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MOTREFF

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La commune de Motreff (pucenoire.gif (870 octets) Motrev) fait partie du canton de Carhaix. Motreff dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOTREFF

Motreff vient du breton « moch » (cochons) et de « tref » (hameau).

L’histoire de Motreff se confond avec celle de ses seigneurs, les Kergorlay ou Guergorlay. La paroisse de Motreff apparaît comme un démembrement de la paroisse primitive de Plévin, et dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

Cette paroisse, qui appartient au doyenné de Carhaix, est limitée au Nord par Plouguer, à l'Est par Plévin, au Sud par Tréogan, à l'Ouest par Saint­Hernin. D'une superficie de 2132 hectares, elle compte environ 1202 habitants vers 1935. D’après le cahier de Mgr. de Saint-Luc, rédigé en 1779, « le patron de Motreff est saint Pierre, le présentateur, à l'alternative, le collateur l'évêque, le décimateur le recteur, le revenu 1100 livres, les communiants au nombre de 700 ».

La seigneurie de Kergolay est une juveignerie de Poher. Ses premiers seigneurs en prennent le nom dès le XIIème siècle. Elle passe par alliance, au XIVème siècle, dans la Maison de Montfort-Gaël qui en relève le nom et les armes vers 1380. Au XVème siècle, la seigneurie de Kergolay ou Guergorlay s'étendait aux paroisses entières de Motreff, Spézet, Laz et Trégourez, et parties de Saint-Goazec, Châteauneuf-du-Faou, Saint-Hernin et Plévin. Après la disparition du Poher comme entité féodale, Kergolay relevait directement du duc de Bretagne et était qualifiée première baronnie de Cornouaille. 

La seconde seigneurie de la paroisse de Motreff est celle de Bronolou. Elle appartient à la famille du Bothon, originaire de Glomel et connue dès le XVème siècle. L'acquisition de Kergorlay en 1567, lui donne la seigneurie de la paroisse de Motreff. 

On rencontre les appellations suivantes : Motref (vers 1330 et en 1368), Mautref (1371), Motreff (1536). 

Note 1 : Deux chapelles figurent au Rôle des Décimes de 1783 : Sainte-Brigitte (1 livre 15) et Saint-Patern (1 livre 15). Motreff en possédait une troisième, celle de Saint-Leufroy, à l'Est du bourg, non loin du manoir de Kergorlay. Peut-être dépendait-elle de ce manoir ?.

