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MALVILLE

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La commune de Malville (bzh.gif (80 octets) Kerwall) fait partie du canton de Savenay. Malville dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MALVILLE

Malville vient du latin "mala" (mauvais) et "villa" (domaine, village).

L'histoire de la seigneurie de Malville et de celle du Goust, élevée en baronnie, plus tard, sont liées l'une à l'autre. La primitive église se trouvait à Saint-Pierre-du-Goust, sur le passage de la voie romaine (près de Canais ont été trouvés des restes d'une voie romaine). Le bourg actuel de Malville est contemporain des Templiers. En effet, l'église de Malville aurait été fondée au XIIème siècle par les Templiers. Le territoire de Malville est dénommé Mâla-Villâ au Moyen Age.

Bourg de Malville (Loire-Atlantique).

En 1370, Jeanne d'Ussé hérite de la seigneurie du Goust. La seigneurie de Malville, ou du fief-l'Evêque, qui jusqu'alors dépendait de l'évêque de Nantes, revient, en 1412, au vicomte Miles de Thouars. Au XVIIème siècle, le prieuré du lieu dépend de l'abbaye de Dol.  

Avant la Révolution, la paroisse de Malville est divisée en trois fiefs : le fief au duc (qui dépend du domaine du Duc), le fief Roche (qui dépend de la vicomté de Donges) et enfin le fief de Lévêque (qui dépend de l'évêché de Nantes) (extrait des Annales de Loire Inférieure). On mentionne trois seigneuries : Le Goust, Le Plessis-Gaurais et Bellaly. La maison seigneuriale de Malville est le château du Goust, ancienne place forte, construite sur le passage d'une voie romaine : ce château, fortifié en 1589, est rendu célèbre par Jean de Montauban, de religion protestante, qui fait le siège du château de Blain pendant la Ligue (1576-1596). Il y a encore une garnison en 1601.

Place de l'Eglise de Malville (Loire-Atlantique).

Note 1 : les lieux habités de la commune de Malville sont : La Gandonnais, La Mersonnais, La Guérivais, Le Canais, La Cochinais, La Sansiais, Le Gérandais, La Quénaudais, Le Mont-Thieber, Le Cul du Chien, Le Piou et La Doussais. En 1789, le cahier de doléances est signé par Braud (recteur), Ollivier de La Béhinière, Pierre Lepelletier (avocat), Guillaume Haugmard, Guisnel, Chantreau, Lanrivain, Pageot, Viau, Lemesle et Thomas. En 1850, les principaux propriétaires sont les Halgouet (au Plessis), les Cossin de Gravellon (au Goust) et les Sallentin (au Piou).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Malville : Chrysostome Braud (curé constitutionnel jusqu'en 1843 et décédé en 1845), Yves Jarnoux (de Campbon), François Maussion (de Châteaubriant), Pierre Macé (de 1843 à 1867), Louis Tendron, Ernest Georget, Jean Moreau, Bonnin, Colin, Bourdeaut (de Jans), ...

Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Malville : Jean Bréard, Labarre (en 1815 mais remplacé car non royaliste), Bréard (sous Louis-Philippe), Fleury (sous l'Empire), Begnaud, Landais, Henri Chantreau, Paul Guibert, Jean Niel, Francis Thomas, François Landais, ...

Le haut du bourg de Malville (Loire-Atlantique).

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PATRIMOINE de MALVILLE

 

l'église Sainte-Catherine (1893), œuvre de l'architecte Mathurin Fraboulet. Cette église remplace un sanctuaire qui aurait été fondé par les Templiers. Le seigneur de la Haye avait jadis droit de lisière, banc, enfeu et armoiries. Les travaux de l'église actuelle qui débutent en 1888 s'achèvent en 1893. Le clocher date de 1903. Autrefois, le cimetière entourait l'église, mais en 1878, il a été transféré dans la pièce de La Close (terrain offert par Mme Nelly Linsens de l'Epinay) ;

  L'église de Malville (Loire-Atlantique).

