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LE PALLET

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La commune du Pallet (bzh.gif (80 octets) Ar Palez) fait partie du canton de Vallet. Le Pallet dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du PALLET

Le Pallet vient de l'ancien seigneur, Daniel du Palais.

La seigneurie du Palais existe depuis la fin du XIème siècle et appartient en 1090 à Daniel du Palais dont le château est détruit en 1420 (à l'exception de la chapelle privée qui est conservée et dans laquelle se trouvent des tombes de Templiers). Daniel de Palatio est cité dans une charte de 1084. A noter que c'est à cette époque que Pierre Abélard, fils du chevalier Béranger et de dame Lucie, naquit au Pallet, en 1079. Une charte de confirmation des biens de l'église de Nantes, donné en 1123 par le roi Louis le Gros à l'évêque Brice, mentionne " Palatium ".

Un prieuré bénédictin de Saint-Etienne du Pallet, appartenant à l'abbaye poitevine de Saint-Jouin-de-Marne, est également mentionné à cette époque [Note : on en trouve encore des traces sur le cadastre avec les lieux-dits comme " Le Pré de l'Abbaye ", le " Jardin de la Cure "].

Au début du XIIIème siècle, la seigneurie appartient à Pierre de Dreux (dit encore Pierre Mauclerc), prince capétien, qui avait épousé Alix de Thouars, duchesse de Bretagne. Il y nomme son sénéchal, Brient Maillart. En 1236, Yolande de Bretagne, fille de Pierre de Dreux, et d'Alix de Thouars, reçoit Le Pallet en dot, lors de son mariage avec Hugues de Lusignan, comte d'Angoulême.

Le premier des seigneurs du Pallet, qui établit la paroisse sur son fief, est très probablement Pierre Souvaing [Note : les Souvaing étaient seigneurs de Daon en Anjou] qui avait succédé vers 1270 à Roland de Bretagne, et dont la famille se maintiendra au Pallet jusqu'au début du XVème siècle (vers 1416), où elle se fondra en celles des Aménart (par le mariage de Jeanne Souvaing avec Jean Aménart, seigneur de Chanzé et de Bouillé, en Anjou). Dès 1497, au moins, Le Pallet passe aux seigneurs de Goulaine (par le mariage de Catherine Aménart avec Christophe de Goulaine) qui deviennent aussi seigneurs féodaux du Vallet et le resteront deux siècles.

En 1632, la châtellenie du Pallet entre dans le marquisat de Goulaine. Ensuite, par acquisition qu'en avait faite Jacques Barrin à Gabriel de Goulaine (achat d'une première partie en 1635 et du reste en 1654), Le Pallet devient la propriété de la famille Barrin de La Galissonnière qui posséderont les terres du Pallet, Les Montils, L'Audigère, La Ragotière et Fromenteau jusqu'à la Révolution. En 1658, la châtellenie est incorporée par Jacques Barrin dans le marquisat de la Galissonnière, qui fut partagé vers 1700 entre les trois frère Roland, Achille et Henri-Louis Barrin. La châtellenie du Pallet entra en possession d'Achille Barrin, qui, en 1760, la fit entrer dans son marquisat de Fromenteau..

Le seigneur du Pallet était fondateur et prééminencier des églises du Pallet, de Vallet et de la Haye-Houassière, avec droit dans ces églises au banc et enfeu prohibitif. Il exerçait un droit de haute justice avec fourches patibulaires à quatre piliers (ou pots). Il jouissait aussi d'un droit de foire le jour de saint Vincent, de saint Nicolas, de saint Etienne, et tous les jeudis de chaque semaine. Il possédait un four banal, situé à côté de la cohue (non loin du cep à collier), où les habitants du Pallet étaient obligés de cuire leur pain.

Une abbaye est située à proximité du bourg du Pallet. Cette abbaye a été fondée par Huet de La Lande en 1466. A noter que la paroisse du Pallet possédait des vignobles dès le XIème siècle. En effet dans une charte de 1066, on peut lire : « Notion soit faite à tous les hommes présents et futurs de la châtellenie du Pallet au sujet des droits du Bienheureux Martin de Vertou pour les terres, les dîmes, les corvées et les pacages qui furent en honneur pendant très longtemps, comme les droits acquis par les moines de Vertou et cela sans ennuis, ni intrigues pour eux, jusqu'au jour où dans ces mêmes terres furent introduites des vignes ; pendant plusieurs années les mêmes droits plus haut énoncés furent maintenus et respectés pour les vignes, mais depuis quelques temps des abus se sont glissés au préjudice des moines ... Aussi Nous Conan II (duc de Bretagne), ému par les supplications de notre frère Américus, abbé de ce monastère de ce lieu (Vertou) et de ces moines, nous demandons que justice se fasse et que soient convoqués au Pallet les principaux barons qui appartiennent à cette partie de notre territoire et que soient entendues les réclamations des moines et des parties adverses, les mêmes droits qui existaient autrefois pour les moines seront retenus pour les vignes et devront être acquittés aux moines comme par le passé, les droits non acquittés seront retenus, et en cas de négligence dans les paiements seront passibles de ma correction. Ce jugement sera passé, comme fait en ma présence et devant ceux dont les noms suivent en cette page et qui signent avec nous sous notre sceau. Signé : Conan, comte - Gestin d'Auray, - Rodulph d'Arigne, - Messire de Guérande ». Il y avait jadis plusieurs foires par an à Pallet : à la Saint-Michel, Saint-Etienne, Saint Nicolas et Saint Vincent (ces deux dernières ne vont plus exister après la Révolution).

