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MONTOIR-DE-BRETAGNE |
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La commune
de Montoir-de-Bretagne ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MONTOIR-DE-BRETAGNE
Montoir-de-Bretagne vient du latin "monasterium" (monastère).
Montoir est situé au cœur de la Grande-Brière et paraît de fondation ancienne. Certains historiens ont voulu en faire le siège d'un important trafic d'étain avec les Phéniciens durant l'époque néolithique : les navires accostés alors au port de Brivates Portus (mentionné par Ptolémée). Ce port aurait été comblé par un ouragan, vers la fin du XVIIème siècle (suivant Ogée).
Situé dans les Marais de la Grande Brière, Monasterium (le monastère) est fondée au Xème siècle. Montoir dépendait alors du Vicomté de Donges, l'un des plus puissants fiefs du comté nantais. La vicomté de Donges appartenait, en 1789, aux Kerhoënt qui la tenaient des Lopriac, lesquels l'avaient acquise, en 1690, de la famille de Rieux.
Montoir n'est au XIème siècle, qu'une chapellenie unie à Donges, Capellaniam de Dongio et Monsterio. Les seigneurs de Braz et de Trégonneau, sergents féodés de Donges ; « doibvent quand les juges de la vicomté ont assigné les plaids d'icelle tenir au bourg de Montoir, faire dresser et parer la cour de bancs, sarges et tables pour l'exercice de la dite Cour ; plus doibvent, tous les dimanches, à l'issue de la messe parochiale dudit Montoir faire !es bannies de la seigneurie ; et doibvent encore lesdits sieurs cueillir la récepte de la petite taille de Montoir » (Déclarations de Donges en 1534 et 1683). La paroisse mentionnée dès le XIème siècle sous le nom de "Capellania de Monsterio" s'étendait sur toute la Grande-Brière et englobait jadis les territoires de Saint-Joachim, Trignac, Saint-Malo de Guersac et Méan-Penhöet, qui sont aujourd'hui devenues des communes à part entière. Il y avait, dans la paroisse, deux prieurés, peut-être davantage, dont l'un portait le nom de Saint-Jacques du Fresne-d'Aine, et s'élevait dans l'île d'Aine, à 5 km ouest du bourg.
Un château (maison seigneuriale), signalé en 1320, fait partie de la dot d'Alix de Bretagne, lors de son mariage avec le comte de Vendôme en 1320, puis il est érigé en comté en faveur du seigneur de Querhoent-Coëtanfao (ou Kerhoënt-Coëtanfao).
Montoir-de-Bretagne est saccagé par les insurgés en 1793. Après la levée en masse des 300 000 hommes, l'Ouest connaît une longue insurrection. Le 12 mars 1793, des insurgés au nombre de trois à quatre cents, armés de fusils, s'emparent de Savenay. L'armée républicaine, dirigée par Marceau qui campe à Montoir, écrase les insurgés le 23 décembre 1793 à Savenay.
La commune de Montoir-de-Bretagne perd au XIXème siècle les territoires de Trignac, de Méan, de Saint-Malo-de-Guersac devenus communes indépendantes. C'est en 1887 que Montoir a pris son appellation "Montoir de Bretagne" par décret du Ministère de l'Intérieur en date du 7 juillet 1887.
Nota : Joseph Leray, né à Montoir-de-Bretagne en 1854, est ordonné prêtre en 1879. Il s'embarque pour l'Australie et devient missionnaire en Océanie. Il est sacré évêque de Rémésiau et vicaire apostolique des îles Gilbert le 26 juin 1898.
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PATRIMOINE de MONTOIR-DE-BRETAGNE
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l'église
Saint-Etienne (XIV-XIXème siècle). Edifiée entre le XIVème et le XVème
siècle, elle ne possède pas de transept et son chevet est plat. L'édifice
est remanié plusieurs fois.
Le vicomte de Donges était prééminencier des églises de Donges, Crossac,
Montoir et Prinquiau. Le clocher est détruit par la foudre en 1698,
puis reconstruit avec les ruines du château de Lorieux (situé à Crossac).
L'aile nord, consacrée au Rosaire et qui datait du XVIIIème siècle, est démolie
en 1873 ; | |
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le
calvaire (1823), situé Place de l'Eglise. Montoir-de-Bretagne possédait
jadis deux cimetières : celui de
Sainte-Trinité (autour de l'église) et le cimetière du Rosaire. Un troisième
cimetière, consacré à saint Jean-les-Enfants, est édifié en 1723. Le
cimetière de la Trinité est désaffecté en 1725. Ce calvaire signale
depuis 1823 l'emplacement des ossements qui ont été regrouppés. Un nouveau cimetière est édifié au milieu du bourg,
en 1844 ; | |
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le
calvaire de la Vierge (fin du XIXème siècle), situé au n° 19 rue du
Docteur-Roux et offert par la famille Vaujoyeux ; | |
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la
croix (1868) du cimetière, située au n° 37 rue Jean Jaurès ; | |
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le
manoir de Lormois (XVII-XVIIIème siècle). Propriété en 1714 de François
de Besné. On y trouve un colombier ; | |
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le
vieux colombier, situé à l'Isle du Clos ; | |
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7 moulins ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MONTOIR-DE-BRETAGNE
(à compléter)
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