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MELLAC

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La commune de Mellac (pucenoire.gif (870 octets) Mellag) fait partie du canton de Quimperlé. Mellac dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELLAC

Mellac vient du gaulois "mello" (colline) et du suffixe gaulois "acos".

« Mellac est l’une des six paroisses du canton de Quimperlé. Ce nom lui vient de son éponyme, saint Mellac qui, avant la Révolution avait une chapelle à Querrien. Le terme breton mellek signifie " chargé de chaînes ", et saint Pierre-aux-liens qui est le titulaire de l'église paroissiale pourrait s’appeler en breton sant Per-Mellek. Elle a comme limites, au Nord Bannalec et l'Isole ; à l'Est, l'Isole ; au Sud, Quimperlé ; à l'Ouest, Le Trévoux et Baye » (M. Pérennès).

La paroisse de Mellac (Plebs Mellac) est mentionnée dès le XIème siècle. Elle semble avoir été une paroisse gallo-romaine primitive qui aurait englobé autrefois les territoires actuels de Mellac, Baye, Quimperlé (Saint-Michel, Saint-Colomban et Lothéa avec son ancienne trève Trélivalaire), Moëlan et Clohars-Carnoët. La paroisse de Mellac dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

La commune de Mellac est créée en 1790. La paroisse tout d'abord supprimée et rattachée à Saint-Michel de Quimperlé, sera recréée lors du Concordat.

On rencontre les appellations : Plebs Mellac (en 1029) et eccl. de Mellac (en 1262).

