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MAXENT |
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La commune de
Maxent ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MAXENT
Maxent vient de Maxentius, saint abbé poitevin du Vème siècle.
Maxent est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélan : "super altare Sancti Salvatoris et Sancti Maxencii…ad monasterium Sancti Salvatoris in Plebe Lan…in ipso monasterio Plebis Lan (anno 815)" [Charte CCXLIII du Cart. Rot.].
L'histoire des commencements du prieuré de Maxent nous prouve que la paroisse de ce nom n'existait point au IXème siècle ; son territoire faisait alors partie de la paroisse de Plélan, « in plebe Lan ». Salomon, roi de Bretagne, ayant donné à saint Convoyon et aux moines de Redon — chassés de leur abbaye par les Normands — la terre de Schriou, en Plélan, leur construisit en ce lieu même un nouveau monastère qui, d'une relique insigne, prit le nom de Saint-Maxent. Plus tard., un bourg se forma autour de l'église et du prieuré, et les Bénédictins obtinrent de l'ordinaire l'érection en ce lieu d'une nouvelle paroisse distraite de celle de Plélan ; mais on ne connaît point la date de cette érection. C'est peut-être à la suite de la restitution du corps de saint Maxent aux Poitevins que s'opéra peu à peu le changement de dénomination de la paroisse de Saint-Maxent en Maxent.
On a
longtemps confondu Plélan avec Maxent. « D'Argentré, — dit M. Vatar dans
une excellente note du Dictionnaire de Bretagne, II, 21, — transportant à Plélan
ce qui appartient à Maxent, a dit que Salomon avait été inhumé à Plélan,
et tous les écrivains bretons, Albert Le Grand, D. Lobineau, l'abbé Gallet, D.
Morice, Déric, enfin Ogée, ont répété cette assertion. Un seul auteur a réclamé
contre l'autorité de d'Argentré, c'est D. Porcher, prieur de Maxent »
(Dans un opuscule très rare, intitulé : Fondation de l'église de Maxent). De
nombreux documents, extraits des Cartulaires de Redon et de Saint-Melaine,
prouvent que ce dernier historien est seul dans le vrai et que le monastère bâti
par Salomon pour abriter les moines de Redon était là où se trouve
aujourd'hui Maxent et non point à Plélan même. Il est facile d'établir, en
effet : — 1° Que les mots in plebe Lan, écrits dans la charte
de Salomon, ne signifient point le bourg de Plélan, mais bien le territoire ou
la paroisse de ce nom ; — 2° Que le monastère fondé par Salomon dans la
paroisse de Plélan fut d'abord nommé Saint-Sauveur, puis Saint-Maxent ; — 3°
Que le prieuré de Maxent, conservant le nom de ce dernier saint, le bourg qui
environne son église et la paroisse qui fut plus tard érigée à l'entour,
appartinrent toujours à l'abbaye de Redon depuis le IXème siècle jusqu'en 1790,
et que l'église de Maxent a toujours été et est encore sous l'invocation de
saint Sauveur ; — 4° Que les paroissiens de Maxent avaient encore coutume au
XVIIème siècle « d'aller tous les ans solennellement à la feste de la
Sainte-Trinité faire leur procession, dire et célébrer leur grande messe
dominicale et paroissiale, faire le prosne ordinaire et les prières publicques
et particulières à Saint-Sauveur en son église de Redon, distante dudit
Maxent de sept grandes lieues, ce que n'ont jamais fait ceux de Plélan. A
laquelle procession avoient accoustumé de porter pour enseigne chacun son
rameau de feuillée de chasteigniers prise de toute coustume par les trésoriers
dudit Maxent en un certain bois dépendant de ladite abbaye près Redon »
(D. Porcher, Fondation de l'église de Maxent). — 5° Enfin, que la
paroisse de Plélan, dont l'église a toujours été et est encore sous le
patronage de saint Pierre, relevait de l'abbaye de Saint-Melaine
vraisemblablement dès le IXème siècle, puisqu'il est dit en 1122 que les
moines de ce monastère avaient droit à cette église de toute antiquité, «
diu antiquitus » ; l'abbé de Saint-Melaine conserva même jusqu'au
XVIIIème siècle la présentation de la cure de Plélan. Le recteur de Maxent,
présenté par l'abbé de Redon, recevait du prieur de Maxent une portion
congrue assez convenable, car le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767)
nous dit que ce recteur avait alors 1 000 livres de rente. A la même époque,
la fabrique jouissait d'un revenu d'environ 350 livres, « presque tout en
bois, qui vaudraient mieux sans les procès ». Quant aux dîmes, elles
appartenaient toutes au prieur de Maxent (Pouillé de Rennes).
