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LA PAROISSE DE NOYAL-PONTIVY

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Du doyenné de Porhoët et à collation libre, cette paroisse de Noyal-Pontivy, la plus grande du diocèse de Vannes et, par conséquent, une des plus anciennes [Note : Monsieur Rosenzweig, Étude sur les anciennes circonscriptions paroissiales du Morbihan], avait, à l'origine, une étendue plus considérable encore que celle des siècles derniers, puisque la paroisse de Pontivy en a été distraite, à une date inconnue, moins son faubourg d'Outre-l’eau, maintenant Treleau, démembré de Malguénac [Note : Formes anciennes de Noyal-Pontivy : Nuial, plebs, 1082 (Cart. de Redon). — Noal, 1204 (Abb. de Bon-Repos). — Noyal, 1219 (D. Morice, I, 843). — Noeal, 1251 (Duché de Rohan-Chabot). — Noual, 1274 (Ibid.). — Noial, manerium 1283 (D. Morice, I, 1069). — Noyeal, 1433 (Sénéch. de Ploërmel). — Neyal-Pontivi, 1461 (Duché de Rohan-Chabot). — Une fois pour toutes, je déclare que ces formes anciennes sont généralement extraites du Dictionnaire topographique du département du Morbihan, par M. Rosenzweig]. A une époque reculée, le chef-lieu de cette paroisse se trouvait de fait, et, quant au titre, encore au XVème siècle, non au bourg actuel, mais à Sainte-Noyale, alors Noyalguen, qui n'est plus qu'un simple village [Note : Formes anciennes de ce nom : Saint-Noyalguen, 1373 (Duché de Rohan-Chabot). —Noyalguen, parrochia, 1387 (chap. de Vannes). — Sainte-Noyale, 1478 (Duché de Rohan-Chabot). — Sainte-Noialle, 1502 (Ibid.)]. Ne pourrait-on pas, avec quelque vraisemblance, attribuer ce déplacement du centre paroissial au château de la Motte, détruit depuis longtemps et situé au bourg même de Noyal ? Les dates, ici, pourraient bien, en effet, ne pas faire opposition à cette hypothèse ; car les noms ne correspondaient pas toujours à la réalité. Ainsi, malgré l'existence de ce manoir constatés dès 1283 et le nom de Noyalguen porté encore par cette paroisse en 1422, le chef-lieu de fait pouvait avoir été, longtemps avant cette dernière date, tranféré au bourg actuel de Noyal. A l'appui de cette supposition, il serait facile d'apporter plusieurs exemples. Qu'il suffise de citer le cas, déjà rencontré dans ce travail, de la paroisse de Merlevenez, encore désignée sous le nom de Trévalsur, bien longtemps après la translation du chef-lieU au bourg actuel.

Au milieu du siècle dernier, le recteur de Noyal-Pontivy n'était gros décimateur, à la 33ème gerbe, que sur les trois quarts de sa paroisse. Pour les petites écoles, qu'il devait entretenir, l'abbé de Bon-Repos dîmait à la 11ème gerbe sur l'autre quart. Mais tous les cultivateurs n'étaient point quittes à ce compte ; car, des 32 gerbes qui restaient après le passage du recteur, l'abbé de Lanvaux, le titulaire de la chapellenie de Coëtuhan et plusieurs seigneurs en prenaient encore deux, chacun sur son terrain. Malgré ce partage, les dîmes rectoriales avaient une valeur assez considérable, puisqu'elles s'affermèrent 900 livres, en 1612. Le titulaire du bénéfice avait, en outre, son casuel, son tiers aux offrandes faites aux nombreuses chapelles, et enfin la jouissance du presbytère réédifié et dont la première pierre fut posée le 12 juin 1699.