Note 1 : LE CLERGÉ DE MELLAC LORS DE L'ANCIEN RÉGIME. Quand Alain Caïnart, comte de Cornouaille, fonda en 1029, l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, il lui attribua comme bien la paroisse de Mellac (Le Duc, L’histoire de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1863, p. 62). Et, dès ce moment, le vicaire perpétuel ou recteur de Mellac fut généralement nommé par l’évêque de Quimper, à la présentation de l'abbé de Sainte-Croix [Note : On peut voir aux Archives départementales un vieux parchemin, daté de 1446, par lequel Alain, Evêque de Quimper, désigne Jean Trolance comme vicaire perpétuel de Mellac. — En 1555, c’est par son vicaire général qu'Odet de Coligny, abbé commendataire de Sainte-Croix, confère le vicariat de Mellac. (Le Duc, op. cit., 397]. Liste non exhaustive des RECTEURS DE MOLLAC : - En 1595. Corentin Le Gall, recteur de Riec, sacriste de Saint-Colomban. - En 1596. René Billaud. - En 1622-1635. Etienne Prima. - En 1636-1658. Charles Arthur. - En 1658-1678. Louis Verryer. - En 1679-1685. Hyacinthe Le Purault. - En 1686-1710. François Ricouart. - En 1710-1735. Yves Aubry. - En 1735-1783. Jacques-Louis Geffroy. - En 1783-1798. Guillaume Guillou. Liste non exhaustive des VICAIRES ET PRÊTRES DESSERVANT LES CHAPELLES DE MELLAC : - En 1446. Henri Castric, clerc, résigne ses fonctions. - En 1446. Jean Troiance, prêtre nommé à sa place. - En 1504. Jean Le Scaff meurt cette année. - En 1504. Guillaume de la Boessière, clerc. - En 1527. Charles Porc'hec'h résigne ses fonctions. - En 1527. Jean Blenhec. - En 1538. Jean Pilas meurt cette année. - En 1555. Gabriel Stanchingant meurt cette année. - En 1555. François Thomet, prêtre de Tréguier. - En 1562-1582. Yves Escop. - En 1563-1580. Barguill. - En 1562. Bail. - En 1563. Cheroupvrier. - En 1566-1576. Y. Berre. - En 1566-1588. François Le Gloëdic. - En 1568. Bras. - En 1571. Chuiton. - En 1577. Marzin. - En 1582-1586. Guillou. - En 1583. Leneruen. - En 1584. Godec. - En 1595. De Beaucours. - En 1604. Louis Martin. - En 1606. Coguen. - En 1622-1639. Louis Le Beux, curé. - En 1625-1642. Mathieu Le Bras. - En 1631. Gabriel Hamon. - En 1635. Roudot. - En 1638-1654. Mathieu Lélias, curé. - En 1654-1662. Julien Plihon, curé. - En 1657-1676. François Séau [Note : Décédé au village de Cleubeuz, il fut inhumé le 16 Octobre 1636 dans l’église paroissiale]. - En 1662-1669. Martial Even. - En 1671. René Guernalec. - En 1672-1673. Dom Jean Cadiou. - En 1664-1681. René Beingloan, curé. - En 1676. Jean Souiny. - En 1677-1715. Yves Fraval, curé. - En 1683-1687. François Le Poussin. - En 1677-1683. Henri Jambou, curé. - En 1680-1687. Pierre Le Bris. - En 1683. Polycarpe Le Puillandre. - En 1687-1712. Yves Hélias, curé. - En 1688. Thomas Flécher. - En 1688-1694. Charles Darguenilier. - En 1710-1716. Jean-René de Saint-Pezran [Note : Les deux de Saint-Pezran signent « seigneur de Botscao ». Ils devaient habiter le village de Keramhozec]. - En 1713-1718. François Gillard. - En 1714-1736. Antoine Peinsec. - En 1716. Thomas de Saint-Pezran. - En 1716-1729. Louis Jégou [Note : Jégou habitait le village de Cleubeuz]. - En 1717-1730. Yves Le Quernec [Note : Le Quernec demeurait au village de Guidic]. - En 1718. François Le Bris. - En 1719. Daniel Coublat. - En 1728-1729. Jean-François Salmon. - En 1731-1740. Guillaume Le Bot [Note : Le Bot habitait le village de Kernaour]. - En 1740-1759. Le Névez, curé [Note : Décédé le 2 Décembre 1759, au village de Kernaour]. - En 1743-1744. Th. Péron. - En 1753. Rousseau, curé. - En 1760. Guillaume Guillou, plus tard recteur. - En 1767-1782. Louis Lucas, curé [Note : Mort le 2 Novembre 1782, au village de Kernaour]. - En 1783-1791. Mathieu Auffret (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Note 2 : LE CLERGÉ DE MELLAC DEPUIS LA RÉVOLUTION. Liste non exhaustive des RECTEURS DE MELLAC : - En 1803-1810. Martial Besnier, docteur en théologie, chanoine honoraire depuis Juillet 1806. - En 1810-1813. Jean Lahuec. - En 1813-1818. Claude Mével. - En 1819-1822. François-Marie Durand. - En 1822-1869. Jacques-Noël Penguilly. - En 1869-1872. Jean Le Roux. - En 1872-1877. Nicolas L'Hostis. - En 1877-1885. Jean Tandé. - En 1885-1889. Yves Godec. - En 1889-1896. Emile Guichaoua. - En 1896-1903. François Kerlouet. - En 1903-1909. Jean-Marie Quéré. - En 1909-1914. Jean-Louis Le Floc'h. - En 1914-1921. François Quiniou. - En 1921. François-Marie Salaün, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE MELLAC : - En 1804-1806. Jean-Marie Clérec. - En 1806-1810. Jean Lahuec. - En 1839-1846. Huiban. - En 1850-1855. Melaine Bourc'his. - En 1855-1857. Mathurin Michel. - En 1857-1860. Jérôme Chalm. - En 1860-1866. Julien Allain. - En 1866-1870. Michel Kerloc'h. - En 1870-1882. Ange-Hervé Rouvault. - En 1883-1888. Jean-Marie Le Goff. - En 1888-1896. Jean-Marie Boulc'h. - En 1896-1899. Pierre-Marie Guirriec. - En 1899-1902. Jules Bossennec. - En 1902-1907. René Quélennec. - En 1907-1910. Charles Saillour. - En 1910-1913. Paul Gouriou. - En 1913-1918. François Férelloc, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi : Mellac "Fragments d'histoire sur Mellac

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PATRIMOINE de MELLAC

l'église Saint-Pierre-aux-liens (1862-1886), édifiée en 1962-1963 sur les plans de M. Bigot et agrandie en 1886. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés terminés par un choeur à chevet droit. Au droit de la quatrième travée, se trouvent deux chapelles en ailes formant faux transept. Le clocher est encastré. Les vitraux, oeuvre de Lobin, datent de 1887. L'église abrite les statues de saint Cornély, saint Pierre, saint Jean-Baptiste, saint Isidore, la sainte Trinité et un Crucifix ;