Note 2 : liste non exhaustive des RECTEURS DE MOTREFF AVANT LA RÉVOLUTION : — le 21 Septembre 1536 François le Vestle (Archives vaticanes, Paul III, Bullaire. L. 60 fol. 237). — En 1573 Gilles de Kerampuil, recteur de Cléden-Poher et de Tréogan, chanoine de Saint-Trémeur, Carhaix (Bulletin de la Commission Diocésaine..., 1905, pp. 224-228). — En 1676-1703 François Quillerou. — En 1705-1707 Jean Sérandour. — En 1724-1728 De Quélen. — En 1739-1742 Ménard. — En 1744-1758 Mével. — En 1760-1774 Nicolas Le Dain. — En 1774-1789 Mathurin Berto, né à Lanniscat en 1740, prêtre en 1769. « Etudie beaucoup, fait le bien ; excellent sujet en tout genre » (Cahier de Mgr. de Saint-Luc). — En Mars 1789 - 23 Septembre 1792 Guillaume-Augustin-François Tanguy, né à Saint-Caradec en 1755, prêtre en Septembre 1780, aumônier des Calvairiennes de Quimper en 1783. « Très bon sujet, a supérieurement répondu à toutes les conférences » (Cahier de Mgr. de Saint-Luc) ; il refuse le serment à la Constitution civile du clergé. De la fin de Septembre 1789 à la fin de Novembre, les registres portent la signature du constitutionnel F. Favennec, ancien vicaire de Spézet. Liste non exhaustive des CURÉS DE MOTREFF AVANT LA RÉVOLUTION : En 1682-1700 Alain Bornazou. — En 1701 Hourman. — En 1703-1708 Alain Bornazou. — En 1724 Yves Lalement, curé d'office. — En 1734-1742 Le Micher, curé d'office en 1738. — En 1742-1758 Yves Devallan. — En 1758-1765 Tasset. — En 1765-1770 Etienne Raul. — En 1773-1778 Le Micher, curé d’office en 1773. — En 1778-1779 Clet Bourdon, né en 1754 à Pont-Croix, prêtre en Septembre 1778. — En 1779-1782 André Le Pappe, né à Loctudy, qui mourra, déporté en Guyane (Cf. H. Pérennès, Les prêtres du diocèse de Quimper morts pour la foi..., tome II, p. 143-144). — En 1783-1786 Le Polotec, « excellent pour tout, note Mgr. de Saint-Luc ». — En 1786-1791 Quévarec, qui refusa le serment schismatique. ASSASSINAT DU CURÉ DE MOTREFF : « Le 3 fructidor an VI (20 Août 1798), De Bar, à la tête de douze brigands, à six heures du matin, obligea Poulizac, commissaire du canton de Saint-Hernin, et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff [Note : Jacques Quéméner, né à Brasparts, le 8 Mars 1755, était curé de Saint-Rivoal en 1790. Il était curé de Botreff depuis 1793], à le suivre, enchaînés l’un à l’autre. La bande les entraîna dans la forêt de Conveau, près de Langonnet, où, après un simulacre de jugement " prononcé, dit-on, par un abbé " [Note : D’après Duchâtellier, Histoire de la Révolution en Bretagne, t. VI, p. 155], ils furent pendus dos à dos. Le cadavre de Poulizac portait, cloué entre les deux épaules, un écriteau avec ces mots : Avis aux dénonciateurs. Pendant plusieurs jours, des détachements venus de Carhaix, de Rostrenen, de Gourin et du Faouët fouillèrent tous les bois et les fourrés de la région avant de retrouver les suppliciés » [Note : D. Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère. (Annales de Bretagne, 1937), p... 117. — Documents sur la Chouannerie, de Peyron, pp. 21, 23, 31, 32, 34, 49, 51, 91, 93, 96, 153, 163]. Liste non exhaustive des RECTEURS DE MOTREFF SOUS LE CONCORDAT : En 1804-1811 Jean Le Roux. — En 1813 Le Blons. — En 1819 François Le Mével. — En 1819-1835 Le Nevez. — En 1835-1848 François Mingant. — En 1848-1851 Yves Thomas. — En 1851-1864 Gabriel Néa. — En 1864-1882 Guillaume Colléter. — En 1882-1892 Yves Guiffant. — En 1892-1905 Eugène Odeyé. — En 1905-1915 Antoine Corbel. — En 1915.-1925 Hervé Quéré. — En 1925-1937 René Quélennec. — En 12 Juillet 1937 Alain Le Bars, .. Liste non exhaustive des VICAIRES DE MOTREFF SOUS LE CONCORDAT : Mai-Août 1852 Guillaume Bévout. — En 1888-1890 Louis Guédès. — En 1890-1893 Arthur Merrien. — En 1893­1900 Alain Jaouen. — En 1900-1904 Joseph Le Pemp. — En 1904-1910 Louis Le Gall. — En 1911-1914 Henri Potin, mort au champ d'honneur. — En 1919-1920 Joseph Desnos (extrait des archives de l'Evêché).

Note 3 : Motreff est le pays natal de l’un des témoins qui figurèrent au procès de canonisation de Charles de Blois : Rolland de Couestellès (Coatelez ?), âgé de quarante ans en 1371, licencié ès-arts, bachelier ès-lois, chanoine de Nantes, de Léon, de la collégiale de Saint-Pierre d'Angers, qui, vingt ans durant, vécut avec Charles de Blois et ses enfants, en qualité de chapelain et de secrétaire (Peyron, Les églises et chapelles du diocèse de Quimper, p. 170). C’est aussi à Motreff que naquit Robert Haranquin, auteur d’un dictionnaire breton, que Gregoire de Rostrenen dit avoir consulté, et qui est demeuré manuscrit (Ogée).

