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MELESSE

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La commune de Melesse (pucenoire.gif (870 octets) Meled) fait partie du canton de Saint-Aubin-d'Aubigné. Melesse dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELESSE

Melesse vient du latin "milites" (nom d'une formation armée assurant la sécurité du pays à l'époque romane). 

Les moines de l'abbaye de Saint-Melaine sont confirmés dès 1185 par le pape Luce III dans la possession de l'église de Melesse, « ecclesiam de Mellece », mais ils ne jouissent pas complètement de cette église, dont une partie appartient au trésorier de Rennes. C'est en 1238 seulement que le trésorier Jean Gicquel consent à céder à l'abbaye de Saint-Melaine tous ses droits sur Melesse en échange de la cure de Cintré et du prieuré de Notre-Dame de Mordelles, que lui abandonnent les religieux. A partir de cette époque, le recteur de Melesse, présenté par l'abbé de Saint-Melaine, peut jouir complètement des droits de l'autel, c'est-à-dire de toutes les oblations, des prémices d'agneaux et de toisons, etc. Il a aussi les dîmes des moulins de Geffroy de Melesse et de Fresnay, et quelques autres dîmes. Mais les Bénédictins se réservent tout le reste des dîmes (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine).

Les religieux de Saint-Melaine fondent en Melesse, vers 1229, le prieuré du Mesnil, dont le manoir et les dîmes appartiennent en 1790 à l'évêque de Rennes à cause de l'annexion à son évêché de la mense abbatiale de Saint-Melaine. A cette dernière époque, M. Monnier, recteur de Melesse, déclare que son bénéfice consiste en un presbytère et son pourpris, valant 300 livres de rente ; — un trait de dîme à la quinzième gerbe, estimé 1200 livres, — et une rente de 40 livres due par les moines de l'abbaye de Saint-Melaine. C'est donc un revenu brut de 1540 livres, sur lequel il doit la pension de deux vicaires, l'entretien des bâtiments, les décimes, etc. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 25).

A cette même date de 1790, plusieurs communautés de Rennes possèdent quelques biens à Melesse : les Carmes-Déchaussés y possèdent la métairie de la Séplais, affermée 500 livres ; — les Dominicains, plusieurs champs, affermés 112 livres ; — les Hospitalières de la Miséricorde, la métairie du Pré-Garnier, affermée 619 livres, — et les Visitandines du Colombier la métairie et les moulins de la Touche-Alart, affermés 1 200 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 25).

En 1248, Bertrand de Melesse accompagne le roi Saint Louis à la croisade. En 1294, Raoul, seigneur de Melesse, doit fournir un chevalier armé à l'ost ducale. En 1344, un de ses successeurs, Robert de Beaucé, reçoit un hébergement du roi de France. En 1354, Du Guesclin traverse le bourg de Melesse à la tête de son armée. Quelques années plus tard, les soldats de l'anglais Robert Canolles (au service du duc de Mercoeur) mettent la région à feu et à sang : le bourg de Melesse, excepté l'église, est incendié en 1591. 

On rencontre les appellations suivantes : Mellece (en 1185), Melecia (en 1238), Melescia (en 1280).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Melesse : Jacques Lecenelier (au XIVème siècle), Joseph Gémien (XVème siècle, inhumé dans la cathédrale de Rennes, où l'on voyait encore en 1765 son tombeau dans le transept droit, avec cette inscription : Messire Joseph Gémien en son tems recteur de Melesse qui décéda le 25e jour de mars 1443), Olivier Serdebreil (décédé vers 1526), Julien Maugnon (en 1526), Pierre Romelin (décédé vers 1576), Antoine Collins (en 1576), François Joulan (il fonda le 11 juin 1636 la chapellenie de la Tour dans son église et donna au chapelain le logis de la Tour, situé proche du cimetière), Michel Nepveu (décédé vers 1638), Christophe Daguenet (1638-1653), François Le Sacher (en 1653), Mathurin Priour (1662-1673), Jean Louvel (en 1673), Jean Tatin ou Patin (1698-1713), Julien Pesnard (1713-1726), René Jousselin (en 1726), Joseph Goven (1727-1759), Michel Gouyon (1759-1768), Louis-François Macé (1768-1778), Thomas-Julien Monnier (1778-1789), Mathurin Lambert (1803-1804), Joseph-Marie Seillier (1804-1810), Dominique Bertin (1810-1818), Antoine-Pierre Cotrel (1819-1825), Charles-Guillaume Taillé (1825-1840), Julien Denieul (1840-1852), Jean-Marie Maillé (1852-1859), Joseph Renaudet (1859-1867), Thomas Vincent (à partir de 1867), ....  

