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NOZAY

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La commune de Nozay (pucenoire.gif (870 octets) Nozieg) est chef lieu de canton. Nozay dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de NOZAY

Nozay signifie "endroit bas et mouillé".

C'est au VIème siècle qu'un ermite se serait fixé sur le territoire de Nozay. Le cartulaire de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur cite la localité de Nozay sous le nom de Nozcacum en 1076, Nozeyum et Capellania de Nozeio en 1145, puis Ecclesia de Nozai en 1149. Au XVIIème siècle, Bernard, évêque de Nantes depuis 1147, donne aux moines bénédictins de Saint-Florent-le-Vieil, l'église de Nozay. Le prieuré de Saint Saturnin de Nozay dépend de l'Abbaye de Saint Florent de Saumur. A noter que saint Saturnin est un disciple de saint Germain (Vème siècle) et que le premier bourg se situe à Saint Saturnin. 

Les terres du fief de Nozay, faisant partie de la paroisse de Nozay (comté de Nantes), sont tenues chronologiquement par les familles Le Boeuf (cadet de la maison de Châteaubriant, frère puîné de Briant), Rieux (par mariage, en 1235, de Nicole Le Bœuf et de Geoffroi de Rieux), Amboise (la Bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne et fille de Marie de Rieux), Bretagne, Laval (à la suite du mariage, en 1404 de Guy XIII de Montfort et d'Anne de Laval, cette branche des Montfort prend le nom de Laval), Châteaugiron, Rieux, Laval, Montmorency (en 1543), Bourbon-Condé (depuis 1632). La haute justice s'exerçait sur dix paroisses environnantes, les juges siégeaient en la ville de Nozay, et les fourches patibulaires à quatre piliers, s'élevaient sur la lande au bord du grand chemin de Nozay à Derval. Les métairies nobles dépendant de la baronnie étaient celles de Dame-Olive, de Rosabonnet, La Basmière, Le Fayel, La Bernardière, La Villatte avec son moulin à eau et ceux à vent des Grées et de La Grand'lande, les bois d'Inde, des Fayaux et de La Pervanchère.

Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant, gouverneur de Bretagne, accueille en 1532 la cour de François Ier à La Ville-au-Chef (siège historique de la première seigneurie de Nozay). Pierre Pirault, son secrétaire, est le propriétaire du château de la Touche, avant de le céder à la famille Montmorency. La seigneurie du Perret, qui avait jadis, comme La Ville-au-Chef, un droit de haute justice aurait, semble-t-il, appartenu à la famille Hochedé, avant de passer au XVIIIème siècle, entre les mains de la famille Lescu, puis Poulpiquet du Halgouët.

On plus des appellations citées précédemment on rencontre Nozeum (en 1250, Bibliothèque Nationale, manuscrit fr. 22 319), Noze (en 1288, Cartographie Roto, p. 403), Nozayum (au XVIème siècle) et Nosé (en 1675, Bibliothèque Nationale, Colbert 171, folio 307).

