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PLABENNEC

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La commune de Plabennec (bzh.gif (80 octets) Plabenneg) est chef lieu de canton. Plabennec dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLABENNEC

Plabennec vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Abennec. Saint Thénénan ou Ténénan ou Ténéran, fondateur d'un ermitage à La Forest-Landerneau et à Lesquélen en est le saint Patron. " Situé à 18 kilomètres au Nord de Brest, Plabennec a pour éponyme Appennec, chef de clan tout comme ceux qui ont donné leurs noms à d’autres Plou [Note : Plouapennoc (1265), Guicabennec (1738). Cf. Toscer, Le Finistère Pittoresque, p. 227]. Cette paroisse est sous le patronage de saint Ténénan, qui, d’après l'Ancien Propre des Offices de Léon, aurait été évêque de Léon au VIIème siècle (Kerdanet. Vies des Saints … pp. 400 ssqq). Au recensement de 1936, Plabennec comptait 3.768 habitants. C’est une cure de deuxième classe " (H. Pérennès).

Plabennec est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Plabennec (avec sa trève Locmaria, aujourd'hui en Plabennec), Bréventec (aujourd'hui partagé entre Plabennec et Le Dennec), Le Drennec (et sa trève Landouzan, aujourd'hui en Le Drennec), Kersaint-Plabennec et Saint-Thonan (mais non la partie de Beuzit-Conogan qui a été rattachée à Saint-Thonan).

Plabennec est fondé vers le VIème siècle, par un saint breton nommé Abennec (ou Abennoc). Saint Ténénan ou Ténéran (Tinodorius), venu du pays de Galles et fils d'un prince d'Hybernie, aurait établi son ermitage au VIIème siècle sur le site de Lesquélen (après celui de la Forest-Landerneau, au pied du château de Joyeuse-Garde)Ténénan édifie un château, près du village de Cosmoguenou (vieilles murailles) : il s'agit de l'ancien château de Lesquélen (Castel-Saint-Ténénan), situé en Plabennec. Ténénan défend le pays de Plabennec contre les incursions des Danois, puis est appelé peu après au siège de Saint-Pol de Léon. Il meurt en l'an 635.

La paroisse de Plabennec est sous le patronage de saint Ténéran. Elle dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon, et avait, jusqu'en 1696, pour trève Locmaria-Lann (ecclesia Beatae Mariae de Landa, en 1363).

On trouve mention dans les anciens documents des manoirs suivants : Le Rest, Kerbrat-Coëtelez, Le Mendy-Kerguélen, Kerc'halvé, Corhaer, La Motte, Lanoster, Lesquelen..

On rencontre les appellations suivantes : Parochia Albennoca (en 1019, légende de saint Gouenou), Plobennec, Guitabnec (en 1173), Plebs Apennoc, Ploeapennoc (en 1265), Ploeabennoc (en 1282), Ploeabenneuc (en 1310, en 1318), Ploeabennec (en 1337), Ploeabennoc (en 1339), Plebe abenneunc (en 1361), Guigabennec (en 1378), Ploebenneuc (en 1481).

Plabennec

Note 1 : Près d'une villa gallo-romaine, située sur la voie romaine Plouvien-Le Drennec, Sainte Tudona, soeur de saint Gouesnou, aurait également édifié un ermitage au Vème siècle (non loin de la chapelle Loc-Maria).

Note 2 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE PLABENNEC AVANT LA REVOLUTION : En 1511, Geffroy Picart ; — En 1548, Guy de Kergoet, chanoine de Léon ; — En 1639, Yves Clech ; — En 1674, de Kergaryou ; — En 1682, Yves Le Guen ; — En 1687-1690, J.-L. Isar ; — En 1701-1733, Noël Léon ; — En 1734-1765, Yves Cornec ; — En 1766-1777, J. Le Bras ; — En Novembre 1780-1791, Alain Jestin, né à Plouarzel en Juillet 1749, prêtre en 1775, curé de Guipavas, puis en 1779 de Plabennec. Au moment où s’ouvrit la Révolution, M. Jestin avait comme collaborateurs, en son presbytère, Paul-Hervé Kerangeven, vicaire. Liste des CURÉS DE PLABENNEC APRÈS LA RÉVOLUTION : En 1804-1817. Henry-Marie Mocaër, né à Saint-Louis. de Brest, le 21 Mai 1741, prêtre du 21 Mai 1761, mort le 22 Décembre 1817. — En 1817-1823. Thomas Cazuc. — En 1823-1829. Jean Le Loutre. — En 1829-1853. Guillaume Le Bars [Note : C’est M. Le Bars qui fit bâtir le presbytère actuel. L’ancien presbytère était à Landouardon]. — En 1853-1882. Nicolas Queinnec. — En 1882-1917. Jean-Marie Billon. — En 1917-1937. Jean-Louis. Bodériou. — En 1937. Aain-Marie Pouliquen, né à Plouvorn, en 1874, prêtre en 1898, .... Liste des VICAIRES DE PLABENNEC APRÈS LA RÉVOLUTION : En 1804. Jacques Bernicot. Jacques Abernot. — En 1813. Paul Thomas. — En 1817. Jan Joncourt. — En 1818. Olivier Cantinat. — En 1819. Jean Tanguy. — En 1820. Jacques Balcon. — En 1821. Yves Quivijer. — En 1822. Jean Moullec. — En 1826. Jean Le Hir. — En 1827. Bertrand Tudal. — En 1828. Jean Arzel. — En 1831. René Le Guilcher. — En 1832. Jean Calvez. — En 1833. François Kerbiriou. — En 1836. Thomas Bernard. — En 1843. Hippolyte Corre. — En 1846. Goulven Milin. — En 1848. Félix Jestin. Jean Bourhis. — En 1851. Alphonse de Penfentenyo de Kervéréguin. — En 1856. Yves Queinnec. — En 1857. Toussaint Le Roux. — En 1860. Jean Cléac'h. — En 1861. Armand Serré. — En 1862. Jean Danzé. — En 1867 Bernard Gauthier. — En 1868. Eugène Nicolas. — En 1871. Yves Jacob. — En 1880. Guillaume Le Jeune. — En 1881. Joseph Tanné. — En 1882. Yves André. — En 1885. Maurice Riou. — En 1872. Jean Puill. — En 1893. Nicolas Lesconnec. — En 1897. Mathurin Pennec. — En 1900. François Pronost. François-Marie Berrou. — En 1908. Yves-Marie Pouliquen. — En 1910. Jean Bastard. — En 1913. Ernest Guillet. — En 1926. Yves-Marie Tanguy. — En 1930. Gustave-Joseph-Ronan Guéguen. Bernard Cozanet. — En 1933. Henri Guégan. — En 1934. François Le Guen, etc.... (Archives de l'Evêché).

Note 3 : PRÊTRES ÉCRIVAINS ORIGINAIRES DE PLABENNEC. Plabennec a eu l’honneur, au cours du XIXème siècle, de donner à l'Eglise une trentaine de prêtres. Trois d’entre eux sont des écrivains : M. Morvan, M. Kersimon et le R. Père Goulven Trébaol. — I. Né le 3 Août 1829, Gabriel Morvan reçoit la prêtrise en 1852. Après avoir été recteur de Pluguffan (1886-1872), et curé de Sizun (1872-1874), il devint chanoine titulaire à Quimper. La mort l’atteignit le 17 Mai 1886. Voici ses oeuvres : 1° Histor an Testamant coz hag an Testamant nevez. Discouezet sclear dre imachou ha lakeat e brezonnec Leon gant an Aotrou Morvan, Person Plugüen (e gallec Pluguffan). Einsiedeln-Benziger Breudeur, moulerien ; Kemper, J. Salaün, 1869, in-12, 327 pages, avec gravures. — C’est la traduction d’un livre édité, en allemand, puis traduit en français chez les mêmes éditeurs suisses. En 1906, l’ouvrage arrivait à sa neuvième édition. 2° Trede urs Sant Frances, Brest, Lefournier, in-32, 1874. — Traduction d’un livre de Mgr. de Ségur. 3° Buez ar Zent, skrivet a nevez e brezonnek gant an Aotrou Morvan.. , Tours, Cattier, 1884. In-8°, 887 pages. — M. Le Gall, curé de Taulé, en a donné une cinquième édition. 4° Ar fals doktored hag ho lavariou, levrik skrivet gant an Aotrou Morvan. Quimper, de Kerangal, 1885, in-12, 212 pages. — II. Né le 24 Octobre 1838, Jean-Marie Kersimon fut recteur de Ploumoguer de 1887 à sa mort (1911). Il a traduit une Vie de Saint Antoine de Padoue : Buez Sant Anton a Badou euz a urz Sant-Frances. Skrivet berr-berr gant an Aotrou Potron, Eskop Jericho …Lakeat a nevez e brezonnek (an eisvet mil), gant an Aotrou Kersimon, Persan Ploumoguer, Chaloni a enor Eskopti Moulins, hag Arc'heskopti Antivari. — Brest. E ty Mouler ar « C'hourrier », rue Traverse, 18, 1897, in-12, 10 p. — Autorisation d’imprimer la traduction bretonne donnée à Quimper le 29 Octobre 1896 (Voir la bibliographie de M. Kersimon dans la Semaine religieuse de Quimper, 1911, pp. 809-8101). — III. Le Père Trébaol, Oblat de Marie, est vers 1938 à Rome, Secrétaire du Très Révérend Père Labouré, Général de l'Ordre. En l'honneur de ses compatriotes, il a publié, en 1928, un Livret-Souvenir de la Grande Guerre (1914-1918) : Plabennek e’r Vrezel, richement illustré. In-8°, 105 pages (H. Pérennès).

