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PLEUMEUR-GAUTIER

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La commune de Pleumeur-Gautier (pucenoire.gif (870 octets) Pleuveur-Gaoter) fait partie du canton de Lézardrieux. Pleumeur-Gautier dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEUMEUR-GAUTIER

Pleumeur signifie littéralement « grande paroisse » (« Pleu ou Plou », paroisse et « meur », grande). En ce qui concerne Gautier, il est fort probable que Saint-Gautier ou Gaultier était particulièrement honoré autrefois dans la paroisse. A signaler aussi qu’il y a eu un « Gautier », prêvot de l’abbaye de Tréguier, mentionné en 1070 et décédé avant 1077.

Pleumeur-Gautier est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire actuel de Pleumeur-Gautier et les territoires de Lézardrieux et de Trédarzec. Elle faisait partie du diocèse de Tréguier et dépendait de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative.

Pleumeur-Gautier est appelé « Magna Plebs » (grande paroisse) vers 1034 (Cartulaire de Saint Georges, pièce 17). " Plebs Magna Galterii " était une paroisse en 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves) lorsque " Yves Gwiader, fils d'Olivier Dall, de la paroisse de Pleumeur-Gautier, âgé de 40 ans ou environ " (témoin n° 128) et " Yann Gorrek, fils dudit Gorrek, de la paroisse de Pleumeur Gautier, âgé de 40 ans ou environ " (témoin n° 129) déposent lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves.

L’ancienne paroisse de Pleumeur-Gautier avait pour trève Lézardrieux. Lézardrieux s'en détache en 1790. La première municipalité de Pleumeur-Gautier est élue en 1790

On rencontre les appellations suivantes : Magna plebs (vers 1034), Plebs Magna Galterii (en 1330), Ploemeurgaultier (en 1399, en 1427 et en 1486).

Note 1 : c'est, semble-t-il, à Pleumeur-Gautier que se serait installé, selon sa IIème Vie latine, saint Maudez, après avoir débarqué au Port-Béni (en Pleubian) et avant de gagner l'île qui porte son nom.

Note 2 : Un arrêt du Conseil d'Etat du Roi, daté du 5 mars 1733, concernant " les Parcs et Pescheries qui sont sur les grèves du ressort de l'Amirauté de Morlaix " ordonne la démolition de : " 1° Le parc de piere, escluse ou gorret, appartenant au Sieur Comte de Langle, placé sous le bourg de Les-Ardrieux à la rive de l'oüest, en entrant dans l'embouchure de la rivière du Trieu. 2° Celuy aussi appartenant au Sieur de Langle, contigu du précédent, en montant ladite rivière, placé sous la maison de Kermarzer ; lesdites deux pescheries situées sur le territoire de Plemur-Gautier ".

Note 3 : la commune de Pleumeur-Gautier est formée des villages : Kerlodac'h, Toullan, Keranguéré, Saint-Adrien, le Benvoas, Kervégant, Kermoru, Kerbillic, Launay-Bolay, Kergal, Poulmor, Pors-ar-Groas, Ceraliez, Croas-Derrien, Saint-Aaron, Kerbiguet, Kerstrouil, Coad-an-Noan, Kerlastre, Kerpunez, Pont-Glaou, Bois-Gautier, Kercoad, Crec'h-Quiniou, Lesvoen, Kermenguy, Aleguen, Kerolland, Kerdaniel, Kerbellec.

Note 4 : Liste non exhaustive des recteurs de PLEUMEUR-GAUTIER : Maran (1714-1756). - Noble Pierre de Lanrivinen, à partir de 1756, etc ...

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PATRIMOINE de PLEUMEUR-GAUTIER

