenaourq (en 1279), Ploeneour in Monte (vers 1330).

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PATRIMOINE de PLOUNEOUR-MENEZ

l'église Saint-Eneour-Saint-Yves (1651-1684). L'église, dont la reconstruction est décidée en 1649, comprend une nef de sept travées avec larges bas-côtés. Le clocher, qui ne comporte pas de galerie, est ouvert à sa base sur trois côtés. De l'ossuaire, il ne reste que quelques colonnes. Le clocher-porche date de 1651 (date inscrite dans la pierre) : la foudre ayant touché la flèche le 7 décembre 1847, il est restauré aussitôt. Le porche sud est surmonté d'une chambre d'archives. On y trouve deux beaux retables du XVIIème siècle : celui du Rosaire (représentant la Vierge distribuant le Rosaire à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne avec latéralement les statues de sainte Anne apprenant à lire à la Vierge et de saint Charles Borromée) et celui du Purgatoire ou des Trépassés (qui provient des Dominicains de Morlaix et où l'on trouve les statues de saint Pierre et de saint Paul). Les fonts baptismaux actuels datent de la fin du XIXème siècle. La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Sous le portail latéral, on voyait jadis les statues des douze Apôtres. Le portail de l'enclos date du XVIIème siècle. L'église abrite aussi les statues de la sainte Trinité, de saint Enéour en évêque et de saint Herbot. On y voyait jadis un cadran solaire avec deux anges soutenant un calice ;

la chapelle Saint-Divy (1655 ou 1605). Il s'agit d'un édifice rectangulaire du XVIIème siècle avec clocheton à dôme. La chapelle abrite la statue de saint Divy en évêque, la Vierge-Mère et un Crucifix. On y voit les armoiries de la famille Le Scaff ;

l'abbaye de Relecq (1132), encore surnommé "Abbatia de Reliquiis" fondée par les moines de Bégard. Elle est bâtie sur l'emplacement de celle de Gerber dont saint Paul-Aurélien fut le fondateur au VIème siècle et saint Tanguy le premier abbé. C'est aux abords de cette abbaye qu'eut lieu (à Branc-Hallec), en l'an 554, la sanglante bataille livrée par le roi Judual au tyran Comorre. L'abbaye du Relecq est détruite vers 1370. En 1376, le Pape accorde des indulgences pour sa restauration. Elle subit encore des ravages à l'époque de la Ligue (vers 1594). Mgr René de Rieux, évêque de Léon et abbé du Relecq, y meurt le 8 mars 1651. L'un des bâtiments qui est daté de 1692, est rebâti en 1774 par l'ingénieur Jacques Piou. Vendue comme bien national, l'abbaye est acquise le 13 ventôse an II par André Le Hénaff. Son dernier prieur est dom Verguet qui devient sous-préfet en 1800 et meurt en 1814. L'abbaye est restaurée en 1894 et comprend une nef de trois travées avec bas-côtés et un large transept sur lequel s'ouvre le choeur à chevet droit et, de chaque côté, deux chapelles de plan carré. Le monument du XIIème siècle a été modifié à plusieurs reprises, notamment au XIIIème siècle où l'on a percé des baies dans la longère nord ainsi que dans les quatre chapelles latérales du choeur, puis à la fin du XVème ou début du XVIème siècle où l'on perça de grandes fenêtres dans la longère sud et où l'on refit les pignons de l'aile sud et du choeur. Dans l'aile nord, se trouve un escalier, daté de 1691, montant de l'église à l'ancien dortoir des moines. La grande chapelle de droite est ajoutée au XVIème siècle par les seigneurs de la Roche en Commana. Une chapelle carrée, située à droite du maître-autel, contient un autel richement sculpté (XVIIème siècle) et la statue de Notre-Dame du Relecq. Au coeur, se trouvent les statues de saint Benoît et saint Bernard, les fondateurs de l'Ordre des Cîteaux ;

