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LOYAT |
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La commune de Loyat ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOYAT
Loyat vient, semble-t-il, de "Loyatus", nom d'un officier romain. Il peut également venir du breton "loué" (cuillerée).
Loyat est un démembrement de la paroisse primitive de Ploërmel. Loyat est mentionné dans un acte de donation fait, vers 1055, par Josselin, vicomte de Porhoët, en faveur de l'abbaye de Redon. A noter aussi qu'en 1059, Josselin fonde sur le territoire de Josselin un prieuré dédié à la Sainte-Croix (sous l'invocation de Saint Corneille et de Saint Cyprien, martyrs). La paroisse de Loyat dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo.
Un château existait à Loyat dès le XIIème siècle, qui fut remplacé par une forteresse vers 1500 à la demande de Béatrice de Rostrenen. La principale seigneurie appartient en 1631 à Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et de Loyat, puis passe entre les mains des Coëtlogon.
En 1790, Loyat perd sa trève de Gourhel et se voit ériger en commune et chef-lieu de canton. En 1801, Loyat est rattachée au canton de Ploërmel.
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PATRIMOINE de LOYAT
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIIIème siècle). L'édifice est en forme de croix latine. L'église est bénite le 9 août 1749 ; | |
la chapelle Saint-Eloi (1872), située à Trégadoret et édifiée à l'emplacement d'un édifice qui datait de 1652 (la date est gravée sur une pierre encastrée dans le mur au-dessus de la porte latérale) ; | |
la chapelle Saint-Colomban (1714), située à Crétudel. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton sur le pignon occidental ; | |
la chapelle Saint-Clair, reconstruite au XIXème siècle ; | |
la chapelle Saint-Malo (XVIIIème siècle). L'édifice est de forme rectangulaire ; | |
le manoir de la Chaussée (1471), propriété de Eon Maillart (en 1427 et en 1480). Propriété de la famille Gallais au XVIIème siècle : leurs armes sont gravées au centre du linteau d'une cheminée. La date de 1471 est gravée sur l'une des pierres formant la voûte de la porte d'entrée ; | |
le château de Loyat (1718-1734), ancienne forteresse relevant du vicomté de Porhoët. Ce château est reconstruit entre 1718 et 1734, d'après les plans de l'architecte Olivier Delourme, sur ordre de René Charles de Coëtlogon, vicomte de Loyat. Cette ancienne seigneurie possédait un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété successive des familles Acigné (au XVème siècle), Béatrice de Rostrenen, veuve de Jean d'Acigné (au début du XVIème siècle), Quelneuc (en 1513), Huchet, Volvire (en 1622), Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et de Loyat (en 1631), Coëtlogon (jusqu'à la Révolution), Champagny (début du XIXème siècle), Delprat de Prémesnil (en 1888) et Dargnies ; | |
le manoir de Lézonnet (XIXème siècle), situé à Etang au Duc. C'est à l'origine une ancienne seigneurie avec un château, propriété successive des familles Coëtlogon (au XIIIème siècle, en 1380, Guillaume Coetlogon en 1480), Le Prestre (en 1518), Perret ou Pernet, sieur de Crolais et sénéchal de Ploërmel (vers 1694) et Cornullier. Propriété de Guillaume de Coëtlogon en 1474, il passe par alliance dans la famille Le Prestre (ou Le Prêtre) en 1518 suite au mariage de Jacquette de Coëtlogon avec Jean Le Prestre. L'édifice qui datait de 1660 était en ruine au milieu du XIXème siècle. Il a été, depuis, reconstruit et appartient à la famille Pfister. De l'époque féodale, il subsiste une tour de guet, une entrée avec les écussons, ainsi qu'une chapelle privée. A l'intérieur de la chapelle subsiste une tribune. On y vénère saint Cado ; | |
le manoir de la Vieille-Ville. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à Jean Larcher en 1380 et à Robert Larcher en 1480. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le four de Trégadoret (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Eloi de Trégadoret ; | |
les moulins à vent de Keretang, de Tregadoret, et le moulin à eau de la Morais ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOYAT
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Loyat.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Loyat :
Eon COLOBEL (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume de COETLOGON de Lézonnet, sénéchal de Porhoët en 1463 (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan DE LOURME (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillemette DE TRECESSON (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Robert LARCHIER (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Raoul LE MARCHANT (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan MAILLART ( 5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Eon MAILLART (12 livres de revenu), remplacé par son fils Eon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Raoul MORICE (10 livres de revenu), remplacé par son fils Pierre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Olivier QUATREVILLES (2 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Pierre QUELENEUC (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume THOMAS (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; |
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