Le roi Salomon possédait au milieu du IXème siècle une résidence à Schriou, sur l'emplacement de l'église actuelle de Maxent qui dépendait alors de la paroisse de Plélan. Il la donne à saint Convoyon, au cas où les Normands menaceraient son Abbaye de Saint-Sauveur de Redon, et lui construit un nouveau couvent qu'il appelle Saint-Sauveur de Plélan. Vers 860, Salomon, roi de Bretagne, fait don du monastère situé sur le territoire de Maxent, à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Suite à la destruction de leur abbaye, les Bénédictins de Redon viennent se retirer vers 864 sur le territoire de Maxent. Après l'expulsion définitive des Normands, les Bénédictins retournent à Saint-Sauveur de Redon et Maxent devient un simple prieuré. Lorsque Salomon fait déposer dans l'église du jeune monastère le corps de saint Maxent qui est conservé jusqu'en 924 (date de la restitution du corps de Saint Maxent à son abbaye d'origine dans le Poitou), la renommée des lieux grandit rapidement. Le monastère de Saint-Sauveur de Plélan prend alors le nom de Saint-Maxent. C'est dans l'église de Maxent qu'aurait été assassiné le roi Salomon en 874 ; il est inhumé croit-on dans le déambulatoire, ainsi que son épouse Wembrit et saint Convoyon. La paroisse de Maxent dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.
On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Maxentius (en 866), Massant (au XVIème siècle).
Note 1 : Vers 1588, Pierre Porcher, qui devint ensuite prieur et recteur de Maxent, tint l'école des enfants de cette paroisse, comme il le raconte lui-même dans son Advertissement aux paroissiens de Maxent. « Il ouvrit cette école dans son village natal de Besnard ; il y eut comme pensionnaires les enfants de quelques gentilshommes des environs : le fils unique de la Mulotière, le fils aîné du Plessix-Hudelor, le fils du Couëdic-Percherel et le fils de la Motte de Saint-Thurial, avec un grand nombre de petits paysans comme externes, entre autres Noël Georges, son biographe » (S. Ropartz, Etudes sur quelques ouvrages rares, 60). En 1689, Jean Davy, sieur de Servigné, fonda l'ermitage et l'école du Bois-Davy, en Maxent, et en 1742 le général de la paroisse augmenta considérablement cette fondation. Joseph Bouëtard, prêtre, pourvu à cette époque du bénéfice du Bois-Davy, s'obligea à en remplir les obligations, notamment à donner l'instruction gratuite aux enfants de Maxent, en leur faisant le catéchisme et en tenant une petite école. A la mort de ce prêtre, arrivée en 1747, son successeur, Julien Doublet, diacre, promit également de faire gratuitement l'école aux enfants de la paroisse (Pouillé de Rennes).