Nota 1 : L’église actuelle est moderne. Elle fut construite en 1862-1863, sur les plans de M. l'architecte Bigot. En 1886, l’édifice fut achevé par l’adjonction d’un pignon. L’année suivante, des vitraux y étaient placés, don de la famille du Vergier. En Février 1861, l’ancienne église menaçait ruine et constituait pour la population un danger immédiat. Fermée d’urgence par ordre préfectoral, elle fut provisoirement rouverte en Octobre, sur la proposition de l’architecte du département et après que toutes les mesures de précaution nécessitées par l’état du monument eussent été prises. Nous savons que la tour y avait été construite après une délibération du 15 Juin 1725. Jusque-là, les cloches demeuraient « exposées dans le cimetière ». Pour subvenir aux frais de la construction, les délibérateurs furent d’avis de prendre une partie des fonds de la fabrique paroissiale et des chapelles, puis de couper sur le cimetière de l'église et celui de la chapelle de la Madeleine les arbres nécessaires. En 1786, l’église paroissiale ayant besoin de réparation à cause de son état de vétusté, les délibérateurs notent qu’une partie des travaux incombe à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Voici, d’après le relevé de M. Le Guennec, les armoiries provenant de l’ancienne église de Mellac, et replacées dans les vitres de la chapelle du château de Kernault, en cette paroisse : - 1. Ecartelé au 1 d’argent au croissant de gueules surmonté d’un écu d’or à 3 quintefeuilles de gueules, au franc canton de même, qui est du Hautbois (en Lothéa) aux 2 et 3 d’hermines au croissant de gueules, qui est Keymerch ou Quimerc'h (en Bannalec) ; au 4 de gueules au lion d’argent couronné de même, le tout entouré du collier de l'ordre de Saint-Michel. - 2. D’argent au croissant de gueules surmonté de 2 haches d’armes de sable adossées, et accompagnées de 3 coquilles d’or. Armoiries associant le croissant des Lescoet, sieurs de Kernault, et les haches d’armes des Le Bot de Poulheriguen. - 3. D’argent à l’aigle éployée d’azur mi-parti d’or à 3 bandes de gueules. - 4. Ecartelé aux 1 et 4 du n° 2 ci-dessus, aux 2 et 3 d’argent à l’aigle éployée d’azur. - 5. Mi-parti du n° 2 et d’argent à l'arbre de sinople, au canton d’argent chargé d’une hache d’armes de gueules, qui est de la Bouexière. - 6. Mi-parti du n° 2 et d’azur à 7 (ou 9) mâcles d’or au franc canton d’argent fretté de gueules, qui est de Guer : armes de Jean de Lescoet et de sa femme Catherine de Guer, sr. et dame de Kernault en 1495 [Note : L’église de Mellac datait donc de la fin du XVème siècle]. - 7. D’azur à 3 têtes de renard arrachées d’or, qui est Le Véer, sr. de Kernault. 8 et 9. Identiques au n° 6. - 10. Identique au n° 2. - 11. Mi-parti du n° 2 et d’argent (?) à l’arbre de sinople. Voir ci-dessus n° 5. - 12. D’azur au huchet d’argent accompagné de 3 fleurs de lis de même, qui est Kermorial, sr. du Plessis. - 13. D’azur à 3 têtes de léopard d’or lampassées et couronnées de gueules surmontées d’un lambel de même, qui est Rogier (?). - 14. Identique au précédent. - 15. Du Hautbois plein, comme au n° 1 ci-dessus (Archives du diocèse de Quimper et de Léon). 

