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PLOUFRAGAN

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La commune de Ploufragan (bzh.gif (80 octets) Ploufragan) est chef lieu de canton. Ploufragan dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUFRAGAN

Ploufragan vient de « plou » (paroisse) et de saint Francan ou saint Fragan, émigré breton venu s'installer avec les siens vers le VIème siècle. Il aurait débarqué avec sa femme Gwenn (surnommée Terbron) et ses enfants Jacut et Guethenoc, dans un port appelé Brahec (aujourd'hui Le Rusé-Bréha, en Langueux). Le troisième fils de Fragan, Guénolé, est le fondateur du monastère de Landévennec (Finistère) et serait né au "Plou" de Fragan avec sa soeur Clérie ou Clairvie. Fragan et sa famille se seraient retiré ensuite suivant la tradition, à Saint-Pol-de-Léon ou à Plounérin, où Fragan aurait fondé le château de Lesguen. Donan, disciple ou cousin de Fragan, habita aussi le plou de Fragan.

Ville de Ploufragan (Bretagne).

Ploufragan est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Ploufragan, ceux de Saint-Brieuc, Trégueux, Langueux et Cesson. 

Ploufragan est cité dès 1167, lorsque Gauterius de Plofragan (ancienne famille noble), est témoin d'un acte en 1167 (Anc. év. III, 38). Au XIème siècle, Eudon, comte de Penthièvre, donna à Hamon, l'évêque de Saint-Brieuc, pour lui et ses successeurs qui en ont joui jusqu'à la Révolution, le beau domaine des Châtelets. 

Ploufragan (Ploefragan) a le titre de paroisse du diocèse de Saint-Brieuc, dès 1364 (procès de canonisation de Charles de Blois). Au Moyen Age, la paroisse de Ploufragan relevait de la subdélégation et du ressort de Saint-Brieuc. La cure était à l'ordinaire. Comme seigneur temporel de cette paroisse, l'évêque de Saint-Brieuc y entretenait un vicaire à qui il donnait 150 livres par an. Le prêtre recevait 200 autres livres du Chapitre de Saint-Brieuc. En outre, il prélevait sur la paroisse 200 livres de dîmes "novales" c'est-à-dire de dîmes levées sur la terre en jachère ou nouvellement défrichée. Ploufragan élit sa première municipalité le 15 février 1790

On remarque qu'il y avait jadis un seigneur appelé seigneur de Ploufragan. Il n'était pas seigneur supérieur de la paroisse. Comme les autres, il dépendait de l'évêque et du duc. Son manoir se trouvait à l'emplacement du bourg actuel de Ploufragan. Il était aussi seigneur de Fort-Morel, entre la Vallée et Beaucemaine (ou Beausemaine). En 1373, pendant les guerres civiles, Guillaume de Ploufragan prit la tour de Cesson, qui était alors une forteresse remarquable, pour le compte de Clisson : il l'enlevait au duc de Bretagne Jean IV, partisan de Montfort. En 1450, Pierre II, duc de Bretagne, donna le collier de son ordre à un seigneur de Ploufragan. En 1792, Mme de la Ville-Bily y commandait un corps de royalistes. Durant la Révolution, la paroisse de Ploufragan dépendait du doyenné de Saint-Michel. Les biens de l'évêché à Ploufragan ne furent vendus qu'en l'an XI et l'an XII, c'est-à-dire en 1803-1804.

On rencontre les appellations suivantes : Plofragan (en 1167), Ploufragan (en 1230), Ploefragan (en 1368), Plefragan (en 1369), Par. de Ploefragan (en 1371), Plouffragan (en 1427, archives de Loire Atlantique, B 2978), Pluffragan (en 1477, en 1480), Plouffragan (en 1513), Plufragan (en 1536), Ploffragan (en 1575), Ploufragan (en 1622, archives des Côtes d'Armor).

Hameau de Ploufragan (Bretagne).

Note 1 : A noter que la vie de Saint Guénolé contient un récit légendaire de la fondation de Ploufragan vers l'an 500. Elle attribue à la famille Fragan plusieurs saints qui auraient vécu à Ploufragan une partie de leur existence : 1) son épouse Alba ou Guen. 2) son fils Vueithnocus ou Guennec, né en Bretagne insulaire. 3) son fils Jacobus (Jacques) ou Jagut, jumeau de Guennec et qui serait le fondateur de l'abbaye de Saint-Jacut. 4) son fils Vuinualoeus ou Guénolé, qui serait né à Ploufragan et aurait fondé le monastère de Landévennec, dont il fut le premier abbé. 