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PATRIMOINE de MELESSE

l'église Saint-Pierre (1890). Reconstruite entre 1885 et 1890 d'après les plans de l'architecte Henri Mellet. Le bénitier, qui se trouve au niveau de la tour, date de 1527. L'un des maître-autels, de style Louis XIII, date du XVII-XXème siècle, l'autre, oeuvre de l'architecte Henri Mellet, date de 1891. L'ancienne église datait du XVème et XVIème siècles. Sa tour avait été construite en 1764. En 1531, le seigneur du Plessis-Melesse se fit maintenir dans la possession des prééminences de l'église de Melesse. Mais en 1678 le seigneur de Launay-du-Han, en Montreuil­le-Gast, déclarait jouir des mêmes privilèges à cause de ses fiefs en Melesse et avoir ses armoiries dans la maîtresse vitre de cette église, et son banc et son enfeu dans le chanceau, du côté de l'Evangile (Archives nationales, P. 1614, 1711). Quelques autres seigneurs, tels que ceux de la Grimaudais (ou Grimaudaye) et de Beaucé, avaient aussi des bancs et des enfeus, et les seigneurs des Loges, en La Mézière, y avaient enfin une pierre tombale au haut de la nef. En 1619, le recteur François Joullan sollicita des Dominicains de Bonne-Nouvelle l'érection de la confrérie du Rosaire, ce qui lui fut accordé. Quant à la confrérie du Scapulaire, elle fut établie qu'en 1776, pendant une grande mission (Pouillé de Rennes). Le cimetière renfermait au XVIIIème siècle la chapelle Saint-Roch ; 

l'ancien prieuré du Mesnil, qui dépendait dès 1229 de l'Abbaye de Saint-Melaine, est démoli en 1740. Il avait une chapelle et une fuie ; 

Nota : La première mention faite du prieuré du Mesnil, situé en la paroisse de Melesse, est de 1229. Une charte de cette époque nous apprend, en effet, que le prieur du Mesnil, « prior de Mesnil », devait 15 sols de rente à Geffroy de Melesse, mais ce seigneur ayant été chargé d'accomplir une donation de 5 sols de rente faite aux moines de Saint-Melaine par Geffroy du Bois-Geffroy, tint quitte de la pareille somme le prieur du Mesnil, qui, par suite, ne dut plus payer que 10 sols de rente à Geffroy de Melesse (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 288). En 1280, Robert de Melesse fit don à Pierre Pasquier de cette rente de 10 sols que lui payaient encore les moines.

Dès le XIIème siècle, les religieux avaient prétendu avoir quelques droits sur l'église même de Melesse, car nous les voyons en 1185 se faire confirmer par le pape Luce III en la possession de cette église, « ecclesiam de Mellece » ; toutefois la preuve que leurs droits n'étaient pas suffisamment établis, c'est que les évêques et le Chapitre de Rennes ne les ratifièrent point. Mais, en 1238, Jean Gicquel, trésorier de Rennes, abandonna à l'abbaye de Saint-Melaine tous ses droits sur l'église de Melesse, notamment la présentation du recteur, en échange du prieuré de Notre-Dame de Mordelles et de la cure de Cintré que lui délaissèrent les Bénédictins (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 60). En janvier 1281, Robert de Melesse, chevalier, et Pétronille, sa femme, donnèrent à l'abbé de Saint-Melaine une rente de 10 sols établie sur certains héritages dans la paroisse de Melesse, afin de participer aux prières et bonnes oeuvres des religieux de son monastère. Douze ans plus tard, Macé Piedevache et Agnès, sa femme, firent don aux mêmes moines du fief de la Gauffraye, sis en Melesse, pour qu'ils célébrassent un anniversaire à l'intention de Jean Ier, duc de Bretagne, mort en 1286. Enfin, en 1454, Gilles de Chainnot, seigneur des Fontenelles, légua 10 sols de rente aux moines de Saint-Melaine et 13 sols à leur abbé, rente assise sur les revenus de sa terre des Fontenelles, en Melesse (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 23).