l'église Saint-Pierre (1900-1902), édifiée par l'entrepreneur Toussaint Ollivier, de Paimpol, sur les plans de l'architecte Morvan. Elle comprend une nef avec bas côtés de sept travées et avec clocher latéral au-dessus du porche midi, pas de transept, et un choeur peu accentué. La bénédiction de sa première pierre a eu lieu le 9 septembre 1900 et sa bénédiction le 26 octobre 1902. L'église contient des autels du XVII-XVIIIème siècle, une chaire de 1751 et un confessionnal de 1769. Le maître-autel, de style baroque, est orné des statues de Saint-Paul, Saint-Yves et est surmonté de celles de Saint-Pierre et Saint-Nicolas. Les deux médaillons représentent probablement les seigneurs de Kermarquer en Lézardrieux (alors trève de Pleumeur-Gautier). Le maître-autel a été restauré en 2000-2001. La chaire, oeuvre des menuisiers Yann Riou (de Pleubian) et Guillaume Corfdir (de Pleumeur), date de 1751, et porte l'inscription suivante : A LA GLOIRE DE DIEU, UTILITÉ DE SON ÉGLISE ET LE SALUT DES AMES, CETTE CHAIRE A ETTE FAITE ET PLACE DANS CETTE ÉGLISE PAR LES SOINS ET BIENVEILLANCES DE MESSIEURS ABÉ MARANT, REC­TEUR DE CETTE PARUOISSE, ET DE KERPROVOST, CAPITAINE, CAUTIONS POUR L’OUVRAGE ONT ÉTÉ LES SIEURS IAN RIOU FILS, IAN DE PLEUBIAN ET GUILLAUME CORFDIR DE CETTE PARUOISSE DE L’ADVIS ET CONSENTE­MENT DU CORPS POLITIQUE ET DU GÉNÉRAL QUI ONT PAIE L’OUVRAGE. DIEU SOIT AVEC. E. VATOU. Le confessionnal date de 1769. Un Christ, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. Statues anciennes de sainte Vierge, saint Pierre, saint Jacques, Pieta, et, au presbytère, saint Nicolas. A noter que le culte de saint Nicolas fut sans doute introduit dans la paroisse par l’abbaye angevine de ce nom. La confirmation de ses biens en 1150, par le pape Eugène III, mentionne parmi ses possessions « capella de Castro Gualterii », en l'évêché de Tréguier (R. Couffon). Dans les vitraux modernes sont représentés : saint Rion, saint Maudez, saint Douron et saint Guillaume. Le seigneur de Launay-Botloy est le fondateur de l'église de Pleumeur-Gautier ;  

Eglise de Pleumeur-Gautier (Bretagne)

 

Eglise de Pleumeur-Gautier (Bretagne)

la chapelle Saint-Adrien ou Saint-Riom (XVI-XIXème siècle), située au hameau de Saint-Adrien. Edifice rectangulaire remontant au XVIème siècle, mais presqu'entièrement reconstruit au début du XIXème siècle. La chapelle est vendue à la Révolution à Yves Paranthoen, puis le 25 février 1818 à Olivier Guillou qui la restaure. Le 1er août 1839 (1835 ?), ce dernier la donne à la fabrique de Pleumeur-Gautier. Le clocher mur a une chambre de cloche. On y trouve huit statues datées du XVI-XVIIème siècle : la Sainte Trinité, la Sainte Vierge, sainte Brigitte, saint Adrien, saint Tugdual, saint Sylvestre, saint Emilion et une Pietà ;

la chapelle (ou oratoire) Saint-Maudez de Pors-ar-Groas (1736). Petit oratoire moderne bâti à la place d’une chapelle plus vaste, vendue nationalement à la Révolution et détruite à la fin du XIXème siècle. Cet édifice remplace une ancienne chapelle disparue à la fin du XIXème siècle. Une légende prétend que le comte Daeg aurait fait construire à cet emplacement un édifice pour y loger saint Maudez et ses compagnons débarqués à Port-Béni (en Pleubian) ;

la chapelle Saint-Aaron ou Saint-Ouron ou Douron. Edifice rectangulaire reconstruit en 1826 et restauré en 1921. L’édifice précédent, vendu nationalement le 12 messidor an III à Charles Luyer, avait été donné par lui à la fabrique le 2 septembre 1816. On y trouve une statue de saint Aaron (début du XIXème siècle), de Notre-Dame (XVIIème siècle), Saint-Etienne (fin XVIIème siècle), Sainte-Marguerite terrassant un dragon (XVIIème siècle), Saint-Douron (Aaron semble être une déformation de saint Douron). Le pignon Est de la chapelle supporte un tableau peint par Robin Aîné (XVIIIème siècle) et restauré en 1997 par l'atelier le Bayon de Perros-Guirec ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Notre-Dame de Poulmor, détruite au XIXème siècle. Elle dépendait du fief de Launay-Botloy et est déjà mentionnée en 1640. - la chapelle Saint-Samson, encore mentionnée en 1681. - la chapelle Sainte-Marguerite. - la chapelle domestique de Lezerec. Elle était déjà en ruines à la fin du XVIIème siècle ;

la croix de Kerhuel ou Croas-Gwen (1559-1755), du Salut (1723) à Keraliès, Ar Pemp Hent (XVIIIème siècle), du Sauveur (à Ker Bleiz) du XVIIIème siècle, de Kervégant (XVIIème siècle) et celle de Saint-Riom (XVIIème siècle) ;

la croix située au lieu-dit Croix-tiec. Cette croix est un assemblage de deux croix : le socle et le fût proviennent de la croix Guenanen (établie vers 1826-1827 par la famille Guenanen sur la route de Saint-Adrien, suite au décès accidentel de Prigent Guenanen, le 2 octobre 1826) et la croix du lieu-dit Kergal. A noter qu'une croix de mission avait été érigé également autrefois à proximité de la croix Guenanen ;

le manoir de Traou-Voas (XVIème siècle), propriété au XVIème siècle de Jacques le Saint et son épouse de Quélen, seigneurs de Troas. Le colombier date du XVIème siècle ;

le manoir de Lézérec (XVIème siècle) qui remplace Coz-Lézérec, un édifice plus ancien cité en 1339 lors du mariage d'Olivier de Coëtmen (ou Coatmen) avec Marie Arrel, fille de Jean Arrel de Kermarquer-Lézardré et de Jeanne de Ploeuc ;

le colombier de Kervégant (XVIIème siècle) ;

le presbytère daté de 1650 ;

la maison de Kerdaniel (1733 – 1781) ;

la ferme de Kerbellec (XVIIIème siècle) ;