Le château de La Jannière, qui appartenait en 1400 à la famille Goheau, est érigé en vicomté en 1644 (avec haute justice et des fourches patibulaires à quatre piliers), et celui de La Galissonnière, en marquisat en 1660. 

Depuis 1792, une partie du territoire de la paroisse de Monnières est intégrée dans la commune du Pallet : il s'agit des domaines de la Mercredière, de la Cognardière, du Plessis-Guerry et de la Galissonnière. A partir de mars 1793, les habitants de Pallet vont se livrer à une véritable guerre civile entre Républicains et Royalistes. Une colonne royaliste composée de 8.000 hommes est stationnée à Pallet le 13 mars 1793.

On rencontre les appellations suivantes : Pallatium (en 1123), Palacium (en 1278), Palais et Palez (vers 1315), Palletz, Paletz, Palet ou Le Pallet (au XVIIIème siècle). En 1315, sur le sceau de Raoul Souvaing, il est gravé " Palais "

Note 1 : Pierre Abélard, grand théologien du Moyen Age, surtout connu pour ses amours avec Heloïse (décédée le 17 mai 1164 à l'âge de 63 ans), est né au Pallet (au manoir qui touche la chapelle Sainte-Anne) en 1079. Il se retira près de Nogent-sur-Seine en un ermitage qu'il appela Le Paraclet. Il mourut en 1142. Voir Ville du Pallet l'histoire d'Alébard et Héloïse.

Note 2 : les différents recteurs du Pallet sont : Chastel, Rochereul, Bouliot, Julien Le Prestre (1789-1795), Thomas et surtout Charles Pasquerau (prêtre réfractaire) qui administra la paroisse jusqu'en 1844. 

Note 3 : les différents maires du Pallet sont : Louis Coulon (de 1790 au 1er mars 1794, tué par les Chouans), François Bouédron (de 1794 à 1807), Pierre Cornu (de 1808 à 1809), Jean Marie Guillemé ou Guillermé (de 1809 à 1815), Cyprien Barrin (de 1815 à 1818), Pierre Dabin (de 1818 à 1830), Thomas Blanchard (en 1830), Dominique Cormerais (du 5 décembre 1830 au 6 mars 1886), Louis Pichaud (de 1886 à 1900), Thomas Blanchard (en 1900), Augustin Dugast (du 21 octobre 1900 à 1904), Auguste Sautejeau (de 1904 à 1931), Etienne Sautejeau, fils d'Auguste (de 1931 à 1950), Marcel Sautejeau, fils d'Auguste (de 1950 à 1971), Gabriel Emeriaud (du 28 mars 1971 au 25 mars 1977), Mme Anne Roucou (à partir du 26 mars 1977), ....

Note 4 : le 5 avril 1789, fut rédigé le cahier de doléances, en présence de 17 personnes dont 12 signataires : François Savariau aîné, notaire et sénéchal, Louis Coulon, Jean Coraboeuf, Pierre Dollet, René Sauvion, Jean Brochard, François Maillard, Pierre Gaborit le jeune, François Renou, Pierre Gaborit l'aîné, René Maillard, A. Benaud (?). ... Parmi les non signataires, on trouve : Pierre Paviot, François Coulon, Jean Poupelard, Jean Doussain, Pierre Brochard, Jean Tanguis et Michel Feuillatre.

Note 5 : Instruction publique au Pallet. — « Les écoles appartiennent au prieur de Saint-Etienne, dit le terrier de 1680, car il peut nommer les régents ». Si nous possédions le titre de fondation du prieuré, nous verrions, sans doute, que l'enseignement de la jeunesse était l'une des charges imposées au titulaire appelé à jouir de ce bénéfice, qui relevait de l'abbaye de Saint-Jouin de Marnes. Les prieurs ayant cessé de résider au XVIème siècle, nous avons lieu de craindre que les écoles n'aient été très négligées par leurs fermiers (Terrier de la réformation, vol. V, f° 485 – Archives départementales, B). En 1780, le brevet du recteur annonce qu'il n'y a pas d'école (L. Maître).

