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MAISDON-SUR-SEVRE

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La commune de Maisdon-sur-Sèvre (bzh.gif (80 octets) Maezon ar Gwini) fait partie du canton d'Aigrefeuille-sur-Maine. Maisdon-sur-Sèvre dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MAISDON-SUR-SEVRE

Maisdon-sur-Sèvre vient du latin "donium" (hauteur).

Un prieuré est fondé sur le territoire de Maisdon-sur-Sèvre dès le XIème siècle. Tour à tour, à travers les âges, Maisdon-sur-Sèvre est rattaché à Clisson, à Vallet, puis à Aigrefeuille-sur-Maine. D'importantes châtellenies existent au Moyen Age à Maisdon-sur-Sèvre : la Bretesche, Chasseloire, La Cour, les Roussières, la Guérivière.

La constitution civile en 1790, puis la mort du roi et la levée en masse en 1793 déclenchent l'insurrection à Maison-sur-Sèvre.

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de Maisdon-sur-Sèvre : Charles Morand (en 1685), Eriaud (en 1713), Jules Belot (en 1762), Joseph Courtais (de 1784 à 1829), ...

Note 2 : liste non exhaustive des maires de Maisdon-su-Sèvre : André Peneau, Joseph Peneau (sous le Ier Empire), Nicolas Lejuste (sous la Restauration), Goguet de Boishéraud (en 1817), Pierre Dugast (sous Louis-Philippe), Petit des Rochettes, Gustave Lefeuvre (en 1879), Jean Marie Huet, Dugast, ...

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PATRIMOINE de MAISDON-SUR-SEVRE

l'église (XIV-XIXème siècle), restaurée plusieurs fois. Cette église est incendiée par les Bleus en 1793. Elle est restaurée et consacrée en 1780 par Mgr Fretat de Sarra, évêque de Nantes. Le chœur et les deux ailes sont reconstruits en 1843. Le clocher date de 1929. L'église conserve au bas de la nef, les parties du vieil édifice. La porte latérale, qui a une double archivolte et quatre colonnettes, date du XVème siècle. Une pierre de consécration à croix pattée à 8 branches est conservé à la cure et peut dater du VIème siècle. L'autel date de 1780 : il a été consacré par Mgr Fretat de Sarra et contient des reliques de saint Rogatien. On y trouve le tombeau du Général de Suzannet (XIXème siècle) : Pierre Jean Baptiste Constant, comte de Suzannet, né à la Chardière en 1772 est blessé mortellement le 20 juin 1815 au combat de Rocheservière. Au niveau du pavé de l'église, existait la pierre tombale d'un seigneur de La Guérivière avec ses armoiries ;

la croix de la Grenaudière (XVIII-XIXème siècle). La croix est édifiée sur l'initiative de Marinette Cormerais et bénie le 10 juin 1886 ;

la croix du Salut (1888), située aux Roussières et érigée par M. Bouanchaud, gendre de la famille Guichet, ancien propriétaire des Roussières. Ce calvaire remplace, semble-t-il, l'ancienne chapelle du Salut ;

le presbytère. On y voit un blason daté de 1690. Ce presbytère était occupé jadis par Joseph Courtais (1771-1829) qui y fonda un Grand et Petit Séminaire. Joseph Courtais devient vicaire général (en 1820) et chanoine (en 1827) ;

l'ancien château ou manoir de la Bretesche (XV-XVIème siècle). La terre est érigée en marquisat par Louis XIV en 1657 en faveur de Louis Jousseaume (époux d'une Le Botteuc de Coëtsal),. Le domaine comportait jadis une chapelle privée et un étang. Il ne reste aujourd'hui que le porche du logis (XV-XVIème siècle) ;

le manoir des Roussières (XVI-XVIIème siècle). La tour d'angle date du XVI-XVIIIème siècle. Propriété des seigneurs des Roussières, puis des familles de Luigné, de Bruc, Bouanchaud (en 1867). A noter que la seigneurie des Roussières aurait été reliée par un souterrain à celle de la Turmelière. On y voit un puits daté du XVIIIème siècle et des caves du XVII-XVIIIème siècle ;

le moulin du Gustais ou Gastais (XVIIème siècle) ;

le moulin à vent des Courauds (XVIII-XIXème siècle) ;

le moulin des Noues ou Noés (XVIII-XXème siècle), remanié au XXème siècle ;

deux anciens moulins aujourd'hui disparus : la Bidière, la Hallepierre ; 