Voir Ville de Plabennec   Plabennec pendant la Révolution.

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PATRIMOINE de PLABENNEC

l'église Saint-Ténéran ou Saint-Ténénan (1720), construite sur les plans de François Gourvez (maître architecte) à l’emplacement d’une ancienne église du XVIIème siècle. La première pierre est posée le 5 juin 1720. L'édifice, en forme de croix, comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant sur le transept. Le clocher et le porche de l'édifice précédent ont été conservés. L'un des piliers de l'entrée du cimetière porte la date de 1707 et l'inscription "Le Qual G. 1707". Le clocher, à deux étages de galeries couronnées d'un dôme, date de 1672 et porte l'inscription "Yves Cornec R. Lan 1762 François Jestin trésorier" : il est réédifié à la suite d'un orage qui l'abattit, le 17 septembre 1755. Le porche sud date de 1674 et porte l'inscription "Noble et Vénérable Messire de Kergariou, sieur Recteur G. Le Granec F. 1674". La porte latérale date de 1723 et porte l'inscription "Fait faire par vénérable et discret messire Noel Léon recteur, F. Bernicot curé l'an 1723". La cloche de la sacristie date de 1821. Le bénitier avec l'inscription "Y. Cornec R. Lane 1761", date de 1761. L'église abrite trois retables : celui du Rosaire qui date de 1682, celui du Christ (avec panneaux en bas-relief de David et sainte Cécile entourés d'anges), et un petit retable (accompagné des statues de saint Paul et saint Sébastien). La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Ténénan, saint Pierre, saint Paul, saint Sébastien, saint Roch, saint Herbot et saint Yves. L'ensemble paroissial possédait trois ossuaires dont l'un daté de 1747 ;

Eglise de Plabennec

 

Nota 1 : La partie la plus ancienne de l’église actuelle, est le porche méridional, que coiffe un élégant lanternon. Deux légères colonnes cannelées y encadrent l’inscription suivante : NOBLE : ET : VE : MI DE KERGARYOU - S : R : F : LE GRAND : C : 1674 (Noble et vénérable messire de Kergaryou, sieur recteur, François. Le Grand, curé, 1674). On y voit un petit cadran solaire en ardoise. A l’intérieur du porche figure un Christ en kersanton. La porte latérale de l'église présente cette inscription : F .F. P. V. E. D. M. NOEL LEON. R - F . BERNICOT . C . LAN 1723 . (Fait faire par vénérable et discret messire Noël Léon, recteur. François Bernicot, curé, l’an 1723). Cette date nous mène aux origines de la reconstruction de l’édifice. C’est, en effet, le 27 Mai 1720 qu’en fut posée la première pierre. Un incident éclata à cette occasion entre le duc de Rohan et le seigneur de Kerman et Lesquélen, qui, tous deux, se prétendaient fondateurs de l'église. Le duc voulait que la première pierre, posée par ses soins, fût marquée de ses armes. A ce sujet, le seigneur de Kerman suscita un conflit. Il étayait sa prééminence sur trois arguments : dans l'ancienne église les armes des Rohan étaient placées au-dessous des siennes ; il jouissait de la préséance en la prière prônale nominale du dimanche ; — il possédait dans le cimetière une tour dite de Dammany, du nom de l’une de ses terres. Ce à quoi Rohan répliquait, en développant les points suivants : En 1696 il s’est inféodé vers le Roi en qualité de fondateur de l'église ; — ses armoiries dans cette église viennent immédiatement après celles de Bretagne, et il y jouit d’une lizière en raison d’une décision prise contre les Kerman en 1650 ; — il est haut justicier dans la paroisse. Quant à la tour de Dammany, ce n’est qu’un petit monument en forme de colombier qui n’a rien à démêler dans l’affaire. Et si le recteur nomme Kerman avant lui-même, Rohan, dans la prière prônale, ce n’est là qu’une simple complaisance (Archives départementales, 159, G 3). En 1755 la foudre décapita l’ancien clocher. Voici la relation faite de l’événement sur une feuille volante : « Le 17 Septembre, à 3 heures de l’après-midi, le tonnerre tomba sur cette église, défit le clocher jusqu’aux petites cloches, jeta une de ces petites cloches derrière le pignon dans le cimetière, et ramassa l’autre avec une grosse pierre dans l’ouverture par où l’on monte auprès des grandes cloches sans qu’aucune des cloches fut offensée. Les vitres des quatre fenêtres du bas de l’église furent entièrement brisées, et le reste des vitres de l’église furent endommagées ; mais la plus grande perte fut celle des orgues, qui avaient coûté cinq mille francs, et qui furent entièrement ruinées. On avait commencé à les toucher le 3 Décembre 1743 et on finit le 3ème dimanche de Septembre 1755. C’était la plus forte de tout le pays, quoiqu’elle ne fut pas la plus complète. Par bonheur il n’y avait personne dans l’église. On trouva des pierres jetées de tous côtés à plus de 200 pas. Le même coup de tonnerre tua le sonneur de cloches de Loc-Maria, en touchant les cloches dans la chambre des cloches. Le même jour, les clochers de Lanhouarneau, de Plouvorn, de Plouénan et le pavillon du manoir de Kerangouez, près de Saint-Pol, furent frappés ; plus le château de Penmarc'h et la tour de Tréflez. Un homme fut tué au manoir de Kerangouez ». Messire Yves Cornec, recteur de Plabennec, s’employa à réparer le dommage causé à son église paroissiale. Ce dut être en 1761 ; c’est la date que l’on lit sur un bénitier à l’intérieur de l’édifice. L’année suivante il fait réparer le clocher ; voici en effet les inscriptions qui s’étalent sur le pignon Ouest de l’église : YVES CORNEC Rr LAN 1672 - FRANÇOIS JESTIN TRESORIER. Un peu plus loin on aperçoit dans une niche un ecce homo en granit. Sur la tour trapue s’élève un double rang de galeries, surmontées d’un dôme. La grande cloche, qui vient d’être remplacée il y a quelques années, portait le nom de M. Y. Cornec, avec la date de 1763. Avant la réfection du pavé de l’église, vers 1894, on pouvait y lire quelques inscriptions curieuses, dans le goût du XVIIIème siècle. Nous les reproduisons d’après M. de Kerdanet : - Cy git Yves Cornec, recteur — Un ancien missionnaire — Qui fournit bien sa carrière ; — Prie pour son âme, ami lecteur (Vies des Saints … p. 509). - Cy git Marie Quéméneur — Qui fonda, comme œuvre chérie — Du bon ange la confrérie — Pour elle invoquez le Seigneur — Décédée le 15 Juin 1770. - Cy gît Claude Jézéquel, prêtre, — De rhétorique professeur : — A jamais soit-il possesseur, — En Paradis, du premier Etre. - Cy gît le corps de Jean Péton — Qui fut plus sage que Caton. — Son âme soit au beau canton ! - Celui qui gît sous cette pierre — Requiert de vous quelque prière. — Pierre Loriant, mort le 18 — Octobre 1774. « L’église paroissiale de Plabennec, écrit M. Le Guennec, conservait encore en 1614, semble-t-il, des parties romanes, entre autres son pignon occidental, ajouré d’une étroite baie en plein cintre. Par contre, le remplage de sa grande vitre était d’un gothique abâtardi, bien que l’écusson le plus élevé fût de Bretagne plein. Le lion de Léon, entouré du collier de l'Ordre, remplissait le soufflet central et quatre blasons de Carman, dont l’un orné de la cordelière passée en lacs d’amour, s’étalaient dans les autres. Deux familles de la paroisse avaient seules leurs armes en deux lobes latéraux. J’y reconnais Lescoët : de sable à la fasce d’argent chargée de 3 molettes de champ. La seconde portait un écartelé d'or à 3 oiseaux d’azur, et d’or fascé d’azur. A la même hauteur étaient les images assises des deux patrons de Plabennec, saint Pierre et saint Ténénan. … Les panneaux inférieurs représentaient des scènes de la Passion : le baiser de Judas, la montée au Calvaire, le Crucifiement et la Résurrection. Du côté de l'Evangile, une petite fenêtre du XIVème ou du XVème siècle, formée de deux panneaux et d’un quatre feuilles, contenait deux écus de Carman ancien, et l'oculus à cinq lobes d’une fenêtre du côté de l'épître encadrait l'écu de Léon » (Prééminences de la famille De Maillé-Kerman dans l'Evêché de Léon en 1614, pp. 22-23).

