|
Bienvenue chez les Moisdonnais |
MOISDON-LA-RIVIERE |
Retour page d'accueil Retour Canton de Moisdon-la-Rivière
La commune
de Moisdon-la-Rivière ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOISDON-LA-RIVIERE
Moisdon-la-Rivière vient de "médio dunum" (place forte médiane).
Les premiers écrits faisant état de Moisdon datent du XIème siècle, époque de la fondation de l'église. Les archives de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur relatent la création du prieuré de Maedon en 1083 : le prêtre Judicaël donne le tiers des dîmes et droits de son église Saint-Jouin au bénéfice du nouveau prieuré bénédictin.
En 1132, le seigneur Alain de Moisdon lègue une de ses terres "à Dieu, à Notre-Dame et aux moines" pour l'établissement de l'abbaye de Melleray. Au XIIIème siècle, la seigneurie de Moisdon passe de la baronnie d'Ancenis à celle de Châteaubriant. En 1311, les prieurés de Saint-Pierre de Louisfert, Saint-Etienne de Meilleray et Saint-Julien de Vouvantes sont annexés à celui de Moisdon.
Les seigneuries de Moisdon-la-Rivière dépendaient jadis de la baronnie de Châteaubriant dont le fief de la Forgeneuve était le plus important avec celui de La Forêt-Pavée. Henri de Montmorency ayant été exécuté pour rébellion en 1632, la baronnie de Châteaubriant échoit à la maison des Condé.
Lors des soulèvements de mars 1793, contre la réquisition des jeunes gens, des rassemblements importants et menaçants se sont formés à Moisdon (on parle de 6 à 7.000 protestataires ayant à leurs têtes les chefs Terrien, Vallières, Praud, Cesbron, Rodrigue et Lemaître). Jean Chouan les présidait. Vallière, Praud, Cesbron, Rodrigue, Poirier, François Leussier sont arrêtés par la Garde Nationale et jugés à Nantes, puis exécutés. Il y a, en février 1796, des horreurs de part et d'autre (surtout en février 1796, lors du cantonnement à Moisdon de la colonne du général Humbert).
Note 1 : le minerai de fer est exploité de très bonne heure à Moisdon. Au sud du bourg à l'emplacement du "Châtelier", on a maintes fois retrouvé des scories. Plus tard, c'est à La Forgeneuve (ou Forge-Neuve) et à Gravotel que les Condés vont fixer leurs centres d'exploitation. La première des usines modernes, la Forge-Neuve de Moisdon-la-Rivière, créée par René Saget, va servir de modèle à d'autres forges de Bretagne. Les directeurs successifs sont : Saget, de La Jonchère (à partir de 1700), Etienne Barbier (époux de Seigne, après 1720), Dauffy du Jarrier (de 1760 à 1768), Melchior Kolhaut (époux de Jeanne André), Augustin Rocher, Demangeat et le gendre Xavier Maire, Franco. Autour des directeurs de forges, il y a des techniciens ou ingénieurs, aux noms connus : les Garnier (de La Rénais), les Trébuchet (de la Renaudière), les Rocher (du Pavillon), les Picot, les Laumaillé, Delaunay, Franco, les Vavasseur (alliés aux Trébuchet). Le duc d'Aumale, héritier des Condés, s'intéresse de très prêt aux forges de Moisdon qu'il visite en 1845 et qu'il vend au Garnier de La Rénais.
Note 2 : l'état civil de Moisdon-la-Rivière est tenu par les abbés : Coué, Lecard, Jacques Pourriatz (qui est inhumé dans le choeur de l'église en 1708), par Louvigné, un des membres de la famille Trébuchet, du Petit-Auverné, François Leussier, Aubry, Janvier, de La Banque et Julien Landeau (curé de Moisdon depuis 1760 et durant la Révolution). Ce dernier avait pour vicaire Jacques Gaultier et tous deux refusent le serment Constitutionnel. L'abbé Landeau est remplacé par l'abbé Allory (tué à Puceul), puis par l'abbé Radiguel. L'abbé François Defermon est recteur de Moisdon-la-Rivière de 1802 à 1826. Après lui, les recteurs sont : Jean Durand, Leroy et Félix Charpentier, Gourhand, Bonnet, Lemerle, Porchet, ... Durant la Révolution, le cahier de doléances est signé par J. Leussier, A. Praud, Terrier, Rouillé, Charles Garnier, J. Lejeune de La Grée, Ernoul, Rabine, Jambu, et rédigé par Michel Rocher, du Pavillon.
Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Moisdon-la-Rivière : Fidèle Garnier, René Dauffy (sous l'Empire), Joseph Leussier, puis de La Pinais (sous la Restauration), Xavier Maire (en 1830), François Palierne (de 1837 à 1847), Victor Jambu (en 1848), Bizeul, Julien Gauchet, Victor Jambu (de 1870 à 1889), Ginoux-Defermon, ....
![]()
PATRIMOINE de MOISDON-LA-RIVIERE
A signaler aussi :
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de MOISDON-LA-RIVIERE
Les anciennes maisons nobles sont : le Pavillon qui appartenait, en 1478, à Jean du Pavillon - la Chaussée-de-Moisdon, avec des restes du XVème siècle - la Ferrière, qui appartenait, en 1400, à Bernard, seigneur de la Ferrière - la Herbetière - la Haye-Cherel (XVIIème siècle) - la Galmenière, propriété en 1427 de Jean Rouxel - la Rivière-Péan - la Botellière (XVIème siècle).
(à compléter)
© Copyright - Tous droits réservés.