Ploaré (rattachée à Douarnenez) : Histoire, Patrimoine, Noblesse (Bretagne)

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PLOARE

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L'ancienne commune de Ploaré (pucenoire.gif (870 octets) Ploelré), qui a été rattachée à Douarnenez le 14 juin 1945, fait partie du canton de Douarnenez. Ploaré dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOARE

Ploaré est une paroisse d’environ 4.000 habitants vers 1936, appartenant au doyenné de Douarnenez. On trouve cette bourgade mentionnée aux XIVème, XVème et XVIème siècles sous le nom de Ploelré (Peyron, Cartulaire de l'Eglise de Quimper, pp. 8, 371). Après avoir fait observer que Alré est le nom breton de la ville d'Auray, M. Loth signale la terre de Alré en Devonshire, et Alré en Somerset, puis il avance que ce n’est pas là un nom de saint (Les Noms des Saints Bretons, p. 10). Pourquoi pas ? Il y a en Ploaré un hameau dénommé Lezarlai et Saint Erlé (métathèse de Elré) [Note : La Réformation de 1426 et le manuscrit de Laubrière, de Lesquiffiou, écrivent Ploerlé] est titulaire de l’église paroissiale.

Ploaré, avant la révolution, possédait les trêves de Gourlizon et du Juch et les chapelles de Sainte-Hélène et de Saint-Michel.

Rattaché à Plonéis au Concordat, Gourlizon fut érigé en paroisse à la date de 1879. Le Juch était devenu indépendant en 1844. Quant aux chapelles de Sainte-Hélène et de Saint-Michel, elles sont en Douarnenez, devenu paroisse à son tour en 1875.  

Ploaré


Note 1 : LAENNËC ET PLOARÉ. On sait que l’illustre docteur René-Théophile-Hyacinthe Laënnec, né à Quimper, le 17 Février 1781, mourut à Kerlouarnec, en Ploaré, le 13 Août 1826, après une carrière trop courte consacrée à la science, à la charité, à la prière [Note : Docteur Henri Bon : Laënnec (1781-1826). Dijon, 1925. — Docteur Henri Duclos : Laënnec, Flammarion, 1932. — Docteur Lagriffe : Laënnec après 1806. — La Thèse de Laënnec (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1921, pp. 9-14 ; 1924 : 3-11)]. Il fut inhumé au cimetière paroissial. Voici l’épitaphe de sa pierre tombale : ICI REPOSENT - RENÉ THÉOPHILE HYAthe - LAENNEC - MÉDECIN DE S. A. R. Mme - DUCHESSE DE BERRY - LECTEUR ET PROFeur ROYAL - EN MÉDECINE - AU COLLÈGE DE FRANCE - PROFeur DE CLINIQUE - A LA FACULTÉ DE PARIS - DE L’ACADÉMIE ROYALE - DE MÉDECINE. - CHEVr DE LA LÉGn D’HONNEUR - NÉ A QUIMPER EN 1781 - MORT A KERLOUARNEC - LE 13 AOUT 1826 - ET - Dme JAQte GUICHARD - SON ÉPOUSE - NÉE A BREST EN 1779 - MORTE A KERLOUARNEC - LE 2 AOUT 1847 - PRIEZ POUR EUX. En Octobre 1919 fut fêté à Quimper et à Ploaré, le centenaire du Traité de l'Auscultation médicale, en présence des délégués de l'Ecole de Médecine de Nantes, de la Faculté de Médecine de Paris et du Collège de France. Une autre solennité fut célébrée à Ploaré, le 19 Août 1926, sous la présidence de Mgr. Duparc, évêque de Quimper et de Léon, et de M. le Préfet du Finistère, à l’occasion du centenaire de la mort de Laënnec. Au cours de la cérémonie religieuse, Mgr. Duparc fit un remarquable panégyrique du héros de la fête, rendant hommage à la science et à l’esprit de foi qui firent de lui un grand Français et un grand Breton. Au cimetière, d’éloquents discours furent prononcés par le professeur Chauffard, de l'Académie de Médecine, le docteur Mével, maître Poulhazan, M. Labbé, professeur à la Faculté de Paris. M. du Fretay reçut ensuite les invités du Comité d’organisation au manoir de Kerlouarnec, où l’on eut le plaisir d’entendre plusieurs toasts. Le 14 Septembre 1934 eut lieu, au Cimetière de Ploaré, la touchante cérémonie d’exhumation des restes du célèbre médecin et de Mme René Laënnec. Ces reliques, réparties en deux cercueils, furent transportées à l’église paroissiale, où ils séjournèrent, jusqu’au 23 Septembre, pour être à nouveau inhumées dans un caveau cimenté à l’emplacement même de la fosse actuelle. Entre temps, un moulage fut pris de la boîte crânienne de Laënnec. Il faut enfin signaler, en 1936, les assises à Douarnenez-Ploaré, de la Médecine Générale Française, sous la présidence du professeur Sergent. Une séance fut consacrée à la mémoire de Laënnec et une souscription organisée pour l’érection d’une statue à Paris (H. Pérennès).

