Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Moisdonnais

MOISDON-LA-RIVIERE

  Retour page d'accueil         Retour Canton de Moisdon-la-Rivière  

La commune de Moisdon-la-Rivière (pucenoire.gif (870 octets) Maezon-ar-Stêr) est chef lieu de canton. Moisdon-la-Rivière dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

Vous possédez des informations historiques sur Moisdon-la-Rivière, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOISDON-LA-RIVIERE

Moisdon-la-Rivière vient de "médio dunum" (place forte médiane).

Les premiers écrits faisant état de Moisdon datent du XIème siècle, époque de la fondation de l'église. Les archives de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur relatent la création du prieuré de Maedon en 1083 : le prêtre Judicaël donne le tiers des dîmes et droits de son église Saint-Jouin au bénéfice du nouveau prieuré bénédictin.

En 1132, le seigneur Alain de Moisdon lègue une de ses terres "à Dieu, à Notre-Dame et aux moines" pour l'établissement de l'abbaye de Melleray. Au XIIIème siècle, la seigneurie de Moisdon passe de la baronnie d'Ancenis à celle de Châteaubriant. En 1311, les prieurés de Saint-Pierre de Louisfert, Saint-Etienne de Meilleray et Saint-Julien de Vouvantes sont annexés à celui de Moisdon.

Les seigneuries de Moisdon-la-Rivière dépendaient jadis de la baronnie de Châteaubriant dont le fief de la Forgeneuve était le plus important avec celui de La Forêt-Pavée. Henri de Montmorency ayant été exécuté pour rébellion en 1632, la baronnie de Châteaubriant échoit à la maison des Condé.

Lors des soulèvements de mars 1793, contre la réquisition des jeunes gens, des rassemblements importants et menaçants se sont formés à Moisdon (on parle de 6 à 7.000 protestataires ayant à leurs têtes les chefs Terrien, Vallières, Praud, Cesbron, Rodrigue et Lemaître). Jean Chouan les présidait. Vallière, Praud, Cesbron, Rodrigue, Poirier, François Leussier sont arrêtés par la Garde Nationale et jugés à Nantes, puis exécutés. Il y a, en février 1796, des horreurs de part et d'autre (surtout en février 1796, lors du cantonnement à Moisdon de la colonne du général Humbert). 

Note 1 : le minerai de fer est exploité de très bonne heure à Moisdon. Au sud du bourg à l'emplacement du "Châtelier", on a maintes fois retrouvé des scories. Plus tard, c'est à La Forgeneuve (ou Forge-Neuve) et à Gravotel que les Condés vont fixer leurs centres d'exploitation. La première des usines modernes, la Forge-Neuve de Moisdon-la-Rivière, créée par René Saget, va servir de modèle à d'autres forges de Bretagne. Les  directeurs successifs sont : Saget, de La Jonchère (à partir de 1700), Etienne Barbier (époux de Seigne, après 1720), Dauffy du Jarrier (de 1760 à 1768), Melchior Kolhaut (époux de Jeanne André), Augustin Rocher, Demangeat et le gendre Xavier Maire, Franco. Autour des directeurs de forges, il y a des techniciens ou ingénieurs, aux noms connus : les Garnier (de La Rénais), les Trébuchet (de la Renaudière), les Rocher (du Pavillon), les Picot, les Laumaillé, Delaunay, Franco, les Vavasseur (alliés aux Trébuchet). Le duc d'Aumale, héritier des Condés, s'intéresse de très prêt aux forges de Moisdon qu'il visite en 1845 et qu'il vend au Garnier de La Rénais.

Note 2 : l'état civil de Moisdon-la-Rivière est tenu  par les abbés : Coué, Lecard, Jacques Pourriatz (qui est inhumé dans le choeur de l'église en 1708), par Louvigné, un des membres de la famille Trébuchet, du Petit-Auverné, François Leussier, Aubry, Janvier, de La Banque et Julien Landeau (curé de Moisdon depuis 1760 et durant la Révolution). Ce dernier avait pour vicaire Jacques Gaultier et tous deux refusent le serment Constitutionnel. L'abbé Landeau est remplacé par l'abbé Allory (tué à Puceul), puis par l'abbé Radiguel. L'abbé François Defermon est recteur de Moisdon-la-Rivière de 1802 à 1826. Après lui, les recteurs sont : Jean Durand, Leroy et Félix Charpentier, Gourhand, Bonnet, Lemerle, Porchet, ... Durant la Révolution, le cahier de doléances est signé par J. Leussier, A. Praud, Terrier, Rouillé, Charles Garnier, J. Lejeune de La Grée, Ernoul, Rabine, Jambu, et rédigé par Michel Rocher, du Pavillon.  

Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Moisdon-la-Rivière : Fidèle Garnier, René Dauffy (sous l'Empire), Joseph Leussier, puis de La Pinais (sous la Restauration), Xavier Maire (en 1830), François Palierne (de 1837 à 1847), Victor Jambu (en 1848), Bizeul, Julien Gauchet, Victor Jambu (de 1870 à 1889), Ginoux-Defermon, ....

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de MOISDON-LA-RIVIERE

l'église Saint-Jouan (XI-XII-XIXème siècle). Au XIIème siècle, se sont les moines bénédictins qui sont chargés du service religieux de la paroisse de Moisdon-la-Rivière, dédiée à saint Jouin. Au Vème siècle, saint Jouin crée l'abbaye bénédictine d'Emsion-de-Marne qui devient plus tard l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marne. Saint Jouin est le frère de saint Maixent (évêque de Poitiers) et de saint Maximin (évêque de Trèves, en Allemagne). L'église primitive ne possédait qu'un seul transept. La partie la plus ancienne de l'église est la tour carrée. La flèche date du XVIIème siècle. La porte principale date du XVIème siècle. Le timbre de l'horloge date de 1759. La nef date du XIIème siècle. L'église est agrandie en 1849 par un double transept et un chœur dans lequel des stalles sont aménagées en 1857. On trouve dans le transept : la chapelle de la Sainte Vierge et du Saint Sacrement depuis 1990 (à gauche), et la chapelle de Saint Jouin (à droite). Les trois cloches neuves sont bénies en 1827 et 1869. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. La chaire, offert en 1762 ou 1764 par Dauffy Du Jarrier (directeur, régisseur et maître de forges de Moisdon-la-Rivière), date du XVIIIème siècle. Les statues de Saint-Antoine de Padoue, de Saint-Eloi et de Saint-Jouin, en bois, datent du XIXème siècle. Les deux maîtres autels : celui, à gauche, représentant Sainte-Barbe et Sainte Emerance, et celui, à droite, représentant Saint-Nicolas et Saint Jean-Baptiste, datent de 1716. L'autel de la Vierge, oeuvre du sculpteur Bousquet, date de 1853. L'autel, œuvre du sculpteur Potet, est bénie en 1865. Dans l'église sont gravées les armes du seigneur de La Rivière-Péan ("trois têtes de Maure d'argent"), puis celles des Bellot et des Fournier, seigneurs de La Galmelière et du Pavillon ;