Nota 2 : CONFRÉRIES. François Gourio, seigneur de Lanoster, fit une fondation de 36 livres, le 19 Juin 1639, en vue de l’érection à Plabennec de la confrérie du Rosaire. Cette confrérie fut établie, par autorisation de François de Kergorlay, vicaire général de Léon, en date du 29 Novembre 1651, dans la chapelle Saint-Nicolas de l'église paroissiale (Archives départementales, 159, G 11). On voit encore au début du XXème siècle à l'autel latéral de droite un retable du Rosaire, d’assez bonne exécution. La confrérie des Saint-Anges fut fondée par Marie Quéméneur, le 20 Octobre 1771, messire Jean Le Bras étant recteur (Archives de Plabennec).

Nota 3 : OSSUAIRE. Non loin du calvaire se dresse un arc de triomphe avec l’inscription : LE QUAL. G. 1707, puis c’est un ossuaire assez banal surmonté d’un clocheton, et daté de 1747. Ce reliquaire a environ 11 mètres de longueur, 4 m. 20 de largeur et 2 m. 80 de hauteur. A cet ossuaire fait suite une petite chapelle sans caractère.

la chapelle de Loc-Maria-Lann (XIII-XVIIème siècle), réédifiée au XVème siècle à l'initiative du seigneur du Baudiez au Rest. Elle fut une église tréviale jusqu’en 1696. Ruinée après la Révolution, la chapelle a été restaurée en 1841. Au XVIème siècle, la chapelle comportait trois travées. De plan irrégulier, l'édifice actuel comprend une nef de cinq travées avec bas-côté au nord et de quatre avec bas-côté au sud. Le maître-autel, en kersanton et possédant 3m 50 de longueur, date de 1512 : on note la présence de quatre statues de femmes autour du tabernacle et la présence d'un écusson chargé d'un calice et d'une banderole avec l'inscription "Yves An du L'an 1512". Le retable, avec deux tabernacles superposés, date de 1682. Le clocher de 1580 a un beffroi à deux étages de cloches et galerie à la base. Le mur d'enclos et l'entrée datent de 1520. Le porche voûté abritait jadis les statues des douze apôtres. Une douzaine de statues de bois (provenant en partie du porche d'entrée) sont réparties aujourd'hui dans l'édifice. La chapelle abrite également les statues de Notre-Dame de Lann et de sainte Anne ;

Nota 4 : LOCMARIA-LANN [Note : La traduction Locmaria de la Lande, que donnent certains documents, est défectueuse. Lann signifie « monastère ou prieuré ».  Il y eut là autrefois, sans doute, un prieuré]. La chapelle de Locmaria-Lann est située à quatre kilomètres au Nord du bourg de Plabennec. Elle a un fort beau clocher Renaissance, épaulé de contreforts, décoré de galeries et d’un double étage de beffroi, terminé par une flèche pyramidale. D’une base d’environ 6 mètres de largeur, la tour écrase de sa masse la chapelle assez pauvrement restaurée en 1841, mais dont heureusement l’intérieur est demeuré ancien. Sous le porche voûté de la tour, dont l'arcade, de forme gothique, est coupée de claveaux, on voit les statues, non des douze apôtres, mais de douze saintes, pour rappeler sans doute que le sanctuaire est dédié à la plus célèbre et la plus sainte d’entre elles. Ces statues de bois, jadis peintes et dorées, ont le costume de la fin du XVIème siècle. On y reconnaît là Véronique, tenant le voile de la Sainte Face ; une autre Sainte a pour attribut une corde, une troisième un berceau ou un lit ; deux ou trois tiennent un livre ouvert. Au-dessus de la porte est une statue en pierre du Sauveur du monde. Quant à l'arcade extérieure, elle est surmontée d’une belle statue en kersanton de la Vierge Mère couronnée. L’édifice peut mesurer 24 mètres de long sur une douzaine en largeur. A l’intérieur c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées au Nord, à quatre au Midi, toutes en gothique du XVIème siècle. Comme parquet, c’est le sol de terre battue ; des bancs apparaissent à la base des piliers. A la clef de voûte de la première arcade à gauche on voit le blason des Carman-Lesquelen, mutilé, mais encore lisible. La troisième arcade présente un écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel. La porte du bas de la nef est surmontée d’un écusson fascé de 6 pièces (du Chastel ?). Le maître-autel, en kersanton, mesure 3 mètres 50 de longueur. Il est gothique et décoré de panneaux finement ouvragés. Au-dessus règne une belle frise de feuillages découpés et évidés. Dans les panneaux du centre, on aperçoit deux angelots : l’un tient un écusson chargé d’un calice st une banderole portant, en caractères gothiques, l’inscription suivante : Yves an Du lan mil cincq centz x II ; le second porte une banderole qui offre aussi une dizaine de caractères gothiques très distincts. Le rétable de l'autel, en bois sculpté, porte des têtes d’anges et deux oiseaux. Quant au tabernacle, il est double ; la partie inférieure offre un ostensoir, tandis que le tabernacle supérieur présente le Christ crucifié, avec la Vierge et Saint Jean, encadré de deux vertus supportant des guirlandes de fleurs. Plus loin figurent deux autres vertus dans les mêmes conditions. A gauche et à droite du tabernacle s’étale cette inscription : Y : LE GUEN R : DE L : L’AN 1682. A gauche de l’autel on aperçoit une grande statue couronnée de N.-D. de Locmaria, qui de la main droite présente un objet à l'Enfant Jésus qu’elle porte de la main gauche. A ses pieds un grand croissant jaune et un dragon rougeâtre. A droite de l’autel apparaît un grand Saint Jean-Baptiste. On voit dans la chapelle une autre statue, celle de Sainte Brigitte, qui tient un livre sur ses genoux ; deux bénitiers dont l’un mesure un mètre de diamètre, tandis que l’autre, près de la porte latérale, présente cette inscription : P . G . 1604 ; puis deux enfeux et une dalle funéraire qui porte une croix à longue hampe, dont le croisillon est entouré d’un cercle. Un procès-verbal de 1614 a relevé quelques détails intéressants touchant N.-D. de Locmaria. Ce sont les Kerman-Lesquelen qui y avaient fait placer la verrière du chevet. On y voyait un groupe de N.-D. de Pitié, entouré des effigies de Tanguy de Kerman et de Louise de la Forest. Celle-ci est présentée par l'apôtre Saint Jean qui tient une coupe, son mari par Saint Goulven, en évêque. Au-dessous on lit : Sancte Golvine ora pro nobis. Au quatrième panneau figurent Saint Pierre avec sa clef, Saint Paul avec son épée, et le roi Saint-Louis rendant la justice assis, en grand manteau d’hermines semé de fleurs de lys d'or, et en chaperon rouge... Au-dessous : 1508 — S Louys. Les armes des Rohan, avec le collier de l'Ordre et la devise A plus brillent au sommet de la fenêtre, et onze écus de Kerman et alliances — entre autres Pestivien (?) Coëtmen et du Perrier — occupent les jours du remplage. Dans le quadrilobe d’une petite fenêtre latérale apparaît le lion de Léon (L. Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman..., p. 22). Une pièce du 26 Juillet 1735 signale l'existence de deux fondations faites à Notre-Dame de Locmaria au cours du XVème siècle. Le 20 Juin 1410, Sébastien Coetelleau établit par testament une messe à note le jour de l'Ascension. Plus tard, en 1451, une dame Amabile Marzin fait une fondation aux termes de laquelle on viendrait processionnellement de l'église paroissiale à Locmaria, le jour de la Fête-Dieu, pour y chanter la messe du Saint-Sacrement (Archives de l'Evêché).

