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MAURON

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La commune de Mauron (bzh.gif (80 octets) Maoron) est chef lieu de canton. Mauron dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MAURON 

Mauron a tout l'aspect d'un toponyme roman (Mauronio) et paraît dérivé de Maurus.

Mauron englobait autrefois les territoires de Saint-Brieuc-de-Mauron et Saint-Léry. Mauron a, semble-t-il, été fondé par une compagnie maure de Jules César. A noter que de nombreux Maures sont encore signalés dans la région en 732.

Mauron est cité en 1152 par Raoul de Montfort. En 1214, les seigneurs du Plessis accompagnés d'habitants de Mauron, prêtent assistance à Philippe-Auguste. Le château de Mauron, aujourd'hui disparu, est le théâtre de nombreuses luttes lors des guerres de succession. C'était en 1352, l'année qui suivit celle du combat des Trente, et pendant la captivité de Charles-de-Blois. Le château de Mauron, qu'on se disputa si vaillamment au XIVème siècle, existait encore au XVIIIème siècle.

Il y a lieu de mentionner que la 14 août 1352, six cents Franco-Bretons (soutenant le roi de France Jean, protecteur de Charles-de-Blois), sous la conduite du maréchal d'Offemont s'opposent à la troupe anglo-bretonne (soutenant le parti de Montfort) commandée par Gaultier de Genteley (ou Venteley ou Benteley), secondé par Tanguy du Chastel, Garnier de Cadoudal et Yves de Trésiguidy. L'endroit où se livra la bataille de Mauron semble être près du village du Bois-de-la-Roche. Le parti du roi qui perdit la bataille le 14 août 1352, laissa sur le terrain du combat, plusieurs cadavres dont celui du maréchal d'Offemont, du comte de la Marche, des seigneurs de Bricquebec, de Beauvais, d'Alain VII (11ème vicomte de Rohan), de Tinténiac et un nombre considérable de chevaliers (près de 140). 

Mauron dépendait autrefois de l'abbaye de Paimpont, du diocèse de Saint-Malo, et du doyenné de Lanouée.

Note 1 : De l'ancien diocèse de Saint-Malo, et du doyenné de Beignon, le territoire de Mauron est limité au nord par Illifaut, à l'ouest par Saint-Brieuc-de-Mauron et Guilliers, au sud par Néant, à l'est par Paimpont, Concoret, Saint-Léry et Gaël. Sa superficie est de 6685 hectares, dont la moitié est cultivée, et l'autre se partage entre landes, prairies, bois.... Elle est arrosée par l'Yvel et le Doift, qui se réunissent pour se jeter dans l'étang du Duc. En 1891, sa population est de 4481 habitants. Le bourg, assez considérable, est à 21 kilomètres de Ploërmel, et à 70 de Vannes. Les Celtes ont occupé ce territoire, comme l'atteste un dolmen ruiné, nommé les Pierres-Gouffier, et situé près de la Saudraie. Les Romains sont venus ensuite, et dans un jardin du bourg on a trouvé des briques nombreuses et une pièce de monnaie en argent. Mauron est mentionné en 1152 par Raoul de Montfort, lorsqu'il confirme plusieurs donations faites dans cette paroisse en faveur de l'abbaye de Saint-Jacques de Montfort. L'abbaye de Paimpont eut aussi des droits considérables à Mauron, comme on le verra plus loin. Le château de Mauron était occupé en 1352 par Benteley et un corps anglo-breton ; le maréchal d'Offemont, à la tête d'une petite armée franco-bretonne, résolut de s'emparer de cette place. Benteley secondé par Tanguy du Châtel, Garnier de Cadoudal et Yves de Trésiguidy, marcha résolument à la rencontre de l'ennemi, et remporta une victoire complète (14 août). Là périrent treize seigneurs de marque, et notamment le maréchal d'Offemont, le comte de la Marche, le vicomte de Rohan, 140 chevaliers, parmi lesquels Jean de Tinteniac, l'un des héros de Mi-voie, et un grand nombre de gens de pied. Le château de Mauron n'était pas au bourg, mais au Pont de Brambilly, d'après une pièce des archives du Boyer. Aussi d'Argentré dit-il que la bataille de Mauron eut lieu près du chastel de Brébilly ou Bresvily. Ce château a été démoli depuis et si complètement qu'on en chercherait vainement aujourd'hui les ruines. En tête du registre des baptêmes et mariages de Mauron pour 1591, on lit : « Papier du baptistère de Mauron faict après la passe du prince de Dombes, des Anglois et Lansquenetz de sa compaingnye, qui passèrent le dymanche, 8e jour de septembre 1591, pillèrent et vollèrent tout ce que trouvèrent de biens en la dite église, et emportèrent le précédant livre baptistère, qui est cause que avons encommencé le présent ».