Note 2 : NOTABILITÉ. M. L’ABBÉ FRANÇOIS QUINIOU. Né à Ploaré, le 14 Mars 1870, l’abbé Quiniou mourut recteur de Penmarc'h, en 1931. Il consacra son activité littéraire à des travaux sur Saint-Thégonnec, Mellac et Penmarc'h. La liste de ses productions, universellement appréciées, s’étend de 1905 à 1929.

Note 3 : liste non exhaustive des RECTEURS DE PLOARÉ (Voir Douarnenez) : — En 1512 : Hervé de Lézongar ; était également recteur de Fouesnant, Penhars et Pleyben. — En 1538 : Décès de Chateautio ; recteur également de Moëlan. — En 1544 : Décès de Louis de La Jaille, recteur. — En 1580 : Alain Le Joncourt. — En 1596 : Hervé Kergonan. — En 1602 : Guillaume Petit. — En 1615 : Décès de Hervé Guéguen. — En 1615-1639 : Jean Capitaine. — En 1640-1656 : Henri Guéguennou. — En 1657-1675 : Jérôme Paillart. — En 1676-1706 : Guillaume Paillart. — En 1708-1722 : François-Hyacinthe de la Fruglaye ; était également recteur de Crozon, de 1717 à 1722, puis seulement recteur de Crozon, d'où il fut nominé évêque de Tréguier en 1731. Mourut en 1745. — En 1722-1724 : Guillaume-Corentin de la Boissière ; devint chanoine de Quimper. — En 1725-1726 : Charles-Pierre Huchet. — En 1742-1747 : Bernetz. — En 1748-1758 : Jean-François-Joseph Kersauzon de Penandreff. — En 1759-1770 : Le Brun, vicaire, devient recteur. — En 1771-1776 : Du Parc. — En 1776-1791 : Charles-César Le Clec'h ; déporté en rade de l'île d'Aix, il y mourut en 1794. Pendant la Révolution, Ploaré eut pour curé constitutionnel Clet Bourbé, d'Audierne, qui était professeur de physique au collège de Quimper, lorsqu'il fut élu curé de Ploaré, où il fut maintenu au Concordat, et y mourut le 18 Juin 1809. — En 1809-1839 : Jean Guezengar, de Plogoff. — En 1839-1869 : Charles Boga, de Plouézoc'h. — En 1869-1875 : Yves-Marie Pouliquen, de Guiclan. — En 1875-1885. Gélébart. — En 1885-1890. François Billant. — En 1890-1925. Louis-Fortuné-Michel Jossin. — En 1925. Pierre Bothorel, né à Cast en 1871. Liste non exhaustive des VICAIRES DE  PLOARÉ : En 1847. François Julien. — En 1853. Olivier Le Vern. — En 1855. Emile Hams. — En 1856. Corentin Toulemont. — En 1858 (7 Avril-14 Août). Maurice Monfort. — En 1858 (14 Août-28 Décembre). Jean Letty. — En 1858. Jacques Peton. — En 1864 (20 Mai-11 Octobre). Silvain Adigard des Gautries. — En 1864. Martin Mingant. — En 1865. Jean Heurté. — En 1870 (14 Avril-1er Novembre). François Tanneau. — En 1870. Jean Le Gall. — En 1871. Jean Coat. — En 1871. Alain Le Meur. — En 1872. François Billant. — En 1875. Henri Kerloc’h. — En 1882. Jean Kérisit. — En 1883. Hervé Libérat. — En 1892. Jean Fertil. — En 1896. Yves-Marie Le Jollec. — En 1898-1922. Jacques Le Pape. — En 1903-1904. Henri Coquet. — En 1904-1910. Louis Mévellec. — En 1910-1930. Aimé Le Reste. — En 1922-1925. Pierre Boulic. — En 1930. Louis Abolivier, .. (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de PLOARE