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PATRIMOINE de MOTREFF

l'église Saint-Pierre (XVIème siècle), reconstruite au XVIIIème siècle et restaurée au XIXème siècle. L'édifice est reconstruit en 1767 et 1768 par Poulizac et Yvon Cloarec moyennant 9 000 livres. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Le porche date de 1767. Le clocher avait été endommagé en 1834 et en 1848 : il fut réparé aussitôt, et l'on construisit alors une chapelle latérale. La cloche date de 1834. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Corentin, saint Leufroy, la sainte Trinité et la Vierge-Mère. Les armes des seigneurs de  Bronolou et de Kergorlay étaient jadis gravées dans la baie du vitrage du grand autel et sur la litre intérieure de l'église ;

Nota 1 : Motreff relevait en entier, jadis, de la Seigneurie de Kergourlay, dont les armes et celles de Laval, Rochefort et Monfort figurèrent dès le début dans la maîtresse vitre de l’église paroissiale, ainsi que dans la chapelle Saint-Roch en la même église, « avec les armes et platte peinture en divers endroits de la nef et bâtiment et litres en dedans et dehors de l’église » (Archives départementales, E 502, pièce du XVIIIème siècle). D'après ces indications, une église avait été construite à Motreff dans la première partie du XVIème siècle. Quand en 1766 il fut question de reconstruire l’église paroissiale, M. de Treveret Pourcelet, subdélégué de l'Intendant de Bretagne, se rendit, de Carhaix à Motreff, le 17 Mai, pour y assurer les prééminences de messire Paul-Esprit-Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac, marquis de Tymeur, baron de Kergourlay, seigneur de Plouïé …, conseiller du Roi. Le 27 Avril 1767 marché fut passé, pour l’adjudication des travaux de reconstruction, avec Poulizac et Yvon Cloarec, moyennant la somme de 9.000 livres. Un document contemporain laisse entendre que les frais doivent être partagés comme suit : aux décimateurs les frais du chanseau, au Général de la paroisse ceux de la nef, aux seigneurs ceux de leurs chapelles prohibitives. Le 17 Août 1768, M. de Treveret poussa jusqu’à Motreff pour y voir placer les armoiries du marquis de Tymeur. Le 29 Décembre de l’année suivante, il y envoya Antoine Ruaut, vitrier de Carhaix, pour mettre les deux écussons de M. et Mme de Blossac dans chacune des deux vitres du sanctuaire. Il le chargeait en même temps de placer, près des armes des de Blossac, les deux anciens écussons des armoiries de Ploeuc et de Kergourlay. Arrivé à Motreff, le vitrier y trouva un huissier, expédié par Mme du Bot, du manoir de Brunolo, qui fit opposition à son projet. Cette dame, apparentée aux de Saint-Luc, demanda qu’on lui soumit les titres du seigneur de Tymeur. Le 19 Avril 1770, elle manda par lettre qu’elle cessait toute opposition (Archives de la Loire-Inférieure, B. 1079). En Avril 1848 un tremblement de terre endommagea le clocher, qui avait déjà été réparé en 1834. D’urgentes réparations s’imposaient d’ailleurs en ce qui touche l’église. Des démarches furent entreprises à cet égard près de M. Jean-Marie Le Roux, entrepreneur de Saint-Pol de Léon. Celui-ci fournit le devis suivant, relatif à l’église et au presbytère : - 1. Le pavé de l’église à relever en entier et à changer à peu près pour deux tiers, main-d’œuvre : 500 f. - 2. Dégâts faits par la tempête du 25 et 26 Février dernier. Vitraux cassés et chassis d’étain à remplacer : 60 f. - 3. Lambris de l’église et de la sacristie et armoires d’attaches de cette dernière à achever et à réparer : 250 f. - 4. Toiture de l’église et de la sacristie à relever en entier : 1000 f. - 5. Achat de terrain et construction d’une chapelle latérale contenant les fonts baptismaux afin que le terrain y consacré dans l’église serve à agrandir la partie réservée aux fidèles et qui est insuffisante : 1800 f. - 6. Chambre de l’horloge à réparer et tribune à établir au-dessus de la porte principale pour obvier à l’insuffisance de la nef : 500 f. - 7. Chiquetage de la tour et de l’église : 600 f. Pour faire face aux dépenses, le Conseil de Fabrique comptait sur un secours de l'Etat et du Département. Le premier lui octroya 1000 francs, le second 900 francs. Pour accroître les ressources de l’église, les fabriciens durent faire payer les chaises et les stalles. Des amendes étaient, de surcroît, prévues « contre les individus qui mettront leur chapeau ou leur bonnet sur les autels, ou qui s’y appuieraient par caprice ou nonchalance ; ils auront à payer chaque fois pris 0 fr. 25, contre les individus qui ne demandent pas au sacristain la permission de se servir des échelles de l’église, qui ne les reporteraient pas immédiatement après avoir fini leur ouvrage, ou qui négligeraient de les montrer au sacristain avant de les déposer à l’église ; ils auront à payer 1 fr. 50 ». — Si les échelles ont éprouvé quelques avaries ou dommage, on aurait à payer d’après l’estimation du Conseil. Les récalcitrants ou ceux qui refuseraient de se conformer à ce règlement seraient poursuivis, même traduits devant le Juge de paix, conformément au décret du 30 Septembre 1809 (Archives de Motreff. Cahier des délibération de la Fabrique). Près de l’église, nous dit M. Waquet, se trouve un calvaire du XVIème siècle du type de celui de Saint-Hernin (Archives de l'Evêché).