A signaler aussi :

des vestiges de tumulus (situés près de métairie de La Bimboire), de voies romaines et de briques mérovingiennes ;

l'obélisque (1816), situé au presbytère et placé jadis près du tombeau du Général de Suzannet ;

l'ancien château de Grasmouton, aujourd'hui disparu. Il appartenait jadis à Athanase de Couëssin. Les ruines étaient encore visibles en 1840 ;

l'ancien château de Chasseloire, aujourd'hui disparu. Il possédait jadis une chapelle privée. Les ruines étaient encore visibles en 1840 ;

les anciennes maisons nobles citées en 1840 et 1857 : le Gué-Rivière (à la famille Goguet de Boishérault), la Bidière et sa chapelle privée (à la famille Brard), la Hautière (à Henri Lefeuvre), la Garnière et sa chapelle privée (à la famille Petit des Rochettes), l'Ebaupin (à la famille Colombel), la Févrie (à la famille Cathelineau, alliée aux Babin et Luneau), la Clavelière (à la famille Gullmann, puis à la famille Huet), la Bigotière (à la famille Bureau), Beau-Soleil (à la famille Cassard), la Bordelière (à la famille Pesneau). La Bidière passa des Sévigné aux Barrin, puis aux Leloup de Chasseloire, et enfin aux de Camiran ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MAISDON-SUR-SEVRE

Le marquisat de la Bretesche : Il est fait mention pour la première fois de la Bretesche en 1387 ; à cette époque le duc Jean IV donna cette terre seigneuriale située en Maisdon (Maisdon-sur-Sèvre) à Laurent Coupegorge son écuyer et huissier de chambre. Mais en 1401 et 1403, Brisegaut du Plessix de Saint-Dolay, allié aux Coupegorge, possédait la Bretesche dont il rendit alors aveu au duc. Il parait cependant que les Coupegorge conservèrent ou reprirent leurs droits sur la Bretesche, car en 1440, Jeanne Coupegorge épousant François de la Pouëze, lui apporta cette seigneurie que gardèrent leurs descendants (Dictionnaire des terres du comté nantais). Archer de la garde de Clisson, ce François de la Pouëze mourut le 5 avril 1481 et son fils Simon de la Pouëze, seigneur de la Bretesche, fournit au duc à cette occasion le minu de sa terre. Vinrent ensuite Guyon de la Pouëze en 1495 et René de la Pouëze en 1529, l'un après l'autre seigneurs de la Bretesche. Ce dernier était fils de Perrine Dudan et mari de Jeanne de la Touche qu'il laissa veuve en 1564. Leur fils Julien de la Pouëze en 1568, puis Pierre de la Pouëze en 1579, possédèrent ensuite la Bretesche. Celui-ci, époux de N... Mauclerc retira féodalement la seigneurie de la Cour de Maisdon en 1598 ; il habitait ordinairement sa terre de la Naulière en Aizenay et mourut avant 1609, car cette année-là le roi fit saisir la Bretesche, dont le rachat dû par suite du décès de ce seigneur n'avait pas été payé (Archives de Loire Inférieure, E 349). Parmenas de la Pouëze, seigneur de la Naulière et chevalier de l'Ordre du roi, succéda au précédent et fit hommage au roi pour la Bretesche en 1617 ; mais il mourut sans postérité en avril 1622. Ses héritiers furent ses neveux fils de Charles Jousseaume, seigneur du Couboureau, qui avait épousé en 1608 sa soeur Constance de la Pouëze. Ce seigneur fit en 1624 au nom de ses enfants hommage au roi pour la Bretesche. Louis Jousseaume, fils aîné de Charles, fut lieutenant des Gardes-corps du roi. Devenu seigneur de la Bretesche, il obtint de Louis XIV l'érection de cette terre en marquisat et décéda au mois d'août 1678. Son fils Esprit-Louis Jousseaume marquis de la Bretesche et vicomté de Tiffauges, lieutenant général pour le roi à Poitiers, épousa Françoise Le Mercier ; il mourut le 19 février 1733 et sa veuve en 1737; celle-ci fut inhumée en l'église Sainte-Cécile des Essarts. Armand-Louis Jousseaume, fils des précédents et né en 1711, devint marquis de la Bretesche et s'unit à Marie-Elisabeth du Bois de Lauteray. Son fils aîné Louis-Constantin Jousseaume épousa, de son vivant en 1772, Prudence Le Boteuc de Coëtsal et se trouvait probablement marquis de la Bretesche quand éclata la Révolution.