Note 1 : La seigneurie de Nozay en la paroisse de ce nom semble avoir été formée dans le courant du XIème siècle pour un cadet de la maison de Châteaubriant, surnommé Le Boeuf (frère puîné de Brient premier baron de Châteaubriant) et qui eut aussi les seigneuries de Fougeray et d'lssé. Un descendant de ce seigneur, Brient Le Boeuf, dit le Vieux, seigneur de Nozay et d'lssé, fit du bien à l'abbaye de Melleray où il fut inhumé en 1250. On croit qu'il avait épousé Perronnelle de Rougé, décédée en 1285 et inhumée également au cloître abbatial de Melleray. Brient Le Boeuf, dit le Jeune, vraisemblablement fils du précédent, était en 1267 époux de Belle-Assez Chabot, dame du Port-Durand en Couëron, et soeur du sire de Rays. Il en eut un fils : Barnabé Le Boeuf, décédé sans postérité. La succession de ce seigneur échut aux descendants de Nicole Le Boeuf, probablement sa tante, mariée en 1235 à Geoffroy, sire de Rieux. Ce dut être soit Guillaume Ier sire de Rieux, soit son fils Jean Ier qui recueillit les châtellenies de Nozay, de Fougeray et d'Issé. Jean II, sire de Rieux, fils de Jean Ier, épousa Jeanne de Rochefort dont il eut plusieurs enfants. Il donna à l'une de ses filles Isabeau de Rieux, née en 1378 et morte sans alliance en 1452, la châtellenie de Nozay pour laquelle elle fit aveu au duc de Bretagne en 1444. Après elle, sa nièce Marie de Rieux recueillit Nozay. Comme Fougeray, Nozay fut donc quelque temps la propriété de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, fille de Marie de Rieux vicomtesse de Thouars ; la pieuse princesse rendit aveu pour Nozay au duc de Bretagne en 1465, en qualité d'héritière de sa défunte mère ; entrant en religion, elle abandonna Nozay à sa soeur Marguerite d'Amboise, femme de Louis de la Trémoille, qui fit à son tour la déclaration de cette seigneurie en 1470. Mais devenu veuf, Louis de la Trémoille vendit en 1474 au nom de ses enfants mineurs, la partie de Nozay leur appartenant du chef de leur mère ; l'acquéreur fut Jean de Malestroit, sire de Derval. A la mort de celui-ci arrivée en 1482 cette portion des fiefs de Nozay passa à sa petite nièce Françoise de Rieux, fille de Jean IV sire de Rieux, qui possédait déjà l'autre moitié de la châtellenie de Nozay. Cette dame épousa François de Laval, baron de Châteaubriant et lui apporta par contrat de mariage « la châtellenie de Nozay et de Ville-au-Chef, à la condition de verser une rente annuelle de 300 l. au couvent des Couëts, comme l'avait ordonné la duchesse Françoise de Bretagne ». Le baron de Châteaubriant Jean de Laval, fils de François de Laval et de Françoise de Rieux, hérita à la mort de sa mère, arrivée en 1532, de la châtellenie de Nozay. Mais en 1539 ce seigneur donna Nozay au connétable Anne de Montmorency, s'en réservant seulement l'usufruit jusqu'à sa mort. Aussi est-ce en qualité de simple usufruitier que Jean de Laval rendit une dernière fois aveu en 1541 pour la châtellenie de Nozay ; il mourut d'ailleurs deux ans plus tard. En 1554 Anne de Montmorency obtint du roi l'union à sa baronnie de Châteaubriant des autres terres voisines que lui avait données Jean de Laval. La châtellenie de Nozay perdit par suite son autonomie, et sa juridiction se confondit avec celle de Châteaubriant. Nous n'avons donc plus à nous occuper des seigneurs de Nozay qui furent successivement les ducs de Montmorency et les princes de Condé, barons de Châteaubriant. Châtellenie d'ancienneté relevant en partie du duc de Bretagne et en partie du seigneur de la Roche-en-Nort, Nozay jouissait d'une haute justice s'étendant en dix paroisses : Nozay, Abbaretz, Issé, Tréffieux, Puceul, Jans, Vay, Blain, Derval et Marsac ; cette juridiction s'exerçait en la ville de Nozay et ses fourches patibulaires s'élevaient à quatre piliers sur la lande au bord du grand chemin de Nozay à Derval. Le sire de Nozay levait un droit de coutumes sur les marchandises passant en Abbaretz, Tréffieux et Puceul, il avait droit de tenir un marché tous les lundis et plusieurs foires par an dans sa ville de Nozay, il avait également des droits sur la foire qui se tenait en Abbaretz le 20 juillet près la chapelle Sainte-Marguerite dépendant de la Grange de Melleray. Relevaient de la châtellenie de Nozay grand nombre de juridictions et de terres nobles, telles que les hautes justices de la Touche en Nozay, de Vay et de Lucinière en Nort, les manoirs de Limarault et de Villeneuve en Abbaretz, du Henleix en Blain et de la Cour en Puceul, la cure de Nozay, les prieurés de Beaulieu et Saint-Saturnin en Nozay, etc.. Il est probable qu'il y eut à l'origine à Nozay un château autour duquel se groupa la ville de ce nom, distincte du bourg de Nozay ; mais on ne conserve point souvenir de cette demeure féodale (abbé Guillotin de Corson).