Note 2 : La baronnie de Mauron avait une haute justice, et pour l'exercer il y avait un sénéchal, un procureur fiscal, et d'autres officiers, comme partout ailleurs. La baronnie de Gaël avait aussi un siège de juridiction à Mauron. L'abbé de Paimpont en avait également un pour ses sujets. Sa juridiction s'étendait en Mauron, Gaël, Concoret et Néant. Il avait une justice patibulaire à deux poteaux près du bourg, avec cep et collier au bourg ; il avait droit de tenir une foire à la fête des saints Simon et Jude, droit d'étalonnage et mesure, etc. Au point de vue religieux, la paroisse de Mauron dépendait de l'abbé de Paimpont, qui en percevait les dîmes à la 12ème gerbe, et qui en présentait le vicaire perpétuel ou recteur. Celui-ci était donc portionnaire, et en 1730, son revenu net n'était que de 557 livres (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de MAURON

l'église paroissiale (1525, XVIIIème et XIXème siècles). De l'ancien édifice ne subsistent que la nef centrale et le porche méridional. La tour-porche date de 1713. L'église est agrandie et restaurée au XIXème siècle (en 1866-1867). Le portail sud, sculpté de feuilles de chou et de rois de la Bible, date de 1525 et la sacristie date de 1790. Les sculptures du XV-XVIème siècle que l'on peut voir sur la porte, représentent en plusieurs panneaux la Création de la Femme, la Tentation d'Eve, le Meurtre d'Abel, l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des bergers et d'autres scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Sur l'autel, on peut voir un tableau de Maria Goretti, jeune sainte en chrétienté. Dans la sacristie, se trouve une peinture représentant le "Christ en croix", oeuvre de Claude Mouraud (peintre de Rennes) et qui date de 1682 (don de Maurice de Bréhan et Louise de Quélen, son épouse). L'église abrite des statues du saint Sauveur, de la Vierge et de saint Jean Baptiste. A signaler aussi, que deux tableaux, datés du XVIIIème siècle et qui proviennent de la chapelle de La Touche-Régaut, sont conservés dans le presbytère ;

