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PLOUDALMEZEAU |
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La commune de Ploudalmézeau ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUDALMEZEAU
Ploudalmézeau vient du breton « ploe » (paroisse) et « tel » (bosse) et « medovie » (milieu).
Ploudalmézeau est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Ploudalmézeau, de Saint-Pabu (sa trève) et de Lampaul-Ploudalmézeau.
Le chef-lieu primitif de la paroisse se trouvait au village de Guitalmeze-Coz (le vieux-Gwitalmezeau) et dépendait de l'ancien évêché de Léon. Ce transfert semble antérieur à 1544. En 1951, a été créée sur le territoire de Ploudalmézeau la paroisse de Port-Sall (noté Portsall en 1394, du breton porz "port" et sal "château"), dédiée à Notre-Dame du Scapulaire.
Si nous croyons Laborderie, c'est à Portsall, près d'une roche surnommée Amachdu, que saint Paul Aurélien aurait débarqué sur le continent. Il fonda le Ploutemedou (plebs talmedonia) devenue successivement Ploue telmedou, Ploue telmedzo, Ploudalmézeau. Saint Paul séjourna dans le pays assez longtemps et établit son ermitage à Lanna Paulé (Lampaul - Ploudalmézeau).
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Telmedovia (en 884), Ploedalmezeu (vers 1330 et en 1467), Ploedalmezeau, Guytalmezeau (en 1544).
Note : M. Barbier, maire de Ploudalmézeau, est guillotiné à Brest le 9 avril 1794 (durant la Révolution).
Le 16 mars 1978, un pétrolier géant, l'Amoco Cadiz, avec en cale 232 182 tonnes de pétrole brut, s'échoue sur les roches de Portsall.
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PATRIMOINE de PLOUDALMEZEAU
l'église Saint-Pierre et Saint-Vincent Ferrier (XVIIIème siècle), reconstruite en 1857 (date gravée sur l'un des contre-forts) et consacrée en 1859. L'église actuelle aurait été rebâtie sur l'emplacement d'une autre érigée au XVIème siècle (vers 1504). L'édifice comprend, précédée d'un clocher extérieur, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept, sur chacune des ailes duquel s'ouvrent deux chapelles et un choeur comprenant une travée accostée de deux chapelles communiquant avec le transept et une autre sans bas-côtés à chevet droit. Le clocher, qui date de 1775-1776, a été édifié par François Cornou, maître maçon de Saint Renan, sur les plans de Gales, recteur de Plouzévédé, et possède deux rangs de galeries avec clochetons d'angles se reliant au clocher par des arcs-boutants. Les vitraux modernes de la nef retracent des épisodes de la vie de Saint Pierre, la maîtresse vitre contient une Crucifixion, les vitraux des côtés représentent, au nord, saint Thomas, et, au sud, le mémorial de congrès eucharistique des 28-29 mars 1910 à Ploudalmézeau. Les peintures murales sont d'André Mériel-Bussy et ont pour thèmes la vie de saint Paul Aurélien. On y trouvait jadis deux tableaux de Yann d'Argent : Descente de Croix et Délivrance d'une âme du Purgatoire. On y trouve un reliquaire dans lequel est conservé une phalange de la main de Saint Vincent Ferrier. Outre une Pietà du XVIème siècle, le mobilier comprend encore une chaire de 1741 dont les panneaux illustrent en bas-reliefs la vie de saint Budoc. L'église abrite aussi les statues de saint Herbot et saint Vincent Ferrier ; | |
l'église Notre-Dame-du-Scapulaire ou de Portsall (1895-1921-1956). Erigée primitivement, en forme de croix sur les plans de M. Le Guerrannic, en 1895-1896, la chapelle de Portsall est agrandie une première fois en 1921, puis à nouveau augmentée au sud d'une vaste chapelle alignée sur le chevet et sur la face ouest de l'ancien croisillon sud. En 1953, Portsall est pourvu d'un presbytère. En 1956, c'est l'inauguration et la bénédiction d'un grand bâtiment consacré à l'enseignement. L'église est de nouveau agrandie, sur les plans de M. Heuzé, en 1956-1957 avec l'ajout d'une aile supplémentaire qui deviendra la nef principale, puis elle est bénie par Mgr Fauvel le 19 septembre (ou 1er décembre) 1957 ; | |
la chapelle Saint-Eloi (vers 1880), dite aussi Sainte-Barbe, située au village de Kerlanou et construite à lemplacement dune ancienne chapelle. Il s'agit d'une fondation des seigneurs des Salles. L'édifice est de plan rectangulaire avec chevet droit reconstruit au XIXème siècle. Eloi fut ministre et confident de Dagobert. Il mourut à Noyon en 660 ; | |
