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MESANGER |
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La commune
de Mésanger ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MESANGER
Mésanger vient de l'ancien français "mesean" (lépreux).
Un certain Gestin de Mésanger est attesté à la fin du XIème siècle.
Cette
seigneurie de Mésanger, qualifiée parfois de châtellenie et relevant d'Ancenis,
appartient très longtemps à la famille de Châteaugiron dite de Malestroit et
elle est transmise à la famille de Coëtquen par le mariage vers 1520 de Françoise de Malestroit avec François sire de
Coëtquen. Gillonne de Coëtquen, unie en 1576 à Etienne du Halley, possède Mésanger jusqu'à sa mort arrivée en 1626. C'est après le décès de cette dame que Jacques Raoul, seigneur de la Guibourgère,
achète Mésanger qu'il possède en 1631. C'est alors une belle seigneurie avec haute justice et des fiefs rapportant
571 boisseaux d'avoine, 105 livres d'argent, 42 trousseaux de foin, des chapons,
poules, oies, etc. Le seigneur de Mésanger jouissait en outre : des droits de coutumes au bourg de Mésanger et aux assemblées de la Magdeleine, Saint-Sébastien et Saint-Etienne, — d'un droit de ban et étanche au dit bourg, depuis la vigile de Saint-Barnabé (10 juin) jusqu'à la vigile de la Magdeleine
(21 juillet), — des droits de fondation et patronage de l'église de Mésanger, — enfin du droit d'exiger des derniers mariés de cette paroisse une soule pour être jetée le jour de Saint-Etienne après Noël, à l'issue de la
grand'messe. Quant au domaine proche, c'était : l'emplacement du vieil chasteau de Mésanger encore circuit de douves remplies d'eau près du bourg
(en 1665), — la dîme des grains et vins dans huit traits de la paroisse, — un bois et deux grandes prairies, — les métairies de la Beussière, du Boullay et de la Provostière — quatre moulins,
etc. (Archives de Loire-Inférieure, E. 257).
L'abbaye
ou le prieuré d'Indre (réédifié en 1004) évangélise le territoire de
Mésanger à partir du
prieuré de Saint-Géréon. Une communauté de moines crée sur le territoire de Mésanger le
prieuré de Saint-Gervais et une paroisse à Tâcon.
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PATRIMOINE de MESANGER
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l'église Saint-Pierre (1868). Cette église
remplace une ancienne église datée de 1555 et fondée par les seigneurs de
Mésanger. L'autel date de 1740. La statue
représentant saint Paul, œuvre de Barrême d'Ancenis, date de 1836. Le Christ
en croix (1836) est restauré par Pierre Dautel. Les fonts baptismaux, œuvre de
l'architecte Joseph Bougroin, datent de 1936 ; | |
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la chapelle de Tâcon
(XVIIème siècle - 1905),
restaurée par Donatien Voleau. Cette chapelle, qui était jadis entourée d'un
cimetière, est reconstruite en 1905 sur les anciennes fondations du XVIIème
siècle ; | |
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la croix des Rideux ou croix des Lépreux (Moyen
Age) ; | |
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le château du Pas-Nantais
(XVI-XIXème siècle).
Cette ancienne seigneurie est attestée en 1426. Propriété successive des
familles du Pas-Nantais, La Poëze (à partir du XVIème siècle), Lefebvre
d'Ancenis (en 1810), Palierne de la Houdussais (chef royaliste), Collineau de Meeezemaker (depuis le XIXème siècle) ; | |
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le château de la Varenne (XVII-XVIIIème siècle).
Propriété de Bertrand de Tréal en 1520. Le château est reconstruit au début du XVIIIème siècle. Ce château possédait
jadis une chapelle privée du XVIème siècle. Il est aussi la propriété de la
famille Dieuzie. Le dernier seigneur de la Varenne
s'appelait Gabriel Blondin d'Esigny : il fut avec son fils à la tête de
l'armée vendéenne (il est arrêté à la Varenne le 15 janvier 1794 et
condamné à mort). Les héritiers sont les Duquesny et de la Vieuxville. Le
château passe ensuite dans les mains de la famille de Larlan (marquise de
Larlan parente des Becdelièvre de la Seilleraye) ; | |
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le château de la Hardière
(XVIIIème
siècle). Propriété de la famille Rigaud au XIVème siècle. Cette famille
avait édifié l'ancienne chapelle Rigaud, aujourd'hui disparue. Le château
devient au XIXème siècle la propriété de la famille Charrette de
Bois-Foucault. Dans la tour de contrôle du Pont-Levis se trouve la chapelle
privée de La Hardière (XVIème siècle) ; | |
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le manoir des Salles
(XVIIème siècle). Siège de
la seigneurie de Salles. Ce manoir possédait jadis une chapelle privée.
Propriété successive des familles d'Eonnet, Pantin de La Hamelière, Bouillau
et de Bruc. De 1679 à la Révolution, le manoir est la propriété des
seigneurs de Galisson. Ce manoir est vendu comme bien national en 1794 ; | |
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l'ancien château de la Roche
(XVème
siècle), situées à La Roche. La seigneurie de La Roche appartient au Moyen
Age à la famille de Saint-Gilles. Seules subsistent quelques dépendances ; | |
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le manoir de la Quétraye
ou Quétraie (XV-XVIème siècle),
situé à la Quétraye. Attesté au XIIème siècle, le manoir est agrandi
vers 1580-1584. Propriété des familles Irodouez et
de Boussineau. Les successeurs de la famille Irodouez sont les Dupuy, Mahot,
de Boussineau (famille noble d'Orvault, Saint-Herblain et Barbechat) qui
s'allia aux Bascher, Bertrand de Coeuvres et Becdelièvre ;
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le manoir des Rigaudières. Propriété de la familles d'Achon (ou Dachon), alliée aux Eustace et aux Van Alstein. Vers 1810, la Rigaudière est achetée par les Guitard, d'Ancenis, qui le vendent ensuite à la famille Dubar. La chapelle date de 1608 ; | |
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le moulin de la Butte des Tertres (vers 1832-1840),
édifié sur un site archéologique occupé, semble-t-il, par les romains ; | |
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le moulin de La Quétraye
(XVIIIème siècle),
édifié par la famille Brindeau le 17 mai 1773 ; | |
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le moulin de Saint-Père (1585), situé près de La
Quétraye. Il est restauré au XXème siècle ; | |
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d'autres moulins tels que celui de Bidault, Bouilleau, Gruère, du Champ-Rouge, des Seigneureries, de Lactréa ; |
A signaler aussi :
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le four à pain (XIXème siècle), situé à La Hunière ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MESANGER
(à compléter)
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