Note 2 : liste des maires de Ploufragan, depuis la Révolution : Le Mounier, Le Coq, Mathurin Le Mounier, Louis Renouard, Pierre Michel, Pierre Blévin, Guiomard, de Landais, Guiomard, Michel Delaporte, Olivier Marc père, Olivier Marc fils, Guillotou de Kéréver (de 1871 à 1898), Olivier Marc (de 1898 à 1912), Pierre Mahé (de 1912 à 1919), François Lenôtre, etc...

Note 3 : certains auteurs prétendent qu'un Thibaud ou Thébaut de Poënces fut évêque de Saint-Brieuc. Fils du seigneur de la Guerche (sans doute de la maison noble de la Guerche, en Plélo). Thibaut de Poënces serait né à Ploufragan, aurait été chanoine de Dol, puis aurait été évêque de Saint-Brieuc de 1260 à 1280. Il aurait donné à son chapitre la dîme de la paroisse de Plaintel, et une partie de celle de Ploufragan. 

Note 4 : la commune de Ploufragan est formée des villages : Saint-Barthélemy, Launivier, Ville-au-Beau, le CarponT, Ville-Morvan, Saint-Hervé, les Villes-Cadoret, le Fortmorel, la Croix-Chollin, les Noës, Champ-de-Pie, Launay, Beaucemaine, Argantel, Coëtquen, Tréflio, la Ville-Plessis, la Venelle, les Châtelets, la Ville-Bressin, Mané, L'Epinart, les Mottes.

Les Chatelets à Ploufragan (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUFRAGAN

l'église Saint-Pierre, reconstruite en 1877 par l'architecte Angier. Le 26 septembre 1876, un incendie détruit l'ancienne église Saint-Pierre qui datait du XVème siècle (à l'exception de ses deux chapelles latérales qui avaient été construites vers le milieu du XVIIIème siècle). Le 6 novembre 1877 est posée la première pierre de la nouvelle église. Cette pierre est bénie le 9 juin 1878. En forme de croix latine, elle comprend un clocher un peu encastré avec tribune, une nef avec bas côtés de cinq travées, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant également sur le transept. L'église est bénie le 26 septembre 1882 et placée sous la protection de la Vierge Marie, de saint Fracan et de saint Pierre. « Messieurs, l'église paroissiale de Ploufragan a été incendiée dans la nuit du 25 septembre dernier ; aujourd'hui les fidèles sont obligés d'assister aux offices religieux sous un abri provisoire. Le plan de l'édifice destiné à remplacer l'ancienne église, dressé par un homme de l'art, présente toutes les conditions désirables ; le montant de la dépense s'élèverait à 156,000 fr. L'administration municipale a fait tous ses efforts pour réunir les fonds nécessaires à la reconstruction projetée ; mais elle n'a pu recueillir, en argent, que la somme de 66,281 fr.46 et en autres recettes, une valeur de 10,295 fr.50. Ce qui porte les ressources à 76,576 fr. 96. Toutefois, certains travaux d'ornementation et autres, figurant au devis, peuvent être ajournés ; ces travaux entraîneraient une dépense de 59,800 fr., ce qui réduit la dépense à faire actuellement à 96,200 fr. Les ressources étant, comme on vient de la dire, de 76,576 fr. 96. Le déficit réel est de : 19,623 fr. 04. La commune de Ploufragan, exclusivement composée de cultivateurs, est des plus dignes d'intérêt, et votre commission vous propose, Messieurs, d'appuyer la demande qu'elle adresse à M. le Ministre des Cultes, de la somme nécessaire pour combler le déficit » (Rapports et Délibérations du Conseil général des Côtes-d'Armor du 11 avril 1877). Parmi les statues : saint Fracan, sainte Guen, saint Guethenoc, saint Gildas. La sculpture en bois de chêne, représentant le Père et le Fils, date du XVIème siècle ;

L'église de Ploufragan (Bretagne).