Note 2 : Instruction publique à Nozay. — Louis Le Martre, recteur de Nozay, dota les écoles de Nozay de 400 livres de revenu, sur lesquelles la maîtresse des filles recevait un traitement de 60 livres. L'acte d'approbation est du 3 mai 1710 (Table des reg. du secret., de l'Evêché – Archives départementales, G). Il est certain qu'en 1790, cette paroisse, grâce à cette donation, possédait un instituteur qui jouissait d'une maison avec cour et jardin, et de deux prés, contenant 2 arpents 61 perches (Carton instruction, Archives départementales, L) — Voir aussi Déclarations de temporel, Archives départementales, série Q). (L. Maître).

Note 3 : liste non exhaustive des maires de Nozay : Marie (sous la Révolution), le curé Louis Hardi (en 1793), Toussaint Heureux (en 1795), Claude Victoire Heureux  (en 1796, fils du précédent), Hochedé  (en 1798-1814), Auguste Grimard (en 1814), Jean-Pierre Leroux (en 1817), Julien Marie Bizeul (en 1830), Jules Rieffel (en 1834-1848), Engène Grénon (du 22 mars au 19 octobre 1848), Constant Du Bois De Maquillé (en 1848), August Aubert (en 1853), Julien Bouscasse (en 1855), Stanislas Blanchet (en 1860), Prosper Leroux (en 1871), Constant de Maquillé (en 1878 à 1896), Henri de Maquillé (de 1896 à 1900), etc.....

Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de Nozay : Jean Symon, Pierre Bonnet, Louis Le Martre, Jacques Bauvais, René Leparoux (sous la Révolution), Pierre Lévêque (de 1803 à 1816), Simon Renaudin (de 1816 à 1846), Charles Lebrun (de 1847 à 1860), Céleste Hillereau qui fit construire la nouvelle église, ....

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PATRIMOINE de NOZAY

l'ancienne église (XII-XVème siècle), située rue Saint-Saturnin. Dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Florent près de Saumur, le prieuré est mentionné en 1145 comme une donation du seigneur de Nozay, Brient Le Bœuf II. En 1149, la donation à l'abbé Mathieu de l'abbaye Saint-Florent est confirmée dans une charte de l'évêque Bernard. Ce prieuré est desservi par des moines jusqu'au XVIIème siècle. L'église est abandonnée après 1870 et son mobilier est dispersé et vendu. Le clocher est démoli en 1885. De chaque côté du chœur, dans les transepts, côté évangile, on peut voir une chapelle dédiée à Saint Michel, et côté épître, une chapelle dédiée à Sainte Anne. La porte des morts date du XVème siècle. Les peintures murales (XVIème siècle) représentent les martyres de saint Etienne (à gauche) et de saint Blaise (à droite). Le seigneur de Nozay était seigneur fondateur et prééminencier des églises de Nozay et d'Abbaretz et de la chapelle de Ville-au-Chef fondée de deux chapellenies par Isabeau de Rieux. Le sire de Nozay octroya en 1605 à Claude de Cornulier, seigneur de la Touche, l'autorisation d'avoir un banc prohibitif dans le choeur de l'église paroissiale de Nozay, du côté de l'épître et près de la chapelle Sainte-Anne. Cette concession, confirmée en 1630, fut faite au seigneur de la Touche à la charge de tenir ce banc de la châtellenie de Nozay à devoir de foi, hommage et rachat fixé à un écu d'or (Généalogie de la maison de Cornulier). Sous ce banc fut creusé un enfeu à l'usage des seigneurs de la Touche-Cornulier. Par ailleurs , ceux-ci présentaient en cette église de Nozay la chapellenie de Saint-Michel fondée en 1537. Ils avaient, en outre, à leur manoir même de la Touche, une autre chapelle également fondée de messes (abbé Guillotin de Corson) ;