l'église Saint-Herlé (XVI-XVIIème siècle), remaniée au XVIIème siècle. Ce qui frappe avant tout dans l’église de Ploaré, c’est son clocher superbe, l’un des plus remarquables de la région cornouaillaise. Situé sur une hauteur, au centre du bourg, il domine tout le pays d’alentour de sa flèche élancée, dont l’extrémité se dresse à plus de 65 mètres, au-dessus du niveau du sol. Voici les inscriptions que l’on y lit : A la façade Ouest, à droite de la base, cette formule en caractères gothiques, M : DLc3 (1553) ANTHOINE LE BAHÉ : PRO. FABRICQUE [Note : A gauche de cette inscription on voit un goëland planant au-dessus de quelques sardines]. A l’intérieur de l’église, au niveau de la tribune : AN : LAN. 1555. G. CLEUBA. PROCUE : F. A l’angle Sud-Ouest : LAN 1557. A la deuxième galerie, sous le clocheton Nord-Ouest : N. O. M. LORANS P : F : LA : 1582. Sur le clocheton Sud-Est : V : D : Mre : P : C : M. A la base de la flèche, derrière le clocheton Nord-Est : H : LE : BELEC. : O G : LAN : 1586. A l’intérieur de la flèche, du côté Est, au-dessus de la vieille cloche, sont sculptés ces mots : MI : G : PAILLART (ici un coeur avec des flammes et le monogramme du Christ) RECTEUR, ET DOCTEUR [Note : Ce personnage qui a tenu à faire sculpter son nom et son titre à l’intérieur du clocher avait comme armoiries : d’argent à la croix frettée d’or (Armorial de 1696)]. Le clocher a donc été bâti progressivement dans la seconde moitié du XVIème siècle. « Ce qu’il y a de particulier dans ce clocher, note M. Chaussepied, c’est le curieux mélange des formes ogivales et Renaissance... C’est aussi que les clochetons gothiques sont coiffés de dômes et que les deux autres, de style Henri II, ont reçu des flèches pour couronnement » (Le Clocher de Ploaré, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. 1927, pp. 91-94). Dans la nuit du 15 au 16 Mars 1751, le clocher de Ploaré fut endommagé par la foudre, qui démolit deux clochetons, deux contreforts, quelques arcades et piliers (Cahier de délibérations, Archives de l'Evêché). « Le tonnerre s’introduisit dans l’église, rapporte Cambry, un dimanche, au moment de la célébration de la messe. Frappés de terreur, les assistants se croient à leur dernier jour. Le célébrant, qui conserve tout son calme, se tournant vers les fidèles : " Priez et soyez à Dieu, leur dit-il ", puis il prononça une absolution in articulo mortis, et continua l’office. Personne ne quitta l’église. Le tonnerre en sortit après avoir tué deux personnes et blessé quelques autres ». La tour de Ploaré possède quatre cloches. Sur la plus ancienne figure l’inscription suivante : NOBLE ET DISCRET MESSIRE JEAN FRANÇOIS JOSEPH KERSAUZON DE PENANDREFF PRETRE ET AUTRES 1755 AI NOMME PAR MONSIEUR JACQUES MATHIAS DE KERATRY CHEVALIER CHEF DE NOM ET DARMES DE LA PAROISSE DE PLOARE ET DAME MARIE JOSEPHE DU LISCOAT VEUVE DOUAIRIERE DU BRIEUX — PIERRE GOVLAIR FAB. Les trois autres cloches furent refondues en 1920. L’église compte cinq nefs, avec sept arcades ogivales qui encadrent la nef principale. L’un des piliers du bas-côté Nord, porte la date de 1572. Le chevet doit dater de 1620 environ (Henri Waquet, « Vieilles Pierres Bretonnes », p. 135). Au porche Sud, on lit sur la voûte : M : H : PAILLART : R : 1673, puis : I : IOVNCOVR :  F. La sacristie a été remaniée au XVIIIème siècle. Le lambris de l’église a été repeint en 1885. Les noms des principaux donateurs figurent aux clefs de voûte. Le maître-autel, du XVIIème siècle, est orné d’un double tabernacle et d’un rétable à tourelles. A la porte du tabernacle inférieur, l’agneau est couché sur la croix. Au tabernacle supérieur l’on voit un ostensoir sculpté encadré de deux Vertus. Tout en haut apparaît le Christ ressuscité. A gauche et à droite du tabernacle on aperçoit les statues de saint Pierre et de saint Paul. Deux beaux chandeliers en chêne sculpté décorent l’entrée du choeur ; à gauche, figure saint Herlé, en diacre ; à droite, un beau groupe de la Trinité, où la colombe surmonte la tiare du Père Eternel. Au haut du bas-côté Nord est l’autel de sainte Anne, à colonnes torses, avec le Père Eternel dans la hauteur. Statues modernes de saint Antoine et de saint Isidore. Une inscription peinte porte : Santez Anna hor patronez - Hor sikourit en danjer. Non loin de cet autel est un vieil aigle en chêne. Au fond du bas-côté Sud, on aperçoit l’autel de saint Yves, dominé par cette suggestive inscription : TUD : VAD : ARAOG : PROCEZI GOVLENNIT SKLERIJEN TAL : AN : AVTER : MA : SAVET : D'ENORI : SANT : YOUEN. L’autel comporte quatre colonnes torses. Au centre du rétable apparaît saint Yves, entre le pauvre et le riche. Statues modernes de saint Herbot et saint Alar. Deux autres autels se voient, l’un au bas-côté Nord, consacré au Rosaire, et décoré d’un tableau du peintre Quimperlois Rome, portant la date de 1640, et représentant la bataille de Lépante, et au-dessus, la Sainte Vierge remettant le Rosaire à saint Dominique (Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, p. 311-312) ; l’autre autel, au bas-côté Sud, est sous le vocable des Trépassés. Ici encore une Piéta, donnée par Napoléon III. Aux façades Nord et Sud, l’église a reçu deux vitraux modernes rappelant la mémoire de Dom Michel Le Nobletz ; ils sortent des ateliers de Claudius Lavergne. A la partie inférieure de ces verrières nous lisons d’une part : « Comment N.-D. de Confort fit connaître à Dom Michel Le Nobletz la part qui lui était échue dans l’héritage de Saint Corentin. 1618 ». Et d’autre part : « Comment Dom Michel Le Nobletz après 22 ans de séjour à Douarnenez reçut les adieux de ses fidèles et les bénit. 1640 » (Chanoine Pérennès : La Vie du Vénérable Dom Michel le Nobletz par le Père Maunoir, p. 315). L’une des cuves de granit qui servent de bénitiers porte la date de 1727. La chaire à prêcher semble du XVIIIème siècle. Elle est munie de cinq panneaux latéraux sculptés, représentant les quatre évangélistes, avec saint Herlé au panneau central. Au bas du collatéral Sud, on remarque un foyer avec cheminée aux fonts baptismaux. Au bas-côté Nord, dans une tombe déjà ancienne, fut inhumée Marguerite Le Nobletz, soeur de Dom Michel. Plusieurs mères y déposent leurs petits enfants lents à marcher, après les avoir portés processionnellement le long des nefs [Note : Abgrall et Billant. La dalle tumulaire de l’église de Ploaré (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. 1885, pp. 442-448)]. Sur une des grandes armoires de la sacristie on lit : N : YERAER F. 1752. " Ploaré possède une belle église du XVIème siècle avec une tour du XVème, surmontée d'une flèche et de clochetons Renaissance. Ce clocher a 55 mètres d'élévation et s'aperçoit à plusieurs lieues en mer. La porte principale doit être aussi signalée pour la singularité de ses sculptures ; on y distingue des navires et des poissons qui indiqueraient que l'édification de cette église est due en partie aux armateurs de Douarnenez. Au porche occidental, et sur plusieurs édifices voisins, on a aussi représenté au-dessus de sardines, qui ont toujours fait l'objet du commerce de ces parages, le mesgoul, grand goéland qui plonge en volant sur les bancs immenses de ces petits poissons " (Bretagne contemporaine, t. II, p. 12) ;

