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LA MEILLERAYE-DE-BRETAGNE

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La commune de La Meilleraye-de-Bretagne (bzh.gif (80 octets) Melereg-Breizh) fait partie du canton de Moisdon-la-Rivière. La Meilleraye-de-Bretagne dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA MEILLERAYE-DE-BRETAGNE

La Meilleraye-de-Bretagne vient du latin "mellarium" (ruche).

La Meilleraye-de-Bretagne est un démembrement du territoire de Moisdon (aujourd'hui Moisdon-la-Rivière). En 1132, deux moines venant de l'abbaye de Pontron en Anjou (non loin de Loroux-Béconnais) s'adressent au curé d'Auverné nommé Rivalon (ou Rivallon) pour les guider dans la recherche d'un lieu isolé pour y installer une fondation nouvelle, celui-ci les conduit au "Vieux Melleray" (lieu couvert de forêt et appartenant à deux seigneurs de Moisdon : Alain, fils de Cléremabaud, et Halmont-Le Bigot). En 1142, une abbaye cistercienne s'installe à Melleray, le territoire étant concédé par Alain de Moisdon (ou Maidon ou Moydon) et Halmont-Bigot. Durant tout le moyen âge, les seigneurs de Châteaubriant s'en montrent les zélés protecteurs. En 1544, cette abbaye tombe en commande.

En 1380, des indulgences sont accordées par le Saint-Siège à la chapelle Notre-Dame de Meilleraye : " ... Item pro capella Beate Marie infra metas parrochialis ecclesie de Melereyo, Redonensis diocesis, instituta … Datum Avenione, II kalendas septembris, anno 20 (31 août 1380) " (Archives du Vatican).

Au XIIème siècle, un prieuré bénédictin, le prieuré de Saint-Etienne, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, est établi au bourg de la Meilleraye, sur la voie de Nantes à Châteaubriant. La chapelle du prieuré Saint-Etienne de Melleraye (ancienne trève de Moisdon) devient par la suite église paroissiale en 1767. Le premier recteur est Guillaume Legrand, qui décède le 10 décembre 1773 à l'âge de 70 ans. Son successeur est Nicolas Bellanger avec pour vicaire Julien Royer : l'un et l'autre refusent le serment Constitutionnel.

En 1817, une communauté trappiste venant d'Angleterre (de Lulworth) s'installe dans l'abbaye de Melleray. Durant la Révolution de 1830, ces moines d'origine anglaise ou irlandaise sont chassés par 600 hommes armés.

Note 1 : Le premier document citant la seigneurie de Meilleraie est daté du 27 juin 1484, date du décès de Jehan du Port, de son vivant Seigneur de la Meilleraie. Ce dernier tient ce domaine, non pas de sa famille, mais de celle de sa femme Dame Isabeau du Val. L'héritage passe ensuite à Dame Jehanne Maczuel qui épouse Messire Jehan Lenfant qui en son nom et celui de son épouse rend aussitôt hommage à la baronne d'Ancenis, Dame Jehanne de Rohan, veuve de François de Rieux. Le domaine de Meilleraie s'étend, à cette époque, entre l'étang de la Provôtière et la forêt, le ruisseau descendant du dit étang à la planche de la Morelle, les terres et communs de la Tisonnière, les terres aux abbés et couvent de Meilleray et la forêt de la Poitevinière et le ruisseau descendant de ce lieu à l'étang de la Provôtière. Les maisons et cours du domaine, logements, jardins, viviers, garennes, terres labourables, prés, vignes, bois anciens et de revenus contiennent 360 journaux. Le reste de la propriété en communs et landes compte près de 550 journaux. Le tout renferme 910 journaux. A la Révolution, le Cahier de doléances est signé par Colazet, Gouzil, Moricaud père. En 1827, une école d'agriculture est fondée à La Meilleraye. 

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Meilleraye-de-Bretagne : François Mustière, Colazet, Pierre Mustière (de 1795 à 1800), Pitré Deshaye (de 1808 à 1815), Jean Baptiste Galpin, Mathurin Moricaud (de 1816 à 1861, sauf un court interrègne de Sébastien Rabine), Louis Aimé Boucherie (de 1861 à 1884), Jean Gouleau, Chéguillaume, François Guilloux, Barthélémy Raze, Louis Vilaine, Louis Bommé, Hubert de La Villemarqué (décédé en 1960), Louis Tariot, ....