Note : Le Châtelier et l'Eglise fortifiée de Moisdon-la-Rivière. Moisdon, désigné dans les anciens titres sous la dénomination de : Meduoid, Medaon, Maesdon, Maydon, Maisdon, nous représente dans la partie Sud du bourg la configuration d'un promontoire dominant la vallée dans laquelle coule la rivière du Don. Sur le sommet, on relève dans le cadastre de cette commune, Section M, des parcelles de terre, N° 64, 65, 66, 67, désignées sous l'appellation de Camp. Cette situation commande l'ancienne voie Romaine de Rennes à Nantes, ainsi que le passage de la rivière, au gué de la Chaussée. A la partie Est du lieu dit « Le Camp », le terrain s'incline avec une déclivité assez prononcée vers le petit val des Hume (alias des Honnes), cachant dans ce repli de territoire les N° 78, 79, 80, 81, même Section M, l'étendue désignée sous le nom : Le Châtelier. Cette position était à l'abri des bandes barbares et soldatesques qui suivaient la voie du Don. N'ayant retrouvé aucune indication précise qui me permette de fournir des renseignements sur l'occupation du Camp par les Romains, je vais borner mon étude au Châtelier qui fut l'endroit où les premiers habitants de Moisdon vinrent s'établir. Les travaux exécutés par la culture ont changé la disposition des lieux ; la topographie primitive ne peut en être décrite. On retrouve sur son emplacement beaucoup de scories, et des habitants dignes de foi m'ont déclaré, qu'il y a une cinquantaine d'années, on retrouvait des murs en pierres sèches ayant la configuration ronde, et dans l'intérieur des enceintes se trouvait encore du marchefer. La désignation de « Châtelier » ne peut point être attribuée aux agents qui confectionnèrent le cadastre ; car, dans l'aveu fait à la fin du XVème siècle par le Prieur Guy Gaudière, du Prieuré de Moisdon, à la Cour de la Roche en Nort dont il relevait, il est dit : « Une hommée de terre en boys et garenne, nommée Le Chastelier, et une pièce de terre appelée le Pré à Mestre Frise, près acjaczantes les unes des aultres en ladicte paroisse près le bourg de Maydon, contenant le tout en boys et garenne que pré et pasture, trente-cinq journaulx de terre environ » (Archives de Maine-et-Loire, Saint-Florent). Les Chasteliers furent les asiles protecteurs où les premiers habitants de notre sol venaient mettre à l'abri leurs personnes, leurs familles et ce qu'ils possédaient. A la période barbare succéda l'ère du christianisme, et il n'est pas étonnant que les habitants de Moisdon aient fait de leur église un asile de refuge fortifié, comme vous le démontrera une pièce que je transcrirai dans la suite de mon récit. Avant d'arriver à cette démonstration, je dois relever une erreur faite par plusieurs historiens qui ont prétendu que l'église de Moisdon dépendait du Prieuré. Ces deux établissements ont chacun une histoire indépendante l'une de l'autre. L'église existait avant le XIème siècle, et dans les archives de Saint-Florent il est dit « qu'en 1083, le Prêtre Judical, du consentement de ses enfants, Rodaldo et Jordane, unit au Prieuré, qui s'était formé depuis peu à Medaon, le tiers des dîmes et des droits qu'il avait sur les oblations, les sépultures et les prémices de la paroisse ». Cette transaction fut passée sous l'épiscopat de Mgr Quiriac et c'est sous l'épiscopat de Mgr Bernard que les moines Bénédictins furent chargés du service religieux de la paroisse pour mettre fin à des désordres. L'église actuelle a conservé de sa construction primitive la partie centrale possédant d'énormes piliers en maçonnerie sans grâce, sans ornements, dont les chapiteaux sont remplacés par une simple corniche représentant l'extrémité d'une poutre taillée en biseau. La partie qui formait l'ancien chœur a été remplacée par un autre sanctuaire. Quant à la nef de style Roman Secondaire avec ses petites fenêtres, dont la voûte ogivale primitive repose sur les murs latéraux, ses entraits de charpente sont cachés par des lambris de bois. A sa partie médiane se trouve un entrait avec tailloirs à ses deux extrémités et d'où part, au milieu de la nef, un poteau vertical, ou poinçon, supportant la poutre faîtière qui soutient les arbaletiers à leur partie supérieure. Le poinçon a la forme d'une colonnette dont les entraits sont moulurés. En 1467, le droit de possession de l'église par le Prieuré était réclamé par le Prieur Guy Gaudière. Les habitants rassemblés, le 28 mai, avant la grand'messe, dans le presbytère de Maedon, formèrent un Syndicat et nommèrent certains d'entre eux pour défendre leurs intérêts. L'acte fut dressé par Ja-Dumoley, passeur, dans lequel il est dit : « Considérans le bien publique et l'utilité de ladicte paroesse, d'un mesme et commun assentiment, on fait, constitué, establi et ordonné par ces présentes, font, constituent, establissent et ordonnent les présents députés et messagers ez plègements... ». (Suit une énumération de trente noms, parmi lesquels se trouve celui de Jehan Regnaud, que nous verrons comme Fondé des Paroissiens dans la pièce que nous allons trans­crire plus loin). « ... Lesquels constituant, établissant l'un d'eulx, l'aultre et chacun d'iceulx, soul et expectant en toutes et chacunes leurs causes et affaires quelxconques et ésinances en Courts, et chacune devant tous et chacun juges, tant de Court laye, que Court séculierre par cause et à chacuns ; Lesdits constituans et chacuns ont donné et donnent plain pouvoirs et assentiment de les deffendre devers tous et contre tous, tant en suite que dépens... etc. ». Suivent plusieurs articles (Acte sur parchemin. Archives de Maine-et-Loire).