l'église Saint-Pierre-aux-Liens (1869), œuvre de l'architecte Gillé. L'église est consacrée au culte le 28 février 1869. Après la Révolution et la disparition d'une chapelle, il ne subsiste plus qu'un seul lieu de culte à Nozay : il s'agit de l'église Saint-Saturnin. Trop petite pour recevoir l'ensemble des paroissiens, il est décidé de reconstruire une nouvelle église dès 1810. Suite à des querelles de clocher opposant le Haut-Nozay au Vieux-Bourg, les travaux ne démarreront qu'en 1862. Stanislas Blanchet est alors maire de Nozay et Céleste Hillereau (qui meurt le 28 août 1868) est le curé. L'orgue date des années 1830 : il est acheté en 1951 par la paroisse de Nozay et provient de l'église Saint-Etienne de Caen où il avait été reconstruit par Cavaillé-Coll en 1885. L'orgue est inauguré le 15 août 1952 par le chanoine Courtonne. Les quatre cloches bénites en 1880 ont pour parrains et marraines : le comte de Maquillé, Prosper Leroux, de la Noue-Billault, l'abbé Pruneaud, et les dames des trois premiers, puis madame de Mars ;

la chapelle de Liberdin (ou Limerdin). Elle est bénie le 2 décembre 1841. D'abord simple chapelle funéraire édifiée par la famille Rieffel, l'édifice est ensuite agrandi pour servir de lieu de culte. La famille Rieffel y est inhumée. La Pietà, en bois polychrome, date du XVIIème siècle. Cette statue provient de l'ancienne chapelle de Beaulieu démolie en 1837 ;

le calvaire (1947), œuvre du sculpteur Jean-Paul Fréour et situé à Créviac. Ce calvaire porte à son sommet le Christ entouré de la Vierge et de Saint Jean. Au pied du fût est représentée la Descente de Croix avec Madeleine. Le socle retrace la Vie du Christ ;

la croix de Gatine (1900) encore appelée, semble-t-il, croix de Rose Marsac ou croix de La Houzière. Le hameau de la Gatine date du XVIII-XIXème siècle ;

la croix (XVIII-1870), située à Coisbrac (ou Couësbrac) et restaurée en 1870 ;

la croix (XIXème siècle) située au cimetière du Vieux-Bourg ;

le prieuré Saint-Jean (XIIème siècle), situé au n° 7, rue Saint-Jean. Une aumônerie est fondée au XIIème siècle par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et desservie par les hospitaliers jusqu'au XVème siècle. La chapelle est détruite durant la Révolution ;

le prieuré Saint-Saturnin (XVIème siècle), situé rue du Vieux-Bourg. Habité par des moines, l'édifice sert ensuite de presbytère, puis de maison d'habitation. Là, vécurent les recteurs Renaudin, Lebrun, Hillereau, Pichard, Joseph Sévète, Lelan, Luneau, Mercier, .... ;