Nota 2 : Notons ici quelques bénédictions de cloches. - Le 15 Août 1638, une cloche, que bénit le recteur, Charles Arthur, est nommée Claude par noble homme Claude Le Brizoual, seigneur de la Boulaie, et demoiselle Renée Le Véer, dame de Kernault. - Le 8 Février 1716, une autre cloche reçoit le nom de Marie-Jeanne de ses parrain et marraine : écuyer Jean de Coatnours, garde de l'Ile de Groix, lieutenant général, seigneur de Kernault, et dame Marie-Anne Le Mézec, épouse de messire Eudo de Keronic, conseiller au Parlement de Bretagne. - Trois ans plus tard, le 1er Octobre 1719, Claude-Colomban Teignier, recteur de Saint-Colomban, en Quimperlé, baptisa une cloche nommée Jacquette-Claude. Le parrain en fut André de Kermorial. - En 1848 eut lieu la bénédiction d’une cloche à l’église paroissiale. Parrain et Marraine furent Jean-Marie du Vergier de Kerhorlay, propriétaire de Kernault, et Marie-Louise Tallec. - Le 30 Mai 1898, M. Corrigou, vicaire général de Quimper, bénissait, dans la nouvelle église, un carillon de quatre cloches. L’une est un don de l’abbé Gillard, originaire de Mellac ; une autre, de la famille du Vergier (abbé Salaün).

la chapelle de la Madeleine (fin du XVème siècle). Il s'agit d'un édifice comprenant une nef rectangulaire séparée par un arc diaphragme d'un choeur également rectangulaire avec une chapelle en aile au sud. Sur le contrefort nord, on voit un écusson timbré des armes de Kermorial ;

Nota 3 : La chapelle de la Madeleine est située sur l’ancienne route du Tro-Breiz, à 6 km. du bourg de Mellac, à 2 km. 500 de celui de Baye. Elle servait de léproserie à la ville de Quimperlé. Dans le voisinage, sur un tertre nommé Roz-an-Ankou, se trouvait le gibet de justice de l'abbé de Sainte-Croix. L’édifice, qui est des XV-XVIème siècles, se compose d’une nef et d’un chœur plus vaste, flanqué au Midi d’un bas-côté. La longueur en est de 18 mètres, la largeur à la nef, de 5 mètres 70, celle du bas-côté de 3 mètres. Sur la façade Nord, près de la porte gothique, un contrefort présente un beau lion tenant un écusson chargé d’un huchet ou greslier, qui est de Kermorial. A l’extrémité de la nef on aperçoit deux petits autels de pierre, adossés aux pilastres d’une arcade latérale. Les statues en vénération sont : sainte Marie-Madeleine avec son vase à parfum, dans le style de sainte Candide de Locunduff, en Tourc'h, la Vierge Mère, saint Sylvestre, saint Roch avec un petit ange portant une boite d’onguent ; à côté de lui un chien autour duquel est enroulé un serpent, — sainte Marguerite terrassant le dragon, — un abbé en chasuble antique, avec livre et crosse. Deux bénédictions de cloches, pour La Madeleine, ont été relevées dans les archives paroissiales, l'une en 1842, l'autre en 1888. Le pardon de la chapelle a lieu le dimanche qui suit la fête de sainte Madeleine, dans la deuxième moitié de Juillet. Dans le voisinage de la chapelle se dresse un calvaire, dont le socle porte la date de 1815. La fontaine se trouve à 800 mètres de la chapelle (Archives de l'Evêché).

la chapelle privative (seconde moitié du XVIème siècle) du manoir de Kernault. Il s'agit d'un petit oratoire rectangulaire avec lambris en berceau. « A l'un des pignons du château de Kernault se trouve la petite chapelle domestique. Dans la maîtresse vitre ont pris place les armoiries provenant de l’ancienne église paroissiale, moins deux. Ces deux dernières sont logées dans une petite fenêtre à droite, sur l’appui de laquelle est posé un écusson en partie brisé, aux armes des du Vergier de Kerhorlay, surmonté d’une couronne comtale, mais qui parait très moderne. On voit dans la sablière de la chapelle, à gauche, une tête d'homme formant médaillon de profil dans le genre du XVIème siècle, et, à droite, une tête de femme de face. A la clef de voûte a été sculpté un diable accroupi » (Note de M. Le Guennec). Elle est désaffectée depuis 1901 ;

plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Caradec (XVème siècle, seule subsiste la fontaine), la chapelle Notre-Dame de Botscao, la chapelle Saint-Guénolé (située jadis près de Meil-Guen), la chapelle Saint-Nicolas (située jadis non loin de Lesforn), la chapelle de Kerionan ;