Plegt général de Meleray, le huictième jour d'Aougt, l'an Mil quatre cens soixante et sept. Sur ce que Jehan Filleu, maczon, d'huy comparu et deffandu par et en la personne de Jehan Richart, Procureur général de ce jour prouvé par leurs lettres de céans, à l'encontre des Paroessiens de Maidon, comparuz et deffanduz par et en la personne de Jehan Regnaud, Procureur général de jour d'huy, prouvé par leurs lettres que autrefois par céans monstre de héritaige avait esté jugée contre eulx à l'évocation dudict Filleu, et que devoient faire lesdicts paroessiens selon leur pielz, le cogneu et enquestes et recherchemens, affin ce cogneu et trouvé que entre eulx fust sur ce piédé en manière deue. Lequel Regnaud, Procureur desdicts paroessiens à l'endroit produit et apparut en jugement un jugement dudict mon Souverain Seigneur et son Conseil et en la forme qui ensuit : Au dict mon Souverain Seigneur et son Conseil supplient humblement vos subjectz, les Paroessiens de Maedon, prés Châteaubriant, et exposent que de tous temps et à la mémoire de chacuns, l'église Parochial dudict lieu de Maedon a esté en l'estat qu'elle estait ung an a environ. En laquelle église y a ung très beau clocher levé sur une maçonnerie et est ladicte église forte et deffansable, l'une des plus de l'Evesché de Nantes, hors la ville, et que ès temps passés, tant durant le siège du Prieuré que en autre temps qu'il y a eu guerre sur les marches et frontières d'environ, les dictz Paroessiens et autres plusieurs d'icelles lemectes ont retiré et recuilly leurs personnes et biens en icelle église. Et par aucun temps ont fait maçonner et murer la grant porte et fait fousse et douve au devent d'un petit huys ou porte estant en ladicte église devers le midy, et passaient par sur la dicte fosse par une petite planche en ladicte église et après la retiroient. Et par la force de ladicte église et de la deffance qui y a esté faicte, ont lesdicts suppliants deffenduz leurs personnes et biens et d'autres plusieurs de la prince, course, roberie et pillerie des annemys et gens de guerre frequentens les dictes marches. Et jamais n'y eut en la dicte Eglise, fors seullement les dictes portes et huys. Et que ce néantmoins au temps de la Toussaint dernière, et quelque soit partant l'an, Frère Pierre Corbin, qui autrefois fut le Prieur dudict lieu de Maedon et en a fait la résignation, comme l'on dit, à Frère Guy Gaudière. Et ledict Gaudière, mesme demourant audict Prieuré, en muant l'estat ancien de ladicte église et se attribuant droit et pocession pour eulx. Jehan Filleu, maczon, et aultres au nom d'eulx, avaient écorché et demaconné partie du mur de la dicte église devers le dict Prieuré, dont l'une des mesons est près la muraille de ladicte Eglise. Et oultre le gré et volenté desdicts paroessiens, clandestinement et à leur déceu par nuyct et aultrement, ont fait sièges à asseoir gens en ladicte demaconnerie et escorcheure pierrée et maconnée. Et auvecques ce ont fait ung pertuys ou fenestre comme à passer la teste d'un homme, par laquelle ils ont veue et regart en la dicte église, ce que jamais n'avaient eu. Et disent et ventent que au moien de la rupture et telle quelle maçonnerie qu'ilz ont fait ou dict mur, et de la pocessien et saesine que dempuis ils en ont eue, ils feront ouverture et ropture d'une partye dudict mur et y feront faire huys ou porte pour entrer en ladicte église et autrement les troubler et empescher sur leur pocession et saesine. Quelle chose serait contre la fourme et estat anciens ou grant préjudice et domaige desdicts paroessiens. Car par l'entrée qui serait faicte dudict Prieuré en ladicte église, lesdicts Prieurs, leurs gens et serviteurs et autres qui seroient au dict Prieuré, y pouroient entrer quant bon leur sembleroit et mesme y avoir regart et vue. Et par celuy lieu pourait la dicte église, en laquelle sont les callices, ornemends et autres biens de fabrique, estre pillée et robbée, et autres plusieurs inconvénients en avenir aux dicts paroessiens, et à ladicte église, dont vous estes protecteur et garde en leur grant préjudice et dommaige. Et oultre nous ont exposé que, dès le onzième jour de May dernier, lesdicts paroessiens avaient proposé par la Court de Meleray, à l'encontre dudict Filleu, que comme ils eussent fait amonester en ladicte église de Maidon de cieux qui avoient fait édifié et commencé à édiffier une manière de fenestraige en certain lieu de ladicte église, en droit l'autel de Saint-Jacques devers ledict Prieuré de Maidon qui en veinssent en cognessance et amendemens, et que dempuis le dict monitoire, ledict Filleu avoit cogneu, avoir fait le dict esplet en ladicte église. Et avoient les dicts paroessiens demandé répons et conclut que le dict Filleu affin dicte fait réparation amende qu'il devoit mectre le dict mur à premier estat, cesser de plus y espléter et l'esplet estre dict non préjudiciable aux dicts Paroessiens... etc... ». Cette affaire ne put être jugée par la Court de Meleray par l'opposition que firent les parties qui déclarèrent que le fait touche l'église dont le Seigneur de Châteaubriant est garde et protecteur. Elle fut renvoyée en la Cour de Nantes devant le Duc et son Conseil (Archives de Maine-et-Loire). Le duc François II maintint par mandement les Paroissiens de Moisdon dans la possession de leur église (Archives de la Loire-Inférieure) (Balby de Vernon, 1904).

