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PIRIAC-SUR-MER

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La commune de Piriac-sur-Mer (bzh.gif (80 octets) Penc'herieg) fait partie du canton de Guérande. Piriac-sur-Mer dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PIRIAC-SUR-MER

Piriac-sur-Mer vient du patronyme breton Guiriac'h, Waroc'h, premier conquérant de Piriac-sur-Mer. Piriac est un des ports les plus anciens de la presqu'île guérandaise qui occupe aussi l'extrémité d'une pointe avancée : de là, pour certains historiens, son nom primitif Pen Keriac devenu Pen-Heriac, Pihyriac et Piriac. 

Piriac-sur-Mer est une ancienne ville qui n'occupait pas l'emplacement du bourg actuel, mais une partie recouverte actuellement par la mer. Autrefois, d'ailleurs, l'île du Met, à 5 kilomètre, était reliée, croit-on, à la terre. Dans l'île du Met, on voit encore les restes du fort de Ré, construit en 1755, puis détruit par les Anglais.

La création de Piriac-sur-Mer est attribuée traditionnellement à Waroc'h qui crée sur le territoire de Piriac-sur-Mer un poste avancé pour conquérir le pays de Nantes, au VIème siècle. Erispéon, puis Salomon, le roi de Bretagne, sont les successeurs de Waroch. Erispéon concède aux bénédictins de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon tout un village Bronbudien situé in plebe Keriac. Salomon, qui confirme cette donation par un acte daté du palais Barech, le 8 juin 861, fait don de toutes ses terres à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Les moines possèdent encore, en Penceriac, le village de Granbudgen, de Bram (Grain), Terveres (Ternevé), Bron-Malin, Brondui (Brandu) et Guerven (Kervin). Le nom de cette paroisse s'écrivait Penseriac au IXème siècle.

Piriac-sur-Mer (Piriac) est mentionné dans une charte de 1081, par laquelle un certain Kawaladrat donne au bénédictins de l'abbaye de Redon seize sillons de vigne. Durant les guerres de Religion, Piriac-sur-Mer devient avec Careil et Le Croisic, l'un des fiefs du protestantisme. En effet, au XVIème siècle, Piriac-sur-Mer comptent de nombreux calvinistes et leur prêche se trouve en 1563 dans l'église paroissiale. En 1564, par lettres royales, Piriac-sur-Mer est uni à la juridiction de Guérande. En 1590, Piriac-sur-Mer reçoit une garnison de 4 500 Espagnols, destinés à maintenir ses habitants sous le joug de Mercoeur.

En 1759, lors de la bataille des Cardinaux, la flotte de Louis XV est détruite par les Anglais. La flotte française était commandée par le maréchal de Conflans, vice-amiral de France. Elle comprenait 21 vaisseaux de ligne et 5 frégates, dont Le Formidable, le Soleil Royal, le Héros, le Juste, le Glorieux, le Robuste, le Brillant, l'Eveillé, Sphinx, Dragon, Bizarre, Inflexible. Chacun de ces vaisseaux avait au moins 64 canons. Les 5 frégates avaient de 16 à 32 canons. L'escadre anglaise de l'amiral Hawke comprenait 45 vaisseaux et avait une supériorité évidente ("le Formidable fut bientôt entre leurs mains, le Héros fut brûlé au moment où il s'échouait à la pointe du Croisic. Deux autres vaisseaux furent coulés, et nul parmi leurs équipages ne put se sauver. Le Juste, criblé de coups de canons, put gagner la Loire avec 150 hommes. Sept autres vaisseaux et quatre frégates se retirèrent dans la Vilaine et allèrent s'échouer à Vieille-Roche : ceux-ci furent quelques temps après amenés à la Roche-Bernard et réparés dans les chantiers de ce port. Le Soleil-Royal restait seul. Gravement endommagé, il essaya une résistance suprême : acculé vers la côte du Croisic, il alla donner sur les rochers de Saint-Goustan. L'amiral de Conflans, qui était à bord, refusa de se rendre, et, comme toute résistance était impossible, il fit sauter le navire".