 

Ploaré

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la chapelle de Sainte-Croix. Non loin du bourg, vers l'Est, à l’entrée du manoir de Kerlouarnec se trouve la curieuse chapelle minuscule de Sainte-Croix. On lit des deux côtés du chevet : G : LE : SAOUT : F : 1655 — M : H GVEGENOU : R : 1655 ; au fronton de la chapelle : CH : PELLENNEC : F : 1701 ;

Ploaré  

la chapelle de Saint-Laurent. A trois kilomètres au Sud-Est du bourg de Ploaré, dans l’important village de Lanvic, existait jadis une petite chapelle dédiée à saint Laurent, qui fut diacre tout comme saint Herlé. Plusieurs maisons gothiques en pierre de taille, remaniées au XVIIIème siècle, décorent encore ce pittoresque hameau. Nous y avons relevé les dates de 1767, 1768, 1781, 1783, ainsi que les noms de famille Celton et Gloaguen. Un puits offre la date de 1789 ;  

la croix de Kerlouarnec. Non loin de Kerlouarnec on voit une croix de granit sans Christ ;  

la croix Croaz-Kerloc'h. En bordure de la route de Quimper, à environ 3 kilomètres Sud du bourg, se dresse une croix dénommée Croaz-Kerloc'h, du nom du village voisin. Elle est remarquable par la hauteur du fût octogone en granit, qui mesure 3 m. 50. Le socle porte les dates de 1743, 1861 et 1869 [Note : Cette dernière date est celle d’une mission]. Cette croix a été restaurée et sertie d’un mur de clôture en 1937 ;  