Rebâtie sous le rectorat d'Olivier de Pontsal (1456-1467), l'église paroissiale du bourg de Noyal-Pontivy était placée sous le vocable de sainte Noyale, vierge et martyre, qui était, en même temps, patronne de la paroisse. L'abbé Cillart, qui fut recteur ici avant de passer à Grand-Clamp, donne l'apôtre saint Pierre comme patron et avance que sainte Noyale lui fut irrégulièrement substituée, après seulement la publication, en 1660, du Propre des Saints du diocèse de Vannes, dans lequel Mathurin Nicolazo, originaire de Noyal-Pontivy et secrétaire, dit-il, de trois évêques successifs, avait introduit cette Sainte. Mais, cette fois, le savant abbé est tombé dans une erreur qu'il aurait pu facilement éviter, s'il avait bien voulu consulter les anciens registres des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse. Il y aurait rencontré, en effet et, à différentes reprises, même à la date de 1657 et probablement plus tard encore, mention de l'église paroissiale de Sainte-Noyale, à Noyal-Pontivy. La cause même à laquelle il attribue cette substitution n'a point existé ; car ce n'est pas le susdit Nicolazo qui a introduit sainte Noyale dans le Propre de 1660, attendu qu'elle se trouve déjà dans celui de 1613 ou 1614 et même dans le Bréviaire vannetais de 1589, avec une simple commémoraison, au 6 du mois de juillet.

Cette église paroissiale renfermait une chapelle sous le vocable de saint Jean-Baptiste, dite chapelle des Fonts, et dont la bénédiction eut lieu, le 13 mai 1736. Pendant près de vingt ans, elle abrita aussi une parcelle de la Vraie-Croix, certifiée authentique à Rome, en 1744, et transférée, le 6 juillet 1760, de cet édifice à la chapelle de Sainte-Noyale au presbytère. Dans l'ancienne sacristie, on voyait encore naguère une statue de saint Mériadec, et, dans le cimetière, un cercueil en Pierre, qui passe pour avoir été celui de ce saint et porte le nom de Tombeau de Saint-Mériadec.

Même après son démembrement pour donner naissance à la paroisse de Pontivy, le territoire de Noyal-Pontivy se partageait encore entre les quatre trêves de Gueltas, de Kerfourn, de Saint-Géran et de Saint-Thuriau, détachées, en 1840, d'après Ogée, pour devenir elles-mêmes autant de paroisses distinctes.

L'église de la première avait, comme aujourd'hui, saint Gildas, abbé, pour titulaire. Suivant la tradition, pendant sa retraite à l'ermitage sur le Blavet, ce saint se rendit plusieurs fois en ce lieu, et, dans un champ voisin de l'église, l'on montre encore des pierres sur lesquelles il avait l'habitude de s'agenouiller pour faire sa prière. Le bourg trévial se trouve mentionné, sous les noms de Sanctus-Gildasius, dès 1264, et de Sant-Gueltas, villa, en 1270, dans les archives de Rohan-Chabot.

Quant au quartier de Kerfourn, qui, dans les temps reculés, posséda, probablement, une aumônerie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (Voir Monsieur Rosenzweig), il ne fut érigé en trève qu'au mois d'août 1677. Son église, placée sous le vocable de saint Éloi et de saint Vincent Ferrier, conserve encore des parties d'une plus ancienne construction. Ce fut probablement à l'époque de sa réédification presque totale, que le dernier de ces saints se trouva adjoint comme titulaire au premier.

Mentionnée dès 1406, aux archives citées plus haut, sous le nom de Saint-Gélan, la trève de Saint-Géran possède une collection de registres de baptêmes, mariages et sépultures, remontant à l'année 1561. Son église a pour titulaire le saint dont la contrée porte le nom. Non loin du bourg trévial, il y eut jadis un minihy ou lieu de refuge, devenu plus tard une seigneurie avec manoir.

Enfin l'église tréviale de Saint-Thuriau, placée sous le vocable de ce saint et dont le choeur et le bas de la nef ont été refaits, conserve aussi des restes d'une plus ancienne construction et un cadran solaire de 1636. Les vieux registres d'état civil ne remontent qu’à 1751. Pour former de cette trêve une nouvelle paroisse, on l'a augmentée au détriment de Pontivy, qui a, de la sorte, perdu l'antique bourg de Cohazé, son ancien chef-lieu, comme on le verra par la suite.