Piriac-sur-Mer dépendait jadis de la baronnie de Campzillon. Le territoire de Piriac-sur-Mer appartenait donc d'abord comme cette grande seigneurie, aux sires de la Roche, de Lohéac, de Montfort et de Laval. Châtellenie d'ancienneté, qualifiée de baronnie à partir du XVIème siècle, Campzillon relevait dès 1458 directement du duc de Bretagne. Cette seigneurie s'étendait en cinq paroisses : Mesquer, Piriac-sur-Mer, Guérande, Batz et Saint-Molf. Elle fut détachée de la baronnie de la Roche Bernard en 1424. Guy XIII, comte de Laval, avait donné ce territoire en dot à sa fille Jeanne de Laval, à l'occasion de son mariage avec Louis de Bourbon-Vendôme. Elle tenait son nom du château de Campzillon, siège de la baronnie, construit en 1569 par Pierre de Tournemine à la place d'une citadelle détruite en 1540 (dès 1540, on ne voyait plus que «l'emplacement des vieilles murailles dudit chasteau ruisné depuis longtemps et hors de mémoire de personne». Au milieu du XVIème siècle, Pierre Tournemine augmenta l'importance de Campzillon en y annexant la seigneurie de Kerjean en Piriac-sur-Mer qu'il acheta des héritiers de feu Jean Pineau (Déclaration de Campzillon en 1581). Lors des guerres de Religion, le château de Campzillon est brûlé en 1590 par les troupes espagnoles venues soutenir le duc de Mercoeur. Le siège de la seigneurie est alors transféré à Piriac-sur-Mer au château de Kerjean. La haute justice de Campzillon comprenait le Grand fief de ce nom et neuf tenues moins importantes ; elle s'exerçait au bourg de Piriac où se trouvaient ses ceps et collier, son auditoire et sa prison ; c'était aussi en Piriac que s'élevaient les fourches patibulaires de la baronnie "à six posts", selon l'aveu de 1572. 

Note 1 : Au XIXème siècle, Piriac-sur-Mer doit son essor grâce à sa mine d'étain et à ses conserveries de sardines. Une mine est ouverte, en 1813, près de la pointe de Castelli, et non loin de Penhareng.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de Piriac-sur-Mer : De Rohan Sevestre (en 1495), Charlot de Franchevill (de 1560 à 1573), Ribber, Guillaume Georges, Olivier Braud, Guillaume Audren, Bertrand, Rado, Marc Spadine, J. Davy, René Dupont, Raoul Esnaud, Bernard, Guy Bouvier, Gabriel Edenin, Pierre Landays, Pierre Jégo (de 1712 à 1728), Ignace Guillaume (de 1729 à 1779), docteur en Théologie et ancien précepteur du duc de Penthièvre, Charles Guillaume, neveu du précédent (de 1779 à 1790), G. Goubaud (en 1790), Christophe Glais (de 1791 à 1803) le curé constitutionnel, Sohier (de 1803 à 1832), Coujeon François (de 1832 à 1846), Aubert Pierre (de 1846 à 1852), Huet Joseph-Marie (de 1852 à 1868), Cormerais (de 1868 à 1870), Guilbaud (de 1870 à 1874), Bernard (de 1874 à 1878), Sérot (de 1878 à 1889),  Guichard (de 1889 à 1919), Ménoret (de 1919 à 1930), Coyaud (de 1930 à 1942), Loie (de 1942 à 1947), Pichon (de 1947 à 1978).

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PATRIMOINE de PIRIAC-SUR-MER

l'église Saint-Pierre-aux-Liens (1766), élevée à l'emplacement d'une ancienne chapelle ou église. Il y en a eu semble-t-il quatre avant l'actuelle. La première date de 570, la seconde du XIème siècle et la troisième de 1350 (sa crypte existe encore aujourd'hui). Les prééminences des églises de Mesquer et de Piriac-sur-Mer appartenaient jadis au baron de Campzillon. L'église contemporaine date de 1766, elle a été construite avec les pierres de l'ancienne chapelle Saint-Jean du château de Kerjean (la croix de l'ancien cimetière a été encastrée dans un de ses murs). La première pierre de l'église actuelle a été posée le 8 juin 1766 par le curé Ignace Guillaume. Cet édifice présente une nef unique et cruciforme. Son porche est carré et coiffé d'un dôme impérial. Le retable date du XVIIème siècle. Le Christ en Croix, en bois peint, date du XVIème siècle. Le bénitier en granit sculpté date du XVIIème siècle. Le baptistère en marbre date du XIXème siècle La vieille église avait un très haut clocher qui servait d'amer aux marins. Nous avons le nom de deux chapelles de cette église, la chapelle Saint Jean servant d'enfeu aux seigneurs et la chapelle du Rosaire ;

