Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Foucerays

LE PETIT-FOUGERAY

  Retour page d'accueil        Retour Canton du Sel-de-Bretagne  

La commune du Petit-Fougeray (bzh.gif (80 octets) Felgerieg-Vihan) fait partie du canton du Sel-de-Bretagne. Le Petit-Fougeray dépend de l'arrondissement de Redon, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

Vous possédez des informations historiques sur Le Petit-Fougeray, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE du PETIT-FOUGERAY

Le Petit-Fougeray désigne un lieu où croissent les fougères

Le Petit-Fougeray est un démembrement de la paroisse de Chanteloup. C'est, à l'origine, un simple trait de la paroisse de Chanteloup : on le nomme alors le Fougeray, et nous croyons que ce n'est guère que depuis son érection en paroisse qu'on l'appelle le Petit-Fougeray, pour le distinguer de la vaste paroisse de Fougeray, désignée vers la même époque sous le nom de Grand-Fougeray. Le village du Petit-Fougeray possédait jadis une vieille chapelle frairienne (avec un cimetière) construite au XIème ou XIIème siècle. 

Le Pouillé de Rennes stipule que le Petit-Fougeray est une paroisse moderne créée, autour d'une vieille chapelle, dans une partie de la paroisse de Chanteloup. On nous a dit que l'ancienne église du Petit-Fougeray était un édifice roman du XIème ou XIIème siècle, composé d'une nef terminée par un arc triomphal et une petite abside, avec une seule chapelle plus moderne au Sud. Il est du moins certain qu'un acte de 1450 désigne cette église comme étant dès lors « fort antique ». Elle appartenait aux paroissiens et était regardée comme succursale en 1700. Elle était d'ailleurs très-vénérée et l'on s'y rendait en procession dans les temps de calamités, ce qui eut lieu, par exemple, en 1640 et en 1723. Le recteur de Chanteloup avait aussi coutume d'y aller dire la grand'messe le jour de Saint-Etienne et le mardi de Pâques ; aux autres jours de dimanche et de fête, on n'y disait qu'une basse messe. Elle avait son cimetière, où l'on inhumait les habitants du voisinage qui le désiraient. En 1604, Rolland Heurtin et Julienne Allory, sa femme, demeurant à la « bourgade du Foulgeray », parurent devant les notaires de la seigneurie de Poligné, et là Julienne Allory, autorisée par son mari, fonda à perpétuité une messe pro defunctis « chaque vendredi de l'année, dans la chapelle du Foulgeray, à l'autel de Monsieur saint Gilles ». Elle présenta ensuite à l'évêque de Rennes, pour desservir cette fondation, Julien Badault, prêtre demeurant au village du Vil. Plus d'un siècle après, le 22 janvier 1717, un prêtre nommé Messire Perrel fonda une autre chapellenie dans la même église du Petit-Fougeray ; en 1720, Julien Le Champtel , prêtre d'Avranches, fut présenté pour la desservir par les parents du fondateur (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Enfin, le Pouillé ms. de Rennes (1711-1723) mentionne la fondation d'une messe tous les samedis faite par les seigneurs de Caran. Or, il paraît que la chapelle méridionale de l'église du Petit-Fougeray appartenait à ces seigneurs ; nous pensons donc que c'est là que devaient être dites les messes fondées par eux ; ils y avaient, en effet, leur enfeu, où furent inhumés en 1624 René Le Corsin, seigneur de Caran, et en 1627 Françoise Le Corsin, veuve de René de Montbourcher. Quant aux droits seigneuriaux de supériorité, fondation et prééminences, ils appartenaient dans l'église du Petit-Fougeray, en 1679, à Henri de Cossé, duc de Brissac, à cause de sa seigneurie de Poligné (Archives Nationales, P. 1710).

Le bailliage du Fougeray appartient au seigneur de Poligné, et ses vassaux lui doivent 12 livres en argent, 13 poules et demie, 17 corvées, 80 boisseau, et 34 boisseaux mesure de Châteaugiron, à 28 sols le boisseau, ce qui en 1759 forme un total d'environ 195 livres. En 1679, Henri de Cossé, duc de Brissac, à cause de sa baronnie de Poligné, a droit de coutume et de bouteillage, "à raison de deux pots par pipe" à la foire qui se tient au Petit-Fougeray "le premier mardy après la feste de saint Gilles du mois de septembre". En 1541, on évalue ce revenu du bouteillage à 12 pots, valant ensemble 10 sols, et celui de la coutume levée "sur les marchandises et denrées vendues iceluy jour" à 7 livres 10 sols. Mais la septième partie des droits perçus par le seigneur de Poligné à la foire du Petit-Fougeray revient au seigneur de la Marchée, en Saulnières, parce que ce dernier est obligé "de faire faire la garde et guêt de ladite foire". En 1759, cette foire rapporte net 60 livres au baron de Poligné.