la chapelle Sainte-Brigitte (XVI-XVIIème siècle), située au village de Saint-Comté. Charmante chapelle des XVI-XVIIème siècles, remarquable par ses sablières et sa poutre de gloire (Note de M. Waquet). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans datant des XVIème et XVIIème siècles et restauré en 1839. La chapelle abrite les statues de sainte Brigitte, saint Herbot, saint Leufroy, sainte Marguerite, Notre-Seigneur flagellé ainsi qu'une poutre de gloire avec un Crucifix entre la sainte Vierge et saint Jean. A son sujet, les administrateurs de la fabrique de Motreff écrivaient à l'Evêque en date du 28 Mars 1813 : « Elle nous est nécessaire pour le culte, pour la procession les jours des rogations, de la fête-Dieu et de calamité publique. Il y tombe un peu d’offrandes qui peuvent contribuer aux réparations de notre église principale et de notre presbytère. Nous serions très fâchés que cette chapelle fût supprimée. Nous vous prions de permettre qu’on y dise la sainte messe et de faire auprès du gouvernement ce qui est nécessaire pour qu’on y soit autorisé ». Cette chapelle reçut quelques réparations en 1839. Elle fut pourvue d’un lambris en 1843. Déjà, en 1818 ses vitres avaient été restaurées moyennant la somme de 12 livres (Archives de Motreff) ;

l'ancienne chapelle Saint-Leufroy ou Saint-Leuffroy, dite aussi Saint-Lérin, située jadis près de Kergorlay et aujourd'hui disparue ;