Note 2 :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Maxent : Julien Quatreboeuf
(en 1561), Guillaume Collin (à partir du 5 septembre 1561), Pierre de Couëdor
(en 1580), Jean Reminel (décédé vers 1585), Pierre Haultière (pourvu en cour
de Rome le 31 janvier 1585, se maintint malgré Julien Lefeuvre, pourvu par
l'évêque de Saint-Malo le 2 mars ; il résigna en faveur du suivant), Jean
Salmon (pourvu le 19 septembre 1589, résigna en faveur de Jean Hamelin), Pierre
Porcher (pourvu en cour de Rome, prit possession le 8 août 1593 et fut maintenu
par l'archevêque de Tours malgré les prétentions d'Hamelin. En 1605, devenu
prieur de Maxent, il résigna sa cure en faveur du suivant et devint recteur de
Saint-Thurial), Pierre Porcher, le jeune (fils d'Olivier, neveu et filleul du précédent,
fut pourvu le 28 février 1605. Il est dit dans le volume de la fondation de Toutes-Aides
que ce recteur gouverna pendant dix-sept ans, mais M. Ropartz prétend que c'est
une faute d'impression et qu'il faut lire dix-sept mois ; toujours est-il que
Pierre Porcher, l'ancien, ayant appris la mort de son neveu, quitta Saint-Thurial
pour revenir à Maxent), Pierre Porcher (pourvu de nouveau de la cure de Maxent
à une date que nous n'osons plus déterminer, gouverna la paroisse jusqu'en
1631, époque à laquelle il résigna de nouveau la cure en faveur du suivant),
Guillaume Porcher (fils d'Olivier et neveu du précédent, fut pourvu de la cure
le 22 septembre 1631 et un peu plus tard du prieuré ;
il résigna ces deux bénéfices en 1640), Julien Huchet (sieur de Rédillac,
nommé prieur et recteur, prit possession le 15 février 1641, mais il céda le
prieuré aux Bénédictins de Saint-Maur, en 1646, moyennant une pension de 1
600 livres), Julien Doublet (en 1659), Yves Daunet (en 1668), Pierre Torseul (fut
pourvu le 11 octobre 1686 et résigna en faveur du suivant), Jean Gesnais (fut
pourvu le 18 janvier 1693 ; décédé en 1695), Claude Gentil de Lesquinière (fut
pourvu le 25 avril 1695 et devint chapelain de Besnard en 1698 ; décédé en
1710), George de Servaude (issu des seigneurs de la Ville-ès-Cerfs, en Plélan,
fut pourvu le 8 janvier 1711 et résigna en faveur du suivant), Mathurin-Etienne
Georges (fut pourvu le 13 juillet 1721 ; décédé en septembre 1728), Guillaume
Régnault (fut pourvu le 23 mars 1729), Charles-Antoine Massé (résigna eu
faveur du suivant), Pierre Le Ray (fut pourvu le 17 septembre 1735 ; décédé
le 7 avril 1737), Julien Daniel (fut pourvu en 1737 ; décédé en 1750), Joseph
Chollet (fut pourvu le 4 octobre 1750 ; décédé en 1775), Raoul Bellamy (pourvu
le 2 novembre 1775, gouverna jusqu'à la Révolution), Guillaume Moison
(1803-1829), Yves Tupin (1829-1871), Amand Tupin (1871-1872), Emmanuel Tupin (à
partir de 1872), ....
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PATRIMOINE de MAXENT
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l'église
Saint-Maxent (1893-1896-1962), oeuvre de l'architecte Arthur Regnault. L'église
paroissiale primitive de Maxent est l'ancienne église conventuelle bâtie
en 866 par le roi Salomon. Ce prince la dédia tout d'abord au Sauveur, en
souvenir de l'abbaye de Redon («Monasterium non ignobile, in honore
Sancti Salvatoris construere jussimus » - Cartulaire de l'abbaye de
Redon, 190) | |
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la chapelle Saint-Pierre ou Prizac (XVII-XIX-XXème siècle), située à Périsac. Cette chapelle est mentionnée dès 1620 et restaurée aux XIXème et XXème siècles. La chapelle, qui était frairienne, avait été fondée de messes par deux prêtres, Jean Baudaire et Jean Lefeuvre. La fondation de ce dernier était datée du 25 juin 1620. On y disait jadis la messe tous les vendredis, mais vers la fin du XIXème siècle la fondation ne consiste plus qu'en vingt-six messes par an. Cette chapelle, restaurée à la fin du XIXème siècle, est alors desservie le dimanche, tous les quinze jours (Pouillé de Rennes) ; | |
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la
chapelle Sainte-Madeleine (Magdeleine) du Bois-Davy, route de Saint-Thurial.