Le territoire de Noyal-Pontivy renfermait plusieurs autres chapelles.

Il y avait d'abord celle de Sainte-Noyale, au village de ce nom, appelée en breton Santes-Malhuen, et rebâtie, en 1423, sur l'emplacement de l'église paroissiale primitive. Il reste encore des parties de cet édifice du XVème siècle ; mais, en 1719, le chœur recevait déjà de grandes restaurations.

Presque contiguë à la précédente, se trouvait une autre chapelle, très petite et placée sous le vocable de saint Jean.

Au bourg nouveau de Noyal-Pontivy et dans le presbytère, on construisit, en 1708, un nouvel édifice religieux, qui fut bénit, le 23 décembre de cette année et placé aussi sous le vocable de sainte Noyale. Pour le distinguer des deux autres qui avaient le même titulaire, on l'appela chapelle de la Petite-Sainte-Noyale. C'est lui qui reçut, en 1760, la parcelle de la Vraie-Croix, transférée de l'église paroissiale.

Il y avait encore celles de Notre-Dame de la Houssaye, de Saint-Arnulph, de Saint-Mélard, aux villages de ces noms ; de Sainte-Barbe dont j'ignore l'emplacement ; de Sainte-Marguerite, au sud du village de Sainte-Noyale, et que l'abbé de Bon-Repos fut condamné à réparer, par un arrêt de 1640. Plus bas, on rencontrera l'occasion de mentionner la chapelle de Notre-Dame, située au château de Coëtuhan, sur la trêve de Saint-Thuriau.

A côté du rectorat et du susdit établissement des Hospitaliers, il s'était fondé, sur cette paroisse, plusieurs bénéfices secondaires, sans compter la sacristie de l'église paroissiale, figurant avec ce titre au pouillé de 1516.

Ce fut d'abord la riche chapellenie de Notre-Dame de Coëtuhan, souvent aussi désignée sous le nom de prieuré de Coëtuhan. Due à un seigneur de Coëtuhan, qui en réserva la présentation à ses successeurs dans ce manoir et en attribua la collation à l'évêque de Vannes, sa fondation remonte à l'année 1415. Pendant plus de deux siècles, elle se desservit à l'autel de sainte Appolonie dans la chapelle de ce château. Outre la résidence imposée à ses titulaires, ses charges consistaient en une messe chaque jour, tantôt basse, tantôt chantée, même avec diacre et sous-diacre, et en processions auxquelles se portait parfois le Saint-Sacrement. Comme on le voit, sous le rapport du service, c'était presque une collégiale. Mais, au commencement du XVIIIème siècle, elle eut le malheur d'avoir pour titulaire Augustin de Langle, de la famille des propriétaires de Coëtuhan, chanoine, chantre, vicaire général et official de Vannes, qui n'y put résider. Il commença par en réduire à trois messes basses par semaine le service, qu'il fit transférer, en 1733, par l'évêque Fagon, à la petite et vieille chapelle domestique du château de Kerdréan, sur la paroisse de Naizin, où il restait encore à la fin du même siècle. Sa dotation se composait de revenus considérables et d'une maison située au village de La Haye, en Moustoir-Remungol. Ce qui montre combien était grande la valeur de son temporel, c'est que, en 1615, le tout fut affermé 180 livres, avec charge au preneur qui devait être prêtre, de desservir le bénéfice et d'entretenir ladite maison. C'était donc un revenu net de 180 livres qui en revenait chaque année au titulaire. Or, chacun sait que cette somme avait alors une valeur assez considérable. Aussi cette chapellenie ne manquait-elle pas de candidats distingués, ne se présentait-elle et ne se conférait-elle qu'à de grands personnages. Au siècle dernier, par exemple, elle n'eut que quatre titulaires et c'étaient trois ecclésiastiques de la famille de Langle et, le dernier, Joachim-Luc Tranchant du Tret, chanoine, vicaire général et vice-gérant de l'officialité de Vannes, encore en possession lorsque la Révolution vint supprimer le bénéfice. Une des clauses de la fondation stipulait bien que, si le service cessait de se faire, les revenus appartiendraient à la communauté des prêtres de Noyal-Pontivy que desserviraient le bénéfice ; mais on eut soin de ne pas laisser le cas se présenter, et puis, d'ailleurs, qu'aurait-on pu faire contre des titulaires puissants comme ceux qui viennent d'être nommés ?