Nota 2 : Cette chapelle, limitrophe de Plévin et de Tréogan, tombait déjà en ruines après la Révolution. Ecrivant à Mgr. Graveran, le 12 Décembre 1848, M. Thomas, desservant de Motreff, nous donne à son sujet quelques renseignements intéressants. Il nous apprend d’abord que Saint-Leufroy s’appelait vulgairement Sant Lerin. C’est là un saint breton (Largillière, Les Saints..., pp. 48, 51, 113), tandis que saint Leufroy, qui figure au bréviaire de saint Yves, au XIème des calendes de Juillet, doit être d’importation normande [Note : Mélanges de la Société d'Archéologie de Bretagne, 1927, p. 235. — Il existe à Motreff une fontaine dite de Saint Lérin]. Nous apprenons ensuite que les murs de la chapelle sont en grande partie debout, avec les arcades ogivales et les colonnes, que les fenêtres et les portes sont à restaurer presque en entier, que le refus d’autoriser les réparations indisposerait toute la paroisse contre son Pasteur. Et voici comment le bon recteur relate « la chronique du pays » relativement à la chapelle : « Autrefois, il y avait à Saint-Leuffroy deux ou trois pardons et autant de foires qui ont péri avec la chapelle. Aujourd’hui l’autorité fait des démarches pour les rétablir. Ces foires étaient très considérables, on y venait de loin, même de la Normandie. Un richard de cette province, pris par la fièvre, au moment de mettre les pieds sur le sol de Motreff, se voua à saint Leuffroy, promettant de lui donner, si la fièvre le quittait, en retour, non seulement le plus beau couple de boeufs de la foire suivante, mais encore un calice en vermeil, avec un écusson où il serait représenté offrant ses boeufs au bon saint Leuffroy. Je ne sais si le Saint a reçu les boeufs dont on parte si souvent, mais je puis certifier à Votre Grandeur qu’il y a à Motreff un beau calice en vermeil portant le nom de Saint Leuffroy. Le vide qui se trouve dans le pied de ce calice laisse à croire la disparition ou l’enlèvement d’un écusson ou armoirie quelconque. Il y a encore une autre tradition. Des lumières apparaissent très fréquemment dans la chapelle et les environs de Saint-Leuffroy. De là plusieurs versions, exceptée celle qui me parait la plus naturelle. La chapelle de Saint-Leuffroy, située sur le versant de la montagne noire, est environnée d’eau. Parler à ces gens de gaz et feux-follets c’est les faire rire et s’en faire moquer. Par ces lumières, Sant Lérin, d’après quelques-uns, nous avertit de retirer ses reliques des ruines de la chapelle, pour les exposer à la vénération des fidèles ; d’après d’autres, c’est un signe évident de faire relever au plutôt sa chapelle, si nous ne voulons tous devenir les victimes de la fièvre, qui ne fait grâce à aucune famille depuis que cette chapelle est en ruine. Plusieurs affirment que la fièvre quitte sans retour le premier fiévreux qui arrive à la chapelle après l’apparition de cette lumière. De là l’habitude de passer le temps de la grand'messe et des vêpres en prières au milieu de ces ruines. Le seul moyen de faire tomber ces abus serait, peut-être, de placer dans mon église les reliques de saint Leuffroy, mais je ne sais où les trouver » (Archives de l'Evêché).

l'ancienne chapelle Saint-Patern, en ruines dès 1806 et aujourd'hui disparue. " Situé non loin du manoir de Brunolo, ce sanctuaire n’était plus que ruines en 1806 " (Archives de l'Evêché) ;

le calvaire de l'enclos paroissial (XV-XVIème siècle) ;

la croix du bourg de Motreff (XVIème siècle) ;

les vestiges d'une croix au lieu-dit Bronolo, naguère érigée à Kerantigoff ;

le manoir de Pennajun (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Du Mut ;

les vestiges du manoir de Bronolo ou Bronolou (XVIème siècle). Propriété de Louis de Bothon en 1567. Il est incendié par les Bonnets rouges en 1675 ;

la fontaine Saint-Leuffroy, située autrefois près de l’ancienne chapelle Saint-Leuffroy (aujourd’hui détruite) ;

4 moulins dont le moulin de Catéliner, Neuf, de Bronolo,…

A signaler aussi :

la motte féodale de Kergorlay ou Guergorlay (XI-XIIème siècle). Le château de Kergolay et le château de Laz sont ruinés au cours du XIVème siècle par les guerres. Kergolay était encore important en 1456 ;

l'ancienne motte féodale de Laz (XI-XIIème siècle) ; 

l'allée couverte de Kervoulédéc (2500 – 1500 avant Jésus-Christ) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MOTREFF