l'ancien manoir de Coatanezre. Du manoir de Coatanezre [Note : En breton Coatâner, avec l’accent sur la deuxième syllabe nasalisée. Littéralement : le bois de la corvée due par le vassal à son seigneur], qui se trouvait près du bourg de Ploaré, dans la direction Nord-Est, il ne reste qu’un pan de mur d’enceinte. Ce manoir appartenait, au XVème siècle, à la famille de Berrien. On trouve déjà en 1336 un Guillaume de Coatanezre qui blasonnait : de gueules à 3 épées d’argent garnies d’or, les pointes en bas, rangées en bande, prévôt de l’île Saint-Tutuarn (Ile Tristan). Bertrand de Coatanezre, archidiacre de Kemenet-Illy en 1458, décédait l’année suivante, vice-chancelier de Bretagne, à 300 livres de gages (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1905, p. 87). A la fin du XVème siècle, le manoir passa aux seigneurs du Vieux-Châtel en Kerlas, paroisse de Plonévez-Porzay, par le mariage de Louise de Berrien à Olivier de Quélen. D’après un aveu de 1541, le manoir de Coatanezre était toujours sous la juridiction du prieuré de l’île Tristan. Cet aveu nous apprend en outre qu’à la vigile de l'Ascension, le seigneur du manoir devait se rendre à l’église de Pouldavid, pour porter à l'Ile Tristan les reliques conservées dans cette église, et par la suite il devait les rapporter au bourg de Douarnenez jusqu’à une croix appelée croaz en quet. Les Coatanezre avaient alliance avec les nobles familles, notamment avec les de Ploeuc, les Lescuz et avec les Lanros (Dom Morice, Preuves... II, 174), dont ils écartelèrent les armes à la cathédrale de Quimper (Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, pp. 86-87). Neuf membres de leur famille furent enterrés aux Cordeliers de Quimper entre 1436 et 1537 (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1888, p. 28-31). La maîtresse-vitre de l’église de Ploaré portait l’écusson de Pierre de Lannion et de Renée de Quélen, son épouse, qui possédaient la baronnie du Vieux-Châtel au début du XVIIème siècle. En 1641, cette baronnie, avec Coatanezre, est aux mains du fils de Renée, Pierre de Lannion. En 1651, elle appartient à Jean de Lannion, d’où elle vient à Renée-Françoise de Lannion, qui avait épousé, en 1649, Alain de Guer, marquis de Pontcallec. Celui-ci la vendit, le 14 Juillet 1680, à René de Lopriac, seigneur de Coëtmadeuc, marquis d'Assérac. La journée du 14 Juillet se passa à inventorier les terres et droits relevant directement du Vieux-Châtel, et l’énumération se termine ainsi : « et sur ce que, la nuit advenue, nous nous sommes rendus au bourg de Ploaré pour prendre notre logement et le lendemain, quinziesme dudit mois... entrés dans l’église parochialle dudit Ploaré... avons constaté les droits honorifiques et prééminenciers ». Les écussons de la fenêtre principale sont : parti au 1er d’argent à 3 molettes de sable, au chef de gueules chargé de 3 roses d’argent, au 2 d’argent à 2 fasces de gueules [Note : Le premier écusson, note Mme la baronne du Fretay, est bien Lannion, le second doit être Quelen. Celui-ci porte en réalité burelé d’argent et de gueules, mais dans la description des armes de l’église de Kerlaz la même confusion est faite entre les fasces et les buréles]. « Nous nous sommes rendus... au lieu et manoir de Coatanezre, proche ledit bourg ou estant, nous ayons aussy mint ledit sr. de Coëtmadeuc, en la personne dudit Chevillart, en possession réelle et actuelle de ladite terre et seigneur de Coatanezre, mettayrie, rante, chef-rante, droits, prééminences, prérogative, fief et juridictions, justice, etc... de tous les droits à ladite terre... par avoir faict audit Chevillart entrer dans les ruines et vestiges dudit manoir, à présent presque a rais de terre... ». René de Lopriac étant mort en 1707, son fils aîné, Jacques, marquis de Brie, recueillit d’abord son héritage, mais il décéda à son tour le 29 Août 1712, laissant sa succession à son frère cadet René, époux de Judith Rogon. Ce fut le fils de ceux-ci : Guy-Marie de Lopriac, comte de Donges, marquis d'Assérac, et sa femme, Marie-Louise de Raye de la Rochefoucauld, qui vendirent, en 1740, à Charles-Marc Halna du Fretay, sénéchal de Châteaulin « les terres et seigneuries du Vieux-Châtel et Coatanezre... ». Dès avant cette acquisition, Charles-Marc Halna était tenancier à domaine congéable de la terre de Coatanezre comme héritier de sa mère, Marie-Corentine Lyminyc, fille de Nicolas et de Marguerite Moreau, sieur et dame du Cosquer. Celle-ci avait épousé en 1688 Jacques Halna du Fretay, cadet de noblesse venu du Penthièvre à la suite du marquis de Nevet, et qui par suite du décès de ses frères sans héritiers mâles, devint plus tard chef de nom et d’armes de sa maison. Le sénéchal de Châteaulin semble avoir fait plus de cas de la seigneurie de Coatanezre que de l’autre, car il donna le titre de seigneur de Coatanezre à son fils aîné, Jean-Charles, tandis que sa fille cadette prenait celui de demoiselle du Vieux-Châtel. Presque tout le bourg de Ploaré et une grande partie des environs dépendaient de la seigneurie de Coatanezre, le reste appartenait au fief de Lespervez, rattaché depuis longtemps à la seigneurie de Nevet. Par suite de la longue absence des barons du Vieux-Châtel, non seulement leurs châteaux étaient tombés en ruines, mais le reste était à l’avenant. Il n’y avait plus que l’emplacement des moulins et le nouvel acquéreur s’étant avisé d’affermer ses « mouttaux » au moulin de Keratry, s’aperçut ensuite que le propriétaire précédent les avait déjà vendus à un autre. Les taillis étaient dévastés, si bien que M. du Fretay décida de défricher ce qui restait de celui de Coatanezre, c’est-à-dire environ 20 arpents. Il obtint, en 1747, une permission de défrichement, mais il ne mit pas ce projet à exécution. Dans les règlements de succession entre les enfants du sénéchal, en 1767, il est dit que la plupart du temps, les greffes du Vieux-Châtel (affermés 36 et 48 livres par an) ne payent pas et que « la juridiction est sujette à des procédures criminelles qui ont du tems de feu monsieur du fretay excédé non pas le prix de ses greffes, mais même celui de