Tous ces dons augmentèrent la fortune des Bénédictins à Melesse ; il ne paraît pas toutefois que leur prieuré du Mesnil ait eu une longue existence. Après son extinction, les religieux conservèrent seulement en ce lieu un manoir avec une chapelle, et celle-ci resta fondée de deux messes par semaine. Ce manoir fort ancien, menaçant ruine en 1740, fut rasé par l'abbé Martin du Bellay, qui construisit à sa place des logements plus commodes pour le métayer.

Un bail à ferme de 1786 nous apprend qu'à cette époque la terre du Mesnil, d'une belle importance, affermée 7 120 livres, se composait de ce qui suit : « les maisons, fuie, jardin, ancien étang, vergers, bois, terres labourables, etc., — et les traits de dîmes de la Mazure, Vallière, le Verger, Congé, le Fresnay, le Tail et Maimbuet, ayant tous cours en la paroisse de Melesse » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2 H, 21) (abbé Guillotin de Corson).

le manoir du Plessis-Melesse ou du Tail (XV-XVIIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privative. Propriété successive des familles Plessis (en 1398), la Haye, seigneurs de Saint-Hilaire (en 1584 et 1774) ; 

le manoir de la Grimaudais (XV-XVIème siècle). Il avait autrefois une chapelle privative dédiée à saint Louis (édifiée par Louis de Coëtlogon, seigneur du Vauluissant, qui, par acte du 18 août 1643, y fonda une messe pour tous les dimanches et fêtes) et relevait de la seigneurie de la Magnanne en la baronnie d'Aubigné. Propriété successive des familles Le Prestre, seigneurs de la Lohière (au XVème siècle), Pépin, seigneurs de Maurepast (vers 1511), Saint-Denoual (au milieu du XVIème siècle), Boutier, seigneurs de Château-d'Assy (en 1565), Tréal (en 1604), Coëtlogon (en 1618) qui fait construire une chapelle dédiée à Saint-Louis, puis Han (en 1661 et 1789) ; 

l'ancien manoir des Quinouillères (XVI-XXème siècle). Propriété de la famille Quenouillère (en 1593), puis de la famille Philouze ; 

le porche de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette (XVI-XXème siècle), située au n° 5 rue des Alleux ; 

le manoir de Fresnay (XVIème siècle) ;  

3 moulins à eau : de Creunel, de Millé, de la Nouette ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de Melesse, propriété de la famille Champagné en 1513 ; 

l'ancien manoir du Cormier. Il était à la famille de Mousse en 1513 ; 

l'ancien manoir du Chesnay. Il était à la famille Pinel en 1427 ; 

l'ancien manoir de la Touche-Allart. Il était à la famille du Plessis (en 1398 et 1513), Han, seigneurs de Launay (en 1539), puis aux Visitandines du Colombier de Rennes (en 1731) ; 

l'ancien manoir de Launay-Garabouët ou de Launay-Mahé. Propriété successive des familles Lardoux (en 1403), Garabouët (en 1413), Mahé (en 1540 et 1597), Jamet (en 1680), Anneix, sieurs de Souvenel (en 1706), Frey, sieurs de Neuville (en 1735 et 1789) ; 

l'ancien manoir des Fontenelles. Il possédait autrefois une chapelle privative. En effet, en 1679, Renée Drouet, veuve de Louis Bréal, sieur du Plessis, déclara posséder la chapelle de Saint-Nicolas, dépendant de son manoir des Fontenelles (Archives nationales, P. 1614 et 1711). Propriété successive des familles du Plessis (en 1412), Fontenelles (en 1427), Chaumont, Auvergne (au milieu du XVème siècle), Pépin, seigneurs de la Grimaudaye (en 1552), Rosmadec, Rousseau (en 1626) ; 