Note : — Le Cloître de l'ancienne abbaye du Relec (Relecq), en Plounéour-Ménez. "D'après M. de Fréminville, l'ancienne abbaye du Relec fut fondée par l'ordre religieux de Cîteaux. D'après Albert Le Grand, les moines qui l'habitaient dans son temps étaient de l'ordre des Bénédictins. On lit dans La Bretagne Contemporaine, qu'en 1132 l'un de ces ordres succéda à un monastère plus ancien établi par saint Pol-Aurélien dans le courant du VIème siècle et dont le premier abbé fut saint Tanguy, mort en 572. L'antiquité de ces dates était bien faite pour provoquer mon envie de visiter ce lieu. Je m'y rendis l'année dernière ; pour y parvenir, après avoir quitté le bourg de Pleyber-Christ, je traversai une partie de la montagne d'Arrez, en parcourant un site désert, très accidenté, presque aride et couvert de rochers gigantesques et informes : dans ce trajet fatigant par sa longueur et la difficulté du sol, on se demande comment un monastère a pu s'implanter dans une telle contrée. Mais bientôt à la tristesse succéda la joie que le voyageur éprouve par la vue qui s'offre tout à coup à ses regards. Comme un contraste frappant, une longue et riante vallée se déroule à ses yeux. Elle semble avoir été creusée dans le sein de la montagne élevée qui l'abrite. Cette vallée couverte d'arbustes est sillonnée par un ruisseau qui alimentait le moulin du monastère. Au moment où cette vue délicieuse m'est apparue, j'ai ressenti la même impression que celle exprimée par M. de Fréminville. L'heure de la journée étant un peu avancée, j'employai celles qui me restaient à relever le plan de l'église, d'une fontaine jaillissante dont quatre filets d'eau s'échappaient d'un obélisque élevé et tombaient dans un bassin servant de lavoir. Ce qui m'avait surtout donné le désir de visiter ces lieux, c'était la mention d'un cloître en ruines, faite par M. de Fréminville et reproduite dans La Bretagne Contemporaine. Ma déception fut grande quand je ne pu découvrir la moindre trace du cloître prétendu. En effet, M. de Fréminville ne s'était pas aperçu que ce qu'il croyait être une construction claustrale appartenait à la salle capitulaire s'ouvrant sur le cloître. La propriétaire qui habite depuis longtemps une partie de la seule aile encore debout des bâtiments claustraux m'a assuré n'avoir jamais vu autre chose que ce que je voyais moi-même. L'erreur produite dans les ouvrages mentionnés ci-dessus n'est point la seule. Dans la description sommaire de l'église, il est dit que les arcades de la nef sont à plein cintre, tandis qu'elles sont toutes ogivales avec double archivolte. C'est encore à tort que M. de Fréminville affirme que les colonnes de la nef et des bas-côtés ont des chapiteaux remarquables par le style de leurs ornements, d'ailleurs assez bizarres et fort grossièrement sculptés. En effet, il n'existe depuis une époque qui se perd dans la nuit du temps que deux grosses colonnes légèrement méplates n'ayant qu'un seul tailloir, sans chapiteaux. Les quelques rares chapiteaux qui existent sont ceux des colonnettes engagées dans de lourds piédroits. Ils sont presque tous accusés dans un cube perpendiculaire légèrement arrondi dans les angles. Leur taille est presque unie. Il n'y en a qu'un seul qui soit sculpté ; il est grossièrement fait et n'a pour toute ornementation que des volutes cordées. M. le chevalier de Fréminville a beaucoup accusé Cambry d'avoir trop souvent parlé des monuments du Finistère d'après les récits des maires de certaines localités et sans les avoir visités. On serait tenté de croire que cette même critique pourrait lui être appliquée. Cependant, malgré quelques notices erronées, dues sans doute à l'imagination de l'auteur des Antiquités du Finistère, je me plais à rendre justice à son mérite et à sa science, parce qu'il a été l'un des premiers à décrire les monuments de son pays et à provoquer le respect de leur conservation. Dans l'article publié en 1865 par la Bretagne contemporaine, on lit que le cloître, alors ruiné, n'a conservé qu'un seul côté dont les arceaux en lancettes annonçaient le XIIIème siècle. Cette citation paraît être empruntée à M. de Fréminville qui s'était ainsi exprimé en 1835. Non-seulement il n'y a pas un côté du cloître debout, mais même aucun de ses vestiges n'existe par terre. La salle capitulaire s'ouvrait sur le cloître par trois baies ogivales dont l'évasement est orné d'un double rang de colonnettes. Dans leurs trumeaux sont de larges éperons dont l'extrémité se trouve arrachée. Je pense que dans le centre de cet arrachement se trouvait une colonnette engagée ou un corbeau mouluré donnant naissance à l'un des arcs doubleaux du cloître, ainsi que j'en ai étudié le plan de restauration. Depuis une époque déjà éloignée, ces baies légèrement mutilées se trouvent en partie recouvertes par des plantes parasites qui ont pris naissance dans l'intérieur du mur. Deux d'entre elles sont bouchées par une simple mitraille ; celle du milieu est fermée par quelques mauvaises planchettes ; en poussant celles-ci devant soi, on pénètre dans un poulailler. C'est là qu'était là salle capitulaire. En y entrant, je fus contrarié par la présence d'innocentes volailles qui se mirent à voltiger autour de moi et à crier à qui mieux-mieux ; mais quand ils virent que je ne leur en voulais pas et que je ne m'attachais qu'à des pierres, le calme se fit parmi elles, ce qui me permit, sans être étourdi, de dessiner et de mesurer le lieu. Indépendamment des trois baies déjà citées, il existé dans le mur perpendiculaire de droite trois arcades ogivales engagées reposant sur des corbeaux moulurés et sculptés dans le caractère du XIIIème siècle. Dans le centre de chacune d'elles se trouve un claveau d'amortissement donnant naissance à une arcade détruite. Le côté parallèle à celui-ci a été enlevé dans la partie artistique. Le quatrième côté vers le nord est percé par trois croisées dont l'axe correspond à celui des baies hors le cloître. A l'aide des vestiges qui restent encore dans cette salle, il est facile de compléter son plan primitif qui recevait quatre colonnes centrales supportant des arcs doubleaux donnant naissance à 9 travées de voûtes d'arête. Depuis longtemps cette salle se trouve ruinée et à ciel ouvert. Ce que la main de l'homme n'a pu détruire dénote une grande pureté de style et une belle exécution rappelant exactement les salles capitulaires des abbayes de Saint-Maurice et de Langonnet. Quoiqu'il n'existe plus de trace du cloître, il est à présumer qu'il devait appartenir à la période ogivale du XIIIème siècle. Des repères font supposer que sa longueur mesurait 30 mètres et sa largeur 29 m. 70 c. L'espacement des éperons des 3 baies de la salle précitée donne à penser que, chacune des travées du cloître se composait d'une grande arcade dans laquelle se trouvaient inscrites deux arcatures géminées supportées par une colonnette centrale. La disparition de ce type n'ayant aucun rapport avec les autres cloîtres déjà décrits et ceux qui vont suivre est d'autant plus à regretter. M. de Fréminville dit que cet édicule datait de 1132. Je crois que cette date n'est pas véritable, parce que le style ogival dans notre contrée n'a pris naissance qu'au XIIIème siècle. Avant de quitter Le Relec, qu'il me soit encore permis de dire un mot de son ancienne église. Elle fut dédiée à Notre-Dame ; sous ce vocable elle est encore, en grande vénération dans la contrée. A droite du choeur se trouve en renfoncement sur le transept la chapelle renommée. Au-dessus de son arcade j'ai remarqué une peinture murale à fresque qu'on venait de découvrir sous un épais badigeon. Elle représentait dans le centre la Vierge assise tenant l'enfant Jésus sur ses genoux. A ses côtés sont deux abbés, une crosse en main ; l'un d'eux portait aussi des instruments de la Passion. Il existe encore ailleurs quelques indices d'ancienne peinture qui apparaissent à peine. La nef de cette église a été tronquée vers l'ouest. La façade extérieure de son entrée porte le cachet du XVIIIème siècle" (M. Bigot, architecte diocésain).