Nota : L'église paroissiale, dédiée à saint Pierre et à saint Paul, avait la forme d'une croix latine, et appartenait à diverses époques. Elle mesurait environ 36 mètres de longueur. Le choeur était à cinq pans, et ses fenêtres ogivales à meneaux flamboyants présentaient des vitraux, où l'on distinguait la scène de la Pentecôte, le crucifiement de saint Pierre, etc.... Les transepts étaient datés de 1521. L'église a été refaite en 1866 et 1867, par les soins du curé M. Flohy, et possède deux bas-côtés. La tour, carrée et massive, est sans intérêt. Les murs de l'ancien choeur ont été exhaussés. Le vitrail du crucifiement de saint Pierre est à la chapelle de l'Action de Grâce. — L'aménagement de l'église a été complètement refait en 1893. — Autel très remarquable en marbre, boiseries du choeur, chaire sculptée. — La description en a été donnée dans deux numéros de la Semaine religieuse d'octobre 1893. Au côté sud de la nef, dans le porche, on a eu soin de conserver les vantaux sculptés, du XVIème siècle, représentant, en plusieurs panneaux, la Création de la femme, la Tentation du démon, l'Expulsion d'Adam et d'Eve, le Meurtre d'Abel, l'Annonciation, la Naissance du Sauveur, l'Adoration des bergers, le Martyre de saint Pierre, etc.... A la sacristie se trouve un tableau du Crucifiement, peint en 1682 par Mouraud, et donné par Maurile de Bréhant et Louise de Quelen, sa femme, comme le prouvent leurs écussons en alliance : " De gueules au léopard d'argent ; Burelé d'argent et de gueules ". Les chapelles publiques de la paroisse sont : — 1° Saint-Utel ou Saint-Tutel (Saint-Judicaël ou Saint-Austole ?) ; — 2° Sainte-Susanne, au Coudray ; — 3° Sainte-Anne, à Beuve. Il y avait en outre des chapelles domestiques au château de Mauron, au Bois-Jagu, au Boyer, au Désert, au Ferron, à Quihiac, à La Haye, au Haut Quilhèdre et à la Ville-Davy. En fait de chapellenies, on trouve : — Celle dite du Prieuré ; — Celle du Plessis, fondée par les seigneurs de ce nom ; — Celle des Lauriers, ainsi appelée du lieu de sa dotation ; Et plusieurs autres, dont les biens furent vendus avec ceux de la fabrique. Mauron était de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune et même en chef-lieu de canton du district de Ploërmel et entra ainsi dans le nouveau département du Morbihan. Sa circonscription cantonale comprit Brignac, Saint-Brieuc et Saint-Léry. En 1791, son recteur M. Le Moine, imité par ses deux vicaires, refusa le serment, et un intrus tenta vainement de s'emparer du troupeau. En 1801, Mauron passa régulièrement dans le nouveau diocèse de Vannes, et vit augmenter son canton des communes de Concoret, Néant et Tréhorenteuc. Il a cédé quelques villages, en 1846, à la paroisse du Bois-de-la-Roche. Depuis cette époque, Mlle Danion a fondé à Mauron une chapelle, en 1859 (ou 1869 ?), pour rendre à Jésus-Christ des Actions de grâces pour l'institution de l'Eucharistie ; et afin de perpétuer son oeuvre, elle a établi une congrégation religieuse, dont elle a pris elle-même l'habit. En 1891, les Frères de Ploërmel et les Soeurs de Saint-Gildas-des-Bois ont à Mauron deux établissements prospères, et une chapelle est annexée à la maison des Soeurs (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle de l'Action de Grâces (1870), édifiée à l'emplacement d'un ancien sanctuaire dédié à Saint-Michel. Sa construction est l'oeuvre de Sigismond Ropartz. La chapelle abrite un vitrail représentant "la Crucifixion de saint Pierre". On peut voir dans l'abside une peinture d'Alphonse Le Hénaff. A signaler que le monastère de l'Action-de-Grâces est fondé en 1859 (ou 1869 ?) par Virginie Danion de Mauron, belle-soeur de Sigismond Ropartz ;

la chapelle Sainte-Anne ou de Beuve (XVIIème siècle), située au village de Beuve, non loin d'un ancien château détruit en 1676 ;

la chapelle du Pont-Ruelland (1912). Cette chapelle remplace celle de Saint-Utel et abrite une statue de Notre-Dame de toute Aide, datée du XVIIème siècle ;

l'ancienne chapelle Sainte-Suzanne. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire du XVIIème siècle situé au village du Coudray ;

l'ancienne chapelle Saint-Utel, située dans un lieu isolé. Elle est mentionnée dès la fin du XVIème siècle ;

la croix de Fumard (XVIème siècle), située à l'emplacement d'une ancienne voie romaine ;

la croix Saint-Michel (IVème siècle), située dans le jardin du monastère de l'Action-de-Grâce ;

l'ancien château de Beuve, détruit en 1676 ;