La très ancienne chapelle de Sainte-Magdeleine du Bois-Davy, en Maxent,
nous semble bien avoir pour origine une léproserie fondée par les moines
de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon dans la paroisse de leur important
prieuré de Maxent. En 1622, D. Porcher mentionne en cette chapelle «
une image de sainte Marie-Magdeleine en pierre de Taillebourg artistement et
anciennement taillée ». En 1673 il se tenait autour de cette
chapelle une assemblée considérable le jour Sainte-Magdeleine, et en 1678
Bertrand Gouret, prêtre, était chapelain du lieu. Peu de temps après, en
1689, fut fondé l'ermitage du Bois-Davy. Mais ce qui prouve bien en faveur
d'une ancienne maladrerie en ce lieu, c'est qu'au XVIIIème siècle une
partie des biens du Bois-Davy fut unie à l'Hôtel-Dieu de Rennes (Pouillé
de Rennes) |
Nota : Au commencement du XVIIème siècle, le recteur Pierre Porcher confia cette chapelle à son ancien élève Noël Georges, qui en desservit les messes ; de plus, le même recteur lui afféagea tout un quartier de landes voisines que dom Georges appela Attendant-Mieux, et dans lequel il se construisit une maisonnette couverte de genêts. Quelques années plus tard, Noël Georges ayant quitté cette solitude, la chaumière du Bois-Davy fut cédée à un gentilhomme, Antoine de Cacheleu, dit dans le monde sieur de Thoras, qui y établit un ermitage où il se retira et donna asile à deux ou trois autres ermite qui se servirent comme Noël Georges de la chapelle de Sainte-Magdeleine (Ropartz, Etudes sur quelques ouvrages rares, etc.). En 1689, Jan Davy, sieur de Servigné, y fit une fondation de messes et y resta lui-même pour mener la vie érémitique. Le dernier ermite, appelé simplement frère Joseph, décéda en 1735. L'ermitage demeura alors abandonné, et la chapelle n'était plus desservie lorsqu'en 1742 le général de la paroisse de Maxent afféagea 30 journaux de terre pour fonder une messe en cette chapelle tous les dimanches et fêtes. En 1745, Joseph Bouëtard, prêtre, fut pourvu de ce bénéfice et prit possession de la maison, des jardins, prairies, clos de la Chapelle, etc., en Maxent, et de la prairie du Gué-deBaud, près Rennes, « le tout dépendant de l'ermitage du Bois-Davy ». Les successeurs de ce chapelain furent Julien Doublet, diacre, pourvu en 1747 ; — Joachim Bébin, assassiné, ainsi que sa servante, en 1782, par une bande de malfaiteurs ; — François Hirel, nommé en 1782, dernier titulaire, qui déclara jouir en 1790 d'une maison, de deux jardins et de quatre pièces de terre au Bois-Davy (ancien fonds de l'ermitage - à noter que la prairie du Gué-de-Baud avait été cédée à l'Hôtel-Dieu de Rennes), et de 30 journaux de terre, dont 9 en labour, ainsi que d'un petit pré ; il devait dire la messe tous les dimanches et fêtes pour la commodité des paroissiens, tous les jeudis et aux fêtes de la mi-août et du 8 septembre (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29)(abbé Guillotin de Corson).
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l'ancienne
chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides, située au village de Besnard. Elle a été fondée en 1618 et était frairienne.
En effet, en 1618, Pierre Porcher, prieur de Maxent, né au village de
Besnard, bâtit près de la maison paternelle une chapelle que Mgr Le
Gouverneur vint bénir lui-même et qu'il dédia à la Sainte Vierge. Une
pierre gravée au-dessus de la porte contient cette inscription : Chapelle
de Toutes-Aides, à l'honneur de Dieu et de la Vierge mère Nostre Dame de
Toutes-Aides, bastie ici et dotée, l'an 1618, par Messire Pierre Porcher,
prieur de Maxent, natif de ce village, pour le bien public et la commodité
de ses voisins. La dot était considérable : une maison neuve et toute
une ferme de terres labourables. Pierre Porcher donna le tout à l'Eglise
par acte notarié le 13 mai 1620, et cet acte de fondation fut imprimé par
ses soins en 1622 à Rennes, in-8° de 76 pages, sous ce titre : La
fondation de la chapellenie de Toutes-Aides, en la paroisse de Maxent près
Besnard, diocèse de Saint-Malo (M. Ropartz, Etudes sur quelques
ouvrages bretons, 73, 74). Dom Porcher se retirait souvent à Besnard, et
c'est là qu'à partir de 1624 on le voit le plus fréquemment bénir les
mariages de ses paroissiens. Plus tard, Claude Gentil (1698), Jean Glay,
Guillaume Guimont (1724), Jean Bréjère et Jean Bouëtel (1773)
desservirent cette chapelle, vendue nationalement en 1792 et tombant à la