Le Petit-Fougeray est érigé en paroisse de l'évêché de Rennes dès 1831 lorsque Mgr de Lesquen, évêque de Rennes, l'érige le 1er juin et y envoie un recteur, M. Honoré Ange Vannier. Mais elle n'est reconnue par l'Etat et érigée par ordonnance royale que le 19 mars 1838. Le Petit-Fougeray est érigé en commune en 1936. 

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse du Petit-Fougeray : Honoré-Ange Vannier (1838, décédé en 1870). François Lefeuvre (1870-1872). Pierre Dahiot (à partir de 1872), ......

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE du PETIT-FOUGERAY

l'église du Sacré-Cœur (XIXème siècle). L'ancienne église du Petit-Fougeray, dédiée, semble-t-il, à saint Gilles, n'existe plus. Il s'agit aujourd'hui d'une église construite en 1838 par le premier recteur, M. Vannier, et qui remplace une chapelle du XIème ou XIIème siècle. Elle est bénite le 18 juillet 1838 par Mgr de Lesquen. Elle est restaurée et ornementée au XIXème siècle par les soins du recteur, M. Pierre Dahiot. Le clocher date de 1894. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. L'ancienne chapelle avait une nef, un arc triomphal, une petite abside, et du côté Sud une chapelle prohibitive appartenant aux seigneurs de Caran. Un acte de 1450 désigne cette église comme étant "fort antique". Elle appartenait aux paroissiens de Chanteloup et était même regardée comme une sorte de succursale en 1700. Elle était d'ailleurs très vénérée, et l'on s'y rendait en procession dans les temps de calamités publiques, ce qui eut lieu, par exemple, en 1723, pour avoir un temps plus favorable aux biens de la terre, et pendant l'épidémie de 1740. Le recteur de Chanteloup avait aussi coutume d'y aller dire la grand'messe le jour de Saint-Etienne (26 décembre) et le mardi de Pâques. En 1604, Rolland Heurtin et Julienne Allory, sa femme, demeurant à la "bourgade du Foulgeray" fondent à perpétuité une messe pro defunctis "chaque vendredi de l'année, dans la chapelle du Foulgeray, à l'autel de Monsieur Sainct Gilles". Elle présente ensuite à l'évêque de Rennes, pour desservir cette fondation, Julien Badault, prêtre, demeurant au village de Vil (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Le 22 janvier 1717, un prêtre, nommé messire Perrel, fonde une autre chapellenie dans la même église du Fougeray. En 1720, Julien Le Champtel, prêtre d'Avranches, est présenté pour la desservir par les parents du fondateur. Le Pouillé de Rennes (rédigé vers 1711-1723) mentionne la fondation d'une messe tous les samedis faite par les seigneurs de Caran. A noter que le manoir de Caran, en Chanteloup, appartient successivement aux familles de Caran, Allory, de Montboucher et Le Corsin. Les seigneurs de Caran y ont leur enfeu, où sont inhumés en 1624 René Le Corsin, seigneur de Caran, et en 1627 Françoise Le Corsin, femme en premières noces de René de Montbourcher, et en secondes du sieur des Longs-Prés (Registre de l'état civil de Chanteloup). Quant aux droits seigneuriaux de supériorité, fondation et prééminences, ils appartiennent dans l'église du Petit-Fougeray, en 1679, à Henri de Cossé, duc de Brissac, à cause de sa baronnie de Poligné ; 

la croix (1650) ; 

la croix (1891) ; 