le château du Plessis (XIIème siècle), propriété de la famille Du Plessis. En 1190, la seigneurie du Plessis est la propriété de Guillaume Ier, sire du Plessis. Propriété de Jehan du Plessix en 1480. Cette seigneurie passe dans la famille de Bréhant en 1592, suite au mariage de Jeanne du Plessis-Mauron. La seigneurie du Plessis est érigée en baronnie par Louis XIV en 1655 sous le nom de Mauron. Le château primitif fait place à plusieurs édifices : celui construit au XVIIIème siècle, est rasé au XXème siècle. On y trouve une chapelle privative qui date du XVIIème siècle ; 

le château du Boyer (XIV-XV-XVI-XVIIème siècle), édifié par la famille Loret. Propriété successive des familles Loret (jusqu'en 1636, Jehan Loret en 1480), Huchet, Haouissée de La Villéan et Monneraye. La tour et la partie centrale datent du XVIème siècle. La chapelle privative, restaurée en 1850 et dédiée à saint Uniac, date du XVIIème siècle. La tour date du XIXème siècle ;

le château de La Ville-Davy (XVIIIème siècle), propriété successive des familles Loret, La Jouyère, La Haye et Du Noday (à partir du XVIIIème siècle). On y trouve une chapelle privative ; 

l'ancien château de Cleio-Blanchard, aujourd'hui disparu et propriété successive des familles La Chapelle en 1441, Blanchard, Doguet et Lanvaux (en 1513) ; 

l'ancien château de Brambilly, aujourd'hui disparu. Les seigneurs du lieu possédaient jadis un droit de haute et moyenne justice. On y trouvait aussi une chapelle privée. La seigneurie de Mauron est érigée en vicomté en 1658 en faveur de Maurille de Bréhan, conseiller au Parlement de Bretagne. Le château appartient en 1779 à la famille Andigné de La Chasse ;

l'ancien château du Ferron (1747), édifié par Rolland du Noday, et rasé par la famille Martin en 1937. Il possédait jadis une chapelle privée, encore visible de nos jours ;

le manoir du Haut-Quilhèdre. Siège d'une ancienne seigneurie. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir de Quihiac. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Brémeux (en 1641), La Frétaye (en 1513) et Duchesne (en 1690). Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir de la Haye. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Levêque (en 1426) et Guihart (en 1576). Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir du Bois-Jagu. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement à Jean du Bois-Jagu (en 1400), Robert du Boesjagu en 1480, puis aux familles Maigné, Gascher du Rouvre et Bréhant. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; 

le manoir du Désert. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu en 1426 à la famille Le Roux. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ;

la maison Nevot (XVème siècle), située place de l'Eglise. Elle présente sur sa façade quatre petites sculptures ;

le pavillon Apert (XVème siècle), situé place de l'Eglise. Il est doté d'une porte à arc surbaissé et de deux colonnes à chapiteau ;

la maison du Sénéchal (XVIIIème siècle), située au Bois-de-la-Roche. Elle est habitée avant la Révolution, par un haut fonctionnaire du comté du Bois-de-la-Roche, puis, au XIXème siècle, par Ange César Orieul, qui en fait, en 1812, une étude notariale ;

la mairie (XIXème siècle). L'ancienne mairie était située à l'emplacement actuel de la poste. Elle est achetée en 1856 pour y installer la justice de paix et une école. Le 20 mars 1932, on procède à l'achat de la maison Pinsard, l'actuelle mairie ; 

les moulins à vent de la Chapelle, De la Nation, de Penfant, de Grelos, du Plessis, du Bouvier, de Boyer, Servand, du Cardinal, et les moulins à eau de Launay, du Ros, du Cellier, Carhaillon, Plégué, des Vaux, des Nouettes, de la Chapelle ;

A signaler aussi :

les pierres des Champs-Morgan. Il s'agit d'un ancien monument mégalithique utilisé pour l'érection d'un monument commémorant la bataille de Mauron du 14 août 1352 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MAURON

Outre la seigneurie de Mauron, dont une famille avait jadis porté le nom, les seigneuries de la paroisse de Mauron étaient :

1° L'Abbaye-Baillet, aux La Jouyère, en 1676.