l'ancien prieuré Saint-Jouin (XVI-XIXème siècle), situé rue d'Aval. Ce prieuré dépendait jadis de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. L'édifice est remanié au XIXème siècle ;

les trois Croix (XIXème siècle), situées à la Haute-Morais ;

le grand calvaire (XIXème siècle) ;

la croix de la Motte (XIX-XXème siècle), œuvre de Nicolas Fraslin Bouret ;

la croix Demion, édifiée le 16 juin 1861 pour commémorer le décès du percepteur assassiné à cet endroit le 8 novembre 1860 par Vaillant (guillotiné le 26 janvier 1861) ;

le château (XVIème siècle - début du XXème siècle), situé à La Galmelière et œuvre des architectes Libaudière et Ginoux. La châtellenie de Moisdon connaît une première subdivision par la création du fief de la Rivière-Péan., puis de ceux du Pavillon et de la Galmelière. Cette terre dispose de haute, moyenne et basse justice. Depuis 1427, elle appartient successivement aux familles Rouxel, Belot ou Bellot (propriétaire de la Hunaudaie et de Beaumont en Issé), Fournier de Villecerf (en 1669), puis Boisadam (en 1775) qui vendit le domaine aux Defermon (ou de Fermon) des Chapelières. Les fonctionnaires sont les Ernoul du Pavillon et de la Provôté, les Vissault des Pentières, les Dauffy de La Charpenterie. En 1664, le château est la propriété de Marie Bellot, épouse de Henri Fournier, sieur de Tharon. La famille Ginoux de Fermon (ou Fermont), propriétaire de Gâtine à Issé, achète le domaine en 1860. Le château est reconstruit en 1909 par l'architecte nantais Libaudière ;