l'ancien château de la Ville-au-Chef (XVème siècle). Au XVème siècle le manoir de Ville-au-Chef dans la paroisse de Nozay devint le chef-lieu de la châtellenie de Nozay : c'est là qu'habita longtemps cette noble vieille fille appelée Isabeau de Rieux qui vécut soixante-quatorze ans dans le célibat. Le domaine proche de la châtellenie de Nozay se composait de ce qui suit : "Le château, pourpris et parc de Ville-au-Chef, — les halles, l'auditoire et les prisons de la juridiction dans la ville même de Nozay, — les métairies de la Dame-Olive, la Basmière et le Fayel, — l'étang de la Villatte et son moulin en Nozay, — les moulins des Grées et de Bas aussi en Nozay, — le moulin à vent de la Grande Lande en Abbaretz, — un autre moulin à vent et un moulin à drap avec sa chaussée en Jans,— les bois du Boisvert, de la Vieilleville, de Teillic, des Forges et de l'Arche, tous en Abbaretz et contenant ensemble 500 journaux de terre, — les bois d'Aindre, de la Gauchetière et des Fayaux, renfermant ensemble 600 journaux en Treffieux, — le bois de la Pervanchère en Issé". Les vassaux étaient tenus de faire la hue dans ces bois toutes les fois que le seigneur de Nozay y chassait ; ils devaient aussi « faire les hayes desdits bois tous les samedis de caresme, le seigneur leur baillant à chacun un pain de deux deniers » (Déclarations de Nozay en 1560 et 1680). Il s'agit ensuite d'un ancien rendez-vous de chasse de la famille Rieux, puis de la famille Laval. Quand vint la Révolution Ville-au-Chef n'était plus qu'une métairie conservant toutefois les ruines de l'ancien manoir d'Isabeau de Rieux ; cette terre fut, aussi bien que les autres métairies ci-dessus nommées, vendue nationalement, ayant été confisquées sur son propriétaire le prince de Condé émigré ;

le château de la Touche (1827). D'abord aux Dumoulin de Morhan puis aux Sorin (maîtres d'hôtel des Ducs de Bretagne). Propriété de Pierre Pirault, conseiller du roi et secrétaire du gouverneur de Bretagne Jean de Laval (en 1534), puis de Toussaint de Comaille, contrôleur général de la marine du Ponant (avant 1553). Cette seigneurie avait un droit de haute, moyenne et basse justice. Cette terre tombe ensuite aux mains de la fille aînée, Claude de Comaille mariée en 1563 à Pierre de Cornulier (maire de Nantes). En 1733, a lieu le mariage de Marie Anne de Montmorency, avec le colonel Le Sénéchal de Carcado. François de Montmorency, colonel des armées royales, meurt à La Touche en 1748. Sous la Révolution, le château est occupé par la garde nationale. Le château est ensuite occupé par les Prussiens en 1815, puis vendu le 29 janvier 1821 au comte François de Monti de Rezé. Le domaine passe ensuite aux mains de leur fille Euphrasie de Monti de Rezé (mariée à Constant Antoine, comte du Bois de Maquillé et maire de Nozay). François de Monti de Rezé le fait raser, puis reconstruire en 1827. Le château est ravagé par un incendie le 6 avril 1987. Le portail date du XVIème siècle. Les communs datent du XVIème siècle ;  