l'ancienne chapelle du château, située jadis dans le village et aujourd'hui disparue ;  

la croix de Malte (Moyen Age), transférée dans le bourg vers 1960. Cette croix se trouvait jadis au carrefour de la Croix-Blanche ;  

les vestiges du château du Goust (XIII-XVIème siècle). D'après un acte de vente datant des années 1390, le premier propriétaire connu de la seigneurie du Goust est Jeanne d'Ussé, dame de Montjean. La seigneurie est vendue en 1390 par la dame de Thouars et du Goust, Jeanne d'Ussé épouse Brient de Montjean, à la veuve Brient de Montfort, Margot, épouse Commelan. Le château est propriété des Montfort jusqu'au XVème siècle et appartient à la famille de Montauban à partir de 1418. Guillaume Montauban en est propriétaire en 1443. Au XVIème siècle, une lutte sans merci oppose le chevalier du Goust au duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, ce dernier désirant affirmer sa position en Bretagne. Apprenant que Jean de Montauban fortifie son château, Mercoeur décide de l'attaquer. Il est devancé par Montauban qui s'empare du château de Blain. Jean de Montauban est alors fait capitaine et gouverneur de Blain. Alors que Jean de Montauban se bat à Blain, le château du Goust est pris en 1589 par les hommes de Mercoeur avec le concours des habitants de Cordemais et de Malville. En effet, le lendemain de la prise de Blain par Jean VI, c'est-à-dire le 25 mai 1589, le château du Goust défendu par quelques soldats et le seigneur Latimon, écuyer, capitule à la vue de deux canons envoyés par les ligueurs. Muni des pleins pouvoirs pour effectuer des levées d'impôts dans la région, Jean de Montauban outrepasse ses fonctions et dévaste le pays jusqu'aux portes de Nantes. Blain devient un repaire de brigands et l'entrepôt des pillages. Jean de Montauban et ses hommes de mains sont fait prisonniers après plusieurs jours de combat. Il ne sera libéré qu'en 1598 après avoir versé une rançon. En 1599, amnistié par Henri IV, Jean-de-Montauban revient au Goust pour le fortifier par de « profonds fossés et d'autres ouvrages ». En 1601, le château du Goust reçoit une garnison royale. C'est à cette époque-là que la seigneurie du Goust est érigée en baronnie. Jean VI de Montauban meurt vers 1606. C'est Jean de la Touche, curateur des enfants mineurs de Jean de Montauban, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur du Goust, qui, le 5 octobre 1623 loue pour cinq ans à Samuel Mideleton les terres et appartenances du Goust. Le 31 juillet 1626, une ordonnance royale ordonne le démantèlement des châteaux féodaux. Vers 1627-1628, on peut supposer que le château est démantelé comme le sont ceux du Comté nantais, sur l'ordre de Richelieu. C'est le début de sa ruine et les ruines sont abandonnées vers 1750. L'Etat s'en empare, à la révolution de 1789, en tant que bien d'émigrés. Les fortifications datent du XVIème siècle. Les héritiers des Montauban sont les familles de La Moussaye, puis Couëssin de Kerhaude. Ces derniers étaient encore propriétaires sous la Restauration et ils firent rénover la chapelle. En 1850, les propriétaires sont les membres de la famille Cossin de Maubreuil, parents des de Dion. La légende dit qu'il existait un souterrain qui reliait Le Goust à Blain en passant par Le Plessis-Gaurais ;  

Nota 1 : Jean de Montauban est né vers 1554 de François de Montauban et de Marguerite de Plouër. En 1567, son oncle, Olivier de Montauban, abbé de la Chaume, devient son tuteur. En 1582, on le retrouve sous le nom de LE GOUST. Il représente la noblesse aux Etats de Bretagne de 1582, 1585, 1587 et 1588. Ayant pris parti pour le futur Henri IV et opposé aux ambitions du duc de Mercoeur, Jean VI de Montauban s'empare le 27 mai 1589 du château de Blain avec l'aide de son frère Charles, sieur de Laugeardière. Pour le récompenser le prince de Dombes, lieutenant général du roi de Bretagne, le nomme capitaine et gouverneur de la place de Blain. En représailles de la prise de Blain, les Ligueurs nantais détruisent une grande partie le château du Goust. Le conseil de la ville de Nantes y met une garnison de douze hommes sous la direction du curé de Cordemais avec la permission de lever leur solde sur les paroisses de Malville et de Cordemais. Le 28 novembre 1591, le duc de Mercoeur s'empare du château de Blain. Jean de Montauban ainsi que son frère Charles y sont faits prisonniers. Jean de Montauban est incarcéré dès la fin de l'année 1591 au château à Nantes. Jean de Montauban sera incarcéré près de sept ans. Le 20 mars 1598, Henri IV signe le traité d'Angers et ce n'est qu'en septembre 1598 que Jean de Montauban retrouve la liberté. Dès sa libération fin 1598, Jean VI de Montauban revient dans son château. Son retour à Goust est suivi d'un second mariage vers 1600. De son premier mariage, il aura une fille (née en juin 1590) prénommée Marquise, et de son second mariage un fils ou deux autres enfants entre 1601 et 1603. On suppose que Jean VI meurt au mois d'avril 1606.