l'ancienne chapelle de Coetlosquet, dédiée jadis à saint Nicodème. Cette chapelle seigneuriale, aujourd'hui détruite, contenait jadis les statues de la Vierge-Mère, de sainte Anne et saint Nicodème ;

l'ancienne chapelle Saint-Clou, aujourd'hui disparue et encore mentionnée en 1895 ;

la croix du cimetière (1554) ;

le calvaire de l'enclos paroissial (1540) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de la Chapelle Saint-Divy (XVIème siècle), Le Cleuz (XVIème siècle), Dividou (XVIème, XIXème siècle), Goasmelcum (XVIème, XIXème siècle), Guernigou (XVIème siècle), Guirhoël ou Croas-ar-Persoun (XVIème siècle), Kerfrec (1607), Kerguz ou Croaz-ar-Voereb (XVIème, XIXème siècle), vestiges de croix à Kerguz, Kernélec (XVIème siècle, 1900), Kersimonet (1630), Keryel (1626), Lanhéric (XVIème siècle), Lesménez (1557), les deux croix de Penhoat (dont l'une date du XVème siècle), la croix de l'église (1641, 1896), Croas-ar-Banten (1899), Pont-Glas, Ty-Croas (stèle) de Le Relec, Le Relec abbatiale (XVème siècle), Croas-Poulfanc (1566), Ty-Nevez (1557), Croas-Pipec (XVIème siècle) ;

la fontaine de l'abbaye du Relecq (1690) ;

le château d'eau de l'abbaye du Relecq (1777) ;

le manoir de Penhoat (XVIIIème siècle), propriété de la famille Trevanion ;

le manoir de Coëtlosquet (XVIIIème siècle), propriété de la famille Coëtlosquet dont l'un des membres se croisa en 1248. Propriété d'Ollivier Coëtlosquet en 1481. Cette famille a produit un évêque Mgr Jean Gilles du Coëtlosquet (décédé en 1784) ;

la maison de Kergavan (XVI-XVIIème siècle) ;

la maison de Kerfrec (1656) ;

la maison, située 8 rue de la Poste (1619) ; 

la maison de Kermorvan (1781) ;

la maison Les Mènez (XVIIème siècle) ;

la maison de Kergavan (1736), construite par la famille Guégen ;

23 moulins dont le moulin à eau de Kermes, de Kergratias, de Kerguradec, Alain, Pont-Pencoat, Runiou, Coatlosquet (1620), Dandrolac'h, de Roscoat, Ar-Manac'h, Duhilec, de l'étang (XVème siècle), ..

A signaler aussi :

la stèle du Relecq (avec ajout d'une croix) ;

la fontaine des Trois Evêques ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUNEOUR-MENEZ

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Plounéour-Menez :

Ollivier COËTLOSQUET (403 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Salomon KERSAUSEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain An SCAFF (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

(à compléter)

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