l'ancien manoir des Brosses. Il était à la famille Renouard en 1685 et 1710 ; 

l'ancien manoir de Servaude. Propriété successive des familles Servaude (fin du XIVème siècle), Chaumont (vers 1411), Marie, seigneurs de la Bouyère, Bréhier (en 1588), Proust, seigneurs des Champs-Thébaud (avant 1653), Boutier, seigneurs de la Hirlaye, Coëtlogon, seigneurs de la Grimaudaye (en 1692) ; 

l'ancien manoir de la Guimondière-Picault. Propriété successive des familles Paris (en 1481 et 1511), Rondel, Deslandes, seigneurs de la Perrière, Picault (en 1634 et 1652), la Monneraye (en 1789) ; 

l'ancien manoir de la Guimondière-Philouze. Propriété successive des familles Chasteigner (en 1427 et 1573), Philouze (en 1604 et 1634), Pellicot, sieurs de Cacé (en 1684), Guyet, sieurs de Cacé ; 

l'ancien manoir de la Héraudière. Propriété de la famille Héraudière (en 1427 et 1513), puis de la famille Picquet, seigneurs de la Motte (en 1710), et de la famille Aubert, sieurs de Trégomain (en 1789) ; 

l'ancien manoir du Pré-Garnier. Propriété successive des familles Mouazé (en 1427 et 1513), Romelin (en 1527 et 1693), puis des Religieuses hospitalières de Saint-Yves de Rennes (en 1756 et 1789) ; 

l'ancien manoir des Landelles ; 

l'ancien manoir de Millé. Propriété successive des familles Millé, Fontaine (au XVème siècle), Romelin (en 1504), Forsanz (en 1660), du Pont (en 1700 et 1789) ; 

l'ancien manoir de Beaucé. Il possédait autrefois une chapelle construite en 1644. La chapelle est signalée en 1680 dans la déclaration de Renée Bonnier, veuve d'Eustache de Lys, seigneur de Beaucé. Elle était fondée de messes, et en 1787, on y baptisa un enfant de M. de Rosnyvinen, alors seigneur de Beaucé. Propriété successive des familles Beaucé (en 1257), du Lys (vers 1602), Rosnyvinen (en 1754 et 1789), Guézille ; 

l'ancien manoir de la Rivière. Il possédait autrefois une chapelle privative. Il était aux seigneurs du Plessis-Melesse en 1513 et 1789 ; 

le manoir des Milleries. Il possédait autrefois une chapelle construite en 1743 par Alexis Anneix, sieur de Souvenel, avocat au Parlement de Bretagne, propriétaire du manoir des Milleries. Par acte du 16 août 1746, Alexis Anneix y fonda trente messes et dota ce petit bénéfice de 28 livres de rente. Propriété successive des familles Escoufflart (à la fin du XVème siècle), Simon, sieurs du Ligou (en 1611), Anneix, sieurs des Domaines (en 1660 et 1789), Million ; 

l'ancien manoir des Aulnays ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de MELESSE

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Eon Pofraye (Pofraie) et Pierre de Romelin, plusieurs nobles sont mentionnés à Melesse 

Regnaud de la Fontaine, sr. de la Raignière ; 

Jean le Prestre, sr. de la Grimaudaye (Grimaudais) ; 

Le manoir de Tail appartenant au seigneur de Melesse ; 

Thebault de Bintin, sr. de Servaude ; 

Jean Regnaud se disant noble, sr. de la Heraudière ; 

Guillaume, Robert et Olivier de Baullon ; 

Alain de Mouese (Mouazé), sr. du Pregasnier (Pré-Garnier) ;

Jeanne de Lespinay ; 

Jean Pinel, sr. du Chesnay ; 

Robin Chesteignié (Chasteigner) ; 

Jean Tourtre du Chesnay ; 

Pierre Le Fevre qui se dit noble ; 

Pierre Aoustin ; 

Geffroy de Cherrues ; 

Jean de la Fontaine ; 

Armel de Fontenelle, fils légitime de Pierre Desfontenelle, bâtard avoué de feu Guillaume Desmande (Deslande ?), qui se dit noble.

(à compléter)

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