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PATRIMOINE du PALLET

l'église paroissiale du Pallet (1852), dédiée à Saint-Vincent (martyr de l'an 303 et patron des vignerons). Le marquis de la Galissonnière était seigneur supérieur et fondateur de l'église du Pallet. Le seigneur du Pallet avait aussi la supériorité et la fondation de l'église du Pallet : « bastie dans l'enclave du chasteau dudit lieu » se trouvaient au chanceau les bancs et enfeus seigneuriaux et les armoiries des premiers sires du Pallet qui portaient d'argent à une croix de gueules. Dans la même église le seigneur du Pallet avait « les patronage et présentation de la chapelle Notre-Dame dit Verger desservie en icelle église ». La peinture intitulée "Adoration des Mages", œuvre d'Andrea Sacchi, date de 1630-1635. L'ancienne église paroissiale touchait la chapelle Sainte-Anne. Lors de sa visite de 1683, l'archidiacre Binet la décrit ainsi : « L'église est en pitoyable état, décarrelée et si remplie de poudre et débris de grosses pierres qu'on ne saurait la balayer. L'on y voit deux autels dont il ne reste que les tables non consacrées. La couverture est mal entretenue. La voûte de pierre sur le choeur menace de tomber sur le retranchement qui est derrière l'autel et sert de sacristie, où elle est si lézardée que les pierres commencent à s'en détacher, et qu'il n'y a pas de sûreté à y rester longtemps. La voûte est notablement découverte en plusieurs lieux, personne n'osant y toucher, à cause que le dit choeur appartient au Seigneur de la Galissonnière et du Pallet. Il y a une chapelle en appentif, qui est joignant et tout au long de l'église et lui sert de closture du costé de l'Epître dont la voûte qui est aussi de pierre, menace de pareille ruine, faute d'estre entretenue de couverture. La place est en pareil estat de carrelage que l'église, fors proche le principal autel qui est au bout d'icelle dédié à la Sainte Vierge au haut duquel est son image en bosse, tenant son fils Jésus, laquelle est si vieille, si usée et difforme qu'elle ferait plutost peur que d'exciter à dévotion. Le reste de l'autel est passable ». Dans son compte rendu de visites, Binet écrit : « Point de cimetière clos autour de l'église, où il n'y a que des rochers. L'on enterre presque tout dans l'église. Le lieu qui doit servir est un peu éloigné de l'église et en la paroisse de Monnières, avec une simple croix de pierre et pas de closture, bien que l'on y enterre quelquefois depuis plus de vingt ans ». « Dans la nuit du 18 au 19 avril 1733, la grande porte de l'église du Pallet et celle de la sacristie furent enfoncées, on y vola la croix d'argent, un calice, et dans le tabernacle, on y prit le saint cyboire et le soleil, on trouva le dimanche matin six à sept hosties consacrées sur un coffre dans la chapelle de la Vierge » (Archives de la paroisse de Monnières). A noter aussi que le seigneur du Pallet avait fondé dans l'ancienne église Saint-Vincent la chapellenie de Notre-Dame du Verger, et le seigneur de la Haye-Pallet, la chapellenie des Burons ;

la chapelle Sainte-Anne (XIème siècle), encore appelée Chapelle Abélard (Astrolabe, le fils d'Abélard, serait né au Pallet). Il s'agit du seul vestige de l'ancienne forteresse (donjon carré entouré de profonds fossés) édifiée par les ducs de Bretagne. A noter que les Templiers disposaient d'un sanctuaire dans la chapelle Saint-Jean-des-Goheau et ce lieu de culte est transféré dans la chapelle Sainte-Anne au début du XXème siècle. La chapelle renferme trois pierres tombales, dont celle de Guillaume Goheau (décédé en 1310) et de son épouse Isabeau Goheau (décédée en 1330 ou 1336) ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean-de-Goheau (XIVème siècle), située rue des Templiers. Cette chapelle était administrée par les Templiers qui dépendaient de la commanderie de La Madeleine de Clisson. Le chœur, de style ogival, date du XIVème siècle. Les autels Saint-Jean et Sainte-Catherine sont au-dessous d'une petite fenêtre cintrée. Un petit campanile carré, dépouillé de sa cloche, couronne le pignon de la façade. C'est dans cette chapelle qu'étaient primitivement les trois pierres tombales de Templiers en granit, décorées d'une croix ancrée inscrite dans un cercle. En 1884, lors de fouilles pratiquées dans la chapelle, on trouva deux lampes antiques en terre cuite et devant le maître-autel un cercueil de plomb. Léon Maître, archiviste de Loire-Inférieure, stipule que : " A côté de la chapelle Saint-Jean, il existe une vieille maison qu'on nomme non plus l'hôpitau ou l'Aumônerie, comme les autres logis du même genre, mais la Maladrie " ; Un aveu de 1489, nous révèle aussi l'existence d'une Grange, non loin de la chapelle Saint-Jean et appartenant à Jacques Amenart, seigneur du Pallet. Le 22 décembre 1666, le service de la chapellenie des Goheau est transféré au manoir de l'Hyvernière. Desservi par un chapelain jusqu'en 1789, l'édifice est vendu le 18 Thermidor de l'an VI de la République comme bien national, à René Marion de Procé pour la somme de 600 F ; 