Nota 2 : De cet ancien château-fort il ne restait plus, à la fin du XVIIème siècle, qu'un village et une chapelle (Note : le titulaire de la chapellenie du Goust était, en 1789, l'abbé de Couëssin de Kerhaude). Après avoir appartenu aux Ussé, aux Montejean, aux Brochereul, le Goust passa par alliance, en 1448, dans la famille de Montauban, à laquelle appartenait ce terrible capitaine du Goust qui avec sept hommes s'empara si lestement de Blain, en 1588. Du Goust tenait le parti d'Henri IV contre la Ligue ; une fois maître d'une place de l'importance de Blain, il ne s'épargna pas, dit-on, les surprises et les friponneries. « Il se mit à picorer aux environs, raconte Crevain, faisant quelquefois des courses et ravages jusqu'aux portes de Nantes. Enfin il attira un siége ruineux pour lui et pour Blain, comme un fléau vengeur des blasphèmes et méchancetés de sa garnison et de l'arrogance tyrannique de leur capitaine » (Histoire ecclésiastique depuis la Réformation, pp. 279 et 308). Blain fut emporté d'assaut et l'on pense bien que, dans cette expédition, le château du Goust fut peu ménagé. En 1601, néanmoins, il avait encore garnison. Des Montauban il avait alors passé aux Bardoul (Eugène de la Gournerie).

 

le manoir de Bellaly (XVIII-XXème siècle), fondé par Daniel Denys Rat et Suzanne Claire Bedeau en 1774. Ce fut aussi la demeure de la famille Chevigné, puis des ancêtres du général Bedeau. La famille Rat-Bedeau était alliée aux d'Espinoze de Rostannerie, aux Rivière de Lartuzière et de Boishéros, aux Le Houx de La Bernardière. Certaines pièces de terre portent le nom de Raterie en souvenir de Daniel Rat. Bellaly passe des Fleury (de La Chapelle-sur-Erdre), aux Garreau, puis aux Linsens de L'Epinay et Lequen d'Entremeuse. L'édifice est incendié dans la nuit du 3 au 4 octobre 1944 par les Allemands. Le logis actuel date du XXème siècle, mais garde ses ailes du XVII-XVIIIème siècle ;

 Château de Bellaly à Malville (Loire-Atlantique).

l'ancienne demeure du Plessis-Gaurais ou Plessis-Gérault, dont il ne subsiste que des ruines. Le Plessis-Gérault en Malville fut affranchi en 1487 en faveur de Pierre Géraud de la Chambre des comptes, seigneur de Clermont, fils de Guillaume Géraud receveur du comté nantais, et chargé de l'enquête et du rachat de la Baronnie de Rais en 1474. Son fils Guillaume Géraud, écuyer, seigneur de Malville et du Bois-Benoit en Saint-Léger les Vignes, en a par la suite hérité. C'était aussi la propriété des familles Chateaugiron et L'Escu de Runefaut. Les héritiers sont les Poulpiquet du Halgouet, toujours propriétaires en 1850 et résidant au château de Juzet en Guémené.  

la maison (XVIII-XIXème siècle) située au Goust ;  

la maison (XVIIIème siècle), située place de l'Eglise ;  

les anciens logis de La Croix Verte et du Doussais. Propriété jadis de la famille Haugmard ;  

l'ancien logis du Tertre. Propriété jadis de la famille Sotin de La Géraudière ;  

les anciens logis de La Coudre et de La Touche. Propriété jadis de la famille Thomas ;  

l'ancien logis de La Cornais. Propriété jadis de la famille Lanoë ;  

l'ancien logis de Jocherolle. Propriété jadis de la famille Martin ;    

la fontaine Sainte-Catherine, restaurée vers 1960. Cette fontaine est réputée pour guérir les maux des yeux ;    

les moulins de la Merlerie, du Plessix, de la Touche-Grolle ;

Elèves de Malville (Loire-Atlantique).

  

Elèves de Malville - Année scolaire 1951-1952 (Loire-Atlantique).

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ANCIENNE NOBLESSE de MALVILLE

(à compléter)

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