2° L'abbaye-Penguily, aux Penguily, aux La Haye...

3° Le Bois-Jagu, château-fort, à la famille de ce nom, puis aux Maigné, Gascher du Rouvre et Bréhant.

4° Bourien, aux Bréhant en 1676.

5° Le Boyer, aux Loret en 1636, aux de la Villeaucomte.

6° Le Broussay, aux Salmon en 1146.

7° Le Clio, aux de la Chapelle en 1441 et 1513. Un second Clio, aux Blanchart, Doguet et Lanvaux.

8° La Concise, aux Trécesson, La Bouyère et Bréhant.

9° Le Coudray, en 1426 à Jean Blanchard, puis Guéhenneuc de la Rivière.

10° Le Désert, en 1426 à P. Le Roux.

11° Le Ferron, château construit en 1747 par C. Rolland du Noday.

12° La Folie, aux Beylène, Trécesson, La Haye.

13° La Haye, en 1426 à G. Lévêque, en 1576 à N. Guihart.

14° Launay, en 1426 aux Boyer, en 1676 aux Plessis de Grenédan.

15° Le Lépont.

16° Le Plessis, à la famille de ce nom, puis aux Bréhant qui le firent ériger en baronnie en 1655 sous le nom de Mauron.

17° Lourme, aux Jocet en 1441, aux Bréhant en 1676.

18° Quihiac, aux Brémeuc en 1641, aux La Frétaye en 1513, et aux Duchesne en 1690.

19° Quilhèdre, divisé en haut et bas Quilhèdre.

20° Le Rox, aux Rox, Loret, Montauban et Volvire.

21° Saint-Guinel, aux Volvire en 1653.

22° La Vigne, aux Guihart en 1676.

23° La Ville-Davy, aux Loret, La Jouyère, La Haye, du Noday.

24° La Ville-ès-Thèses.

25° La Ville-Février, à la Frétaye en 1635, aux de Ferron.

(de Joseph-Marie Le Mené).