l'ancienne chapelle Saint-Michel, située non loin de la Galissonnière. Celle-ci a longtemps gardé une pierre tombale de Gabriel Barrin, décédé en 1597, et les armes des Carmélites des Couëts sur un vitrail. Non loin de la chapelle se trouvait un " Hermitage ", vestige de l'ancien prieuré des Carmélites des Couëts, installées là dès le début du XVIème siècle. La chapelle est incendiée en 1793. Restaurée, une messe y est célébrée le 26 juillet 1838, avant sa démolition en 1844, et sa reconstruction à la même époque pour un coût de 7.000 francs. La première messe y est célébrée à nouveau le 14 novembre 1844. De tout temps se tenait, le 29 septembre de chaque année (le jour de la saint Michel), une foire près de la chapelle Saint-Michel ;

le château de la Galissonnière (XVème siècle). Il n'en reste plus qu'une tour (le donjon) et un pont de pierre d'une vaste enceinte rectangulaire entourée de douves et flanquée d'une tour à chaque angle. Propriété aux XIVème et XVème siècles de la famille Goheau. Le domaine est vendu en 1434 à Jean Baye par Guillaume Goheau. La seigneurie est érigée en vicomté en 1644 pour Jacques Barrin III. Le château abritait jadis une chapelle sous le vocable de sainte Foy et sainte Marguerite. La chapellenie avait été transférée du Plessis-Guéry (ou Guerry) à la Galissionnière en 1658 par Jacques Barrin. Le porche date du XVème siècle. En 1788, Athanase Scipion Barrin, marié à Bonne de Mauger, capitaine des vaisseaux du roi, est marquis de La Galissonnière. Le marquis de la Galissonnière avait droit de foire le jour de la saint Michel, au lieu-dit Saint-Michel. En juin 1793 et avant le siège de Nantes, le château servit de quartier général à l'armée de Charette. Il est incendié en septembre 1793, après la bataille de Torfou (les 19 et 20 septembre 1793) où le général Bonchamp avec son armée royaliste (cinq bataillons) occupe le Pallet. L'ensemble du domaine est vendu comme bien national, le 24 Thermidor de l'an IV de la République (22 décembre 1792) à François Cormerais, demeurant à Nantes, pour la somme de 12.000 livres ;

le pont Cacault (1804). Ce pont a été construit à l'instigation de François Cacault de 1802 à 1804, et achevé en 1809. Le pont a été restauré en 1838. On y voit une inscription : " L'an II du règne de Napoléon Le Grand. A la mèmoire de François Cacault, ambassadeur de France à Rome et à Forence, député du Corps Législatif, président du collège électoral, commandeur de la Légion d'Honneur, sénateur, en reconnaissance des services qu'il a rendus " ;

10 moulins dont le moulin de La Jaunière (ou Jannière), de Beauchêne, des Batardières, de Saint Michel, de la Brouardière, ... Trois moulins à vent fonctionnaient encore en 1843, à la Jannière, à Saint-Michel et à la Brouardière ;

A signaler aussi :
l'ancien château de la Jannière (ou Janière), fondé par la famille Goheau (ou Goheaux ou Goëau) dont les armoiries portaient " une fasce accompagnée de trois trèfles ". Les Goheaux sont déjà mentionnés dans le pays en 1226. L'un des premiers Goheau connu se nomme Guillaume Goheau, mort en 1310. Puis il devint la propriété successive des familles de Baye (suite vente faite en 1434 par Guillaume Goheau, écuyer et maître d'hôtel du comte de Montfort, à la famille De Baye) et Barrin de la Galissonnière (branche cadette d'une famille du Bourbonnais, habitant Saint-Jean-de-Béré). La Jannière fut achetée en 1608 à Jean Baye par Jacques Barrin II, conseiller d'Etat et commissaire pour le roi aux Etats, pour la somme de 47.000 livres. Jacques Barrin II décède en 1626 et laisse l'héritage à son fils Jacques Barrin III, maître des requêtes du roi, en 1639, et nommé Conseiller au Parlement de Bretagne, en 1651. Le domaine est érigé par Louis XIV en vicomté en 1642 ou 1644 (avec haute justice et des fourches patibulaires à quatre piliers) ;

l'ancien prieuré de Saint-Etienne (X-XIème siècle), aujourd'hui disparu. Il appartenait à l'abbaye poitevine de Saint-Jouin-de-Marne. Les bénédictins quittent le Pallet au XVIème siècle, mais continuent à jouir de son bénéfice jusqu'en 1774, date à laquelle le prieuré est restitué à l'évêché de Nantes par l'abbé de Saint-Jouin-de-Marne (le revenu du prieuré s'élevait alors à environ 440 livres). D'après le Terrier de la Réformation de 1681, le prieur percevait les dixmes sur le blé à grain et le vin croissant en la paroisse de Monnières dans les cantons suivants : La Fontaine aux Anes, les Aumônières, Villeneuve, La Roche aux Comtes, les Landes Garnier, l'Ouche Robin, la Jannière, Montifault, les Brissaudières, etc...  En 1498, " Nicolas Suireau, prieur de Saint-Etienne, déclare que les escoles sont et appartiennent au dit prieur qui les donne à qui bon lui semble ". En 1681, les écoles fonctionnaient encore ; le Terrier de la Réformation mentionne en effet : « Les écoles appartiennent au prieur de Saint-Etienne, car il fait nommer les régents » ;