la chapelle Saint-Jacques de Saint-Hervé (1789 - XXème siècle). L'édifice, dédié à saint Jacques ou saint Jacut et situé dans le clos Saint-Jean (au village du Petit-Hervé), est totalement ruiné en 1778. Il est reconstruit en 1788. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés du XVIIIème siècle. Dès 1790, le bâtiment est vendu comme bien national puis restitué gratuitement en 1807 : " Vendue sous la Révolution, elle fut donnée à la fabrique le 25 nivôse an VII par les acquéreurs Augustin Le Cardinal et Louis-François Le Mur " (R. Couffon). La chapelle est restaurée en 1946 et abrite des statues modernes de saint Hervé et saint Jacques, dit saint Jacut ;

la chapelle des Châtelets (XXème siècle). Edifice comprenant une nef rectangulaire avec bas côtés de huit travées surmontés de tribunes et un chœur d’une travée semblable à celle de la nef et d’un chevet polygonal avec triforium et fenêtres hautes. Il a été édifié par MM. Laurent et Behrens, sur les plans de M. Hédou de la Héraudière. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 4 octobre 1921 et celle de la chapelle le 19 août 1923 ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Sainte-Guen. Elle existait au XVIIIème siècle. - la chapelle du Tertre-Jouan, dédiée à saint Gobrien. Edifice rectangulaire datant du XVIIème siècle. - la chapelle Saint-Fiacre à la Pommeraye, désaffectée en 1938. Edifice rectangulaire datant du XIXème siècle (R. Couffon) ;

la croix des Châtelets ou de Saint-Guen (1650). Il s'agit du seul souvenir de l'ancienne chapelle Saint-Gobrien (ou Saint-Goesbriend), dépendante du manoir du Tertre-Jouan ;

la croix aux moines (XIème siècle) ;

la croix du cimetière (XVIIème siècle), édifiée par Mgr Denis de la Barde, évêque de Saint-Brieuc de 1642 à 1674. Le socle porte ses armoiries. La croix est encore surnommée "Croix des Mares" ;

le manoir de la Ville-Morvan (XVIème siècle), édifié à l'initiative de la famille Le Mintier, propriétaire du fief du XVème au XVIIème siècle. Propriété de Normand Le Mintier en 1477 et de Lancelot Le Mintier en 1569 ;

le manoir des Châtelets (XIV-XVIIIème siècle), faisant parti autrefois du domaine de l'évêque de Saint-Brieuc. Le manoir a été longtemps la maison de campagne des évêques de Saint-Brieuc. La tour date du XVIème siècle. Un acte nous apprend que Guy de Montfort, évêque de Saint-Brieuc, était au manoir épiscopal des Châtelets en 1339. Hugues de Montrelais, autre évêque, avait pris le parti de Charles de Blois. Jean de Montfort lui confisqua alors ce manoir, mais il obtint la restitution en 1365. L'évêque Christophe de Penmarc'h remit la résidence en état vers 1503. Monseigneur Denis de la Barde érigea une croix (aujourd'hui déplacée au cimetière) entre les Châtelets et Saint-Guen. Monseigneur Frétat des Boissieux démolit la chapelle qui tombait en ruines. En 1723, Monseigneur de la Vieuxville reconstruisit le manoir. Au XVIIIème siècle, avant la Révolution, l'édifice est restauré par Mgr de Bellescize. Ce domaine est confisqué pendant la Révolution comme bien national. Il passe à un nommé Dermitte, puis à la famille Houvenagle. Il est donné à l'hospice de Saint-Brieuc par J. M. Houvenagle (qui fut député sous la république de 1848), puis vendu une vingtaine d'années après par l'hospice à une communauté de femmes, les Religieuses Missionnaires de Marie. En 1921-1923, cette communauté fait pour plus d'un million de francs de travaux d'agrandissements aux Châtelets. Au XXème siècle, le manoir devient une maison de convalescence ;

Les Chatelets à Ploufragan (Bretagne).

 

 

le manoir de la Ville-Bily ou de la Plaineville (XVIIIème siècle). Propriété de Perrette Morel (avant 1513) et de Jean Le Bigot (en 1513). La famille Le Bigot était vers 1500, seigneurs de la Ville-Bily, de Coat-Armel et de Ville-Moysan. Cette maison avait aussi des terres nobles en Cesson et en Langueux ;

le manoir de la Pommeraye (XVIème siècle). Propriété de Jean Turnegoet et d'Aliette Le Mintier (au XVème siècle) puis de Richard Gourio (en 1513) et de Jehan Tournegouet, fils (en 1536) ;