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de Meilleraye-de-Bretagne : Guillaume Legrand, Nicolas Bellanger, Besnard de La Tertrais, Hunot, Clouet, Plissonneau, Thomas, Amaillant, ...

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PATRIMOINE de LA MEILLERAYE-DE-BRETAGNE

l'église Saint-Etienne (XVIII-XIXème siècle). Le chœur date de 1780. L'église est remaniée et agrandie en 1851 (elle ne comprenait jadis que la partie nord dont les boiseries à cannelures restent caractéristiques et le duc d'Aumale avait donné 43 arbres pour son agrandissement). Dans l'église existait jadis les bancs clos des Condés et des Biré de La Jahotière. La Vierge, en plâtre, date du XVIIIème siècle. Le 7 décembre 1767, est baptisé Louise Demolon, fille de Jean Baptiste Demolon et de Jeanne Copy (parrain Louis Poulain de La Furetière et marraine, dame Melchior Kolhault). En 1775, Bellanger, prieur-recteur, marie Ambroise Poirier avec Renée Desgué (signent Lizé, Boulay, Léjugeur, Moricaud). En 1785, est baptisé Perrine Mustière, fille de Pierre et de Françoise Boulay (parrain Sébastien Boulay et marraine Perrine Mustière). Durant la période révolutionnaire, la "vieille cure" est achetée, non sans difficulté, par Germer Suin, officier dans les armées républicaines. L'église sert, sous la Révolution, de dépôt pour fourrages et céréales réquisitionnées, puis plusieurs fois de casernement, et elle est incendiée par les Chouans. Une partie de la nef est sauvegardée et des réparations sont faites en 1817 sous l'impulsion de Mathurin Moricaud (1785-1861, maire et ancien grognard de La Bérézina) qui obtint des Condés et du duc d'Aumale beaucoup d'aide. Le 4 février 1664, on signale "A l'entrée du cimetière, il y a un pilier auquel les armes de S.A.S. sont attachés .... Dans l'église, proche le balustre du maistre-autel, du costé de l'Evangile, est un banc clos sur l'accoudoir duquel sont les armes de Montmorency" ;