Nota 5 : La chapelle fut considérée comme trêve jusqu’en 1696. On y faisait des enterrements et le cimetière possédait un très joli ossuaire (Peyron. Les églises et chapelles.., p. 119). Or, voici que quelques années plus tard, le recteur de Plabennec prétendit qu’elle n’avait jamais été une trêve. Nous le savons par un document fort intéressant qu’en raison de son importance nous transcrivons en majeure partie (Archives de l'Evêché). « Precis (du procès) du général des trèviens Locmaria en la paroisse de Plabennec, au diocèse de Léon, suite de Goulven-Kerjean, syndic du dit général défendeur en demande de raport du 24 Décembre 1726. Contre le général et 12 délibérants de l’église paroissiale de Plabennec, et diligence de Jean Kerdraon demandeurs de la cause. Messire Charles du Beaudiez Sr du Rest, et Messire Ronan Jaoué du Beaudiez aussi défendeurs. L’ambition d’un Recteur, favorisée par un nombre de prêtres tous originaires, comme ce Recteur, de la même paroisse, à vouloir s’acquérir une autorité despotique dans le temporel comme dans le spirituel, et par ce moyen, en décorant son bénéfice de cette puissance, ressentir tous les avantages qu’un pareil état peut attribuer à un Recteur, est l’unique motif du procès que le général de Plabennec suscite aux trèviens de Locmaria. FAIT. Les trèviens de Locmaria possèdent une église nommée Locmaria ou N. D. qui existe suivant plusieurs titres, depuis plus de cinq siècles, cette église qui est distante d’une lieue de l'église paroissiale de Plabennec a les droits et la possession de tous les usages curiaux et de trêves, y ayant un tabernacle, ou repose le St Sacrement, en laquelle il y a une messe matinale, grand'messe, vêpres tous les dimanches et fêtes, procession, croix, bannière, cimetière, reliquaire, confessionaux, chaire à prêcher, sacristie, horloge, chambre des délibérations, archives remplies de titres en un coffre fort à 3 clefs, en lequel, il y a plus de 6.000 livres d’effets et l’argenterie. Joignant cette église dans le bourg de Locmaria. il y a une maison curiale qui contient plusieurs appartements, dépendants de la dite maison. Cette trève a été pendant plusieurs siècles possédée en titre, suivant les Saints Canons et l’usage du diocèse, par des prêtres titulaires canoniquement pourvus par l’ordinaire de Léon qui administraient la dite trève, et des revenus qui portent à plus de 1.200 livres, de l’avis et consentement des trésoriers nobles et partables de la trêve. Tous les titres anciens et modernes, et les procès verbaux des grands vicaires et archidiacres de Léon prouvent littéralement ces droits positifs. Le sieur Cornec, Recteur de la paroisse de Ploabennec en laquelle il a été 20 ans simple prêtre, dès l’instant de la promotion, à laquelle il est parvenu par la libéralité de son prédécesseur résignant, a prétendu que l'église de Locmaria n’était point une église trèviale mais qu’elle n’est qu’une simple chapelle, et sans avoir égard à ses usages curiaux, conservés par la possession, a interverti ces mêmes usages et menacé de tout abolir. Il a été engagé à former ce parti, pour décorer son église et se conserver à lui seul et à ses 12 délibérants au profit de l'église paroissiale, la disposition de plus de 1.200 livres de rente appartenant à l'église trèviale, dont son résignant le sieur Léon avait commencé à la dépouiller en l'année 1702, sous le prétexte d’emprunt des deniers de la dite église, et laquelle il perpétuait à l’aide de 12 délibérants créés pour la première fois en 1715, et disposait comme il entendait, ce qu’il confirmait enfin selon son idée, en procédant de son chef à l’extinction des usages de cette trêve. Les tréviens de Locmaria, voyant qu’on abolissait les usages de leur trêve, et que le Recteur et son général refusaient en même temps de leur laisser l'administration des biens de cette trève, qu’ils voyaient employer depuis plus de 20 ans à d’autres usages qu’à leur destination, puisque à peine faisait-on les réparations ni le service, et que même on leur cachait en entier toute connaissance, quoiqu’ils fussent les seuls et naturels conservateurs de leur église, qu’elle est batie, fondée par leurs ancêtres, pendant que d’un autre côté, le sieur Léon avait fait construire à neuf l’église paroissiale et deux presbytères, les tréviens mirent leur requête à la Cour le 24 Xbre 1736, où ils exposèrent qu’on avait dépouillé la fabrice de Locmaria de tous ses biens et revenus, qu’ils ne savaient ce que le sieur Recteur et les 12 délibérants en avaient fait ; qu’ils étaient absolument exclus de toute connaissance, quelques réquisitions qu’ils eussent fait ; que cette spoliation avait eu lieu par l’occasion d’un arrêt rendu en 1715 qui faisoit défense aux habitants de Plabennec de s’assembler confusément comme ils l’avaient fait précédemment, s’y trouvant souvent plus de 100 personnes dans lesquelles assemblées, les tréviens se confondaient ; profitant du dit arret, les paroissiens exclurent entièrement les tré­viens du nombre des douze, lesquels négligèrent de s’assembler également au nombre de 12 dans la chambre de délibération de Locmaria, et par ce moyen les paroissiens disposaient contre toutes les règles des biens de Locmaria ». Pour éviter cette usurpation qui allait occasionner la destruction entière de la trève, ils demandent à la Cour de pouvoir s’assembler en corps politique, et user de leurs anciens titres pour administrer leurs biens. Cette demande parut à la Cour des plus justes. Intervient l’arrêt du 24 Xbre 1736, qui au vu des pièces les y autorise « avec défense au sieur Recteur et tous autres de les troubler ». « Le sieur Recteur a assemblé ses 12 délibérants de l’église paroissiale, 12 personnes qui se perpétuent dans leur charge depuis plus de 15 ans et qui lui sont entièrement dévouées, lesquels sont entre eux parents et aliés, parents des frères aliés du sieur Recteur et de tous les prêtres, frères, beaux frères, oncles et neveux. Ces 12 anciens délibérants perpétuels se sont présentés à la Cour et ont demandé le raport de l’arrêté du 24 Xbre 1736. PRÉTENDUS MOYENS DU RAPORT. On soutient que les tréviens ne peuvent s’assembler en corps politique, parce que, suppose-t-on, Locmaria n’est pas succursale. Pour soutenir cette allégation on demande aux tréviens qu’ils prouvent que cette église est tréviale en faisant voir : 1. Qu’il y ait eu des curés pourvus en titre à Locmaria. — 2. Qu’il y a eu grand'messe dimanches et fêtes. — 3. Qu’il y ait droit d’inhumer à l’ordinaire. — 5. Que les tréviens aient droit de délibération. — 6. Que les tréviens ont des marguillers promus par autres que le général de Ploabennec. — 7. Que les tréviens ne sont point tenus de rendre compte au général de Ploabennec. Si les tréviens prouvent ces faits, continuent ces 12 délibérants, sans difficulté, le général, le Recteur et les prêtres sont des plus coupables de s’emparer des revenus de Locmaria et chercher à la réduire à l’état d’une simple chapelle ». « RÉPONSE. Sur le 1er point de nécessité imposé, de savoir s’il y a eu des curés titulaires pourvus par l’ordinaire, la chronologie suivante est prouvée par pièces produites au procès. En 1457, Messire Hervé Trévarn, prêtre ;  — 1479. Jean Le Normant, prêtre ;   — 1496, M. Yves Le Gall, prêtre ; — 1522, Alain Queffurus, prêtre ; — 1524, Louis Porhiel, prêtre ; — 1539, Jean Kerbescat, chanoine de Léon ; — 1551, François Gourio, chanoine de Léon, Recteur de Milizac ; — 1570, Jean David, chanoine du Folgoët ; — 1588, Jean Bervas, prêtre ; — 1600, Prigent Le Ny de Coadélez, trésorier de Léon et Recteur de Plougoulm ; — 1630, Charles Le Ny de Coadélez, chanoine de Vannes, décédé en 1657 ; — 1696, Le Roux, Recteur de Loc-brévalaire, opposé par le sieur Léon, Recteur de Ploabennec. Depuis ce temps la cure a été desservie par des chapelains faute aux paroissiens, tréviens, patrons présentateurs, d’avoir présenté un titulaire à l'Evêque collateur. Ceci est prouvé par les provisions produites au procès... Le procès-verbal de 1735 fait par l'abbé de Kermorvan et celui de la visite générale faite en 1736 confirment encore l’état de cette église. Les titres anciens et nouveaux la qualifient église tréviale : Gubernium et ecclesia trevialis de Ploabennec, c’est pour cette raison de bénéfice trévial que l’église de Locmaria, par les soins et prédilection de ses prétendus bienfaiteurs, est actuellement imposée au vote des décimes pour 280 livres par an et aux dernières années pour 400 livres par an, tandis que la meilleure paroisse du diocèse ne supporte point de taxe de 60 livres au plus fort. Les délibérants de Plabennec et le sieur Recteur ne s’opposent à leurs adversaires que pour les mettre hors d’état de s’emparer de 1.200 livres de rente qui appartiennent à l'église tréviale, et de se dispen­ser de tenir compte des emprunts qu’ils firent à ces tréviens, suivant les actes de 1702 et 1705, produits aux procès, et ainsi de continuer l’usurpation qu’ils ont faite des mêmes revenus depuis ce temps, dont ils doivent un compte de plus de 15.000 livres qu’ils ont employées pour leur utilité particulière, au préjudice de l’église tréviale, dans laquelle on veut abolir le service divin et plus de 50 fondations de messes et services pendant le cours de la semaine. Après l’usurpation de ces revenus, les tréviens gémissent, la religion est attaquée dans cette désolation. Ils demandent que le général de Plabennec soit déclaré non recevable, en tout cas débouté, et que l’exercice des fondations soit ordonné. Messire MOREAU, procureur Grand Chambre. Messire DESFOSSEZ, rapporteur ». C’est en vain que s’éleva la protestation des tréviens. Survint la Révolution, et la chapelle de Locmaria fut entièrement délaissée. Au bout d’un certain nombre d’années, écrit, en 1836, M. de Kerdanet, « ses arceaux gothiques et les piliers de sa nef n’eurent plus de voûte à soutenir ; des guirlandes de lierre s’y marièrent aux colonnes, et d’autres guirlandes agitées par le vent se jouaient sans cesse avec de vieux écusson » (Vies des Saints). Cependant la fabrique de Plabennec ayant fait en 1818 l’acquisition de la chapelle ; les Coatpont-Berthome, nouveaux propriétaires du manoir du Rest la cédèrent pour la somme de 800 francs. Mais la chapelle ne put être relevée de ses ruines qu’en 1841, ainsi qu’en témoigne l'inscription suivante qu’on y lit à l’extérieur : LE BARS 1841 CURÉ - J. L. CHOPIN MAIRE - F.M. ABIVEN TRESORIER [Note : La cloche porte la même inscription]. « Le pardon de Locmaria, écrivait le Recteur Queinnec en 1856, se célèbre le dernier dimanche d'Août... On y va processionnellement de l’église paroissiale, et on en revient de même à l’issue des vêpres. Le nombre des pèlerins est aujourd’hui fort petit, et elle n’est guère visitée que par les fidèles de la paroisse. On peut en attribuer la cause en partie au long abandon où elle a été laissée » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