le manoir de la Morandais ou Marandais (XVIème siècle). Propriété de Sevestre ou Silvestre du Rufflay (en 1513) et de Jacques Boessel (en 1536) ;

le manoir de Beausemaine. Vers 1460, un Jean Gicquel épouse Jeanne Juhel, dame de la Lande, en Hénansal. Vers 1540, nous trouvons mentionné dans un acte "François Gicquel, sieur de Beausemaine et y demeurant, paroisse de Ploufragan". Propriété de François Gicquel en 1569. Au XVIIème siècle, Gicquel de la Lande était en même temps sieur du Fresche, de Beausemaine, des Châteaux, de la Ville-Bourno et du Pré-Rio, paroisse de Ploufragan ;

le manoir de la Soraye (XVIIème siècle). Propriété de la famille Denetz, puis de Jehan Tournegouet et Aliette Le Mintier en 1513 ;

le manoir des Salles-Dollo. Propriété d'Olivier Dollo puis de Christophe Tournegouet en 1536 et d'Hélène Macé en 1569. Les sieurs de Dollo tiraient leur nom de la paroisse de même nom, d'où ils venaient : une des branches était seigneur de la Coste, en Saint-Julien. Cette branche se fondit en 1513 dans la famille noble du Gouray. Vers 1900, un Poënces était propriétaire des Salles-Dollo ;

le manoir de la Croix-Cholen. Propriété de Hervé Goures en 1513 ;

le manoir de Châteaubily, reconstruit au XIXème siècle. La romancière Zénaïde Fleuriot y a vécu longtemps. Le lieu-dit "Château-Bily", cité dès 1477, est la propriété de Pierre Le Maczon (en 1477), de Jacques de Plédran (sieur de Beaurepaire, en 1513) et de Jean Ogier et Jeanne de Carne (vers 1536) ;

l'ancien manoir ou château du Tertre-Jouan (XVIIème siècle), fondé, à l'origine, par la famille Rufflet ou Rufflay ou Ruffelet. De l'an 1200 à la Révolution, le domaine du Tertre-Jouan s'est étendu sur les terres en Ploufragan, Langueux, Trégueux et la paroisse Saint-Michel en Saint-Brieuc. Jusqu'au XVIIIème siècle, il s'agit du siège du fief de la famille Budes. Cette maison est au seigneur du Plessis-Budes, paroisse de Saint-Carreuc, dès le XIIIème siècle. La seigneurie du Plessis-Budes, sous la châtellenie de Moncontour, s'étendait en quatre paroisses. Sylvestre Budes est seigneur du Tertre-Jouan vers 1365-1370, Yves Budes l'est en 1513 et Jacques Budes l'est en 1536. En 1533, Françoise de Saint-Gilles, dame de Téhillac, cède la moitié du Moulin-Neuf, sur la rivière du Gouët, près du pont Heurtebise, à Jacques Budes, sieur du Tertre-Jouan. Ce Jacques est marié à Anne de Callac. Au XVIIème siècle, Christophe et François Budes sont seigneurs du Tertre-Jouan et d'Argantel. Au XVIIème siècle, aux Budes du Tertre-Jouan succèdent par mariage les Le Borgne, et à ceux-ci les Du Harlay. Au XVIIIème siècle, la seigneurie du Tertre-Jouan passe aux vicomtes de Plédran, avec d'autres biens de l'ancienne maison Budes. Plus tard, nous trouvons un acte de vente du Tertre-Jouan par Louis Potier, marquis de Gesvres, vicomte de Plédran, à Jean Marie Picot (la seigneurie comprenait alors, dans Ploufragan seulement, les terres suivantes : le Tertre-Jouan, la Plaisse, le grand Saint-Guen, Saint-Guen-le-Huby, les Tronchais-d'à-Haut, le grand Couasquen, le petit Couasquen, le Boiséon, la petite Thieullaye, le moulin Bressin, et les tenues appelées le Rotua, Saint-Guen, le Pahoué, la Ville-Cadoret, la Ville-Ermel, les Maux, Fief-Uro, le Quartie-Jamet). Les Picot, devenus vicomtes de Plédran, conservent la seigneurie du Tertre-Jouan jusqu'à la Révolution. Le seigneur du Tertre-Jouan possédait jadis un droit de basse justice qui s'exerçait à Saint-Brieuc, dans le tribunal de l'évêque. Le château avait probablement une enceinte ayant la forme d'un carré d'environ 200 mètres de côté. Vers 1830, on distinguait encore la base de quatre tours et l'emplacement du pont-levis. On remarquait jadis dans les murailles les armes de la famille Budes, et une sculpture de chasse au cerf. A côté se trouvaient une chapelle dite de Saint-Goesbriend (ou Saint-Gobrien) et une fontaine appelée également Goesbriend