Note : Ce n'était point une importante seigneurie la Galmenière, en la paroisse de Moisdon-la-Rivière. Elle appartenait en 1427 à Jean Rouxel. Olivier Rouxel qui succéda à ce dernier, en qualité de seigneur de la Galmelière, épousa Guillemette de Barlagat. En 1560 Jean Rouxel, sire de la Galmelière, était l'époux d'Anne Cybouault veuve de lui en 1564. Ils laissèrent leur seigneurie à leur fille Nicole Rouxel mariée à René Bourigan du Pé, seigneur d'Orvault et capitaine de Guérande. Le fils de ces derniers Claude Bourigan du Pé, seigneur d'Orvault, épousa en 1596 Marquize Le Porc de la Porte de Vezins (Archives de Loire Inférieure, E. 684) ; il était mort en 1617 et il est probable que sa veuve céda ou vendit alors la Galmelière. L'acquéreur fut Auffray de Lescouët, vicomte du Boschet, premier président à la Chambre des comptes de Nantes et qualifié seigneur de la Galmelière en 1617. Lorsque ce dernier maria (avant 1626) son fils Isaac de Lescouët avec Judith Chahu, il lui donna la Galmelière en faveur de cette union (Archives de Loire Inférieure, B. 74). Dès l'année suivante Isaac de Lescouët, vicomte du Boschet, obtint du roi l'érection en châtellenie de la seigneurie de la Galmelière. Nous ne croyons pas que les vicomtes du Boschet aient longtemps conservé la Galmelière qui appartenait une trentaine d'années plus tard à la famille Belot. Gallais Belot, seigneur de la Galmelière, épousa Renée Haultebert et en eut une fille Marie Belot, mariée à Nantes en 1669 à Henri Fournier, seigneur de Tharon. En 1681 Jean Fournier, probablement leur fils, prenait déjà le titre de seigneur de la Galmelière. En 1753 Gilles Fournier possédait la châtellenie de la Galmelière appartenant en 1766 et 1775 à Mme du Boisadam (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 1819). La seigneurie de la Galmelière relevait en grande partie de la châtellenie de Vioreau et pour quelques fiefs de celle d'Issé. Par lettres patentes datées du mois de février 1627 et enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes le 18 février 1632, Louis XIII, voulant favoriser « son amé conseiller, trésorier de France et général des finances en Bretagne, Isaac de Lescouët, vicomte du Boschet », unit en une seule juridiction « les seigneuries de la Galmelière, la Ferrière, la Herbretière, le Chesnel, Beaumont et la Hunaudaye, sises ès paroisses de Moisdon, Issé, Les Touches et autres voisines, en l'évesché de Nantes et relevant toutes de la chastellenie de Vioreau ». Puis le roi érigea le tout en châtellenie sous le nom de la Galmelière et accorda à son possesseur le droit d'avoir auditoire et fourches patibulaires, et de tenir au bourg de Moisdon-la-Rivière un marché tous les jeudis et deux foires par an, aux fêtes de saint Jouin (1er juin) et de saint Luc (18 octobre) (Archives de Loire Inférieure B. 74). La haute justice de la Galmelière s'exerçait en 1766 au bourg de Moisdon-la-Rivière. Le seigneur de la châtellenie avait le droit de faire courir la quintaine aux nouveaux mariés de ses fiefs en Moisdon-la-Rivière. Les terres nobles de la Bothelière et de la Clérissaye relevaient de lui. Quant au domaine, il se composait en 1560 du manoir de la Galmelière et des terres de la Galmelière, la Ferrière et le Chesnel, le tout contenant environ 500 journaux de terre. La Galmelière appartient en 1860 à M. Ginoux de Fermont (abbé Guillotin de Corson).

le manoir de la Chaussée (XVIème siècle), avec ses tourelles. Propriété de la famille Rouxel (du XVème au XVIème siècle), de la famille Kerboulet (ou Kerboudel) de La Cour Péan ou Courpéan (du XVIème au XIXème siècle), de la famille de Perrien (parents des du Boisadam) et de la famille Bégasson ;

le manoir de la Palierne (XVIème siècle). Propriété de la famille Gallery et Trottereau de 1429 à 1680. Propriété aussi de la famille Palierne de La Handussais, alliée aux Fresnais de La Bryais et aux Le Bouvier (fonctionnaires royaux des contributions indirectes). René Victor Palierne fut un chef royaliste ;

la maison (XVIIème siècle), située à La Barre. Propriété de la famille Seigne (à la fin du XVIIème siècle) ;

la maison (XVIème siècle), en pan-de-bois et située place de l'Eglise ;

la maison (XVI-XVIIème siècle), située à La Rongeonnière ;

les maisons d'ouvriers (1668-1851). Au XVIIIème siècle, on comptabilise 21 logements d'ouvriers. Ces logements ont été restaurés jusqu'en 1851 ;