ses casuels ». L’une de ces procédures est un jugement porté « contre le cadavre » d’un certain Henry Louboutin dit Quitarch, du village de Kervignac, en Ploaré, « accusé de s’être homicidé soy mesme, s’estant mis une corde au col qu’il attacha à une poutre dont il s’est pendu et étranglé ». Il fut condamné à « estre attaché par l’exécuteur de la haute justice au derrière d’une charrette et traisné sur une clayc, la teste en bas, la face contre terre par les rues de la ville de Pouldavid jusqu’à la place du marché public où il sera attaché par les pieds à la potence et après qu’il y aura demeuré vingt-quatre heures, jetté à la voirie ». Le suicide avait eu lieu le 21 ou 22 Février 1743 et la sentence fut exécutée le 5 Juillet suivant après jugement, appel, etc... Entre temps, le cadavre avait été salé et déposé à la prison de Pouldavid, le tout aux frais et dépens du seigneur du Vieux-Châtel. Le 17 Janvier 1746, Charles-Marc du Fretay obtint un arrêt d’un autre genre. De temps immémorial avaient lieu chaque année à Ploaré « des luttes et des courses d’hommes le dimanche de la Trinité et le premier dimanche du mois de Septembre... dans un chemin qui conduit du bourg de Ploaré à la chapelle de la Sainte-Croix ». L’église paroissiale attribuait comme prix aux concurrents deux gâteaux « du prix de quatre livres ». M. du Fretay s’effaroucha des accidents qui arrivaient parfois au cours des luttes, et aussi des « désordres qui accompagnent ordinairement ces assemblées qui attirent des personnes de différents sexes et âges ». Le fait de l’église donnant des gâteaux pour « un exercice si profane », lui parut « un abus extrême ». La cour se rendit à ses raisons et fit « défenses de continuer à l’advenir les luttes et courses en question aux Marguilliers et Trésoriers de donner les deux gâteaux ». Le 2 Mars 1747, il obtint un autre arrêt du Parlement ordonnant que la juridiction du Vieux-Chatel et Coatanezre soit exercée au bourg de Ploaré « dans le portail de l’église paroissiale le lundy de chaque semaine ou dans tel autre lieu dessent qui sera indiqué par le suppliant dans son fief », et non à Pouldavid ou à Douarnenez ainsi que l’usage s’en était à peu près établi. La longue absence des seigneurs du Vieux-Chatel avait aussi fait négliger leurs droits prééminericiers. Mme la baronne du Fretay mentionne un projet de plaidoyer sans date, qui prouve que les seigneurs de Pont-Croix avaient revendiqué les prééminences de l’église de Ploaré. Or ce plaidoyer établit que le seigneur du Vieux-Chatel possède sous sa juridiction les « trois quarts et demy » du bourg de Ploaré et qu’il est « conséquemment » co-patron de l’église, ce qui suffit pour luy assurer les prééminences qu’il se propose d’avoir... ; les titres mêmes de Pontcroix parlent hautement en sa faveur, car le marquis de Pontcroix est seulement fondateur supérieur, ce qui prouve qu’il a un autre fondateur proche qui ne peut-être que le Vieux-Chatel, lors quoi qu’on en dise pour Madame de Forcalquier [Note : Françoise-Renée de Carbonnel de Canisy, comtesse de Forcalquier, marquise de Pontcroix, du Juch, etc... veuve de Louis-Bazile de Brancas]. Lespervez ne relevant pas de Pont-croix, la supériorité que le marquisat s’y donne est nécessairement relative au Vieux-Chatel. Charles-Marc Halna du Fretay mourut à Châteaulin en 1755. Son fils aîné, le sieur de Coatanezre, étant déjà décédé, ce fut le cadet, Jacques-François, officier de la Marine Royale, qui hérita de ses biens. Celui-ci, entre deux campagnes, ne négligea pas de maintenir ses droits seigneuriaux. C’est ainsi qu’en 1766, il demandait la réunion du « général » c’est-à-dire des notables de la paroisse de Ploaré et leur remontrait « que d’un côté la résidence qu’il fait dans cette paroisse d’une partie de l’année et de l’autre la bienveillance qu’il luy porte font qu’il voudrait s’expliquer.... des prétentions dont il vat faire le détail ». En tant que seigneur de la baronnie du Vieux-Chatel et de Coatanezre, il est fondateur de l’église, car « celuy-là est fondatteur d’une église qui a fourny du fond pour la battir », or « de tous les cottés la terre de cette seigneurie entoure l’église..., le cimetière luy paye même une chef-rente ». Il entend donc « avoir dans cette église un banc et un enfeu, armoyé de ses armes, l’on veut dire le banc dans le sanctuaire, à gauche de celuy de la seigneurie du Jucq et l’enfeu dans le Coeur, où sont actuellement ses armes et pour que cet enfeu ne charge pas le Coeur, il se fera à ras de terre, couvert néantmoins d’une platinne de cuivre pour le distinguer des simples tombeaux ». M. du Fretay fait ensuite remarquer qu’ « après le Jucq auquel on ne dispute pas la présence », seul avec lui le seigneur de Keratry a droit de prééminences dans cette église, mais que celui-ci cependant ne peut pas disputer les droits du Vieux-Chatel, car les armes de cette seigneurie sont placées au-dessus de celles de Keratry dans la maîtresse-vitre et les terres de Keratry relèvent en grande partie du Vieux-Chatel. A la même réunion, M. du Fretay demanda qu’on vint à composition pour certains droits seigneuriaux dus par l’église de Ploaré et ses chapelles à la baronnie du Vieux-Chatel. Les fabriciens décidèrent de prendre l’avis de « Messieurs Rannou et Laënnec, avocats à Quimper » afin d’établir le bien fondé des prétentions du seigneur du Vieux-Chatel. Nous ne connaissons pas l'issue de l’affaire ; d’ailleurs la Révolution allait bientôt faire table rase de tous ces honneurs et droit seigneuriaux. Le dernier seigneur du Vieux-Chatel et Coatanezre, Jacques-François Halna du Fretay, ancien brigadier des armées navales, mourut au bourg de Ploaré, à Mezaredan, près Coatanezre, le 1er Frimaire an XIV (23 Novembre 1806). Il avait été emprisonné à Quimper pendant la Terreur, tandis que sa femme et son plus jeune fils demeuraient à Mezaredan, sous la surveillance de la municipalité. Les actes de l’époque nous prouvent que celle-ci témoignait des meilleures dispositions à l’égard de ses anciens seigneurs, et que nulle vexation ne leur vint de sa part, bien ou contraire ;  