fin du XIXème siècle en ruines (Pouillé de Rennes) | |
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l'ancienne chapelle de la Malois, située route de Loutehel. Elle était frairienne et dépendait jusqu'en 1830 de la commune de Plélan ; | |
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la croix (XVIème siècle), située route de Plélan ; | |
le château des Hayes (XIXème siècle), édifié à l'emplacement du manoir des Hayes. L'ancien manoir des Hayes (XVème siècle), était situé route de Loutehel. Le château actuel du XIXème siècle était la propriété de la famille de Poulpiquet du Halgouët ; | |
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la fontaine Saint-Maxent (XIXème siècle) ; | |
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le moulin à eau de Maxent et le moulin à vent de Maxent (droits de fief appartenant au Prieur de Maxent) ; |
A signaler aussi :
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l'ancien
prieuré Saint-Sauveur de Maxent, aujourd'hui disparu, et jadis membre de
l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. « D'argent à un calice de gueules
accompagné de quatre croix tréflées de même, deux en chef et deux en
pointe » (Armorial général ms. de 1697). Le Cartulaire de Redon
renferme un si grand nombre de chartes concernant Maxent, qu'il nous est
impossible d'en donner ici non-seulement la teneur, mais même la
nomenclature. Voici seulement les conclusions que nous retirons, en résumé,
de l'étude attentive de ces nombreux documents : Vers l'an 863, les
Normands ayant envahi le pays de Redon et menaçant de renverser le monastère
que saint Convoyon venait d'y fonder, Salomon, roi de Bretagne, offrit un
asile dans la paroisse de Plélan au saint abbé et à ses religieux. Il
leur donna d'abord la terre de Schriou, en Plélan, et les logea dans son
propre palais ; mais ensuite il se décida à leur construire un monastère
plus approprié à leurs besoins que n'était sa demeure royale, et il
éleva ce couvent à Schriou même [« Dedit (Salomon) Schriou in
Plebclann, ubi nunc locum Sancti Salvatoris et monachorum Rotonensium. »
(Cartulaire de l'abbaye de Redon, 60, 63.) — « Quod est in plebe Lan,
ubi ego (Salomon) autem meam aulam habui. » — « Non solum
supradictam aulam eis (monachis) tradidimus, sed etiam in eodem loco
monasterium non ignobile, ex nostro publico, in honore Sancti Salvatoris, ad
refugium supradictis monachis construere jussimus. » (Cartulaire de
l'abbaye de Redon, 189, 190)]. Le nouveau monastère prit naturellement le
nom de Saint-Sauveur de Plélan, puisque le fondateur l'avait construit en
l'honneur du Sauveur du monde, « in honore Sancti Salvatoris ». Ce
nom rappelait d'ailleurs aux moines de Redon leur abbaye de Saint-Sauveur
qu'ils avaient dû quitter. On l'appela aussi parfois du nom du fondateur,
le monastère de Salomon, d'après le désir même de ce prince (« Monasterium
Salomonis vocare volumus » - Cartulaire de l'abbaye de Redon, 190) | |
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le presbytère (XV-XVIème siècle), ancien logis prioral, situé près de l'église et restauré au XVIIème siècle. On y voit une porte en arc brisé : une pierre porte la date de 1599 avec le nom du prieur Porcher ; | |
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à côté du prieuré se trouvait un auditoire. Le prieuré avait un droit de haute justice, de cep et de collier ; | |
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l'ancien manoir de la Rivière, situé route de Baulon. Propriété des seigneurs de la Rivière (en 1427 et en 1445), puis de la famille Cadier seigneurs du Mené (avant 1500) et des familles Martin et Salmon (vers 1500) ; | |
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l'ancien manoir de la Chevrolleray ou Chevolleraye. Il possédait jadis une chapelle privée (interdite dès 1727) et avait un droit de haute justice. Propriété, au XVIIIème siècle, des seigneurs du Breil-Houssoux ; | |
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l'ancien manoir du Prélouais, Préloué ou Préroué, situé route de Loutehel. Propriété de la famille Bleséon ou Blésin en 1427, puis de la famille Guillaume en 1445 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MAXENT
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Maxent :
| Jehan DE LA CROIX (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; |
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