l'abbaye de Melleray (1145 - XV - XVII - XVIII - XIXème siècle). C'est en 1134 que deux moines cisterciens envoyés de l'abbaye de Pontrond viennent s'établir à Melleray. En 1142 arrivent quelques dizaines de moines qui s'empressent de bâtir le monastère et l'Eglise Abbatiale. Cette abbaye est fondée vers 1145 (1132 pour certains historiens, 1142 pour d'autres) par des moines cisterciens de l'abbaye de Pontrond (ou Pontron), près de Candé (Maine-et-Loire). Dès 1145, la maison est dotée d'un abbé. En 1147, le Pape Eugène III accorde à la nouvelle fondation cistercienne une Bulle de prise en protection. L'église est achevée et consacrée en 1183 date à laquelle "tous purent admirer dans la nef où ils pénétraient, cette haute voûte romane éclairée par de longues fenêtres, entourée de collatéraux. Au delà d'un transept voûté, la nef se continuait par un chevet à pignon peu profond qu'avoisinaient les absidioles contenant les autels secondaires. La nef communiquait avec les collatéraux par des arcades en tiers-point, lesquelles s'appuyaient sur d'épais piliers de maçonnerie, bordés de chaînage en grès ferrugineux" (Arch. L.-A. H 75). Les XIIème et XIIIème siècles sont pour Melleray un véritable âge d'or. Aux XIVème et XVème siècles, malgré les guerres qui ravagent la Bretagne, Melleray compte toujours une trentaine de moines. En 1544, le monastère reçoit son premier abbé commendataire. En 1693, sieur abbé Olier de Verneuil touche par concordat de 1693 un tiers des revenus de son abbaye en commande, mais il s'en octroie deux : "pendant 30 ans le sieur Abbé n'a pas obmis de recevoir les revenus du Tiers-Lot (destiné à l'entretien), non plus que du sien mais il a été impossible de l'engager à faire la moindre réparation" (Archive Nationale). En 1638, un étang est créé pour actionner les soufflets d'un fourneau à fer affermé au Pas-Chevreuil. Aux XVIIème (vers 1667) et XVIIIème siècles, les abbés entreprennent de relever les murs écroulés. Pour financer la restauration, les moines obtiennent du Grand Conseil du Roi par lettres patentes de 1725 et 1726 permission d'abattre et vendre plusieurs hectares de bois. Durant la période révolutionnaire, les moines sont chassés de France en 1793 et se réfugient en Suisse. En 1794, un groupe de moines part en Angleterre et se fixe en juin 1795 à Lulworth ou Lullworth (Dorset), accueillis par un riche propriétaire catholique, Thomas Weld. L'abbaye de la Melleray est vendue avec 5 métairies comme bien national en 1791 à un négociant nantais Paris, puis va rester désaffectée pendant 26 ans. Elle est rachetée le 8 février 1817 aux héritiers de la famille Paris de Nantes (en fait, les sieurs Paris et Fellonneau) par Dom Antoine Saulnier de Beauregard (pour la somme de 90.000 fr.) qui s'y installe avec ses moines le 7 août 1817. Il va récupérer peu à peu une partie des terres de l'ancien domaine et, en particulier, les deux métairies de la Verrerie et de l'Isle que lui restitue gracieusement Madame de la Meilleraie. La superficie du domaine est alors d'environ 200 ha (120 ha en terres labourables et 80 ha en bois et landes) et les revenus de l'abbaye (en y incluant 7 000 livres de secours royal) s'élèvent à 15 000 livres. Frère Antoine (de son vrai nom, Anne Nicolas Charles Saulnier de Beauregard, né à Joigny en Yonne en 1764 et ordonné prêtre à Meaux le 11 avril 1789) réhabilite le monastère avec des moines trappistes venus en 1817 de Lulworth, en Angleterre ("Le 18 juillet 1817, 57 religieux, dont plusieurs Anglais et Irlandais, arrivent à Paimboeuf, sur la frégate "La Revanche" que Louis XVIII avait mise à leur disposition"). On compte moins de 60 moines en 1817, 80 moines en 1819, 120 moines en 1824, 175 moines en 1827, 192 moines en 1829-1830. Les moines d'origine irlandaise ou anglaise sont expulsés en 1830-1831. Cette expulsion est à l'origine de deux autres monastères : Mont-Melleray en Irlande (en 1831) et Mont-Saint-Bernard en Angleterre (en 1835). En 1848, 72 moines prennent le chemin des Etats-Unis, où se crée le Monastère de Gethsémany ou Gethsémani (connu grâce aux écrits du moine Thomas Merton), et 32 moines partent en l'Algérie (la Trappe de Staouëli). En 1901, de nouvelles expulsions obligent les moines à chercher refuge en Angleterre où ils vont demeurer jusqu'en 1919. Le portail intérieur date du XIIème siècle. L'église abbatiale (XII-XIVème siècle) est consacrée en 1183 avec le quatrième abbé Geoffroy. Le gisant de Barnabé de Rougé date du XIIIème siècle. Le gisant d'Henri Ier de Nantes date de 1235 (Henri Ier est un ancien évêque de Nantes). La grille en fer forgé date du XVème siècle et provient de l'abbaye de Buzay (fondée au XIIème siècle par Bernard de Clairvaux à Vue en Loire-Atlantique et détruite en 1794). L'autel Saint Bernard et l'autel Saint Benoît datent du XVII-XVIIIème siècle. La statue de Sainte Marguerite date du XIIIème siècle. Le cloître date du XVII-XVIIIème siècle. La principale façade orientale est datée de 1701 et une pierre fondamentale nous fait connaître les familles bienfaitrices représentées par les marraines, mesdames de Cornulier et de La Guibourgère. On mentionne aussi comme bienfaiteur le vicaire général de l'Ordre, dom Melchior de Sérent, abbé de Prières. L'aile Ouest, édifiée sur la cour d'honneur de l'abbaye, est datée de 1761. La peinture intitulée "Marie Madeleine chez Simon", œuvre du peintre Jean Jouvenet (1644-1717), date du XVIIème siècle. Le puits date du XVIIIème siècle. L'ancienne ferme de l'abbaye date de 1830 ;

plusieurs moulins dont celui des Tonnières, du Renard, des Parts et les deux moulins de l'abbaye : un moulin à blé et un moulin à tan ;

A signaler aussi :

le dolmen du Perron (époque néolithique) ;

la minière de fer (Préhistoire – XIXème siècle) de la Boulais ;

la forêt de Vioreau. Propriété, jadis, des Condés et du duc d'Aumale. Après l'arrivée au pouvoir de Napoléon III, la famille Poydras de La Lande se rend acquéreur de la forêt. Lorsque les Poydras meurent, la forêt revient par héritage aux de La Villemarqué ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA MEILLERAYE-DE-BRETAGNE

(à compléter)

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