Nota 4 : Désaffectée et en ruine depuis le début du XXème siècle, la chapelle Saint-Caradec a aujourd'hui disparu. Elle se trouvait entre Mellac et Le Trévoux. La fontaine existe toujours, à 350 mètres Ouest de la chapelle. Les archives de Mellac signaient à son sujet deux bénédictions de cloches. C’est d’abord une cloche nommée Françoise, le 21 Mai 1720, par François Prat, parrain, et Henriette Stéphan, marraine. Le 21 Mai 1791, une autre cloche reçoit le nom de Louis-Caradec-Marie : parrain et marraine furent Louis Le Gall et Anne Le Dru. Le 20 Décembre 1755, le recteur de Mellac est autorisé par les délibérateurs de la paroisse à prendre 600 livres aux deniers de la chapelle Saint-Caradec, pour aider à la reconstruction des murs du cimetière de l'église paroissiale. Le pardon de la chapelle avait lieu chaque année au mois de Mai. La tradition veut qu’il y ait eu jadis quatre autres chapelles sur le territoire de Mellac : - 1° Celle de Notre-Dame de Botscao, au village de Kerambozec. La belle statue de la Vierge de Botscao se trouve aujourd’hui dans l'église de Notre-Dame de l'Assomption, à Quimperlé. - 2° La chapelle de Keriouan (ou Kerionan), au village de Keriouan. - 3° Celle de Saint-Guénolé, près du moulin de Meil-Guen. - 4° Celle de Saint-Nicolas, entre la Boulaie et Lesforn. Aucune de ces chapelles n’est mentionnée aux rôles des décimes, dans les dernières années de l'Ancien Régime (abbé Salaün).

le calvaire du cimetière de Mellac (XVIème siècle). La croix du cimetière, note M. le chanoine Abgrall, a été composée avec une verve extraordinaire. La banderole qui surmonte le Sauveur, avec les deux anges qui recueillent le sang de ses plaies, semblent former autour de lui un nimbe en amande. On voit devant la croix la Sainte Vierge, saint Jean et une Pietà. Derrière, c’est le Christ ressuscité et saint Michel terrassant le démon et le pourfendant de son épée. Ce saint Michel est du genre de celui du calvaire de Laz, qui est de 1527 (M. Abgrall). La croix de Mellac porte les armes des Lescoet, seigneurs de Kernault, associées, à celles des Le Bot de Poulheriguen : d’argent au croissant de gueules surmonté de 2 haches d’armes de sable adossées, et accompagnées de 3 coquilles d’or ;

le calvaire de Kergroas (XVIème siècle) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Bodel (1860), la croix de Cleu-Beuz, la croix de Kergaéric (1821), la croix monolithe de Kerbannalou, la croix de la Madeleine (1815), la croix ou stèle de la place du bourg de Mellac ; 

le manoir de Kernault (XV-XVIème siècle), réaménagé intérieurement (cheminée, cloison) en 1627. Le vaste corps de bâtiment élevé face au logis date du début du XVIIème siècle. On y trouve des vestiges de verrières provenant de l'ancienne église paroissiale et qui datent de la première moitié du XVIème siècle. Propriété successive d'Yvon de Lescoët, puis des familles Le Beuff, Le Véer, Coëtnours, Du Vergier de Kehorlay et Poulpiquet de Brescanvel ;