l'ancien manoir de Kerlouarnec. Le manuscrit de Laubrière de Lesquiffiou (Pleyber-Christ), signale, en 1427, Yvan Kerlouarnec, noble du manoir du dit lieu. Nous savons par Dom Morice, que Thébaud de Kerlouarnec fut chargé de veiller sur la personne du duc Jean V, lors de son voyage en France, en 1418 (Dom Morice, Preuves, II, 968). Les armes des Kerlouarnec étaient d’argent à 3 grilles de sable. D’après le rentier et les aveux de la seigneurie du Vieux-Chatel, Jan de Kerleuguy, propriétaire de Kerlouarnec en 1613, devait sur cette terre à la baronnie du Juch une chef-rente de 47 sols, 6 deniers et deux chapons [Note : Les Kerleuguy, originaires de Crozon, blasonnaient d’argent à l’aigle éployée de sable]. En 1650, la même rente est due par la dame douairière de Botminy comme héritière du sieur de Kerlouarnec, et, en Mars 1680, par Jacques Halna du Fretay. Celui-ci avait épousé en 1674, Louise Madec, veuve de Philippe de Kerleuguy, et c’est probablement par elle que Jacques du Fretay était devenu propriétaire des maison et métairie de Kerlouarnec. Louise Madec n’eut d’enfants d’aucun de ces deux mariages, et laissa vraisemblablement cette terre à son second mari. En 1680, celui-ci s’était remarié à Marie-Anne du Brieuc. Il vient avec elle à Kerlouarnec, mais au temps de son troisième mariage avec Marie-Corentine Lyminic, il semble bien qu’il n’y habitait plus. En tout cas, ce manoir ne se retrouve pas dans sa succession. Au XVIIIème siècle, le manoir noble de Kerlouarnec est aux mains de Jacques Larcher, cousin de Michel Laënnec, auquel il le vend. Après avoir appartenu à l’illustre René-Théophile, petit fils du précédent, Kerlouarnec fut racheté, dans le cours du XIXème siècle, par un descendant de Jacques du Fretay. Ce manoir est à l'Est et non loin du bourg ;