l'ancien manoir de l'Espina ou Grand Epina, aujourd'hui disparu. Il s'agissait d'une maison fortifiée ayant appartenu à la famille Budes. La tradition rapporte qu'un souterrain partait d'une cave actuelle du Grand-Epina et allait aboutir au Tertre-Jouan, qui est à 600 mètres de là. En 1602, le seigneur de l'Epinaz était Charles Budes. Le Lay de Villemaré acheta la terre de l'Espinart en 1719, en même temps que le Plessis-Budes. Il la donna à son fils en 1734, à l'occasion de son mariage. Le château-fort ou manoir avait été démoli au début du XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de l'Epine-Guen, aujourd'hui disparu. Le propriétaire de cette demeure avait jadis la qualité de maître d'hôtel de l'évêque. Parmi les seigneurs de l'Epine-Guen, on cite : les Cadorets (au XVème siècle), les La Rocque (au XVIème siècle), les Laporte (au XVIIème siècle), les Hervieux et les du Fou (au XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir du Boisboissel, aujourd'hui disparu. La seigneurie du Boisboissel relevait jadis du fief épiscopal. Elle était en Saint-Brieuc, mais elle s'est étendue à certaines époques dans les paroisses de Plérin, Trégueux et Ploufragan. Les sieurs du Boisboissel remplissaient héréditairement les fonctions de prévôts féodés ou vicaires-voyers de l'évêque. Les premiers seigneurs portèrent le nom de Prévost. La branche aînée des Prévost du Boisboissel se fondit au XIVème siècle dans la maison du Rouvre, d'où la seigneurie a passé successivement aux de Bréhant et aux de Maillé. Après la Révolution, le domaine fut démembré. La partie principale, toujours dénommée Boisboissel, appartenait en 1834 à M. Tueux, député maire de Saint-Brieuc ;

la fontaine de Grande-Villemain (XVIIème siècle). Elle abrite une statue de la Vierge prénommée "Notre-Dame de la Joie" ;

9 moulins dont les moulins à eau de l'Epine, Guen, de Monvoisin, de Bressin, de St Barthélemy,..

Manoir de Ploufragan (Bretagne).

A signaler aussi :

le menhir du sabot de Fragan ou de Margot ou Lit de Margot ou menhir du Fortmorel (époque néolithique) ;

le souterrain de la Clôture (âge du fer) ;

le dolmen ou l'allée couverte de la Couette ou du Champ de l'Aire (époque néolithique) ;

l'allée couverte du bourg ou du Grimolet ou de la Vallée, ainsi que le menhir (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUFRAGAN

Bois-Boissel ou Boisboissel (du), sr. dudit lieu et du Fossé-Raffray, en Trégomeur, — du Bois-Gilbert, en Yffiniac, — de Launay, en Ploezal, — de Coatriou, — de Morlen, en Loquenolé. Ancienne extraction chevaleresque, 11 générations en 1669. — Réformes et montres de 1423 à 1535, en Trégomeur, Saint-Michel de Saint-Brieuc et Yffiniac, évêché de Saint-Brieuc. Blason : D'hermines ou de Bretagne, au chef de gueules, chargé de trois macles d'or. Devise : Soli hoec gestant insignia fortes. Cette famille portait jusqu'au XIVème siècle le nom de Prévost, et les seigneurs du Bois-Boissel étaient prévosts féodés héréditaires de l'évêché de Saint-Brieuc [Note : L'ancienne maison du Bois-Boissel a produit plusieurs capitaines et chevaliers fort renommés dans nos histoires, particulièrement au XIIème et au XIIIème siècle. Il y en a qui ont prétendu que le Bois-Boissel était l'ancienne demeure du comte Riwal ou Rigual, qui vivait du temps de saint Brieuc, mais comme ils n'en donnent point de preuves, il est permis d'en douter. C'est à cause de cette terre que les srs. de Bréhant ont prétendu être les vidames des évêques de Saint-Brieuc qui leur contestaient cette qualité et ne leur accordaient que celle d'écuyer ou de sergent féodé. « La charge de sergent féodé était autrefois fort considérable en Bretagne. — Le jour marqué pour l'entrée de l'évêque de Saint-Brieuc, le sire du Bois-Boissel l'allait recevoir à la porte de la ville ; là, on présentait au prélat une haquenée richement caparaçonnée. Le sr. du Bois-Boissel, en qualité d'écuyer féodé, tenait l'étrier, tandis que l'évêque remontait sur cette haquenée, et il la conduisait ensuite par la bride jusqu'au palais épiscopal, et lorsque le prélat était descendu il prétendait que la haquenée devait lui appartenir » (Ruffelet, Annales briochines, éd. 1771)|. Chesnin le Prévost, fils de Juhael, donne partage à Alain, sr. du Bois-Raffray, son puîné, l'an 1317 ; Thibaut, tué en 1347, à la bataille de la Roche-Derrien ; Pierre, son frère, tué à Auray, en 1364 ; Yves, autre frère des précédents, successivement évêque de Tréguier (1317-1330), de Cornouailles (1330-1333) et de Saint-Malo (1333-1349). Jean épouse, en 1424, Marguerite de Penhoët. Un chanoine, comte de Lyon, en 1779, abbé de Verteuil, au diocèse de Bordeaux, en 1784. La branche aînée fondue, au XIVème siècle, dans la maison du Rouvre, d'où la seigneurie du Bois-Boissel a passé successivement aux Bréhant et aux Maillé (J. de Kersauson).