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ANCIENNE NOBLESSE du PALLET

Les anciens fiefs seigneuriaux sont : La Jannière (propriété des de Baye), La Galissonnière (propriété des Barrin), le Plessis-Guerry, la Mercredière (propriété des Le-Loup du Breuil, Cotteau, Cornu, Guillemé, Poulain de La Vincendière). Parmi les familles bourgeoises sous l'Ancien Régime, on peut citer : les Burguerie et les Marie demeurant au Pé de Vignard, les Marion de Procé et Plumangat (des hommes de loi), les Savariau et les Tallendeau.

La terre de Mercredière (Château-Thébaud) : elle relevait, semble-t-il, vers 1337, de la seigneurie de Fromenteau en Vallet, puis de la seigneurie de la Cognardière à partir de 1502. Propriété de Jean Goulaine (en 1481), Michel Le Loup (à partir du 14 juin 1580, date d'achat), Claude Le Lou ou Le Loup (en 1691), de Michel du Pas (en 1698). Plus tard, les Cornu possédaient outre La Mercredière : la Bourdonnière et La Proutière en Gorges. Auguste Cornu, abbé, devint curé de Guérande où sa tombe est vénérée (extrait du Dictionnaire des Terres et Seigneuries d'Ernest de Cornulier).

La terre et seigneurie de la Cognardière, avec haute justice (Monnières). Propriété de François de la Lande, fils de Tristan (en 1466), Françoise de Complude ou Compludo, femme de don Alonzo d'Astudilla-Lerma (en 1578), Jean le Petit (en 1609), Achetée par Jacques Barrin II, seigneur de la Galissonnière (vers 1615 ou 1635). Membre de la Vicomté de la Jannière en 1644, et, en 1658, du marquisat de la Galissonnière (extrait du Dictionnaire des Terres et Seigneuries d'Ernest de Cornulier). Ce domaine fut vendu le 26 Thermidor de l'an IV de la République comme bien national à Thomas Gabory, tonnelier, demeurant à Nantes.

La terre et seigneurie du Plessis-Guéry ou Plessis-Guerry (Monnières). Propriété de Guillaume Sauvaige (en 1458), d'Eonnet Sauvaige, gouverneur de Touffou, gendre de Jean Amenart (en 1467), Jean Sauvage (en 1470), noble homme Tanguy Sauvage (en 1499 et 1507), Jeanne Sauvage, femme de Jacques du Croizil (en 1539), Marie du Croizil, femme de Joachim Foucher (en 1540), Jean Foucher, sir d'Ardennes (en 1549), Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes (en 1574). Vendue en 1635 par Gabriel, marquis de Goulaine. Guy de Lesrat, puis en 1658, propriété de Jacques Barrin III. Membre du marquisat de la Galissonnière en 1658 (extrait du Dictionnaire des Terres et Seigneuries d'Ernest de Cornulier). Les seigneurs du Plessis-Guéry avaient droit de justice patibulaire à trois piliers ou pots. Ils avaient aussi droit de pêche dans la Sèvre. " Ils leur était dus par les mariés de la Pentecôte, treize billards et une soûle, par le marié, à Noël, et une chanson par la mariée à la Pentecôte. Et par les mariés de Noël, un éteuf et une chanson chantée par la mariée, à la Pentecôte suivante ". Le Terrier de la Réformation daté de 1681 donne la description suivante : " une grande salle basse, caves en dessous, cuisine au côté de la dite salle, logement au bout de la dite cuisine, buanderie, fournil, escurie avec grenier au-dessus, grange dans laquelle sont deux pressoirs à faire le vin ... ". Le manoir fut reconstruit en 1844 par Charles-Just de Berthou, époux de Clotilde Barrin. 