Manoir de Kerlouarnec, demeure du docteur Laënnec. 

l'ancien manoir de Keratry. Nul vestige ne subsiste de ce manoir situé au Sud-Est du bourg de Ploaré, vers le Juch, à la limite extrême de la paroisse. Keratry appartenait dès le XIIIème siècle au seigneur de Keratry et de Mezanlès, en Ergué-Gabéric, qui avait comme armoiries : d’azur au greslier d’argent surmonté d’une épée en pal, la pointe en haut et comme devise : gens de bien passent partout (Archives départementales. Fonds Le Guennec). Le manuscrit de Laubrière (Lesquiffiou) signale au manoir de Keratry, en 1427, Yves Kernicher « à cause de sa femme noble ». Les diverses branches des Kernicher se trouvaient à Landudec, Guengat, Plogastel-Saint-Germain, Ploaré. Comme armes ils portaient : d’azur à 3 mains dextres d’argent 2 et 1, un fer d’épieu de même en abysme. Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, le manoir était possédé par François de Keratry et Renée de Toulguengat, son épouse. Leur fils Jacques se maria le 24 Octobre 1696 avec Marie du Stangier ; leur union fut bénite en la chapelle des Ursulines de Quimper, par Mgr. de Coëtlogon. De ce mariage sortit Jacques, qui épousa, le 25 Août 1745, à Saint-Matthieu de Quimper, Hélène Julliot. Emile, un de leurs descendants, député de Brest en 1869, devint préfet de police le 4 Septembre, et général en chef de l’armée de Bretagne, au camp de Conlie (Octobre-Novembre 1870). Emile, son fils, né à Paris en 1832, mourut en 1904. Jean-François Keratry, cadet, qui vit le jour en 1698, figura plus tard aux Etats Généraux de Bretagne. En 1730, il tua en duel le marquis de Sabran, neveu du maréchal d'Estrées, gouverneur de la province, qui s’était permis quelques propos indiscrets contre les Bretons. « Vous êtes blessé, lui cria Sabran ». « Un Breton blessé tue son adversaire », repartit le fougueux cadet (Revue de Bretagne et de Vendée, 1898, p. 184). Ardent champion des libertés bretonnes, son opposition au pouvoir royal lui valut d’être exilé en 1752. Rentré dans son pays, il fut élu président de la Noblesse aux Etats de 1754, et plus tard en 1774. Il fut inhumé aux Cordeliers de Quimper, le 8 Février 1779. Auguste-Hilarion, son fils, né en 1769, à Rennes, écrivain et homme politique, fut député du Finistère sous la Restauration, conseiller d'Etat et pair de France sous Louis-Philippe, puis président de l'Assemblée Législative sous la seconde République. Il mourut le 7 Décembre 1859. Les Keratry avaient leurs tombes au pied de l’autel du transept Nord, en l’église de Ploaré. On y lit sur une pierre d’ardoise : EX : STIRPE : DE : KERATRY : 1399 ;  

l'ancien manoir du Pénity. Ce manoir, qui date du début du XVIIIème siècle, se trouve à deux kilomètres au Sud-Est du bourg. Sur le bâtiment on lit les dates de 1711 et 1811. Le colombier en ruines est daté de 1709 (Archives du diocèse de Quimper et de Léon) ;

A signaler aussi : 

ANTIQUITÉS. Un bétyle se dresse non loin de l’église paroissiale à l'Est, dans le chemin qui mène à la chapelle Sainte-Croix. Des fouilles ont été pratiquées, en 1909, sous la direction de M. le chanoine Abgrall, au Grand-Plomarc'h, en bordure de la baie de Douarnenez, dans la propriété des demoiselles Queinnec. Il s’agit de deux prairies séparées alors par un mur en appareil romain, mesurant trente mètres de longueur. Dans la prairie inférieure, deux chambres furent mises à jour. Elles étaient remplies de débris de maçonnerie, tuiles, fragments de vases, cendres et charbons, coquilles et os, résidus de cuisine puis de quelques monnaies de Constantin. Mêmes éléments dans l’autre prairie. La première donna, de surcroît, un bel Hercule en marbre blanc de 0 m. 54 de hauteur, une tête de jeune fille en bronze, ayant servi de poids, une huire de bronze. On trouva dans l’autre chambre, un squelette humain à moitié carbonisé. Des sondages et quelques fouilles firent reconnaître le tracé d’une villa gallo-romaine de 28 mètres de longueur (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1910, pp. XLI-XLII). Il faut signaler également à 400 mètres au Nord de Kerlouarnec, un menhir en grès armoricain, de 2 mètres de hauteur avec un mètre de largeur à la base (H. Pérennès).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOARE

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Ploaré (Plouaray) sont mentionnés :

Michel Kervingar, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine ;  

Maître Jehan Kerfloït, archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Ploaré (Ploesré) apparaissent :

La dame du Juch, default ;

le sieur de Keratri, présent, dict estre sous l'esdict ;

Glaeren Gouzien, default.

(à compléter)

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