Note : Entre la ville et le bourg de Nozay se trouve une belle propriété appelée la Touche : possédée pendant les trois derniers siècles par la famille de Cornulier, qui la fit ériger en châtellenie, elle en prit le nom de la Touche-Cornulier. Cette terre appartenait au XVème siècle à la famille Sorin : en 1427 Jean Sorin était en même temps seigneur de Trenoust en Jans et de la Touche en Nozay. Ce devait être l'époux de Jeanne du Moulin, dame de la Touche en 1437, qui fit à cette époque la fondation de la chapellenie Saint-Michel dans l'église paroissiale de Nozay. En 1414 Pierre Sorin possédait la Touche et en 1498 Jean Sorin vendit cette terre à Bernard de Frosy ; mais en 1504 les héritiers de ce dernier seigneur revendirent la Touche à Jean Trégouët. Catherine de Veant, vraisemblablement veuve de Jean Trégouët, rendit aveu en 1525 au sire de Nozay pour sa seigneurie de la Touche que vendirent à leur tour, en 1534, Bernard Trégouët et Jean de Veant. Les acquéreurs de la Touche furent cette fois Pierre Perrault et Perrine Vivien sa femme. Ce Perrault ou Piraud était secrétaire intime de Jean de Laval, baron de Châteaubriant, qui lui donna la terre de Taillecol en Rougé ; il mourut sans postérité avant sa femme et Perrine Vivien convola en secondes noces avec Toussaint de Comaille, seigneur de Saint-Melaine en Maroué. Une fille issue de ce second mariage, Claude de Comaille, épousa à Nantes, par contrat du 6 juin 1563, Pierre de Cornulier et lui apporta la terre seigneuriale de la Touche. Pierre de Cornulier, seigneur de la Touche, mourut à Nantes, le 27 mars 1588 et fut inhumé le 30 dans l'église Sainte-Radegonde de cette ville ; sa veuve Claude de Comaille l'y rejoignit le 27 avril 1601. Claude Ier de Cornulier, fils des précédents, trésorier de France et général des finances en Bretagne, hérita de la seigneurie de la Touche. Né en 1568, il épousa à Rennes, par contrat du 6 décembre 1601, Judith Fleuriot, dame de l'Etang ; l'un et l'autre moururent en 1645 et furent inhumés dans l'enfeu qu'ils avaient obtenu en la chapelle Saint-Clair de la cathédrale de Nantes. De leur quatorze enfants l'aîné, Pierre de Cornulier, devint seigneur de la Touche qui lui fut donnée, dès 1641. Reçu l'année précédente président à mortier au Parlement de Bretagne, ce seigneur épousa à Rennes, par contrat du 17 juin 1.632, Marie des Hourneaux ; il décéda à son manoir de la Haye en Sainte-Luce, le 13 décembre 1658 ; sa veuve lui survécut jusqu'en 1680 et fut inhumée près de lui dans la cathédrale de Nantes. Claude II de Cornulier, marquis de Châteaufromont et fils des précédents, naquit en 1633 au château de la Touche dont il devint plus tard possesseur ; président à mortier au Parlement de Bretagne dès 1657 et conseiller d'État en 1662, il mourut à son château de Vair en Anetz, le 29 juin 1700, et fut inhumé dans son enfeu de la cathédrale de Nantes. Il avait épousé : 1° en 1658 Marie Guyet de la Sourdière, décédée en 1660 ; 2° en 1663 Renée Hay des Nétumières qui ne mourut qu'en 1718. Toussaint de Cornulier, marquis de Châteaufromont et seigneur de la Touche, naquit à la Touche en 1660 de la première union de Claude II. Il se maria trois fois et eut de sa première femme Françoise Denyau, une fille née à Rennes en 1682 et nommée Elisabeth par la duchesse de Chaulnes. Cette Elisabeth de Cornulier épousa en 1702 Jean-Paul Hay, baron des Nétumières, et reçut en dot la terre seigneuriale de la Touche qu'elle vendit en 1718, pour 89 000 l. à Joachim Darquistade et Françoise Souchay sa femme. Mais François de Montmorency, seigneur de la Rivière d'Abbaretz, qui avait épousé Emilie de Cornulier, demi-soeur d'Elisabeth, obtint des sires de Nozay et de la Roche-en-Nort, seigneurs supérieurs de la Touche, qu'ils retirassent féodalement cette terre et lui en fissent cession ; ce qui eut lieu le 13 août 1718. François de Montmorency, devenu ainsi seigneur de la Touche, vint habiter ce château où il perdit sa femme le 25 novembre 1721 ; elle fut inhumée dans l'enfeu de la Touche en l'église de Nozay ; lui-même mourut à la Touche en 1748. Ils ne laissaient qu'une fille Marie-Anne de Montmorency, mariée en 1733 à Louis Le Sénéchal, marquis de Carcado. Cette dame hérita de la seigneurie de la Touche, mais elle la vendit en 1766 à Françoise Bouteiller, dame de la