la chapelle Saint-Fiacre (XIII-XIVème siècle), ancien lieu de culte protestant (à partir du XVIème siècle). La chapelle, dont ne subsiste que le porche, a disparu au milieu du XXème siècle. C'est dans cette chapelle que se réunissait le général de la paroisse, sous l'ancien régime. C'est là aussi que se réunissaient les habitants de Piriac au moment de la convocation des Etats Généraux en 1789 pour élire un délégué au Baillage de Guérande ;

la chapelle Saint-Sébastien (XVIème siècle), fondée par la famille Le Couaillon. Saint Sébastien est un officier romain mort à Rome, vers 288. Les statues de saint Sébastien, de la Vierge à l'Enfant et la paire d'anges adorateurs en bois peint datent du XVIIIème siècle. En 1720, le chapelain s'appelle Henri Lerrans, et en 1764, Renée Le Dandec ;

l'ancienne chapelle de Penhoët, aujourd'hui disparue. Elle fut fondée par M. du Bochet, sieur de Penhoët ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue. Il reste, semble-t-il, des vestiges d'un cimetière au Lenn, qui en dépendait, cimetière connu dans le pays sous le nom de cimetière des Huguenots ;

la croix de Pen-ar-Ran (XIV-XVème siècle), située à la Pointe du Castelli. Elle représente d'un côté la Crucifixion et de l'autre la Visitation. La croix a été restaurée en 1940. A signaler d'autres croix : la croix de Port au Loups, la croix de la Ville, la croix de l'Eglise, la croix de Mission ;

le château de Kerjean (XVème siècle), fief de la famille de Tournemine. La terre et la seigneurie de Campzillon sont détachées de celles de La Roche-Bernard en 1424. Elles appartiennent ensuite à la maison de Vendôme jusqu'en 1524, puis de nouveau aux Tournemine jusqu'en 1732. Le château est détruit par la foudre en 1826. Il y avait jadis une chapelle au château, sous le vocable de Saint-Jean, d'où le nom de Kerjean. Elle fut démolie en 1727 pour une cause inconnue et les matériaux furent donnés par le seigneur Louis Ignace de Tournemine au curé, dans le but de servir à la construction de la nouvelle église en 1766. "C'était une assez jolie terre de 240 journaux avec un manoir, deux moulins à vent, une métairie, un étang, un colombier, un bois de décoration et quelques autres dépendances" (Déclaration de Campzillon en 1572) ;

les maisons (XVIIème siècle), situées Place de l'Eglise ;

l'ancien hôtel du Port (1626) ;

le Castel Rado (1626), situé au n° 2 rue Neuve. Propriété au XVIIème siècle du chevalier Rado du Matz ;

la maison d'Emile Zola (XVIIIème siècle). C'est dans cette demeure qu'Emile Zola a écrit la nouvelle intitulée "Les Coquillages de M. Chabre" ;

le castel Fleuri (XXème siècle), situé à la Pointe du Castelli. Il s'agit de l'ancien bâtiment de l'administration des Mines d'Etain ;

4 moulins dont le moulin de Praillance (XVIII-XIXème siècle) situé à Saint-Sébastien ;

A signaler aussi :

la pierre du Méniscoul (âge du bronze) ;

l'île Dumet. On y trouve des vestiges de l'époque gallo-romaine et deux forts y ont été édifiés vers 1756 et vers 1847. C'est à Dumet, que certains historiens placent le sanctuaire des femmes Samnites, reporté à Saillé par M. de Kersabiec. Au Vème siècle, l'île est le refuge de quelques ermites. En 1123, l'île dépend de l'évêché de Nantes (suite à une charte royale de Louis VI) et devient ensuite la propriété des moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. De 1750 à 1760, le fort de Dumet est sous les ordres du duc d'Aiguillon. Les Anglais prennent l'île en 1758, puis l'île est reprise par les Français en 1782. A partir de 1771, l'île devient la propriété du comte Jacques de Mahé de la Bourdonnaye, sire de Lauvergnac. Elle sert de point de départ pour les invasions anglaise et espagnole en 1557 ;

le tombeau d'Almanzor ou Almonzor, situé à la Pointe de Piriac-sur-Mer. Il s'agit, en fait, d'une ancienne table sacrificielle druidique. Yseult est l'épouse d'Almanzor, sire de Lauvergnac, parti en croisade avec saint Louis ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PIRIAC-SUR-MER

(à compléter)

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