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MENEAC |
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La commune de Ménéac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MENEAC
Ménéac vient, semble-t-il, du breton "menek" (lieu pierreux) ou d'un monastère.
Ménéac est une paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires d'Evriguet, de Brignac et, semble-t-il, de Gomené (en Côtes d'Armor). La paroisse de Ménéac dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo et du prieuré de Saint-Martin de Josselin.
Vers 1019, Guéthenoc, seigneur de Châteautro, donne à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, trois villages situés à Ménéac. On y trouve un ancien poste de défense installé par les Romains.
Nota : A l'extrémité de la commune de Ménéac, se trouve une double enceinte circulaire qui entoure un mamelon dont le sommet porte les traces de retranchements. Une chapelle en ruines, dédiée à saint Roch, était située jadis sur cette élévation. On faisait autrefois une procession annuelle autour de cette enceinte, qu'on appelle de nos jours le "Tour des processions".
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PATRIMOINE de MENEAC
l'église Saint-Jean-Baptiste (1849), oeuvre de l'architecte Bellevue et édifiée à l'initiative du conseil municipal de la commune de Ménéac (demande datée de 1845). La descente de croix date du XIXème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-toute-Aide (XVème siècle), dépendance du manoir du Plessis-Rebours. On y voit la statue de Notre-Dame du Pas, ainsi nommée à cause d'un rocher portant des empreintes de pas. Une légende indique que la Vierge fuyant l'Egypte aurait laissé en ce lieu l'empreinte d'un de ses pieds ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (vers 1700), située à Le Gast. L'édifice, fondé semble-t-il par la fabrique, est surmonté d'un petit clocher couvert d'ardoises, disposé au milieu de la nef. Le retable date de 1922 et comporte une statue de Notre-Dame entourée de saint Joseph et de saint Isidore ; | |
la chapelle du Sacré-Coeur ou Saint-Méen (1617 et XXème siècle), fondée en 1617, à Bellouan, par Gabriel de Montbourcher (sieur de Tremerene) et Françoise Massuel. Elle était autrefois dédiée à saint Méen. Elle est bénie par messire Jacques Haguet en 1617. François de Derval, seigneur de Bellouan, lui affecte à perpétuité pour son entretien la somme de trente francs à percevoir sur la ferme de la Roche : on voit d'ailleurs les armes de Pierre de Derval et de son épouse Renée de Saint-Gilles. Cette chapelle est restaurée au XIXème siècle. L'abside à trois pans, éclairée par de hautes fenêtres à meneaux et à cintre brisé, date de 1607 ; | |
la chapelle Sainte-Anne (1504), ancienne dépendance du château de la Riaye, édifiée par Caro Bodegat (ou Botdegat) et son épouse Françoise (ou Freis) Le Moyne (ou Le Moëne). L'inscription de la sablière stipule "Lan Mil Vcc quatre, Karo de Botdegat et Freis le Moene sa fame firent faire cest chapelle". Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire, avec flèche sur le milieu de la nef, et porche occidental. Chapelle et porche sont couverts de charpentes à sablières sculptées de personnages et d'animaux ; | |
la chapelle Saint-Michel (XIème siècle), située à Saint-Yger. En 1019, un prieuré est fondé au même endroit. Il s'agit de l'ancienne chapelle du prieuré de Saint-Yger qui dépend en 1789 de l'abbaye de Lantenac en La Ferrière. Les armes des seigneurs de Derval sont inscrites sur l'édifice. Elle est restaurée vers la fin du XIXème siècle (après 1873). En 1925, une nouvelle cloche vient remplacer l'ancienne ; | |
le château de la Riaye (XV-XVII-XIXème siècle), propriété de la famille Caler, puis des familles Bodegat de Mohon (par alliance, Karo de Bodegat en 1480), La Châtaigneraie, Apuril, Vollant (XVIème siècle) qui se charge de restaurer le château, puis des familles Cervon et Montesson. Ce château est à nouveau restauré et agrandi au XIXème siècle. Le domaine est acquit en 1732 par Charles-Marie du Plessis-Mauron. Il est la propriété de Jean Du Plessis en 1943, puis passe entre les mains du comte Guy de l'Estourbeillon. La partie centrale du château date du XVème siècle, un second pavillon a été ajouté au XVIIème siècle et un troisième pavillon a été ajouté au XIXème siècle. Le château possédait jadis un droit de haute justice et une chapelle privée dédiée à Sainte-Anne où est inhumé le corps de Jean du Plessis ; | |
le château de Bellouan (XVIIème siècle), propriété successive des familles Bellouan, Derval (en 1648), Talhouët-Keravéon (en 1703), Cintré (en 1763) et Apuril (en 1841). La seigneurie de Bellouan possédait jadis un droit de moyenne justice et une chapelle privée fondée en 1617 par Gabriel de Montbourcher, sieur de Trémereuc, et dédiée à Saint Méen. La chapelle qui existe toujours est aujourd'hui dédiée au Sacré-Coeur ; | |
le manoir du Bé. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles du Bé, Kilvala, Bréhan, Langourla et Kernier. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Sauveur ; | |
le manoir des Briands. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Faramus, Butault et Gouyon. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Gilles ; | |
le manoir de Coëtbily. Siège de l'ancienne seigneurie de Couesbily ayant appartenu successivement aux familles Bellouan, Millon, Faramus, Boschier, Derval et Le Prestre. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Couesmelan. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Coëtuhan, Bréhan, Boschier, Derval, Larlan et Becdelièvre. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Nicodème ; | |