6 moulins à eau et 2 moulins à vent ;

A signaler aussi :

le tumulus de Launay-Botloy ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLEUMEUR-GAUTIER

- Le Goueslou, Kermenguy, Trovoas ou Troas, Kermeuri et Pont-Glaou ; 

Le château de Pont-Glaou appartenait en 1340, à Robert de Kergariou, seigneur de Kerépol.

La seigneurie de Kermeury (ou Kermeuri) exerçait jadis un droit de haute justice. Propriété de Georges Le Merdy en 1535, puis de Renée Le Merdy et Vincent de Tuomelin (son époux), en 1672.

La seigneurie de Troas (alias an Troaz an Goaz), exerçait jadis un droit de basse, moyenne justice. Elle semble issue en ramage de la châtellenie de Botloy-Lézardré. Propriété de Jean Le Saint en 1553, de Jacques Le Saint en 1571, de Nicolas de Trogoff en 1636, de Louis de Bégasson en 1666, de François Boscher en 1691 et en 1709, de Jacques René Le Prestre en 1764, Jeanne Charlotte Floyd de Tréguibé en 1792.

La seigneurie de Launay-Botloï, d'après un aveu de 1691, " auroit sorty par cy-devant en juveigneurie de la terre et seigneurie de Botloy-Lézardré de laquelle le seigneur de Bron-Plusquellec de précédent les deux siècles voulait tenir ladite terre en lignage et ramage .. " (N. Choteau).

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Pleumeur-Gautier la seigneurie du prieuré de La Magdeleine Lézardrieux en Pleumeur-Gaultier dépendante de l'abbaye de Saint-Jacut (10 livres) [Note : Ce prieuré appartient à l'abbaye bénédictine de Saint-Jacut, de la congrégation de Saint-Maur. Il possède la chapelle de La Madeleine à Lézardrieux et celle de la Belle-Eglise à Plouëc. Dans cette dernière le tiers des offrandes recueillies à l'occasion des quatre fêtes solennelles de l'année lui revient. Il perçoit en outre un droit de mortuage. Ainsi qu'il est dit en 1678, et bien qu'il perçoit des cheffrentes, le prieuré ne peut " prétendre aucun fief ou juridiction " (Références : A 50 / A. D. 22] (Y. Botrel). 

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Pleumeur-Gautier (Ploemeur-Gaulthier) : Olivier Arrel, Charles de Kerenbelec, Alain Auffroy, Olivier Kerenprovost, Olivier Kerenmasson, Morice de Poulglo, Jehan Keresperz, Thomas Kerenhoet, Jouhan (Jehan) Pelyat, Olivier de Kermenguy, Jehan Bordatevel, Olivier Rolland, Jehan le Febvre Arrel, Huon de Kerenguen, Henri Jourden, Rolland Pennec, Morice Pennec. On y mentionne aussi le manoir de Ker Gueguen (appartenant à Guillaume Carou, exploité par Huon le Boedec), Ker Ranyen (appartenant à Pierres de Coetdon, exploité par Jehan Fermarch), de Launoy (appartenant au sire de Plusquellec, exploité par Hervé Sydan), Boys Gaultier (appartenant à Jehan de Romille, exploité par la famille de Jehan Guillou Thomas). On y mentionne aussi plusieurs lieux-dits : Ker Deyan, Ker an Coet, Ker en Bleic, Ker Noster, Ker en Corre, Ker Branec, Ker David, Ker en Manach, Ker Scrouill, Tremat, Hardre, Fezech, Tre Veznou, Landron, Valaznec, Laer Men, Laer Last.  

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 21 nobles de Pleumeur-Gautier (il y en avait 18 en 1426) :

Olivier ABAULD (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Lancelot ARREL (60 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre ARREL de Kermarquer (500 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

CAROU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Olivier DU POULGLOU de le Poulgou (250 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Raoul KERBRESEL (40 livres de revenu) : défaillant ;

Raoul KERMENGUY (15 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une pertuisane ;

Bertrand LE COZIC (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Catherine LE GUEN, remplacée par Alain Le Roux (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan LE LICHEZRE (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Charles LE MERDY (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry LE MERDY (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE MERDY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE MERDY de Goellou (10 livres de revenu) ;

Thomas LE PENHIAT de Kernision (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

LE PENNEC (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thomas LE SAINCT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE LAN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre PHILIPPES (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon PRIGENT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE PENHAT (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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