Berrière, veuve de François Berthrand, sieur de Coeuvres. Toussaint de Cornulier, marquis de Châteaufromont, au nom de Jean-Toussaint de Cornulier, son second fils, s'en fit aussitôt adjuger le retrait lignager par sentence des régaires de Nantes en 1767. Mais Jean-Toussaint de Cornulier, chevalier de Malte, refusant de payer les frais de ce retrait, son père abandonna la Touche à ses autres fils : l'aîné, Toussaint-Charles marquis de Cornulier, vint y habiter de 1767 à 1770 avec sa femme Marie Hay des Nétumières ; puis la Touche échut au troisième fils, Joseph de Cornulier, marié à Louise de Kervenozaël et mort sans postérité en 1776. Deux ans plus tard, Toussaint de Cornulier, marquis de Châteaufromont, père des précédents, mourut à son tour, le 9 avril 1778, laissant veuve Marie-Angélique de Cornulier, sa cousine, qu'il avait épousée en 1735 et qui lui survécut jusqu'en 1793. Cette dame, ayant perdu en 1779 son fils aîné Toussaint-Charles de Cornulier, donna l'année suivante la seigneurie de la Touche à l'une de ses petites-filles, Anne-Marie de Lanloup, fille de Joseph comte de Lanloup et de Marie-Anne de Cornulier décédée en 1775. Anne-Marie de Lanloup épousa en 1789 Jean-Maurice comte de Bellingant, fut la dernière propriétaire de la châtellenie de la Touche et mourut en 18171. Par lettres patentes données à Paris le 9 février 1611 par Louis XIII, en faveur de Claude de Cornulier, et enregistrées au Parlement de Bretagne, le 11 octobre de la même année, la seigneurie de la Touche fut érigée en châtellenie. Le roi unit pour cela plusieurs terres seigneuriales situées dans la paroisse de Nozay : la Touche que nous connaissons — Toulan, vendue en 1593 par Jean du Fresche à Claude de Comaille, dame de la Touche — la Rivière-en-Nozay, vendue en 1535 par Olivier Morel à Pierre Perrault, seigneur de la Touche — la Croix-Merhan achetée par ce dernier, également en 1535, des enfants de Jamet d'Elven. — Rozabonnet vendue en 1595 par Rolland Challot, seigneur de la Roche, à Claude de Corneille — et enfin Procé acquise en 1604. Tous ces fiefs et terres furent unis en une seule châtellenie sous le nom de la Touche (Archives Parlement de Bretagne). Le prince de Condé, seigneur de Nozay, dont relevait principalement la Touche, reconnut à cette terre son érection en châtellenie ; mais il fut convenu entre lui et le nouveau châtelain que la Touche, Toulan et la Rivière jouiraient seules de la haute justice, que Rozabonnet n'aurait qu'une moyenne justice et Procé seulement une basse justice. Toutefois à ces seigneuries constituant la châtellenie de la Touche-Cornulier, les seigneurs du lieu joignirent plusieurs autres terres formant un ensemble féodal considérable. Ce furent : Beaujonnet en Nozay, vendue en 1535 par Yvonne Simon à Pierre Perrault - le Boisguillaume en Nozay, acheté par le même vers 1537 — la Bourdinière en Puceul et Vay, vendue en 1580 par Gilles Grimaud à Pierre de Cornulier —la Cloustaye en Nozay, vendue en 1593 par Jacques Prioul à Claude de Comaille — la Haye-Poil-de-grue en Nozay, vendue en 1539 par Renée Chomart, femme de Francois Dollo à Pierre Perrault — la Héronnière en Nozay, vendue en 1628 par Jean de Francheville à Claude de Cornulier — la Motte-Grimaud en Puceul, Nozay, Saffré et Vay, vendue en 1580 par Gilles Grimaud à Pierre de Cornulier — la Naullière en Nozay, vendue en 1664 par Jean Garel à Pierre de Cornulier — enfin les Grande et Petite Villates en Nozay, vendues en 1628 par Jean de Francheville à Claude de Cornulier. L'ancien château de la Touche-Cornulier n'existe plus. Le 17 février 1790 il fut envahi par une troupe de soi-disant patriotes qui le mirent à sac et faillirent l'incendier sous prétexte d'y détruire les titres féodaux. Il est actuellement remplacé par une habitation moderne, propriété de la famille du Bois de Maquillé. Le parc entourant cette maison est fort beau et on y pénètre par un intéressant portail du XVIIème siècle surmonté d'écussons aux armes de Cornulier d'azur au rencontre de cerf d'or, surmonté d'une moucheture d'hermine d'argent entre les bois. Les mêmes armoiries, soutenues par deux guivres ou serpents, se retrouvaient naguères sculptées sur le moulin de Toulan, édifice du XVIème siècle, tout en granit taillé et orné de moulures du genre de la Renaissance (abbé Guillotin de Corson).