Une branche de la famille Budes est propriétaire de la terre du Tertre-Jouan en Ploufragan dès 1513 et jusqu'en 1655. Le personnage le plus connu est Christophe Budes, seigneur du Tertre-Jouan, né vers 1590, conseiller au parlement de Bretagne (en 1624) vivant en 1647. La famille de Ploufragan posséde la seigneurie de Ploufragan et vit aux XVème et XVIème siècles à Ploufragan et Saint-Brieuc.

Au XVIème siècle, la métairie de Launay-Viel dépendait du fief de Beuves, annexé au comté de Plélo. Vers la même époque, la seigneurie de Launay-Couvran, chef-lieu de Trégueux, s'étendait en Ploufragan. Au XVIIème siècle, Berthelot, seigneur de Saint-Ilan, possédait la terre de Surseignard en Ploufragan. En 1654, Etienne le Vicomte, sieur de Beaulieu, cède la maison noble de la Fontaine-à-l'Ane à sa femme. En 1655, vente de la métairie noble des Ville-Moisan-Beaumanoir, en Ploufragan, consentie par Claude de Kérémar et Françoise de Langle, sa femme, sieur et dame du Boischâteau, à Jacques Drollon, sieur de Montescot. En 1700, demoiselle Françoise Hillion consent à donner à rente à Jean Le Nostre, le lieu noble des Villes-Moisan. 

Depuis la Révolution, certaines maisons qui ne possédaient pas de terres nobles dans la paroisse de Ploufragan avant la Révolution, ont joué un rôle dans l'histoire de la commune de Ploufragan : - la maison Kerpoisson, chef-lieu à la Ville-Hellio, en Saint-Brieuc, qui possède des terres sur Ploufragan au XXème siècle ; - la maison de Couëssin, chef-lieu au château de la Coste en Saint-Julien. La seigneurie de la Coste a appartenu successivement à une branche de la famille Dollo, puis à la maison du Gouray, puis aux comtes de Langeron ; - la maison de Kéréver. Les sieurs de Kéréver étaient des Guillotou. La famille Guillotou a fourni des seigneurs de Saint-Germain et de Kerphilippes (paroisse de Saint-Martin-des-Près), du Launay (paroisse de Plouguernével). 

Voici un état des seigneuries en 1420 : - le manoir de la Morandais (aussi appelé Marandais) appartenait à Sylvestre du Rufflay, - l'Espinaz (aujourd'hui nommé Grand Epina) appartenait à Jean de Guire, - Coëtquen appartenait à Olivier de Beaulieu, - Argantel appartenait à Olivier Guillochon, - la Forte-Terre (aujourd'hui nommé la Fortèze) appartenait à Jean Robert, - les Châtelets appartenaient à l'évêque, - le Tertre appartenait au sieur du Ruflay, - la Barre appartenait à Jean Eudes, - Dollo appartenait à Jean Dollo, - la Ville-Bily appartenait à Jean le Bigot, - la Croix-Cholin appartenait à Hervé Gourès, - la Pommeraye appartenait à Jacques Tournegouët, - la Soraye appartenait à Jean Héliguen, - l'Epinay appartenait à Guillaume de Beau, - Ploufragan appartenait à Guillemette de Ploufragan, - les Landes et le Macé-Rouault. Olivier de Ploussy, Bertrand Budes, Jean Dollo, du Tronchet avaient d'autres manoirs dans cette paroisse.