Chatellenie d'ancienneté, la Bretesche fut érigée en marquisat en 1657 d'après MM. de Cornulier et de Courcy (Dictionnaire des terres du comté nantais), en faveur de Louis Jousseaume. Nous n'avons malheureusement pas retrouvé les lettres royales de cette érection, et il est probable qu'elles ne furent enregistrées que longtemps après, car les aveux de la Bretesche en 1675 et 1679 ne qualifient cette terre que de châtellenie sans faire mention de son érection en marquisat. La châtellenie comme plus tard le marquisat de la Bretesche s'étendait en neuf paroisses : Maisdon (Maison-sur-Sèvre), Châteauthébaud, Vertou, Saint-Lumine, Le Pallet, Gorges, Mouzillon, Monnières et Saint-Hilaire-du-Bois. Cette châtellenie se composait de trois seigneuries : la Bretesche, la Cour de Maisdon et la Salle en Châteauthébaud. Nous avons dit qu'en 1598, la Cour de Maisdon fut achetée par le seigneur de la Bretesche ; quand, à la Salle en Châteauthébaud, l'aveu de 1679 dit que « depuis plus de quatre siècles » cette seigneurie était unie à celle de la Bretesche. La Bretesche et la Salle relevaient directement du duc de Bretagne et jouissaient d'une haute juridiction ; la Cour de Maisdon n'avait qu'une moyenne justice et relevait à l'origine en partie de la Bretesche et en partie du Plessix-Guerry en Monnières. La haute justice de la Bretesche s'exerçait au bourg de Maisdon (Maisdon-sur-Sèvre), mais ses fourches patibulaires se dressaient sur la lande de la Justice en Saint-Lumine-de-Clisson. 

Le seigneur de la Bretesche avait droit de moulin à Maisdon et de four banal au bourg de Châteauthébaud, — de « pescheries et escluses en la rivière de Moine depuis la Vieille-Ecluse jusqu'à la chaussée de Grasmouton », — de coutumes en Maisdon (Maisdon-sur-Sèvre), Saint-Lumine et Châteauthébaud, « notamment à la foire de Saint-Fiacre », — de « patronage et présentation de la chapellenie de la Rebourgère en l'église de Maisdon », etc. Il partageait avec le seigneur de Montrelais-en-Châteauthébaud la mouvance des seigneuries de Grasmouton, de la Chasseloire et des Noës (Déclaration de la Bretesche en 1675 et 1679). Parmi les rentes féodales de la Bretesche remarquons « un chevreau de haulte grasse » présenté chaque année et des « soules, billards, esteufs et chansons » dus par les mariés roturiers habitant les fiefs de la châtellenie, de la manière suivante : tous ceux qui se mariaient de la Pentecôte à Noël devaient le lendemain de Noël chacun une soule et treize billards, sorte de bâtons recourbés dont on se servait pour jouer à la soule ; — ceux qui s'épousaient, au contraire, de Noël à la Pentecôte étaient tenus le lundi de la Pentecôte, les hommes de fournir des éteufs ou balles de jeu de paume et leurs femmes de chanter une chanson de réjouissance ; le tout sous peine de 60 sols d'amende pour chaque défaillant (Déclaration de la Bretesche en 1675 et 1679).

Le domaine proche de la Bretesche se composait en 1679 ; « du manoir noble de la Bretesche en Maisdon avec ses bois de haulte fustaye, son estang, ses vignes, garenne et prairies » ; — des landes des Drugeries et de la Justice et d'un ancien moulin — du « manoir noble de la Cour de Maisdon sis au bourg dudit Maisdon, avec estang, bois, vignes et prés » ; du « manoir noble de la Salle en grande partie démoly et sis au bourg de Châteauthébaud, avec jardins et Vignes ». Aux derniers siècles le manoir de la Bretesche (en Maisdon-sur-Sèvre) n'avait plus d'importance, les Jousseaume marquis de la Bretesche habitaient presque constamment leur beau château du Couboureau en Torfou (abbé Guillotin de Corson). 

(à compléter)

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