la maison du maître des Forges (1670), œuvre de l'architecte Laurent Gobert qui est conseiller au parlement de Rennes, banquier et associé de René Saget. Lors du rachat de la Forge par Condé en 1688, la maison devient la propriété d'Ignace Pourriatz ;

le manoir du maître des Forges (1746), situé au n° 3 rue du Manoir. Ce manoir possédait une chapelle dédiée à saint Eloi et bénie le 25 mars 1747 : cette dernière a remplacé une plus ancienne. L'autel, en bois peint, est devenu l'autel principal de l'église de Saint-Julien-de-Vouvantes ;

le manoir de La Pinais (XIXème siècle). Ce domaine est la propriété de François Leussier, notaire royale sous la Révolution. Le manoir est remanié au XXème siècle ;

l'ancien manoir de La Haie-Cherel. Propriété successive des familles Cherel, Luette, Rengervé, Mousseau. Il possédait jadis une chapelle et une fuie, ainsi qu'un grand bois de chasse gardée ; 

les halles à Charbon des Fourneaux (1669) ;

la grande halle des Menus Charbons (1787) ;

la forge de Gravotel (1725), sur l'étang de ce nom ;

le presbytère (1810), situé rue du Pont-Neuf et édifié par Jacques Defermon (ou de Fermon) ;

le moulin à eau de Gouabet ou Gonable (XVIIème siècle), situé sur la rivière le Don. Propriété de la famille Cordeau au XVIIIème siècle .

le moulin à vent du Breil (XVIII-XIXème siècle) ;

les anciens moulins de la Motte, Roussel (ou Rouxel), de la Chérissais, de la Garenne, de la Forge-Neuve ;

A signaler aussi :

l'emplacement d'oppidum (début du Ier siècle), situé rue du Camp, rue de la Chapelle-Vincent et rue d'Aval ;

l'ancien manoir de la Rivière-Péan, appelé primitivement la Rivière-Payen, était une seigneurie dans la paroisse de Moisdon, successivement possédée par les familles Payen, Rouxel et Bellot (ou Belot). Le moulin seigneurial de la Rivière-Péan est choisi en 1668 par René Saget pour y installer la Forge-Neuve ;

le pont des Bourbiers (fin du XVIIème siècle-1746) ;

la découverte de haches en bronze au village de La Charpenterie (déposées au musée de Châteaubriant) ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de MOISDON-LA-RIVIERE

Les anciennes maisons nobles sont : le Pavillon qui appartenait, en 1478, à Jean du Pavillon - la Chaussée-de-Moisdon, avec des restes du XVème siècle - la Ferrière, qui appartenait, en 1400, à Bernard, seigneur de la Ferrière - la Herbetière - la Haye-Cherel (XVIIème siècle) - la Galmenière, propriété en 1427 de Jean Rouxel - la Rivière-Péan - la Botellière (XVIème siècle).

La famille Palierne, quoique appartenant à celle citée par M. de Courcy dans son Nobiliaire, s'en distingue au moins par le blason, qui diffère essentiellement. D'après renseignements pris auprès des plus intéressés, il résulterait que l'époux de Marie-Nicolase de Kersauson appartenait à la branche aînée des Palierne, qui, originaire de Moisdon, au diocèse de Nantes, aurait eu, seule, le droit d'ajouter au nom patronymique celui de la Haudussais. Malheureusement, comme pour bien d'autres familles, les papiers constatant juridiquement et légalement ces prétentions, furent brûlés lors de la Révolution, et la tradition transmise put, seule aussi, venir au secours de cette destruction. Nous nous trompons : quelque chose survécut : un écusson, et c'est celui que nous présentons ici comme blason de la branche aînée des Palierne, blason que nous traduisons ainsi : D'argent, au massacre de sable accosté de deux pins terrassés de même, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent. Marie-Nicolase de Kersauson, née vers 1763, épousa N. Palierne de la Haudussais. Du mariage ci-dessus naquit un fils qui épousa demoiselle N. Roujoux, fille d'un baron de l'Empire et soeur d'un général de brigade en 1861, d'où M. Emile Palierne, dernier représentant actuel de la branche aînée des Palierne, et marié lui-même à demoiselle Cécile Abgrall, dont une fille, Marie, entrée depuis 1881 dans la famille Gilart de Keranflec'h (J. de Kersauson).

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.