le manoir du Chauchix. Siège d'une ancienne seigneurie (avec un droit de moyenne justice) ayant appartenu successivement aux familles Bino, Bréhan, Muzillac, Levesque de Langoula, La Motte, Derval, Talhouët et Cintré. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Couesnehan. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Riant, Lézennet et Cintré. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Hubert ; | |
le manoir de l'Espinefort. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Bino, Faramus, Boschier, Derval et La Chauff. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Caler. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Caler, Bodegat, La Chastaigneraie, Apuril, Vollant, Cervon, Montesson et du Plessis-Grénédan. Le manoir possédait jadis une chapelle privée qui était dédiée à Saint-Roch ; | |
le manoir de l'Hermitage. Siège d'une ancienne seigneurie, avec un droit de moyenne justice, ayant appartenu successivement aux familles l'Hermitage (vers 1400), Le Bouc, Lipport, Bréhan, Levesque de Langourla, Mosne, La Motte-Picquet, Garnier et Nort. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Kerbras. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Monceaux, Troussier, Derval, Larlan et Becdelièvre. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Sainte-Marguerite ; | |
le manoir de Kerdreux. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Le Gaffre, La Motte, Miniac et Lantivy. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de la Villean. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Tillon, Temours, Villeloays, Cadre, Grimaud, Baron et La Motte-Duportal. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de la Salle. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Lipport, Bino, Bréhan, Bertho, Villeloays, La Motte-Picquet, Le Voyer, Ferron et Saint-Méloir. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Mandé ; | |
le manoir de Landual. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Hossart, Castel et Le Guennec de Tréveran. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à Saint-Clair ; | |
le manoir de Launay. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Launay-Tenours, Tenours, Juhel et Le Roy. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Pelouan. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Pelouan, Tenours et Riaye. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir du Plessis-Rebours. Siège d'une ancienne seigneurie, avec droit de moyenne et basse justice, propriété successive des familles Rebours, La Bouère, Forestier, Botdéru (XVIIIème siècle), Fournas, Plessis, Sainsy et Pompery. Le manoir possède une chapelle privée dédiée à Notre-Dame Auxiliatrice ou Notre-Dame de Toute Aide ; | |
la maison (XVIIIème siècle), située à Ménéac ; | |
la maison (XVIIIème siècle), située à Kerdreux. Jadis siège d'une seigneurie appartenant aux familles Le Gaffre, La Motte, Miniac et Lantivy. L'édifice porte en façade un blason surmonté d'une niche ; | |
les moulins à vent du Hegan, du Plessis-au-Rebours ; |
A signaler aussi :
le menhir de Camblot (époque néolithique) ; | |
des menhirs signalés à l'ouest du bourg (deux menhirs contigus de 3 m de haut) et près du château de Bellouan (un menhir de 6 m de haut) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MENEAC
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Ménéac.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 30 nobles de Ménéac :
Karo BINO de Chauchix (1200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Eonnet BINO de Castonnet (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan BINO de Quybehit : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BINO du Tay (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Eonnet BOUDIER (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Amaury CHEVILLE (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Karo DE BODEGAT de la Riaye (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Pierre DE BREHANT (240 livres de revenu) : défaillant ; | |
Silvestre DE KERBOUT (60 livres de revenu) ; | |
Pierre de LA GAFFRE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
les héritiers d'Alain DE LA HECHE (5 livres de revenu) : défaillants ; | |
Amaury DE LANGOURLA (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
Olivier DE LEIX (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Charles DE LHERMITAGE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan DU BOAISBILLY (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
les héritiers de Jehan DUBE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan DUROT (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan FARAMUS (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan GUYTE (10 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Margot LE BERRUYER (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Eon LE REBOURS (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan LE TENOURS (5 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une javeline ; | |
Jehan LORFEBVRE (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan NOBLET du Villo (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan PINEL (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre RIANT (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume RIANT (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît vêtu en archer ; | |
les héritiers de Guillaume RIANT de Beucon (5 livres de revenu) : défaillants ; | |
Denis TENOURS (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehanne TILLON (5 livres de revenu) : défaillant ; |
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