la chapelle Sainte-Anne de Lanorven. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, avec chevet droit et clocheton à dôme, datant du XVIème siècle et restauré en 1891. La chapelle abrite les statues de sainte Anne et de saint Cado. " Cette petite chapelle, située au bord de la route de Plabennec à Guipavas, a sur sa façade une fenêtre cintrée, une porte Renaissance et un oeil de boeuf. Le chevet est aveugle. Le clocheton, à éléments arrondis, est assez curieux. A l’intérieur il n’y a que deux statues : Saint Anne et Saint Cadou. A côté de la chapelle on aperçoit une croix primitive, courtaude et basse, puis une autre croix à dé de pierre monté sur un socle rond " (Archives départementales. Fonds Le Guennec). La chapelle de Lanorven servait de station pour les processions de Saint Marc et des Rogations. Jusqu’en 1863, on y allait en procession le premier dimanche de la Fête-Dieu ; 

Chapelle de Lanorven en Plabennec

les vestiges de la chapelle Notre-Dame (Xème-XIIIème et XVIème siècles) situés à Lesquélen, non loin de l'ancien château. La chapelle est déjà en mauvais état en 1823. Le clocher de la chapelle s'est écroulé le 6 février 1884. Cet édifice de plan rectangulaire comportait jadis une nef de quatre travées avec bas-côté sud : l'une des pierres portait la date de 1736 ;

Nota 6 : Cette charmante chapelle gothique se trouvait aux pieds de la Motte de Lesquelen, au Sud-Est. Elle mesurait 16 mètres de long sur 5 mètres de large ; avec un bas-coté, à droite, de quatre ou cinq travées. Le clocher ressemblait à celui de l’église de Saint-Divy. Les fondateurs en furent les seigneurs de Kerman-Lesquelen, qui la possédaient de façon prohibitive. Leurs armes ornaient le tympan des cinq fenêtres et timbraient les pignons, pleines et en alliance de Quélen, Rosmadec-Gouarlot et la Forest. Trois de ces fenêtres avaient des vitres peintes. Celle du chevet montrait Jésus crucifié entre la Sainte Vierge et Saint Jean, avec Madeleine embrassant le pied de la croix. Au-dessus, des anges tenaient les instruments de la Passion. Une seconde vitre figurait la Salutation angélique, et la dernière le Trépassement de la Vierge dans un riche lit à baldaquin de pourpre et colonnes dorées, en présence des onze apôtres (Le Guennec). « Cet oratoire, écrit dom Cyrille Le Pennec, est, d’ordinaire, fort visité d’un grand peuple, aux principales festes de la Vierge, parce que l’on a vu que plusieurs ont trouvé du soulagement en leurs ennuys et calamitez, après y avoir réclamé l’assistance de la Mère Sacrée de Dieu ». Au témoignage de M. Queinnec, recteur en 1856, le sanctuaire de Lesquelen existait encore entièrement à la date de 1823, mais en assez mauvais état [Note : Il avait été réparé en 1810 par l'acquéreur Brunet, qui y avait consacré une somme de 600 francs]. L’acquéreur l'offrit tel qu’il était, avec ce qui en dépendait, pour la somme de 600 francs, et cette offre ayant été rejetée par le curé de Plabennec, le propriétaire, irrité de ce refus, se mit à démolir l'édifice, à en vendre les matériaux, et la statue de Notre Dame de Lesquelen fut transportée à l’église de Kersaint, où elle est encore. De l’antique oratoire il n’existait plus en 1856 que le clocher, dont on avait même retiré un certain nombre de pierres. M. Queinnec avait acheté au prix de 300 francs l’emplacement de la chapelle et ce qui en restait, et il espérait pouvoir, un jour, la reconstruire. D’autres soucis l’empêchèrent de réaliser son dessein. Dans la journée du 6 Février 1884, le clocher s’écroula avec un épouvantable fracas. Cinq ans plus tard, une partie du calvaire voisin s’effondra à son tour. Il ne subsiste au haut du fût que deux anges, formant support. Sur le devant on aperçoit un écusson écartelé aux 1 et 4 d’une tour portée sur une roue, aux 2 et 3 d’un lion. C’est le blason des Kerman-Lesquelen. La Vierge de Lesquelen recevait surtout les hommages des fidèles le 15 Août et en fin de Septembre. Le jour du pardon paroissial de Saint-Ténénan, la procession partait du bourg, à 6 heures du matin, pour se rendre à la chapelle, et après avoir passé par Larnorven, elle était de retour au bourg pour l'heure de la grand'messe. La dernière procession à Lesquelen eut lieu en 1823, le jour de la fête du Rosaire (Archives de l'Evêché).