Nota 5 : Le manoir de Kernault est une assez grande construction du XVIème siècle, mais dont les ouvertures ont été modifiées plus tard. L’arrière est assez mouvementé et a quelques ouvertures gothiques. A l’intérieur, on remarque un grand escalier de pierre. Les cheminées ont des boiseries du XVIIIème siècle. En face, et séparée par une grande cour gazonnée, est une belle grange, d’une quarantaine de mètres, dont l'arrière-façade, donnant sur le château, est au premier étage, garnie de pans de bois. Un grand portail donne accès à l’autre façade. On y voyait cinq lucarnes de pierres, dont la centrale portait les armoiries des Le Bot de Poulheriguen : 2 haches d’armes adossées. Un haut portail permet de traverser le bâtiment (Note de M. Le Guennec). Dans l’un des parcs se dressent deux superbes tilleuls, auxquels leur vaste ramure donne l’aspect de gigantesques parapluies. L’un d’eux a une périphérie d’une cinquantaine de mètres. On voit, dans un autre parc un cadran solaire de granit, monté sur un socle d’un mètre de hauteur, de forme quadrangulaire, également en granit. Keregnault ou Kernault appartint successivement aux familles de Talhouet, de Lescoat, Le Bœuf du Traon, Le Veyer ou Le Véer, de Coatnours, et du Vergier de Kerhorlay. Dans la première partie du XVème siècle, Jean de Talhouet et son épouse Jeanne du Hautbois sont sieur et dame de Kernault. En 1495, le manoir est possédé par Jean de Lescoat et Catherine du Guer, sa femme, qui avouent en outre le manoir de Kermabon. Plus tard (1504, 1534, 1540), nous y trouvons Charles de Lescoat, qui déclare aussi le manoir du Roziou, en Clohars-Carnoët (Archives de la Loire-Inférieure, Inventaires sommaires). En 1536, Claude de Lescoat est dit sieur de Kernault et de Kermabon (Manuscrit Briant de Laubrière, Lesquiffiou). La terre de Kernault passe ensuite à la famille Le Boeuf. On y rencontre, en 1546, Charles Le Boeuf, époux de Catherine de Lescoat, en 1547, Yves de Kercourhin, fils de la précédente, en 1557, écuyer Jacques Le Boeuf, seigneur du Traon, en 1579, Jean Le Boeuf, son frère et héritier (Archives de la Loire-Inférieure, Inventaires sommaires), en 1592, demoiselle Louise de Rosmar, dame du Traon et de Kernault, curatrice de noble homme Prigent Le Bœuf (Archives de l'Evêché). Les Le Boeuf avaient leurs armes « au grand vitreau, bout du Levant, de l’église de Mellac ». En 1607, Kernault est aux Le Veyer. Cette année-là, un aveu en est fourni au Roi par N..., fille unique d'écuyer Prigent Le Veyer, seigneur de Kernault (Archives de l'Evêché). En 1620-1625, le manoir appartient à Jean Le Veyer, écuyer, fils de Jacques sieur du Traon et de Marie de Kernechriou (Archives de la Loire-Inférieure). Jean eut un procès en 1641 avec Michel-Colomban de Tinténiac, sieur de Quimerc'h ; mais la sentence débouta ce dernier de sa demande et maintint le seigneur de Kernault dans son droit de fuye, de colombier, et autres droits seigneuriaux, avec défense de l'y troubler (Archives de l'Evêché). Jean Le Veyer est encore à Kernault en 1652. Quelques années plus tard, en 1664, il y est remplacé par son gendre, Jean de Coatnours, sieur du Granec, qui a épousé sa fille, Renée. Celle-ci, devenue veuve, se maria à Jacques-René du Vergier de Kerhorlay, qui, en 1678, rendit aveu au Roi de la terre de Kernault (Archives de l'Evêché). Cette terre appartient en 1733 à Jacques-René du Vergier, fils aîné, en 1755, à Jacques-René du Vergier, fils cadet, chevalier (Archives de la Loire-Inférieure), plus tard, au troisième fils, Jean-Marie du Vergier, né en 1729 à Quimperlé, et qui s’y trouvait au moment de la Révolution. 