Le marquisat de la Galissonière (Monnières). - LA JANNIERE [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis le 12 novembre 1608 de Jean Baye], située en la paroisse de Monnières, déjà érigée en vicomté en 1642, fut érigée en marquisat en 1658, sous le nom de LA GALISSONNIERE, en faveur de Jacques Barrin III, sir de la Galissonnière en la paroisse de Saint-Jean-de-Béré, avec union des terres et seigneuries du PALLET [Note : domaine situé dans les paroisses du Pallet et de Monnières, acquis en 1652 de Gabriel de Goulaine, marquis de Goulaine], - LA COIGNARDIERE ou COGNARDIERE [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis le 10 août 1630 de François de Saffré], - LE LAUNAY [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières], - LA LUSSONNIERE [Note : domaine situé en la paroisse de la Chapelle-Heulin, acquis de la famille Baye], - LE PERMION ou PEMION [Note : domaine situé en la paroisse de Saint-Fiacre, acquis le 6 novembre 1658 de Guy de Lesrat], - CHATEAU-THEBAUD [Note : domaine situé en la paroisse de Château-Thébaud, acquis le 6 novembre 1658 de Guy de Lesrat], - LE PLESSIS-GUERY [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis le 6 novembre 1658 de Guy de Lesrat], - LA GRAND'NOE [Note : domaine situé en la paroisse de Vertou, acquis le 6 novembre 1658 de Guy de Lesrat], - FROMENTEAU  [Note : domaine situé en la paroisse de Vallet, acquis le 3 janvier 1654 de Gabriel du Puy-du-Fou], - LES MONTILS-DE-BAZOGES [Note : domaine situé en la paroisse de Vallet, acquis le 10 août 1615 de Georges de Vauldrey, marquis de Saint-Phalle], - LE BAS-BRIACE [Note : domaine situé en la paroisse du Loroux, acquis le 10 août 1615 de Georges de Vauldrey, marquis de Saint-Phalle], - FESSARDIERE [Note : domaine situé en la paroisse du Loroux, acquis le 10 août 1615 de Georges de Vauldrey, marquis de Saint-Phalle], - L'AUDIGERE ou LAUDIGERE  [Note : domaine situé en la paroisse de Vallet, acquis le 9 août 1652 de Gabriel de Goulaine, marquis de Goulaine], - LE PETIT-PALLET  [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis le 12 janvier 1635 de Gabriel de Goulaine, marquis de Goulaine], - LA GUERCHE [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis le 12 janvier 1635 de Gabriel de Goulaine, marquis de Goulaine], - LA BROUARDIERE  [Note : domaine situé en la paroisse de Monnières, acquis en 1648 de Gabriel de Goulaine, marquis de Goulaine] et - LE BOIS-ROUAUD [Note : domaine situé en la paroisse de Mouzillon, acquis le 18 janvier 1611 du sieur de la Gardaye]. Décédé en 1684, Jacques Barrin IV, son fils de son mariage avec Elisabeth le Boulanger, lui succède.

Vers 1658, le marquisat s'étendait alors sur 14 paroisses dont Monnières, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, La Haye, Le Pallet, Le Loroux, Mouzillon, Gorges, Maisdon, Vallet, Vertou,  Saint-Fiacre et Saint-Lumine-de-Clisson.

En 1700, le marquisat fut partagé entre trois frères Barrin : - Rolland, l'aîné, capitaine de vaisseau, eut en partage : LA JANNIERE, LA COIGNARDIERE, LA LUSSONNIERE, LE PETIT-PALLET en Monnières, et LE PLESSIS-GUERY, sur lesquelles le titre du marquisat de LA GALISSONNIERE fut transféré par lettres de juin 1700. Rolland Barrin qui avait épousé Catherine Bégon, décède en 1737 à l'âge de 90 ans. Rolland-Michel Barrin, leur fils né à Rochefort en 1693, Lieutenant Général des armées navales et commandeur de l'Ordre de Saint-Louis, époux de Marie-Catherine de Lauson, hérite du domaine et décède sans postérité à Nemours le 26 octobre 1756. C'est Marie-Magdeleine Barrin, sa soeur, épouse de Vincent Barrin, son cousin, seigneur des Ruilliers, qui hérite de tous les biens et décède en 1780. On trouve ensuite en 1783, leur fils, Antoine-Michel Barrin. En 1788, Athanase-Scipion Barrin, frère du précédent, capitaine des vaisseaux du Roi et Chevalier de Saint-Louis. Émigré en Angleterre, il y meurt en 1805. Une demoiselle Barrin (Clotilde, née en 1799), héritière, l'a porté en 1822 dans la famille de Berthou, par son mariage avec Charles-Just de Berthou, qui reconstruit le logis du Plessis-Guéry ou Guerry en 1844. - Achille Barrin, le second frère, eut en partage : la châtellenie du PALLET, LES MONTILS-DE-BAZOGES, LAUDIGERE, LA BROUARDIERE, LE BOIS-ROUAUD, LOGERIE et LES PIARDIERES ou PINARDIERES. - Henri-Louis, le troisième frère, eut FROMENTEAU, qui fut érigé en marquisat particulier, en 1760, en faveur de Marc-Achille Barrin (extrait du Dictionnaire des Terres et Seigneuries d'Ernest de Cornulier)

Les Barrin de La Galissonnière se sont particulièrement illustrés au XVIIIème siècle. L'un d'eux fut gouverneur du Canada, il gagna sur l'anglais Byng la victoire de Port-Mahon et vécut de 1693 à 1756. La descendance fut alliée aux Poisson de Malvoisin. Sous la Restauration, une branche de la famille revint habiter Le Plessis-Guerry. 