les anciens oratoires privés du château du Rest, du château de Morizur et du manoir de la Motte ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Roch (située jadis au Rouazle), la chapelle Saint-Séverin ou Saint Evelin, la chapelle Saint-Julien, la chapelle Saint-Cloue, la chapelle Saint-Erep, la chapelle Saint-Yves (ancienne chapelle domestique du Mendy, en ruines dès 1780), la chapelle Saint-Christophe (ancienne chapelle domestique de Lanoster, détruite en 1914), la chapelle Saint-Gouesnou (mentionnée en 1703), la chapelle de Taulé (mentionnée en 1650) ;

Nota 7 : Il y a eu dans la paroisse plusieurs autres chapelles, dont on ne voit même plus les ruines. En 1650 il est question d’une chapelle Saint-Roc'h en la terre de Rouazle (Peyron, Les églises et chapelles..., p. 121). Le Rouazle n’est plus connu, mais près de l’emplacement de la chapelle il y a une fontaine : feunteun Sant Roch, et un calvaire : croaz Sant Roch. Il  a existé une chapelle Saint-Julien, sur la route de Plabennec au Bourg-Blanc, une chapelle Saint-Séverin ou Zéphyrin (Sant Evilin) vers Loc-Brévalaire, près de Saint-Jean-Balanant, une chapelle Saint-Cloué. Plus de traces de ces chapelles... Quelques pierres sont entrées dans la construction de maisons nouvelles. Comme chapelles domestiques, signalons Saint-Yves, au manoir du Mendi, en ruines dès 1780. On y desservait une chapellenie fondée par Mme Marie de Kerguélen„ chargée d’une messe basse, dimanches et fêtes. — Saint-Christophe, au manoir de Lanoster. — L’oratoire du château de Morizur, où l’on desservait dès 1612 une chapellenie de Locmaria-Lanvennec. — La chapelle du manoir du Rest. — La chapelle du manoir de La Motte (Archives de l'Evêché).

le calvaire de l'église de Plabennec (1771), comportant plusieurs vestiges de l'ancien calvaire disposés sur des pilastres ou sur les socles des larrons disparus : Marie Madeleine (1563), sainte Barbe-ermite, Vierge à l'Enfant (1535), Christ lié (1535), François d'Assise, Vierge de Pitié, etc... Cette croix aurait été érigée au mois de novembre 1857, à la clôture d'une mission. " Au Midi de l’église, dans la même ligne que le mur de clôture du cimetière, on aperçoit un monument d’environ 8 mètres de longueur avec une hauteur de 3 mètres, percé de quatre niches. Le pilastre central supporte une croix dont le fût porte un beau crucifix en kersanton. Une inscription bretonne nous apprend que ce Christ fut érigé en Décembre 1857, à la fin d’une Mission. Bâti en pierres de taille, ce monument porte des statues en kersanton, qui proviennent d’un ancien calvaire. Au pied de la croix, un beau groupe représente le buste de Sainte Anne, puis la Vierge tenant l'Enfant-Jésus. De gauche à droite on distingue deux personnages, dont un Christ qui a dû être attaché à une croix — une Sainte Vierge, les mains croisées sur sa poitrine — deux personnages géminés : Sainte Barbe avec une palme et sa tour, puis Saint Jacques portant un bâton de pèlerin et un chapelet pendu à sa robe. A droite de la croix on voit un Ecce homo bien conservé, Saint François, montrant ses stigmates, une Pietà, — derrière cette statue un fragment de Christ,. puis deux anges tenant un calice, destiné à recevoir le précieux sang. Sur la face Sud du monument on lit : Mr LE BRAS. Rr 1771 - T. LAMOUR. GR. " (Archives de l'Evêché) ;  

la croix de Saint-Roch ou de Beg-Avel (XV-XVIème siècle) ;

la croix de Kerveur ou Croas-ar-Vosen (1546), restaurée en 1911 par Jean Le Brun. On y voit les statues de saint Roch et de saint Sébastien ;

le calvaire de Loc-Maria-Lann (1527), à double croisillon avec crucifixion, larrons, statues géminées, Pietà et Christ aux outrages, sur culot ; 

Nota 8 : A l'entrée du cimetière se dresse une magnifique croix formant, avec le massif de granit qu’elle surmonte, et les deux échaliers latéraux flanqués de piles carrées, un ensemble monumental. Au sommet de la croix, on voit aux pieds du Christ un bel écusson aux armes des Kerman-Lesquelen. A ses côtés sont les deux larrons, liés de cordes, et dont l’attitude convulsée fait contraste avec l’attitude très digne du Sauveur. L’un d’eux est soutenu par un ange, tandis que le mauvais larron a les yeux bandés pour indiquer l’aveuglement qui l’empêche de reconnaître le Christ, et c’est un démon qui l’appuie ; ce démon tient dans sa main un bout de la corde qui lie le larron à la croix, comme pour se préparer à l’entraîner en enfer. A l’étage inférieur on aperçoit aux pieds du Christ une Pietà avec Saint Jean à gauche, et à droite Madeleine tenant son vase de parfums. Ces deux personnages sont soutenus par des anges qui portent des écussons nus ; deux autres écussons vides figurent au-dessous de la Pietà. — Au revers se présentent Saint Pierre portant tiare et clef, puis Sainte Barbe, en princesse du XVIème siècle, au corselet étroitement lacé, tenant palme et ayant près d’elle une belle tour, aussi haute qu’elle-même, à double étage, garnie de créneaux et de mâchicoulis, et percée des trois fenêtres symboliques. Le beau fût octogonal à base moulurée et travaillée, qui supporte ce groupement, porte en arrière ce nom : S . COETDELEV . Sur le devant du fût, du côté Midi, une banderole oblique porte l’inscription suivante, d’où l’on a stupidement effacé le mot le plus intéressant : CESTE : CROIX : FAISTE : PAR : MAISTRE... LAN MILVcc XXVII. Le soubassement de la croix forme, du côté de la chapelle, une petite terrasse où l’on accède par quatre degrés et qui a dû servir de chaire. Le mur d’enclos est muni d’un banc de pierre, ce qui témoigne d’un lieu de pèlerinage fréquenté. « La chapelle de Locmaria, écrivait en 1647 dom Cyrille Le Pennec, est visitée d’une grande affluence de monde en quelques saisons de l’année et à certaines festes de Notre Dame » (Kerdanet, Vies des Saints..., p. 509). A droite de l’escalier on lit sur un bénitier : R . MINGAM. Les pilastres latéraux sont surmontés, à droite d’un Saint Fiacre, armé de sa bêche et, à gauche, d’un évêque bénissant. L’un d’eux est creusé d’une niche à arcature gothique contenant un vieux saint mutilé [Note : La description de la chapelle et du calvaire de Locmaria est faite d’après des notes personnelles, avec le concours du fonds Le Guennec des Archives départementales].