Kergorlay (de) (rameau de Poher), baron dudit lieu, en Motreff, — sr. de Friandour, en Quimper-Guézennec, — du Cleuzdon, en Plougonver, — de Keriavilly, en Plouaret, — baron de Pestivien et sr. du Bulat, en Pestivien, — de Lossulien, en Guipavas, — de Rimaison, en Bieuzy, — de Guengat, paroisse de ce nom, — de Keranguez, paroisse du Minihy, — du Plessix, en Plougar, — de Botcozel, en Haut-Corlay, — de Kersalaün, en Plouvien, — de Tromenec, en Landéda, — de Trouzilit, en Plouguin, — de Coëtvoult, en Saint-Thégonnec. Ancienne extraction chevaleresque. — Onze générations en 1671. — Réformes et montres de 1481 à 1562, en Plougonver et Plouaret, évêché de Tréguier, et Haut-Corlay, évêché de Cornouailles. Blason : Vairé d'or et de gueules (Sceau de 1312). Devise : Ayde-toi, Kergorlay, et Dieu t'aidera. La maison de Kergorlay descend, par Rivallan, comte de Poher, des comtes de Cornouailles, c'est-à-dire de la maison ducale. D'Argentré la met au nombre des plus grandes anciennes et illustres, avec celles de Rohan, de Rieux, de Rostrenen, de Dinan, de Derval, du Chastel et de Montfort ; dans l'enquête produite en 1341, par Charles de Blois contre Jeanne de Montfort, on la trouve qualifiée l'une des plus grandes et notables de la province. (Extrait du Mémor. de la noblesse). A la pureté de son origine (Chérin, Pr. de cour), à la noblesse de son extraction viennent se joindre de belles alliances avec les maisons de Penthièvre, de Lamballe, de Quélen, de Lanvaux, d'Avaugour, de Lannion, de Rohan, de Rieux, de Léon, de Montfort, de Beaumanoir, de Bulzic, du Cleuzdon, de Tournemine, de Plusquellec, de Pestivien, de Kersalaün, de Boisgelin, de Faudoas, de la Luzerne, et l'illustration que donnent la carrière des armes, la carrière politique, les charges, les dignités, les récompenses honorifiques. Illustrations : Le manuscrit de Bayeux, publié par du Moulin (Histoire de Normandie, append., p. 27), mentionne le sire de Gargoulé au nombre des bannerets qui accompagnèrent Alain Fergent en Terre-Sainte. Pierre et Geoffroy de Kergorlay figurent à la VIIème et à la VIIIème croisade. Nous lisons dans D. Lobineau (Pr., col. 412), qu'avant de partir, Pierre emprunta au duc 1.000 # tournois et son frère 100. Sur la foi de ces titres, les armes de Kergorlay ont été placées à Versailles, salle des Croisades, n° 331. Dès le XIème siècle, les chartes attestent l'importance de l'illustre famille de Kergorlay. En 1284, on trouve Pierre III, le Croisé, présent avec ses chevaliers à la montre de Ploërmel. — Jean I, banneret, et qualifié monseigneur, un des vingt-quatre hauts seigneurs bretons, qui reçurent, en 1304, des lettres personnelles de Philippe le Bel pour la guerre de Flandres. — Pierre, tué à Mons-en-Puelle, en 1304. — Jean III, qui se couvrit de gloire à la bataille de Mauron, en 1352, et fut tué à Auray avec la fleur de la chevalerie. (Froissard, p. 227). — Rolland et son frère ratifièrent le traité de 1365 à Guérande, et y apposèrent leur sceau. — Jean IV de Kergorlay, auteur de la branche qui existe aujourd'hui, épouse, vers 1395, Alix Bilzic (ou Bulzic), dame du Cleuzdon, dont Jean V, époux d'Ysabeau de Tournemine, prisonnier à Pontorson, en 1427, et prenant part à la bataille du Mont-Saint-Michel. — Alain-Marie, sr. de Kersalaün et de Trouzilit, capitaine aux gardes françaises, blessé grièvement à Fontenoy en 1745,lieutenant général en 1784, mort en 1787, laissant deux fils, pairs de France sous la Restauration. — Charles et René (père et frère de Claude, dame de Kersauson), chevaliers de Saint-Michel en 1596 et 1629. — Louis-Gabriel-Marie, comte de Kergorlay, officier de cavalerie à la campagne des princes, député de la Manche de 1820 à 1827, pair de France, mort en 1830, et Louis-Florian-Paul qui prit part, comme son frère, à la campagne des Princes, fut député de l'Oise de 1815 à 1822, pair de France en 1823, célèbre orateur, inébranlable dans son attachement à l'ancienne monarchie, mort en 1856.