La chapellenie de Boduic, mentionnée au pouillé de 1516, présentée par les recteurs de la paroisse et conférée par l'Ordinaire, avait eu probablement pour fondateur un seigneur de Boduic, en Cleguérec. Ses charges sont ignorées ; on connait seulement sa dotation qui se composait d'une maison, avec un grand verger, au bourg de Noyal-Pontivy et donnant du couchant sur le chemin qui conduit de ce bourg à la Croix du Recteur. Le bénéfice avait encore un titulaire en 1790.

Le 22 janvier 1647, Jean Allio, recteur de Saint-Goustan d'Auray, fonda une chapellenie, qui porta son nom, pour être desservie d'une messe basse chaque samedi dans la chapelle de la Houssaye, sur cette paroisse. Il la dota de deux maisons situées à Auray.

Fondée le 6 mai 1653 par Louis Chantrel, recteur de Noyal-Pontivy, la chapellenie de Saint-Louis était chargée de deux messes par semaine : une, le lundi, au maître-autel de l'église paroissiale dudit Chantrel, l'autre, le dimanche, au maître-autel aussi de l'église paroissiale de Pommeleuc, dans le diocèse de Saint-Malo, sans doute pays natal du fondateur. Celui-ci l'avait dotée d'une maison, avec ses dépendances, le tout situé au village de Clécran, en Baud, en avait attribué la collation à l'évêque et réservé la présentation à l'aîné de sa famille. Ce bénéfice se desservait encore en 1790.

La chapellenie de Saint-Augustin, fondée par le prêtre Olivier Sivien, originaire de cette paroisse et, vivant sur la fin du XVIIème siècle, était présentée par les héritiers du fondateur et conférée par l'Ordinaire. Sa dotation reste ignorée ; mais on connaît ses charges qui étaient d'une messe, chaque jeudi, dans l'église paroissiale.

Celle de Saint-Olivier, fondée par Olivier Menec, curé de Noyal-Pontivy (1677-1690), présentée par les héritiers de ce prêtre et conférée par l'évêque, se desservait d'un certain nombre de messes par semaine, célébrées, dans l'église paroissiale, aux autels des chapelles de Notre-Dame et du Rosaire. Pour son service, le chapelain avait des ornements et des vases sacrés qui se gardaient dans une petite armoire auprès de la porte d'entrée de la sacristie. Le temporel du bénéfice, qui parvint jusqu'en 1790, se composait d'une maison située au bourg, sur la droite du chemin conduisant de l'église au presbytère, avec écurie et jardin derrière ; de trois parcelles de terres dites parc er lenne, parc er Maine, parc er Guilly, et enfin d'un pré appelé prat er Guilly.

Vers 1700, Louis Kermelin et Louise Le Bihan, son épouse, en fondèrent une autre qui ne porta jamais que leurs noms. Tout en attribuant la collation à l'évêque, ils en réservèrent le patronage au trésorier de la fabrique paroissiale. Le service était d'une messe basse célébrée, chaque mardi, au maître-autel de l'église, et sa dotation de deux maisons contiguës, avec un grand jardin ou verger derrière, situées dans la grande rue du bourg.

A une date inconnue, mais pendant le XVIIIème siècle dernier, une demoiselle Rio en fonda encore une autre, qui porta aussi son nom. Le patronage en fut réservé au recteur et la collation attribuée à l'évêque. Elle se desservait, au maître-autel de l'église paroissiale, d'un, certain nombre de messes, inconnu comme le temporel.

Il y avait enfin la chapellenie du prêtre Jean Le Mestrie, ainsi appelée du nom de son fondateur, aussi desservie de messes célébrées au maître-autel de l'église paroissiale.