la butte du Chalonge (ou du Vieux-Château), fortification remontant certainement à l'époque gallo-romaine, entourée d'une douve de 2m70 de profondeur. Peut-être y eut-il au Chalonge un château du moyen-âge élevé sur l'assiette d'un castellum romain. Notons en passant que le bois de Chalonge fait partie au XVI-XVIIème siècle de la baronnie de Poligné, comme le prouve la déclaration qu'en font en 1541 Jean de Laval, sire de Châteaubriant, et en 1679 Henri de Cossé, duc de Brissac, l'un et l'autre seigneurs de Poligné. A noter que le 11 mai 1718, Mme de Mornay, dame de Poligné, afféage à René Pinczon, seigneur des Monts, les bois de Chalonge, de la Percche et du Jaunay (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Poligné). Au XVIIIème siècle, le bois de Chalonge appartient au seigneur du Sel et des Monts, et dans les aveux rendus par ce dernier baron de Poligné est mentionné "l'ancien chemin Rennais conduisant de Rennes au bourg du Sel" et bornant le bois du Chalonge. Les déclarations de la baronnie de Poligné ne mentionnent point d'ailleurs la motte de Chalonge : celle de 1541 dit simplement "la pièce de boays taillis nommée le Chalonge ès paroisses de Pancé et Chanelou", comprises les garaines y estant, contient huit-vingt journaux de terre environ". L'annotateur du Dictionnaire de Bretagne d'Ogée décrit comme suit la butte du Chalonge : "Sa circonférence est de 84 mètres au sommet et de 132 à la base. Le fossé, quoique évidemment comblé en partie, présente encore 16 mètres d'ouverture sur 6 mètres de profondeur. La hauteur perpendiculaire de ce monument est de 19 m 50 au-dessus du sol environnant. A l'Est et joignant la butte, dont il n'est séparé que par le fossé, se trouve un terrain qu'on appelle dans le pays le Jardin. Ce Jardin contient près d'un hectare et comprend le quart de la circonférence d'un plus grand cercle circonscrit autour de la butte principale ; il est lui même ceint de douves séparées et défendu à ses encoignures par deux cavaliers ronds ; des traces évidentes d'un pont-levis à communiquer de la butte au jardin se voyaient encore, au dire des anciens du pays, il y a soixante à soixante-cinq ans. Cette butte renommée par une foule de tradition toutes plus bizarres les unes que les autres" (Dict. de Bret. nouv. édit. I, 500) ; 

le manoir de Caran (XVI-XVIIème siècle). C'est au XIIème siècle, que les moines de l'Abbaye de Melleray construisent à "Charan" des maisons qu'ils revendent à l'évêché de Rennes, et c'est en 1427 que Caran donne son nom à ses premiers seigneurs. La seigneurie de Caran relève en 1679 de la baronnie de Poligné. Propriété successive des seigneurs de Caran (en 1427 et en 1476), puis des familles Allory (en 1513), de la Marchée (en 1541), le Corsin (en 1569), de Montbourcher (en 1627), le Corsin seigneurs du Chêne-Blanc (en 1679 et en 1789). Caran (ou Charan au XIIème siècle) semble avoir donné son nom à ses premiers seigneurs : - en 1427, "le sieur de Caran a l'hôtel de Caran" ; - en 1476, "Pierre de Caran est sieur du manoir de Caran". Ce dernier est père de Plésou de Caran, qui épouse Georges Allory. De cette union naît une fille, qui tient avec son père le manoir de Caran en 1513. En 1541, Julien de la Marchée, "sa femme et consorts", tiennent du seigneur de Poligné "le lieu de Caran", valant alors 35 livres de rente. Puis viennent François Le Corsin, seigneur de Caran, vivant en 1569, et René Le Corsin, également seigneur de Caran, qui meurt le 1er décembre 1624. La fille de ce dernier, Renée Le Corsin, épouse de René de Montbourcher, seigneur de la Menardaye, a pour fils, Julien de Montbourcher, baptisé à Chanteloup en 1609. Renée Le Corsin, devenue veuve avant 1622, épouse en secondes noces le sieur des Longs-Près, et meurt le 6 avril 1627. Julien de Montbourcher, son fils, seigneur de Caran, épouse Françoise Busnel, dont il a Olivier, tenu sur les fonts baptismaux de Chanteloup, le 29 mars 1632, par Olivier de Montbourcher, seigneur de la Maignanne (Registre de l'état civil de Chanteloup). En 1679, François Le Corsin, seigneur du Chesne-Blanc, en Saulnières, possède par acquêt une partie du manoir de Caran, sous la juridiction de Poligné. L'autre portion est, semble-t-il, vendue à la famille Poussin, car nous voyons en 1690 Joseph Poussin prendre le titre de sieur de Caran. Il y a d'ailleurs un fief de Caran qui est distrait des seigneuries et manoir de ce nom et qui appartient d'abord à la famille de la Filochaye, puis en 1758 à celle de Plouays. Toutefois, le manoir même de Caran demeure aux Le Corsin jusqu'à la Révolution. Il appartient à cette époque à Jean Baptiste Marie Le Corsin du Chesne-Blanc, chanoine de Rennes en 1778, abbé commendataire de Lanvaux en 1786, et mort curé du Sel-de-Bretagne en 1816 ; 

Nota : Il est signalé 13 moulins à Fougeray (Petit et Grand Fougeray inclus) : les moulins à eau de la Haye, de Gault, de la Benardais, de Chère, les moulins à foulon de la Chère et de la Talberge, et les moulins à vent du Loray, de Belle-Née, de la Grée-Charruel, de la Minière, de Haut-Bout, de Pinté, M. Blanc, du Chêne-Poirier, de Caran, d'Auvert ; 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE du PETIT-FOUGERAY

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.