la chapelle de Saint-Roch (1642). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec clocheton à dôme reconstruit en 1822. La chapelle abrite les statues de saint Roch, saint Yves et la sainte Vierge ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Anne (1901). Il s'agit de la chapelle de l'école des filles. Edifice de plan rectangulaire avec tribune en bas de la nef. La chapelle abrite une statue de saint Grignon de Montfort ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Joseph. Il s'agit de la chapelle de l'école des garçons ; | |
l'ancienne chapelle de l'Hospice (début du XIXème siècle). Il s'agit d'une salle rectangulaire aménagée ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Kerlech (dédiée jadis à sainte Brigitte), la chapelle Saint-Usven (située jadis à Portsall), la chapelle de Kerouanok (ancienne chapelle privée), la chapelle de Kernatous (ancienne chapelle privée), la chapelle de Kervezennec (ancienne chapelle privée), la chapelle de Lestrémeur (ancienne chapelle privée) et la chapelle de Pratmeur (ancienne chapelle privée) ; | |
la croix de léglise Saint-Pierre (XIIIème siècle) ; | |
la croix de Barr-al-Lan (XVIème siècle). Cette croix (Croix-de-Leurgéar) provient de Porsall-Goz. Elle est restaurée en 1957 ; | |
la croix de Bar-al-Lan ou Le Guilliguy (Moyen Age). Cette croix se trouvait autrefois près de la chapelle de Saint-Usven, dans le cimetière d'enclos jusqu'en 1895 ; | |
la croix de Tréoulan (XIIIème siècle), restaurée en 1950 ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Cléguer (1955), la croix de Croaz-ar-Belec (Moyen Age), la croix Croaz-ar-Reun (1914), la croix de la Fontaine-Blanche (Moyen Age), les trois croix de Gymnase (Haut Moyen Age), la croix de Hanter-Hent ou Croas-ar-Guiguerien (Moyen Age), la croix de Kerdéniel (Moyen Age), la croix de Kerdialaës (Moyen Age), la croix de Kerigou (Haut Moyen Age), la croix de Kerlannou (Moyen Age), la croix de Kerloroc (Haut Moyen Age), la croix de Kerloroc (Moyen Age), la croix de Kernatous (Moyen Age), la croix de Kerozern (1915), la croix de Lestrehone (Moyen Age), la croix de Kerlannou ou Lestrehone (Moyen Age), la croix de Coras-an-Ouennou, en Lestrehone (Moyen Age), la croix située route de Gouranou (Moyen Age), la croix de Keribin (XVème siècle), la croix située place Charles-de-Gaule ou Croas-Karn (Haut Moyen Age), la croix de Ploudalmézeau (1873), la croix monolithe de Porastel-Ruz, la croix de l'église de Portsall (1950), la croix du cimetière de Portsall (1956), la croix de Prat-Léac'h (Haut Moyen Age), la croix de la chapelle Saint-Roch, la croix de Saint-Roch (Moyen Age). A signaler également des croix aujourd'hui disparues : la croix de Kervao, la croix de Croaz-Dibenn (située sur la route des dunes de Kerlannou à Tréompan), la croix de Guiellé (située sur les terres de Pratmeur), la croix de Kerloroc ou de Toul-al-Lern, la croix de Kroas-Hir (Lézérouté) ; | |
le manoir de Kereunou (XVème siècle), édifié par la famille Keruznou. Ce manoir comprenait deux moulins à eau, une chapelle et un colombier, aujourdhui disparus ; | |
le manoir de Lestrémeur (XVème siècle), restauré au XIXème siècle, édifié par la famille Torieuc ; | |
le manoir de Pratmeur. Propriété de Ollivier Rannou en 1481. Ollivier Rannou est le fils de Guiomarch Rannou. En 1476, Olivier Rannou rend aveu au duc François II pour le manoir de Pratmeur ; | |
la maison de Kervezennec (XVIIème siècle) ; | |
la maison de Kerescat (1833-1898) ; | |
l'ancienne fontaine Saint-Eloi, avec niche abritant trois statues en kersanton dont deux de saint Jean-Baptiste ; | |
le moulin de Kerlech (XIXème siècle) ; |
A signaler aussi :
le dolmen de Le Guilliguy (époque néolithique), qui surplombe Portsall ; | |
le cairn de lîle Carn (époque néolithique, daté de 4200 ans avant J.C.). Cet édifice qui comporte trois allées couvertes a eu pour vocation d'abriter des sépultures ; | |
la stèle de Sandrioné (âge de fer), d'une hauteur de 110 mètres et située à l'entrée d'une ferme ; | |
la stèle de la place aux chevaux (âge de fer) ; | |