le calvaire de Lesquelen (1527), restauré au XXème siècle ;

la croix de Kerbrat-Gouesnou (XVIème siècle), restaurée au XXème siècle ;

la croix du Manoir-du-Rest (XVIème siècle), constituée par des dalles funéraires de 1776 et de 1789 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Bodiliau (XVIIème siècle), la croix de Cleongar (Haut Moyen Age), la croix Croas-ar-Merdy (XIVème siècle), la croix Croaz-Stéphanic (Haut Moyen Age), la croix d'Enez ou Croix-David (XIVème siècle), la croix de Keranguéven ou Croas-an-Teir-Groas (Haut Moyen Age), la croix de Kerbrat-Locmaria (1776), la croix de Keréozen (Haut Moyen Age), la croix de Kerfergar ou Croas-ar-Priol (1584), la croix de Kergoat (XVIème siècle), la croix de Kergrac'h (Haut Moyen Age), la croix de Kerhals-Damany, démontée et transportée à Vourc'h-Vras (XVIème siècle), les vestiges de la croix de Kerléanoc (XVIème siècle), la croix de Kernévez ou Prat-ar-Groas, située sur le bassin d'une fontaine (1563), la croix de Kerveur (XVIème siècle), la croix de Landouardon (Moyen Age), la croix ou stèle christianisée de Landouardon (protohistorique et XVIème siècle), la croix de Lanorven (Haut Moyen Age), la croix de Lanorven (XVIème siècle), les vestiges de la croix de Lassale (vers 1527), la croix de Penhoat (XVIème siècle), la croix du cimetière de Plabennec (1886), la croix du monument aux morts de Plabennec, la croix de Saint-Erep ou Croas-Prenn (Moyen Age), la croix de Saint-Erep ou Croas-Prenn (XVIème siècle), la croix de Saint-Séverin, la croix de Scaven (Moyen Age), la croix de Scaven (1670), la croix de Roudoulevry (XXème siècle), la croix de Stang-Alan (XVème siècle), la croix de Toulran (Moyen Age), les deux croix de Traon-Edern (Haut Moyen Age), la croix de Trémeur ou Kerguiabo (XVème siècle), la croix Ty-Men (Haut-Moyen Age), la croix de Ty-Men ou Leuhan (XVIIème siècle). A signaler aussi plusieurs croix aujourd'hui disparues : la croix de Goarem-Greis, la croix de Ker-Alien, la croix de Keranguéven, la croix de Kerbiriou, la croix de Keréozen, la croix de Kerguden, la croix de Prat-Lein ;

Nota 9 : En dehors des calvaires déjà cités, voici ce que l'on trouve dans les archives du diocèse de Quimper et de Léon : " L’un, élevé en 1546 à l’occasion d’une peste, s’élève entre les hameaux de Loc'higou et Kerever. Il a été réparé en 1911 par les soins de Jean Le Brun de Kerever. Un second, celui du village de Skaven, fut dressé en 1732. Le troisième, appelé Kroaz-prenn « Croix de bois », fut élevé en 1833 par Marie Abivin, du village de Leuhan (Buez sant Tenenan..., p. 63). Avant d’arriver au bourg de Plabennec, on trouve à gauche sur la route venant de Brest, une vieille croix de pierre à inscriptions, où figurent trois fois le nom de Saint Claude de Plougastel, et un écusson portant un calice accosté de deux burettes. Elle est datée de 1670. Serait-ce l’offrande d’un prêtre originaire de Plougastel et resté dévot à cette chapelle ? ".   

le manoir de Kerbrat (XV-XVIème siècle), édifié par les familles Perrier et Duplessis. Berceau d'une famille de Kerbrat attestée à Plabennec de 1426 à 1444, fondue dans la famille de Coatélés ou Coëtlez (au XVIème siècle)  ;

le manoir du Rest (XV-XVI-XVIIIème siècle). Propriété successive des familles Gallézen (ou du Rest) (en 1426), Beaudiez (1503), Pontoys (en 1674), Beaudiez (en 1615), Bescond de Coatpont (en 1820), Malmanche (en 1832). Le manoir a été réédifié par Jean du Beaudiez (1503-1534). Situé dans le voisinage de la chapelle de Locmaria, ce manoir est bâti en équerre. Le bâtiment principal se trouve, au fond, encadré par deux ailes latérales. La cour est fermée sur le devant par des piliers surmontés de vases. A gauche, sur l’angle extérieur, est une tour percée, à la base, de trois meurtrières. Le corps de logis est flanqué, du côté gauche, d’un pavillon carré, muni d’une petite tourelle à cul-de-lampe, et d’un pan coupé. Il y a une chapelle au bout de l’aile droite, mais les deux pignons des deux ailes sont également surmontés de clochetons garnis d’une croix. C’est, note M. Le Guennec, un type un peu froid du manoir léonard, sans grâce, sans vie, aux murailles maussades de granit gris, serties d’un quadrillage de chaux, sans aucun détail superflu d’ornementation. La réformation de 1443 mentionne Paul du Rest, seigneur du dit lieu. Le manoir appartient un peu plus tard à Bernard de Beaudiez. Jean de Beaudiez, son fils, le représente à la montre de 1503. Guillaume, fils de Jean, épouse Marie Riou, de la maison de Kermené, vivant en 1527. Dans la suite, le manoir passe successivement à Ronan-Charles, Ronan-Jaoua, Michel de Beaudiez, qui épousa en 1770 Marie Marias, fille d’un commissaire ordonnateur de la marine au Port-Louis. De cette union naquit Clair-Amable, marié en 1826 à Zoë de Flotte. Le manoir du Rest fut acquis par le citoyen Jérôme Berthome le 26 Fructidor an III (12 Septembre 1795). Deux légendes ont trait au manoir. Les voici. Une dame de Beaudiez aurait eu la tête coupée, pendant la Révolution, dans la tourelle de l'escalier [Note : Si le fait est vrai, il a pu avoir lieu pendant les troubles de la Ligue]. Elle apparaît, seulement quand il y a clair de lune, au premier coup de minuit et disparaît au dernier coup. Elle porte sa tête sur un plat et suit, toute silencieuse, un itinéraire qui n’est pas fixe. Autre légende. — Il y a dans la chapelle, au premier étage de l’aile qui est à gauche, un tableau représentant Dom Michel Le Nobletz en prière. A minuit, chaque nuit, le diable vient jouer du tambour derrière ce tableau. Il frappe même parfois si fort que le tableau tombe sur le sol (H. Pérennès) ;

le château ou manoir de Leuban ou Leuhan (1882-1884), édifié par John Burnett Stears qui a épousé Béatrice de Trobriand ;

la ferme Ty-Coz (XVIème siècle) ;

la maison Léon (XVIIIème siècle) ;

l'ancien presbytère (XVII-XVIIIème siècle) ; 

le lavoir de Gouéroc (XIXème siècle) ;

18 moulins dont le moulin à eau de Traon Edern, Kerangoff, Taulé, Besquelen, Le Mendy, Lanoster, La Motte, Kerhals, Pentreff, Le Rest, Quistilly, Seluz, de Kergrac'h, du Pont, de Kerandraon, Leuhon, Gouennon, Saint-Cloué (1838),…

A signaler aussi :

les tumuli de Prat-ar-Goff (époque néolithique) ;

le menhir de Prat-Lédan ;

le tumulus de Ravéan ;

la stèle de Créac'h-la-Motte ;

la motte féodale de Lesquélen, surnommée Kastell-Ténénan (Xème siècle). Un souterrain encore visible en 1835, dont l'ouverture est aujourd'hui bouchée, reliait la tour de Lesquélen au manoir de la Salle, situé à quelque distance vers l'est. Lesquélen appartenait aux seigneurs de Carman, Kerman ou Kermavan. L’ancien manoir de Lesquelen a disparu. La maison de ferme, qui existe toujours, est ancienne dans sa partie Ouest : porte gothique à cintre appointé et deux ou trois fenêtres. Il y a aussi au bord de la route les restes d’un moulin gothique. Lesquelen appartenait à la famille de Kermavan ou Kerman, qui avait pour berceau le château de même nom, sis en la petite paroisse de Kernilis, près de Lesneven. Les Kerman possédaient, en l'évêché de Léon, deux autres châteaux à motte : La Marche, en Trézilidé, et le Bois-Ploué, en Plounévez-Lochrist. Au cours du XIIIème siècle, Béatrix de Kerman épousa François de Léon, sire de Lesquelen. Trois siècles plus tard, en 1577, Claude de Kerman se marie à François de Maillé, puissant gentilhomme tourangeau (Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman dans l’évêché de Léon en 1614, pp. 1-5). Elle demeurait, en 1598, dans son manoir de Lesquelen, et mourut le 12 Avril 1614 (Kerdanet, Vies des Saints …, p. 405). Un aveu de la terre de Maillé, de 1618, mentionne, comme propriété du seigneur de Lesquelen, la tour de Damanny, bâtie dans le cimetière de Plabennec, devant la grande porte de l’église. Les Kerman Lesquélen blasonnaient : écartelé aux 1 et 4 d’azur à la tour d’or portée par une roue de même qui est Lesquélen, aux 2 et 3 d’azur au lion d’or qui est Kerman (H. Pérennès) ;