J'en aurai fini avec l'histoire de cette belle et grande paroisse, quand j'aurai encore ajouté que, sur son territoire, il y a deux localités que portent des noms significatifs : Le Moustoir-Kerbras et Le Clandi. 

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Recteurs de Noyal-Pontivy.

1456. R. Jean de Pontsal originaire de Plougoumelen et simple clerc, résigna ce bénéfice, pour se marier. A l'occasion d'un crime dont on l'accusait, en 1460, l'official de Vannes revendiqua, pour son tribunal, la connaissance de sa cause et son jugement, comme de personne ecclésiastique ; mais les officiers de la juridiction ducale se montrèrent peu disposés à l'abandonner à l'officialité. J'ignore le sort de cette contestation qui durait encore à la fin de l'année suivante.
1456-1467. Olivier de Pontsal, probablement frère du précédent que dut résigner en sa faveur. Chanoine et titulaire de plusieurs autres bénéfices, même à charge d'âmes, il mourut, en 1467 et avant le 9 septembre de cette année. C'est en le confondant avec Yves de Pontsal, probablement son frère aussi, que l'abbé Cillart en fait un évêque de Vannes. Or, il est certain, comme il résulte de plusieurs documents authentiques, qu'Olivier mourut bien en 1467, tandis que l'évêque Yves ne décéda qu'en 1475 ou 1476.
1488. Prégent de Moussy, recteur, de plusieurs autres paroisses et archidiacre de Vannes.
1494-1506. Olivier d'Arradon, chanoine et grand-chantre de Vannes, dut succéder immédiatement au précédent. Comme il vivait encore en 1512 et que la date de sa mort est ignorée, il est permis de présumer que son rectorat ici se prolongea en deçà de 1506.
1530. Charles du Bois-de-la-Salle, recteur aussi de Pontivy, comme le précédent, dut également lui succéder immédiatement dans les deux-bénéfices.
1569. R. Sébastien Thomé donna, le 8 janvier 1569, étant malade, procuration à Robert de la Chasse, chanoine de Rennes, pour résigner son bénéfice entre les mains du Pape ou de l'évêque. Comme sa fin était imminente, puisqu'il mourut dans le courant du même mois, la cession se fit entre les mains de l'Ordinaire.
1569-1596. Guillaume Bot, originaire de cette paroisse, et encore simple clerc minoré, en fut pourvu par l'évêque, le 10 janvier 1569, et en prit possession par procureur, le 16 du même mois. Il mourut en septembre 1596.
1596-1606. Guillaume. Le Goff, chanoine et trésorier de Vannes, pourvu par le Légat du Saint-Siége en France, le 22 septembre 1596, prit possession le 3 novembre. La possession de ce bénéfice lui fut disputée par Julien Henrichot et Pierre du Mas, qu’il réussit à débouter de leurs prétentions. Resté paisible possesseur, il mourut à Vannes, le 9 octobre 1606.
1606. R. Gilles de la Porte, prêtre du diocèse de Châlons-sur-Marne, pourvu par l'évêque, le 18 octobre 1606, prit possession le 20 décembre et résigna presque immédiatement.
1607. R. Yves Le Tellec, recteur d'Inzinzac, pourvu sur cette cession, résigna, lui aussi, entre les mains du Pape, le 7 février 1607, pour rester dans sa première paroisse.
1607-1630. Pierre Guéheneuc originaire de la paroisse de Mohon, dans le diocèse de Saint-Malo, pourvu par le Souverain Pontife, le 7 février 1607, prit possession le 27 mai. Il eut pour compétiteurs Étienne Carmen ?, clerc et chantre de la chapelle du roi, pourvu par un vicaire général de Vannes, le 10 du même mois de février, sur la vacance par décès du susdit Le Goff, et Giron du Rancau dont les provisions ne se trouvent pas. On ne sait comment il se défit du premier ; mais il est de fait que le second, à la date du 3 février 1609 et avec réserve d'une pension de 300 livres, résigna en sa faveur ses prétentions entre les mains du Pape, qui, le même jour, lui conféra de nouveau ce bénéfice. Près de vingt ans plus tard, la possession de cette paroisse lui était encore contestée, on ignore à quel titre, par Jean Laisné, qui mourut au mois de juin 1628. Quant à Guéheneuc, il vivait encore en 1630.