Les Kergorlay remontent, nous l'avons dit, au XIème siècle ; un banneret de ce nom et son frère David, chevalier, figurent à l'assise (dite charte d'Eudon) tenue à Nantes en 1057 (assise à laquelle assista également Pierre de Kersauson). Ils comptent plusieurs chevaliers de Saint-Louis, deux chevaliers de l'ordre et deux membres admis aux honneurs de la cour. Louis-Gabriel, comte de Kergorlay, pair de France, avait épousé Justine de Faudoas, en 1787, dont : 1° Jean-Florian-Hervé, marié à Louise d'Hervilly, et père de Louis de Kergorlay ; 2° Pierre-Ernest-Alain, marié à Octavie de Mérona, dont trois fils : Raymond., Christian, Pierre, et trois filles : Marie, Alice, Gabrielle. Louis-Florian, frère cadet du précédent, avait épousé Blanche de la Luzerne, dont : 1° Louis-Gabriel-César, qui prit part à l'expédition d'Alger, démissionnaire en 1830, marié à Mathilde de Saumery Lacarre, dont trois fils : Florian, Geoffroy, Jean, et une fille, Jeanne ; 2° Cécile, mariée à Louis-Charles-Robert, comte de Sesmaisons ; leur fille, Françoise, a épousé Charles de Faucigny, prince de Lucinge et Cystria ; 3° Mme la comtesse de Kergorlay. La branche aînée tomba en quenouille à la fin du XIVème siècle, en la personne de Jeanne, dame de Kergorlay, mariée, en 1383, à Raoul de Montfort, et d'Aliénor, sa soeur, qui rentra en possession de la baronnie de Kergorlay, qu'elle transmit par mariage à la maison de Beaumanoir, et cette seigneurie a été possédée depuis par les Coëtquen, Bellouan, Avaugour, Saint-Laurent et de Ploeuc (J. de Kersauson).

Nota : Le fils de Raoul de Montfort et de Jeanne, héritière de Kergorlay ou Guergorlay, épouse en 1405 Anne de Laval et meurt en 1415. Sa fille, Jeanne de Laval se marie en 1427 à Guy de Chauvigny, seigneur de Châteauroux et vicomte de Brosse, et meurt en 1449. Guy de Chauvigny, fils de Jeanne de Laval cède Guergorlay et Laz en partage à sa soeur Antoinette, épouse, depuis 1458, d'Hardouin de Maillé, seigneur de Rochecorbon. La seigneurie de Kergorlay ou Guergorlay passe ensuite successivement entre les mains de André de Laval (maréchal de Lohéac, second fils de Guy XIII) en 1473, de Guy XV (comte de Laval et de Montfort) en 1486, Guy XVI de Laval (neveu de Guy XV), puis d'Anne de Laval (mariée en 1529 à François de la Trémoille) et de Marguerite de Laval (mariée en 1529 à Louis de Rohan-Guémené), les deux filles de Guy XVI de Laval. En 1554, la seigneurie est la propriété de Georges de la Trémoille, décédé en 1584. Les droits sur Guergorlay (ou Kergorlay) sont cédés dès 1567 à Louis de Bothon, seigneur de Bronolou, en Motreff. 

Terre et seigneurie de Brunolo, vers le Nord de la paroisse, appartenait à Ch. de La Rivière, seigneur de Saint-Germain (1688). — Manoir de Kerantelynaire, à Jeannette, fille de Henri Le Prévost (1415). — Seigneurie de Kergourlay, non loin et au Nord-Est du bourg, au sieur de ce nom, sire de Chauvigny, héritier de Catherine de Laval, dame de Chauvigny (1560), puis à Anne de Laval, veuve de François de la Trémoille (1563). — Manoir de l'Isle, possédé par les héritiers de Jeanne de Baudrinon (1406). — Manoir de Prat-an-Goalic, à Louis, fils de Pierre Trouvenel (1472) (Archives de la Loire-Inférieure, B. 1079).

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Motreff (Motref) étaient présents :

Jehan Grantugen, représenté par Yvon son fils, archer en brigandine ;

Jehan le Gentil, pour lui et son père, archer en brigandine ;

Yvon Thebaud, arbalestrier en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Motreff apparaissent :

Le sieur Evenou, présent par maistre Bertrand Guéguen son garde, dict faire arcquebusier à cheval.

(à compléter)

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