une borne royale de corvée (1762) ;

l'ancien manoir de Corhear ou Correguer, propriété de la famille de Kerannou, à savoir Guillaume de Kerannou et son épouse Jeanne de Keroulas (en 1503), puis de Guillaume de Poulpry, seigneur de Lanveugat (en 1609) ; 

l'ancien manoir de Guicabennec, propriété de la famille de Villeneuve, sieur de Villeneuve en Plouvien (en 1426) ;

l'ancien manoir de l'Ile, propriété de la famille Gestin, sieur de Poulbroch en la Martyre (de 1426 à 1534) ;

l'ancien manoir de Kerangall, propriété de la famille Roignant (de 1426 à 1538) ;

l'ancien manoir de Kerannou, propriété de la famille de Kerannou au XVIème siècle (ramage de Le Rannou) ;  

l'ancien manoir de Kerautret ;

l'ancien manoir de Kerdavid, propriété de la famille de Bergoët (de 1426 à 1534) ;

l'ancien manoir de Kerdouar, berceau de la famille Kerdouar (vers 1503). Il passe ensuite entre les mains de la famille de Bellingant, fondue en 1721 dans la famille Penmarc'h ; 

l'ancien manoir de Kergreac'h, propriété de la famille de Lescoat (en 1503) ;

l'ancien manoir de Kerguilly, propriété de la famille de Lescoët (au XVIème siècle) ;

l'ancien manoir de Kerlaziou, propriété de la famille de Botlavan, puis de la famille de Campir (au XV-XVIème siècle) ;

l'ancien manoir de Kerouanton, propriété de la famille de Kerdalaes (de 1426 à 1534) ;

l'ancien manoir de Kersaliou, propriété de la famille de Kerannou ;

l'ancien manoir de Lanhouardon (XV-XVIIIème siècle), propriété successive des familles Le Verger (de 1427 à 1534), Le Nehou (en 1624), Dencuff (en 1630), Mescam (vers 1673), Huon de Kermadec (en 1698). Ce manoir a servi, après la Révolution, de presbytère et ensuite d'école des filles en 1850 ;

l'ancien manoir de Lanoster (XV-XVIème siècle), détruit par un incendie en 1914. Berceau d'une famille de Lannoster. Il passe ensuite entre les mains de la famille Le Jar (XVème siècle). L'ancienne chapelle Saint-Christophe est détruite vers 1914. " Il ne reste de cet ancien manoir, incendié en 1916, qu’un bâtiment qui a deux grandes portes à plein cintre se faisant face. Il fut habité au XVIIème siècle par une famille Gourio. Pélagie Gourio épousa, à Rennes, le 8 Novembre 1721, Jacques-Annibal Farcy de Cuillé, conseiller au Parlement de Bretagne en 1728, mort à Lanniron, chez son frère, l’évêque de Quimper. Leur fils, Jacques-Annibal-Gabriel, fut conseiller au Parlement de Bretagne en 1746 " (Archives de l'Evêché) ;

l'ancien manoir du Mendy, berceau de la famille du Mendy qui se fond dès le XVème siècle dans la famille de Kerguelen. La chapelle Saint-Yves est en ruine dès 1780 ;

l'ancien manoir de Touldrezen, propriété de la famille Beaudiez ;

l'ancien manoir de Traonedern, propriété de la famille Beaudiez (en 1554) ;

l'ancien manoir du Vourch, propriété de la famille Le Borgne attestée de 1444 à 1503 ; 

l'ancien manoir de la Motte, propriété de la famille Marc'hec, sieur de la Motte et de Pennanech (au XVème siècle), puis de la famille Beaudiez (fin XVème siècle) ;

l'ancien manoir de Pennanech, propriété de la famille Marc'hec ;

l'ancien manoir du Pentreff, berceau d'une famille de Pentreff. Puis, propriété de la famille de Launay (à partir du XVIème siècle) ;

l'ancien manoir de Pontaroudouz, propriété de la famille de Bergoet, sieurs de Kerdavid et Pontaroudouz ;

Nota : ANTIQUITÉS. Fréminville signalait, en 1832, près de la Croix des trois Recteurs, à l’embranchement des chemins de Plabennec et du Drennec, une roche arrondie presque ovoïde, portant à son extrémité la plus étroite une inscription en caractères inintelligibles. — A un kilomètre de la même Croix, on voit, ajoutait-il, dans un champ de genêts, un menhir à demi renversé, haut de 6 mètres. — A la même distance du bourg de Plabennec, dans une lande entourée de taillis épais, il signalait encore près de 600 blocs de pierre de 1 m. 30 d’épaisseur en moyenne, éparpillés sur le sol. En 1907, M. du Chatelier mentionne deux tumulus, l’un à 500 mètres Nord-Est du bourg, dans un champ appelé Park-an-Dorgen ; cet auteur y avait pratiqué des fouilles en 1881 ; quant à l’autre tumulus, fouillé vers 1900 par MM. Morvan et de Kerdrel, il dépendait du village de Roz-ar-Vern (Du Chatelier, Les Epoques Préhistoriques ...., 1907, pp. 146-147). Trois mottes sont signalées à Plabennec. L’une se trouve à 150 mètres au Sud de la ferme de Lesquelen. C’est un énorme monceau de terre mesurant 130 mètres de hauteur, avec une douve très profonde au Nord et au Nord-Ouest, moins creuse ailleurs. Sur la terrasse supérieure on voit quelques traces d’un édifice qui semble avoir été une tour de construction irrégulière. De nombreuses pierres de taille et de multiples moëllons gisent dans la douve et aux alentours, mais il ne semble pas que la butte ait été revêtue de pierres (Archives départementales. Fonds Le Guennec). Une seconde motte est à 150 mètres au Sud du village de La Motte ; une troisième au lieu dit Ar C'hastel. Flagelle parle d’un puits se trouvant dans la cour de l’ancien manoir de La Motte, où, en descendant de quelques mètres, on pouvait entrer dans une salle circulaire voûtée en pierres, de 10 à 12 mètres de diamètre (Notes Archéologiques sur le Département du Finistère, p. 41).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLABENNEC

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Plabennec :

Coëtélez (de), seigneur dudit lieu, paroisse du Drennec, et de Kerbrat, paroisse de Plabennec. De gueules à la tête de lièvre coupée d’or. Robert, maître des eaux et forêts du roi en 1356, semble être de ceux-ci (P. Anselme, t. II, p. 556) ; Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plabennec.

Kerprat ou Kerbrat (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plabennec. De gueules à trois quintefeuilles d’or. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plabennec.

Kerrannou (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plabennec, et de Keranstreat, paroisse de Plougonvelin. Echiqueté d’argent et de sable, à la bande de gueules chargée de trois trèfles d’argent. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plougonvelin.

Rest (du), seigneur dudit lieu, paroisse de Plabennec. Echiqueté d’argent et de sable, au lion d’or brochant. Paul se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Frégant.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Plabennec :

Guillaume COËTLEZ (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume JESTIN (30 livres de revenu), malade, remplacé par Guillaume Treguer : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé KERCALX (15 livres de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé LE JAR (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon TREFFILY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

la veuve Guyon TREFFILY (10 livres de revenu), remplacée par Yvon Goez : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

A la "Montre" de l'Evêché de Léon du 25 septembre de l'an 1503 qui s'est tenue à Lesneven par les sieurs du Chastel, Kermavan et de Keroueré commissaires, les nobles suivants de Plabennec (Ploeabenneuc) apparaissent (Voir le Chevalier de Fréminville, " Antiquités du Finistère ") :

Jehan Coadelez, en poinct d'archer ;

Messire Alain le Jar, en archer ;

M. Yves Lescoet, hallebardier ;

Yvon Tresily, en brigandine et javeline. Enjoinct se monter ;

Bernard de Baudiez, représenté par Jehan son fils, en abillement d'archer ;

Guillaume Gestin. Enjoinct s'abiller.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Plabennec (Plœbennec) sont mentionnés :

Le sr. de Lanoster, lieutenant de Brest et Saint-Renan ;

Yvon Fauc ;

Yvon le Tarquel ;

Jacques Boudic.

(à compléter)

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