LE PALLET, autrefois LE PALAIS, châtellenie s'étendant dans les paroisses du Pallet, Monnières, Vallet, Mouzillon, Gorges et la Haye-Fouassière. — Propriété en 1090 de Daniel du Palais. En 1226, Seris de Rezay était Vidame du Pallet et de Rezay. Propriété successive : en 1245, Yolande de Bretagne, comtesse de Penthièvre, femme de Hugues le Brun, comte d'Angoulême. 1280, Pierre Souvaing, sir. de Daen en Anjou. 1315, Raoul Souvaing. 1362, 1398, Pierre Souvaing. 1416, Jeanne Souvaing, femme de Jean Amenart (ou Amenard), sir de Chanzé et de Bouillé en Anjou. 1442, 1453, Jean Amenart, chevalier. 1467, 1470, Jean Amenart, fils de Jean, tuteur de René, son fils. 1470, 1475, René Amenart. 1481, Jacques Amenart, oncle de René. 1489, Fouquette Chesnel, veuve de Jean Amenart. 1497, Catherine Amenart, femme de Christophe de Goulaine. 1550, François de Goulaine. Membre du marquisat de GOULAINE en 1621. En 1635, Gabriel, marquis de Goulaine, vendit la portion de la châtellenie du PALLET sise en Monnières, et nommée LE PETIT-PALLET, à Jacques Barrin, sir de la Galissonnière, près de Châteaubriant, qui fît ériger, en 1644, cette portion du PALLET avec d'autres fiefs en titre de vicomté sous le nom de LA JANNIERE. En 1652, le marquis de Goulaine vendit à Jacques Barrin III le reste de la châtellenie du PALLET, à l'exception du seul fief de LA HAYE-FOUASSIERE qu'il se réserva. Jacques Barrin fit ériger le tout en marquisat, en 1658, sous le nom de LA GALISSONNIERE. Jacques Barrin étant mort en 1684, LE PETIT-PALLET échut à Rolland Barrin, son fils aîné, qui fit renouveler, en 1700, le titre du marquisat de LA GALISSONNIERE sur la vicomté de LA JANNIERE. Le reste de la châtellenie du PALLET échut à Achille Barrin, son frère puîné, titulaire en 1725 et 1743 et qui forma en grande partie son marquisat de FROMENTEAU (extrait du Dictionnaire des Terres et Seigneuries d'Ernest de Cornulier).

 

La châtellenie du Pallet — Situé dans la paroisse du Pallet, cette seigneurie, appelée à l'origine le Palais, appartenait vers l'an 1090 à Daniel du Palais qui fit alors une donation à Bernard, abbé de Marmoutiers (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I 474 et 925). C'était en 1245 la propriété d'Hugues Le Brun, comte d'Angoulême, et d'Yolande de Bretagne sa femmes (Dictionnaire des terres nobles du comté nantais). Pierre Souvaing possédait Le Pellet en 1285 et ses descendants conservèrent cette châtellenie jusqu'à Jeanne Souvaing qui l'apporta à Jean Amenard 1er, son mari, vers 1416. Vinrent ensuite Jean Amenard II, qui laissa veuve Jacquette Chesnel en 1467 et leur fils Jean Amenart III mort en 1470, marié à Louise de Clermont ; René Amenart, issu de ce dernier mariage, décéda sans postérité en 1481 et la seigneurie du Pallet échut à son oncle Jacques Amenart. Renée Amenart fille de ce dernier épousa en 1497 Christophe de Goulaine qui devint ainsi seigneur du Pallet.

Châtellenie d'ancienneté la seigneurie du Pallet s'étendait en sept paroisses : le Pallet, Monnières, Vallet, Mouzillon, Gorges, la Haye-Fouassière et la Chapelle-Heulin. Dès 1534, il n'existait plus au Pallet que « l'emplacement du chasteau dudit lieu qui fut autrefois abattu par le temps des guerres du duché de Bretagne, avec l'église parrochiale estant au dedans de l'emplacement dudit chasteau, les douves, fossés, et garennes estant autour » (Déclaration de la châtellenie de Goulaine en 1534). On dit que cette destruction du château du Pallet date de 1420 et fut l'oeuvre de Jean V qui punit ainsi le seigneur du lieu convaincu d'avoir trempé dans la conspiration des Penthièvre (Orieux, Histoire et géographie de la Loire-Inférieure. II, 58).

Au-dessous du château, la rivière de la Sanguèze faisait mouvoir trois moulins appartenant à la châtellenie. Le domaine comprenait, en outre, des jardins, bois et clos de vignes environnant le château, — l'auditoire, la prison, et la cohue du Pallet, — deux moulins à vent en la Haie-Fouassière, — et deux fours à ban, l'un au Pallet et l'autre à Vallet (Déclaration de la seigneurie du Pallet en 1536 et 1725).

La haute justice du Pallet s'exerçait au bourg de ce nom ; ses fourches patibulaires, à quatre pots, se dressaient en la paroisse de Gorges dans la pièce de la Justice ; ses ceps et colliers se trouvaient attachés au Pallet aux piliers des halles et à Vallet à la muraille du cimetière. Le seigneur du Pallet avait la supériorité et la fondation des églises du Pallet, de Vallet et de la Haye-Fouassière. En l'église du Pallet « bastie dans l'enclave du chasteau dudit lieu » se trouvaient au chanceau les bancs et enfeus seigneuriaux et les armoiries des premiers sires du Pallet qui portaient d'argent à une croix de gueules. Dans la même église le seigneur du Pallet avait « les patronage et présentation de la chapelle Notre-Dame dit Verger desservie en icelle église ».