1630-1632. R. Claude, alias Bertrand de Kerméno, recteur de Mendon, pourvu en 1630, résigna entre les mains du Pape, le 25 mars 1632, en faveur du sujvant.
1632-1656. Louis Chantrel, prêtre du diocèse de Saint-Malo, pourvu, ce jour, en Cour de Rome, prit possession le 30 octobre. On se rappelle qu'il fonda, ici, en 1653, la bonne chapellenie de Saint-Louis.
1663-1690. Jean Le Breton fut enterré dans le cimetière, le 25 janvier 1690.
1690-1721. R. Joseph du Bouetiez, sieur de Kersené et chanoine titulaire de Vannes, pourvu en Cour de Rome, au commencement de 1690, eut un long rectorat. Malade et fort avancé en âge, il donna procuration, le 15 septembre 1721, pour résigner entre les mains du Pape en faveur du suivant, avec réserve d'une pension de 1.200 livres. Resté au presbytère, après l'arrivée de son successeur, il y mourut, à 78 ans, le 29 avril 1722, et fut inhumé, le 1er mai, dans le cimetière. Depuis longtemps, il était chanoine honoraire de Vannes, titre dont l'avaient gratifié ses confrères du chapitre, pour qu'il ne leur fût point étranger, après la résignation de son canonicat.
1721-1732. R. Claude-Vincent Cillart, recteur d'Arradon, pourvu en Cour de Rome, le 8 octobre 1721, prit possession le 27 décembre. Au mois de décembre 1732, il dut résigner ce bénéfice entre les mains de l'Ordinaire, « pour avoir, dit-on, refusé d'encenser la duchesse de Rohan, un jour qu'elle assistait aux offices divins dans l'église de cette paroisse » [Note : Levot, Biographie bretonne, art. Cillart de Kerampoul, désigné à tort sous les prénoms de Clément-Vincent]. Il devint ensuite recteur de Grand-Champ, ainsi qu'on l'a déjà vu.
1732-1737. R. François Le Moing, originaire de cette paroisse et recteur de Pontivy, pourvu par l'Ordinaire, le 12 décembre 1732, prit possession le 16. L'année suivante, il résigna en faveur de Louis Le Moing, curé de Monterblanc et membre de sa famille ; mais, sans qu'on en sache bien le motif, cet acte n'eut point de conséquence. Vieux et infirme, il donna procuration, le 25 septembre 1737, pour résigner entre les mains du Pape en faveur du suivant, avec réserve d'une pension annuelle de 500 livres. Resté à Noyal-Pontivy, il y mourut, à l'âge de 78 ans, et fut inhumé dans le cimetière, le 10 avril 1741.
1737-1773. R. Louis-Marie Alanic, originaire de Pontivy, sieur de Bellechère, recteur de Saint-Molff, dans le diocèse de Nantes, pourvu en Cour de Rome, le 22 octobre 1737, prit possession, le 8 janvier de l'année suivante. Il résigna son rectorat de Saint-Molff en faveur du susdit Louis Le Moing ; ce qui prouve que la cession de Noyal-
Pontivy, en 1733, resta sans effet, par suite d'un accord entre Alanic et Louis Le Moing. Sentant sa fin prochaine, il résigna entre les mains de l'Ordinaire, en janvier 1773, et mourut flans son presbytère, à l'âge de 71 ans, le 10 du même mois. Le lendemain, il fut inhumé dans le cimetière.
1773-1791. Louis-Marie Le Barre, originaire et curé de cette paroisse, bachelier in utroque jure, pourvu par un vicaire général, le 8 janvier 1773, prit possession le 5 février. D'une intelligence déjà fort affaiblie, il prêta le serment prescrit par la Constitution civile du clergé. En 1791, il se trouve reclus à Pontivy pour cause d'imbécilité. Il paraît qu'il mourut dans le courant de cette année.

(Abbé Luco).

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