Nota 6 : Voici quelques pièces relatives aux prééminences des seigneurs de Kernault dans l'église de Mellac. - En 1451, il y eut une transaction sur procès par laquelle Jean de Talhouët s’oblige de rétablir à ses frais les armes et écussons du seigneur de Kernault, qui était Yves de Lescoat, dans le pignon du Levant de l'église de Mellac, armes que Jeanne de Hautbois son épouse avait fait arracher. - En 1652, une enquête civile fut faite par Claude de Francheville, conseiller du Roi, prouvant les droits honorifiques et prééminences du seigneur de Kernault dans l’église de Mellac : 1° La dite enquête établit que la maison de Kerregnaud, Kernot ou Kernault, est estimée et réputée être sans contredit la plus ancienne et signalée maison de la paroisse. 2° Qu’elle a deux bancs dans l’église, l’un au chanceau du côté de l'évangile et l’autre dans la chapelle de Notre-Dame. 3° Qu’elle a trois tombes vis-à-vis le bas-côté et joignant le maître-autel, armoyées des armes de la dite maison. 4° Que les dites armes sont un croissant, trois coquilles et deux haches d’armes ; on voit cet écusson sur le grand vitrail. 5° De plus un écusson représentant une tête de boeuf qui sont les armes de la famille Le Boeuf. 6° Sur le vitrail du Midi près la porte de la sacristie trois têtes de renard qui sont les armes de la famille Le Véer. - En 1733, à la suite d’un jugement, « le seigneur de Kernault est maintenu dans les prééminences de l’église de Mellac, lesquelles prééminences consistent à savoir les armes et écussons de la dite seigneurie et celle de ses ancêtres en la maîtresse vitre au pignon du Levant de la dite église ou elles se voient encore aujourd’hui, ainsi qu’en plusieurs autres vitres et étaient en Bosse sur l’ancienne croix qui était cy devant dans le cimetière et portent d’argent au croissant montant de gueules surmonté de deux haches d’armes adossées aussy de gueules, accompagné de trois coquilles d’or, deux en chef et une en pointe, plus dans la même vitre et à côté du précédent, autre écusson d’azur à trois têtes de Bœuf d’or qui sont les armes des Le Boeuf, anciens propriétaires de la dite seigneurie de Kernault et a sénestre des Le Véer cy après dénommés et dans la dite vitre plusieurs écussons en alliance avec les croissants, haches d’armes et coquilles — plus dans la vitre dans la chapelle de Notre-Dame auprès du grand autel pareil écusson d’argent au croissant, haches d’armes et coquilles comme dans la maîtresse vitre. — Dans la chapelle de Saint-Roch en la même église un écusson d’azur à trois têtes de renard arrachées d’or deux et une qui sont les armes des Le Véer dont était issue l'ayeule de l’avouant cy devant propriétaire de la dite seigneurie de Kernault, et dans la maîtresse vitre, autre écusson my parti du premier écusson au croissant de gueules haches d’armes et coquilles et des armes de Guer, dont le my parti est d’azur a trois macles et demi, d’or et un demi franc quartier fretté de gueules et d’argent et enfin dans la chapelle de Saint-Nicodème pareil écusson my parti et en plusieurs autres endroits les dites premières armes en alliance avec celle d’autres maisons nobles » (Archives de Mellac).

l'ancien manoir du Purit. Ce manoir, situé entre Mellac et Le Trévoux, était vers 1930 une modeste maison à un étage, précédé d’une cour pavée, dans laquelle se trouvait un puits ornementé du XVIIIème siècle. « Le couronnement du puits est armorié d’un écu qui paraît offrir deux lions affrontés. L’édifice peut dater du XVIème siècle, mais ses ouvertures ont été, en grande partie, remaniées. Derrière est une tourelle ronde qui contient l’escalier, puis une de ces avancées carrées assez communes dans les vieilles maisons du pays. On y montre un réduit où l’on cachait des prêtres sous la Révolution. L’entrée en était dissimulée par une armoire à fond mobile » (Note de M. Le Guennec). En 1536, le Purit appartient à Pierre Penros (Manuscrit Briant de Laubrière, Lesquiffiou). Il est possédé, en 1617, par Antoine Pégasse, et en 1635, par Th. Pégasse, sieur de Keranguen (Archives de la Loire-Inférieure, Inventaires sommaires) ; 

les vestiges du manoir de Kergoat (XVIème siècle), propriété de la famille Rosmorduc, puis Pégasse ;

la ferme de Kerjaëc (XVIIIème siècle) ;

le four à pain du manoir de Ménez (XVIIIème siècle) ;

le lavoir (XIXème siècle), situé dans le parc du manoir de Kernault ;

5 moulins dont le moulin de Kernault ; 

A signaler aussi :

les stèles de Kervidanor, de l'Isle, de Kernault, de Buzit ;

la stèle de Feunteuniou ;

Nota 7 : ANTIQUITÉS. - Camp avec douves, section A, n° 388 du cadastre. - Retranchement triangulaire, avec revêtement de pierres, et douves, à Kernault. - Trouvaille de haches à douille en bronze, faite en 1891, près du Moulin-Blanc. - Villa romaine découverte en 1892, à Kerfeunteniou. - Motte, à Kergoat, à 2 kilomètres Nord-Nord-Ouest du bourg (Du Chatellier, Les Epôques préhistoriques et gauloises du Finistère, p. 355). - A l'angle Est du cimetière, à l’extérieur, on voit un lec'h surmonté d’une croix. - A 800 mètres du bourg, à l'Est, on aperçoit, sur une longueur de 200 mètres, les vestiges d’une voie romaine.