le château de la Pinsonnais (XIXème siècle). Propriété successive des familles Fesche, d'Achon et Hochedé. Le château de la Pinsonnais est restauré au début du XIXème siècle. Non loin du château se trouvent, une chapelle datée de 1886 et dédiée au Sacré-Cœur, ainsi que la croix de la Fontaine des Rochettes (XVIème siècle) ;

le château de l'Angle (1830), édifié par Edouard de Mars (beau-frère de Jules Rieffel) ;

le manoir du Coudray (XVIème siècle), situé à Coisbrac ou Couësbrac. Il s'agit d'un manoir à tourelle avec colombier sous la toiture ;

le manoir des Grées (XVIème siècle), avec sa tourelle carrée. Il s'agit du siège de la juridiction de la châtellenie de La Ville-au-Chef ;

le manoir de la Naulière (XV-XVIème siècle). L'écurie est édifiée en 1892. Pierre Pirault restaure l'édifice vers 1535. En 1664, Jean Garel vend la Naulière à Claude II de Cornulier, propriétaire de La Touche ;

le manoir de Rosabonnet (XVIème siècle). Au XVIème siècle, le manoir appartient à Pierre Pirault, époux de Catherine Vivien. C'est ensuite le logis des Heureux et Athénas, après avoir été celui des écuyers Godet. L'édifice possède une tourelle d'angle ;

le manoir de la Blanchardière. Ce logis est habité successivement par les familles Blanchet (officiers des Condés), de Kervalet, Guérin de La Guiblotière, Bouvais de La Fleuriais, Létourneau-Narbonne et Herbert ;

l'ancien domaine de Créviac. Propriété des familles Grimard, Colas de La Noue (beau-frère du ministre de Napoléon III, Adolphe Billault) et des Létourneau. Ce domaine comprend la partie ancienne du XVème siècle avec sa tourelle carrée, puis le manoir moderne ;

la maison de maître Rieffeland (1840), située à Rieffeland et édifiée par Jules Rieffel ;

la mairie (1852), située au n° 11 rue Alexis-Letourneau. Cette mairie remplace un ensemble de bâtiments qui abritait jadis la mairie, les halles et la prison seigneuriale ;

l'hôtel le Grand-Monarque (XV-XVIème siècle), situé ruelle des Perrons ;

le colombier (XVIème siècle), situé ruelle des Perrons ;

la fontaine Saint-Joseph (XVIème siècle), située dans le jardin public ;

la fontaine Saint-Pierre. C'est près de cette fontaine qu'au VIème siècle un ermite est venu évangéliser Nozay. Elle est surmontée par une statue de Saint Pierre aux Liens du XIXème, patron de la paroisse de Nozay. Au 1er août, les mamans venaient y baigner leurs petits enfants et l'on adressait des prières à Saint Pierre ;

le lavoir (XVIème siècle), situé dans le Pré Saint-Pierre ;

l'ancienne école nationale d'Agriculture (XIXème siècle), située à Grand-Jouan et édifiée par Jules Rieffel ;

3 moulins dont le moulin de Beaujouet (XIXème siècle) et le moulin (XVIIème siècle) de la Vilatte ;

A signaler aussi :

le menhir, situé à Coisbrac ou Couësbrac (époque néolithique) ;

l'ancien relais de Poste de Nozay (XVIIIème siècle), situé route de Rennes ;

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ANCIENNE NOBLESSE de NOZAY

(à compléter)

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