Dans l'église du Vallet le seigneur du Pallet jouissait de la « chapelle Sainte-Anne ou des Ramées au costé de l'évangile du chœur, avec un enfeu eslevé de terre et effigie en pierre d'un ancien seigneur ; plus aultre effigie d'ancien seigneur dans la voulte dudit chœur avec écusson de la chastellenie de Pallet : d'argent à une croix de gueules » (Aveux du marquisat de la Galissonnière en 1681 et de la châtellenie du Pallet en 1725).

Au seigneur du Pallet appartenaient le droit de « pesçhe deffensable en la rivière de la Sanguèze — le droit d'avoir en la ville du Pallet marché tous les jeudis et foires aux jours de saint Nicolas, saint Etienne et saint Vincent, avec les coutumes de toutes les marchandises vendues èsdits foires et marchés, et celles des fardeaux qui passent tant audit lieu du Pallet qu'aux bourgs de Vallet, Mouzillon, Monnières et dans toute l'estendue de la chastellenie ; et encore la moitié des coutumes de la foire Saint-Luc à la Regrippière en Vallet » ; le droit de « ban à vin qui dure quarante jours chacun an, pendant lesquels ledit seigneur peut faire vendre en détail son vin en la ville du Pallet sans payer aucuns devoirs et les cabaretiers sont obligés de cesser de vendre vin » ; le droit de faire garder les prisonniers par les habitants de ladite ville du Pallet (Aveux de la châtellenie du Pallet en 1534, 1681 et 1725).

Il était encore dû au seigneur du Pallet : par certain tenancier de Mouzillon « une paire de gants blancs » ; — par le sieur du Bois-des-Chalonges en la même paroisse de Mouzillon « un gasteau d'un boisseau de fleur de froment, mesure du Pallet, rendu chacun an à la feste des Rois, au chasteau du Pallet » ; — et « par les nouveaux mariés de la chastellenie du Pallet, sauf ceux demeurant au bourg de Vallet » une course de quintaine dans l'année de leur mariage ; lesdits mariés devant sous peine d'amende « comparoir au jour assigné par le seigneur, monter à cheval, courir, rompre leurs lances et demander congé » (Aveux de la châtellenie du Pallet en 1534, 1681 et 1725). Si les nouveaux mariés de Vallet étaient exempts de courir la quintaine, c'est qu'un autre devoir leur incombait, à eux et à leurs femmes ; ils devaient planter un mai de la façon suivante : « Les nouveaux mariés du bourg de Vallet doivent au seigneur du Pallet un mai d'un pied de chesne, de soixante pieds de hauteur et de grosseur compétente, lequel doit estre par eux abattu, amené et planté audit bourg, au son de quatre parties de hautbois, au lieu accoustumé, et le doivent lever au premier essai, à peine d'amende. Doivent oultre lesdits mariés chacun deux pots de vin, mesure du Pallet, et pour deux sols de pain blanc. — Et leurs femmes doivent venir conduites des dits hautbois, proche le lieu où se plante ledit mai, apporter un bouquet de fleurs et baiser ledit seigneur ou son officier le représentant, et dire chacune une chanson nouvelle autour dudit mai ; et doit le propriétaire d'une maison au-devant où se plante ledit mai, une table, un tapis, des sièges, pour deux sols de pain et un pot de vin, mesure du Pallet, par chacun an lorsque se plante ledit mai » (Aveux de la châtellenie du Pallet en 1534, 1681 et 1725).

En 1635 Gabriel, marquis de Goulaine, vendit la portion de la châtellenie du Pallet, sise en Monnières, et nommée le Petit-Pallet, à Jacques Barrin, seigneur de la Galissonnière, qui fit annexer cette partie du Pallet à sa vicomté de la Jannière en 1644. En 1652 le marquis de Goulaine vendit au même Jacques Barrin le reste de la châtellenie du Pallet à l'exception du seul fief de la Haie-Fouassière qu'il se réserva, et Jacques Barrin fit unir te tout à son marquisat de la Galissonnière érigé en 1658. Au moment de la dislocation du marquisat de la Galissonnière à la fin du XVIIème siècle, la châtellenie du Pallet fut vendue séparément et judiciairement au châtelet de Paris ; Achille Barrin l'acheta alors le 27 février 1700 (Archives de Loire Inférieure, B 1027) et son fils la fit unir plus tard à sa seigneurie de Fromenteau.

En résumé la châtellenie du Pallet, après avoir perdu ses seigneurs particuliers, fit successivement partie : en 1621 du marquisat de Goulaine, en 1658 du marquisat de la Galissonnière et en 1759 du marquisat de Fromenteau auquel elle demeura unie jusqu'à la Révolution.

(à compléter)

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