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ANCIENNE NOBLESSE de MELLAC

Quelques vieux manoirs aujourd'hui disparus [Note : les maisons de ferme établies à leur emplacement existent toujours en 1932] :

- C’est d’abord Kerambozec, dans un site ravissant, dominant la belle vallée de Pont-Croac’h, où coule l'Isole. Là s’élevait jadis un manoir, habité en 1241, par les de Kermorial (M. l'abbé Guirriec).

- C’est ensuite Buzuech, dont était seigneur, en 1381, Pierre du Hautbois, époux de l’héritière du château de Quimerc'h, en Bannalec. Le manoir passa plus tard à Pierre de Tinténiac, par sa femme, Françoise de Quimerc'h. René de Tinténiac, qui épousa en 1549 Renée de Carné, était seigneur de Buzuech du chef de sa mère, descendante en ligne directe de Pierre du Hautbois (Note de M. Le Guennec). Il épousa plus tard Claude, dame de l'Écluse, qui lui donna en 1602 un enfant baptisé à Mellac, le 12 Mars de cette année. « Noble et puissant baron de Queinmerh Michel Colomban de Tinténiac, fils de René, chevalier de l’ordre du Roi, seigneur du dit lieu Queinmerh, Lamarre, et de Claude, dame de Lécluse. Compères furent les nobles habitants de Quimperlé représentés par honorable personne Charles Lohéac procureur sindic et damoiselle Catherine Lohéac ». Le baptême fut fait par f. Jacques Frinot, prieur de l’abbaye de Sainte-Croix (Archives départementales, Registres de Mellac).

- Quant au manoir de Kergoat, il appartenait, au XVIIème siècle, aux familles Le Veyet et de Rosmorduc (M. l'abbé Guirriec).

- Le manoir de Quillihermen était possédé, dans la première moitié du XVIème siècle par Gilles d'Aulray, sieur du dit lieu et de Kermadiou. Gilles, pour construire un moulin sur le terrain de Kermadiou, au bord de l'Isole, barra cette rivière. Or, en 1541, ce barrage fut démoli par des gens inconnus, et le sieur de Quillihermen, pour obtenir réparation du dommage qui lui avait été causé, fit fulminer par l'abbé de Sainte-Croix de Quimperlé, un monitoire contre les coupables. Se sentant visé, Charles de Lescoat, sieur de Kernault, comparut devant l'abbé, où, sans nier sa participation à la rupture du barrage, il contesta le droit du sieur de Quillihermen. Le 11 Novembre 1542, une transaction intervint, aux termes de laquelle, celui-ci devrait payer au sieur de Kernault vingt sols monnaie de rente par an. Cette transaction ne fut pas exécutée, et le procès dura entre les deux seigneurs jusqu’au 4 Février 1754, époque où le sieur de Kernault devint acquéreur des terres sur lesquelles le sieur d'Aulray avait fait construire son moulin (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1879-1880, pp. 23-26).

- Le manoir de la Boulaie était en 1638 la propriété de Claude Le Brizoual. Vers le milieu du XVIIIème siècle, nous y trouvons Louis-Joseph-Eudo de Keronic, neveu de dame Jeanne Le Brizoual, dont la fille Marguerite-Perrine épouse François-Jérôme Charpentier, seigneur de Lenvos. Ce dernier, conformément à l’intention de Jeanne Le Brizoual, offre, en 1731, à l'abbé Aubry, recteur de Mellac, un terrain, pour y bâtir un presbytère (Archives de Mellac). Depuis 1921, le manoir n’existe plus (M. Pérennès).

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, le noble suivant de Mellac est mentionné :

Charles le Lescoat, default

(à compléter)

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