Bois (du), ramage de Bois-Jagu [Note : La châtellenie de Boisjagu, terre signalée et de grande antiquité (aveu de 1676), fut portée par mariage, au XVIIème siècle, dans la maison de Maigné, d'où elle passa peu après aux Gascher du Rouvre, qui la vendirent à Jean de Bréhant, baron de Mauron, en 1655], suivant arrêt de l'Intendance de Bretagne du 16 décembre 1784, sr. dudit lieu, en Mauron, — du Bois-Denetz, en La Chapelle, — du Bois-Hellio, en Ploërmel, — de la Villerabel et de Bensuée, en Iffignac, — du Bois-Jouan, en Saint-Carreuc, — de Saint-Renan, en Moncontour, — de Penroz, en Corlay, — de Toulbrunoët, en Merléac, — de la Morandais et du Haut-Champ, en Ploufragan. Ancienne extraction chevaleresque. — Réformes et montres de 1426 à 1535, évêchés de Saint-Malo, Dol, Saint-Brieuc et Cornouailles. Arrêts du Conseil en 1696 et de l'Intendance en 1784. Blason : D'argent, à 3 (aliàs cinq) pins de sinople. Devise : Toujours vert, Bois-Jagu. Cette maison a produit : Payen, Pierre ou Perrin, croisé en 1248. (Charte de Nymoc, collection Courtois). — Olivier comparaît à trois montres d'Olivier de Clisson, en 1379, et ratifie le traité de Guérande, en 1381. — Jehan, René et Olivier prêtent serment de fidélité au duc, en 1437, parmi les nobles de l'évêché de Saint-Malo. — Guillaume, l'une des 50 lances de la garde ducale en 1466, compris dans le béguin de la comtesse d'Etampes, mère du duc Richard, archer dans une montre de 1469. — Jean épouse, en 1550, Marguerite Budes, dame de Hirel, qui reçoit robes acoutumées et joyaux comme fille noble et de bonne maison, mariée en bonne et ancienne maison. — François, marié, vers 1590, à Jeanne de Bréhand, et avec leurs enfants s'éteint la branche aînée de Bois-Jagu, au XVIème siècle. — Pierre épouse, en 1688, Marguerite Le Pappe, dame de la Villerabel. — Florent, l'un des défenseurs de Lorient, en 1746. — Un capitaine garde-côtes, blessé à Saint-Cast, en 1758. — Un chevalier de l'ordre du Roi, en 1785 [Note : Le défenseur de Lorient, le blessé de Saint-Cast et le chevalier de Saint-Michel n'étaient autres que le même personnage, Florent de la Villerabel, qui, aux gloires militaires, ne dédaignait pas d'ajouter les palmes de la science, car il est auteur de curieuses recherches sur les antiquités du comté de Goello. Mis à l'ordre du jour parmi les volontaires bretons qui se signalèrent à Lawfeldt, à la prise de Berg-op-Zoom, sous les ordres du maréchal de Saxe et du comte de Lowendalh, en 1747, il reçut à la fin de sa vaillante carrière le collier de Saint-Michel des mains de Louis XVI, en 1785. Deux actes, signés de l'infortuné monarque, en 1789, précieusement conservés dans les archives de la Villerabel, donnent le titre de comte au chef de cette famille]. « Ce dont l'aveu ne parle pas, écrit le savant et regretté M. Ropartz, dans une étude sur le Bois-Jagu et les fiefs de la baronnie de Mauron, et qui paraît encore plus curieux aux archéologues que les restes à moitié ruinés d'une maison forte du XVIème siècle, c'est cette motte féodale, des mieux conservées, située au milieu du taillis de Bois-Jagu. — L'aveu avait bien raison de dire qu'il s'agissait ici d'une seigneurie de grande antiquité, car ces mottes féodales sont, on le sait, antérieures au XIème siècle ; elles servaient de base à des tours en bois, où s'abritaient le seigneur et ses vassaux en cas d'alerte » (Bretagne et Vendée, année 1861, p. 603).

Note : Adèle-Marie-Victorine de Kersauson, née à Brest le 10 juin 1841, s'est mariée, le 11 avril 1871, à Arthur du Bois de la Villerabel. Adèle de Kersauson, dame de la Villerabel, est morte le 30 novembre 1878, laissant de son mariage trois enfants : Arthur, Adèle et Florent de la Villerabel. Les du Bois de la Villerabel sont encore représentés par les enfants de Henri et de Sophie de Pichon-Parampuyre-Longueville : Roger (mort à 20 ans, en février 1884), André, Raoul et Marie du Bois de la Villerabel (J. de Kersauson).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Mauron.

Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 24 nobles de Mauron :

Jehan BLANCHART (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume BONDART (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan BOYLEVE (80 livres de revenu) ;

Jamet COULDREU (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Noël COULDREY (3 livres de revenu) : défaillant ;

Geoffroy  DE BEMEUC (50 livres de revenu) : défaillant ;

André DE LA FRETAYE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Olivier DE LA FRETAYE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DENEZ (40 livres de revenu) ;

Jehan DOGUET (80 Livres de revenu) : excusé, domestique du comte de Laval  ;

Rolland DOGUET (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Robert DU BOESJAGU de Boesjagu (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan DU PLESSEIX du Plessis (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre GERUEIX (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jacques GUILLART (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Eonnet JOCET (2 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume JOSSET (15 livres de revenu) : défaillant ;

Alain LE VOYER (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LORET (800 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Pierre MOAYSAN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pléso ROHAN (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une jusarme ;

Eustache SERVOT (40 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers Richard THEBAUD (5 livres de revenu) : défaillant ;

Robert DE TRECESSON (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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