Voici un état des seigneuries et terres nobles en 1789 : le domaine de l'évêque de Saint-Brieuc sur Ploufragan se composait d'une cinquantaine de tenues ou de convenants sur lesquelles il percevait des rentes, surtout en blé. Voici les noms d'une partie de ce domaine : terres et landes et près des Châtelets, les prairies de l'évêque, le manoir des Châtelets, le moulin de Saint-Barthélemy (affermé à Guillaume Laurent), le moulin de Montvoisin (affermé à Louis Richome), le convenant Le Fauchoux, le convenant Guillaume Lucas, la tenue Mathurin Auffray, le courtil Roset, le convenant Guillaume Paviot, le convenant Jacques Lécuyer, le convenant Jean le Glatin, le convenant Samuel, le convenant Dubignon, la Grande Corbinaye, la tenue des Croix, le convenant Guillaume Mellet, le convenant Gravel, le convenant du Clos-Hervé, le convenant du Clos-Hardy, etc... Voici à la même époque, l'état des métairies nobles à Ploufragan : la Ville-Cadoret (à Jean Claude de Triac du Dréby, 50 journaux), le Tertre (à Louis du Fou-Banneret, 24 journaux), l'Epine-Guen (à Louis du Fou-Banneret, 41 journaux), le Pré-Rio (à Duplessis d'Argentré, 44 journaux), la Ville-à-l'Ane (à Louis de Langeron), le Grand Coëtquen (à Jean Marie Picot, 129 journaux), le Petit Coëtquen (à Jean Marie Picot, 17 journaux), le Grand Saint-Guen (à Jean Marie Picot, 28 journaux), le Petit Saint-Guen (à Jean Marie Picot, 23 journaux), la Plesse (à Jean Marie Picot, 37 journaux), les Tronchets et le bois des Essards (à Jean Marie Picot, 87 journaux), le Tertre-Jouan (à Jean Marie Picot, 50 journaux), la Morandais (à dame de Robien de Camzon, 36 journaux), la Tuillais (à dame de Robien de Camzon, 24 journaux), le Carpont (à Louis Auffret du Guélambert).

Lors de la réformation de 1427, sont mentionnés à Ploufragan les nobles suivants : Roland de Beaulieu (sieur de Coëtquen), Jehan Budes (sieur de L'Epina), Jehan Cadoret (sieur de l'Epine-Guen), Jehan Le Breton (sieur de La Ville-Cadoret), Jehan Goures, Olivier de Beaumanoir, Louis de Pellan, la déguerpie Eon de Ploufragan, Geoffroy Le Breton, Pierre Eluart, Henri Le Borgne, Jehan de Penhouet, Jehan Botherel, la déguerpie Perrot de Lanredon, Pierre de Couetuhan (ou Coetuhan), Eon Denis, Geffroy de Berien, Olivier du Rufflay et sa mère, Amice de Bogar, Olivier Berthelot, Jehan Guillochon, Geoffroy de Mordelles et Perrot Boterel. D'autres personnes se disent aussi nobles : relicta Jehan Suhart, Roland Cadin, Geffroy Le Sage, Eon Le Mouenne, Guillo Tournegouet, Alain Gaultier et Geffroy Le Borgne.

Lors de la réformation de 1440, sont mentionnés à Ploufragan les nobles suivants : Roland de Beaulieu, Jean Cadoret (de l'Epine-Guen), Henri Le Borgne, Perrine Estuart, Olivier Berthelot, Perrot Botherel, Perrine Arragon, Jean Le Breton (de la Ville-Cadoret), Silvestre du Rufflay, Olivier de Beaumanoir, Olivier de Ploufragan, Jean de Guitté, Jean Dollou, Louis de Pellan, Eon Denetz, Richard Gouriou, Pierre de Ploufragan, Olivier Gollichon, Geffroy de Berien, Jean Le Bigot, Jean de Coetuhan, Jean Botherel et Robert de Rouillere.