l'ancien manoir de Kerlech. La famille Kerlech était jadis la plus influente de la commune. Propriété de Hervé de Kerlech en 1481. Hervé de Kerlech est l'épouse de Catherine de Penhoadic, décédée après le 11 octobre 1507. La terre de Kerlech est passée successivement par voie d'héritage au duc de Lauzun (vers 1780), puis aux familles Tourzel et Hunolstein ; | |
le chemin de fer est inauguré à Ploudalmézeau le 22 mai 1893. La ligne n'est plus utilisée à partir de 1940 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUDALMEZEAU
La plus ancienne et la plus célèbre famille de Ploudalmézeau est celle des du Châtel (ou Chastel), dont la suzeraineté s'étendait sur une partie du Léon. Au XIVème siècle, un juveigneur du Châtel épousa une héritière de Kerlech. Le château de Trémazan était le chef-lieu du fief de la famille des du Châtel. En 1575, la branche aînée des du Châtel s'éteint, par contre les du Châtel-Kerlech figurent sur les registres jusqu'en 1707. La famille de Kerlech s'éteignit dans les Kergroades, qui eux-même disparurent dans les Roquelaure. Le fief de Kerlech avait droit de haute et basse justice et le siège de la juridiction se trouvait au bourg de Ploudalmézeau.
Une autre famille a laissé dans le pays un souvenir durable : il s'agit de la famille de Sanzay (mariage de René de Sanzay avec Renée Rannou), qui demeurait au manoir de Pratmeur, en Ploudalmézeau.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 19 nobles de Ploudalmézeau :
le sire de COËTIVI (500 livres de revenu) : absent. Il s'agit de Charles de Coëtivy (fils d'Olivier de Coëtivy, décédé vers 1478-1480, et de Marguerite, seconde fille du roi Charles VII et d'Agnès Sorel), comte de Taillebourg, prince de Mortagne et de Gironde, baron de Coëtivy, du Menant, de Forestic et de Trégouroy (époux de Jeanne d'Orléans). Il vendit le 26 juin 1497 ses terres de Coëtivy, du Menant, de Forestic et de Trégouroy à Jean, baron du Juch, qui passèrent ensuite dans la maison du Chastel ; | |
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Guyon DU VAL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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Ollivier DU TERTRE (100 sols de revenu), mineur, remplacé par Morice Lesguen : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Vincent HEUSSA (37 livres de revenu), fils de Jehan Heussaff et de Catherine Touronce, seigneur de Kervasdoué et époux de Marguerite de Kerlozrec, remplacé par Olivier Coëtlosquet : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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Guillaume KERGROAZES (20 livres de revenu), remplacé par Sylvestre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Guillaume Kergroades est l'époux d'Azéline An Heol, fille de Jacob An Heol, seigneur du Stang an Heol, en Ploudalmézeau ; | |
Prigent KERGUIZIN (35 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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le dit Hervé KERGUIZIN (60 livres de revenu) ; | |
le sire de KERLECH (200 livres de revenu) ; | |
Morice KERLOZREUC, mineur (102 livres de revenu), remplacé par Allain Kerlozreuc : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Marie KERMELLEUC (20 livres de revenu), remplacée par Jehan Cozyan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Marguerite KERNEZEUC (52 livres de revenu), remplacée par Allain Bras : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Bernard KERROS (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Ollivier KERUZNOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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Jehan LE GOEZOU (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Guillaume LESCAZNOAL (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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ledit Morice LESGUEN (100 sols) ; | |
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Hamon PARLIER (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Ollivier RANNOU (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Yvon TROUREON (60 sols de revenu) : absent ; |
(à compléter)
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