Lors de la réformation du 17 mars 1536, sont mentionnées à Ploufragan les maisons nobles suivantes : Les Châtelets (à l'évêque de Saint-Brieuc), Coëtquen, L'Epina, Forte-Terre et Saint-Guen (à demoiselle Françoise de Saint-Gilles, dame de Téhillac), L'Epine-Guen (à Dordet de La Rocque), Pluffragan ou Ploufragan (aux héritiers de Pregent de Callac, sieur de Talcouetmeur), La Ville-Cadoret (aux enfants de Lancelot Le Breton), Le Tertre-Jouan (à Jacques Budes), Saint-Guen-Moro, Saint-Guen-Botherel, La Plesse (à Jacques Budes), La Ville-Men-Esluart (à Roland Esluart), Saint-Guen-Abrehan (à Jacques Visdelou, fil de Jehan, sieur de La Goyblaye), Le Champ-de-Pie (à Tristan Budes), La Tieullaye (à Tristan Budes), La Fontaine-au-Coq (à Jehan Budes), Carpont (à François Douallan), La Croix-Cholin (à René de Quelen), La Ville-Morhen (à Lancelot Le Myntier ou Mintier), La Ville-Armel (à Jacques Le Myntier ou Mintier), La Pommerais (à Jean Tournegouet, fils de Petit-Jean Tournegouet et d'Aliette Le Mintier, anciennement propriété de la famille Gouryoz), La Sorée (à Petit-Jean Tournegouet, anciennement propriété de la famille Denetz), Le Tronchet-Dollo (à Petit-Jean Tournegouet, anciennement propriété de Jehan Dollo), Le Tronchet-Budes (à Petit-Jean Tournegouet, anciennement propriété de Guillaume Budes), Le Tronchet-Rouaud (à Jehan Rouaud), La Marandais (à Jacques Boessel), Le Pré-Rio (à un nommé Le Voyer), Tregoantel (à Jacques Jouan), un autre Pré-Rio (à Henri du Rufflay), Couetearmel (au sieur de La Ville-Bougaud, nommé Le Bigot), La Ville-Bily et La Ville-Moisan (à la famille Le Bigot, à cause de la succession de Jehanne Le Mintier), Les Salles-de-Beaumanoir, Le Formorel et une maison appelée La Ville-Moisan (à Etienne Symon ou Simon), autre maison Le Fortmorel (à Françoise du Bosq, fille de Guillaume du Bosq et épouse de Christophe Le Gluidic, fils de Raoul Le Gluidic), autre maison Le Fortmorel (à Jehan Phelippot, anncienne propriété de la famille Dassonville), La Barre (à Eustache Vallée), La Ville-à-l'Ane (à Mathurin Le Forestier), une autre maison La Ville-à-l'Ane (à François Gicquel), La Fontaine-à-l'Ane (à Henri Budes), La Ville-Men-Grenoulliere (à Olivier Rufflet, fils de Marie de La Tousche qui est la fille de Robert de La Tousche, ancienne propriété d'Hervé Berrien et Louis Moro), La Bonneville (aux enfants de Guillaume de Couvran et Jehanne Gendrot, son épouse), Le Château-Bily (à demoiselle Jehanne de Carné, ancienne propriété de Jean Ogier), Les Landes (au sieur du Pont-Lo), Les Salles-Dolo (à Christophe Tournegouet, ancienne propriété d'Olivier Dollo).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 27 nobles de Ploufragan :

Pléso ARREL (30 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume BOTEREL : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan BOTEREL (6 livres de revenu) ;

Morice BOULAYE (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Charles BUDES (15 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume CADORET (8 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan CADORET de Espineguien (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Barthélémy CHAUFF (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre CLEUTU (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Bertrand COURTET (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DE BEAULIEU : défaillant ;

Roland DE BEAULIEU (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Yvon DE BEAUMENOIR (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Valence DE MUSILLAC (200 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DERYEN (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DOLLO de le Tronchay (60 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DOLLO (5 livres de revenu) : défaillant ;

Hervé DU RUFFLAY (2,5 livres de revenu) : défaillant ;

Selvestre DU RUFFLAY (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ESCOUBLET (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan ESLUART (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé GOURES de Crechellen (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henri LE BERIEN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Eustache ROUXEL (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Mahé ROUAULT (20 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît en archer ;

Olivier SYMON (22,5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan VALLEE (2,5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

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