|
Bienvenue chez les Loyatais |
LOYAT |
Retour page d'accueil Retour Canton de Ploërmel
La commune de Loyat ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOYAT
Loyat vient, semble-t-il, de "Loyatus", nom d'un officier romain. Il peut également venir du breton "loué" (cuillerée).
Loyat est un démembrement de la paroisse primitive de Ploërmel. Loyat est mentionné dans un acte de donation fait, vers 1055, par Josselin, vicomte de Porhoët, en faveur de l'abbaye de Redon. A noter aussi qu'en 1059, Josselin fonde sur le territoire de Josselin un prieuré dédié à la Sainte-Croix (sous l'invocation de Saint Corneille et de Saint Cyprien, martyrs). La paroisse de Loyat dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo.
Un château existait à Loyat dès le XIIème siècle, qui fut remplacé par une forteresse vers 1500 à la demande de Béatrice de Rostrenen. La principale seigneurie appartient en 1631 à Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et de Loyat, puis passe entre les mains des Coëtlogon.
En 1790, Loyat perd sa trève de Gourhel et se voit ériger en commune et chef-lieu de canton. En 1801, Loyat est rattachée au canton de Ploërmel.
Note : De l'ancien diocèse de Saint-Malo et du doyenné de Lanouée, Loyat est limité au sud par Ploërmel, à l'ouest par Taupont et Saint-Malo-des-trois-fontaines, au nord par Guilliers et Néant, à l'est par Tréhorenteuc et Campénéac. Son bourg, à peu près central, est à 8 kilomètres de Ploërmel et à 58 de Vannes. Le quartier de Gourhel était jadis une trêve de Loyat, ce qui suppose qu'il n'y avait pas alors, comme aujourd'hui, solution de continuité entre les deux territoires, et que la limite de la paroisse s'étendait au sud jusqu'au ruisseau du Millet. Dans son état actuel (en 1891), Loyat possède une superficie de 4152 hectares, dont 1800 sont sous culture, 1500 sous lande, et le reste sous prairies, bois, etc.. Il renferme en partie l'étang du Duc, l'un des plus beaux de la Bretagne ; près du bourg se trouve une fontaine d'eau minérale assez renommée. En 1891, sa population est de 2079 habitants, parlant tous le français ; mais dans le passé on y a parlé le breton, comme l'attestent encore plusieurs noms de lieux, tels que Kerboquelion, Kerbouet, Kersamson, Penhoët, Tréguer, Kernoul, etc... Cette paroisse est mentionnée dans un acte de donation, fait, vers 1055, par Josselin, vicomte de Porhoet, en faveur de l'abbaye de Redon ou du prieuré de Sainte-Croix de Josselin. Parmi de nombreuses terres on y voit figurer Treublen in Loiat (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 242) (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
![]()
PATRIMOINE de LOYAT
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIIIème siècle). L'édifice est en forme de croix latine. L'église est bénite le 9 août 1749 ; |
Nota : L'église paroissiale, dédiée à saint Pierre et à saint Paul, a été reconstruite au XVIIIème siècle et bénite le 7 (ou 9) août 1749. Il n'y faut chercher rien d'artistique. Elle a la forme d'une croix latine, et ses deux autels secondaire sont sous le vocable du Rosaire et de sainte Anne. Les Chapelles de la paroisse sont celles de : — 1° Saint-Colomban. — 2° Saint-Malo, au sud-est. — 3° Saint-Clair. Il y avait aussi une chapelle privée au manoir de Vieille-Ville. La paroisse de Loyat dépendait de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés, qui en percevait les dîmes, et présentait le recteur. Celui-ci n'avait, en 1730, qu'un revenu brut de 638 livres, dont il fallait encore défalquer 390 livres de charges. La chapellenie, ou prieuré de Saint-Thomas, desservie au bourg, ne donnait qu'un revenu net de 10 livres, à la même époque. Elle avait une chapelle, une maison, un jardin et une pâture, qui furent vendus à la Révolution. La chapellenie de Trégadoret possédait une maison et des terres, qui furent aliénées de la même façon. La fondation de Crétudel et divers immeubles appartenant à la fabrique subirent le même sort. Loyat dépendait de la seigneurie de Porhoët et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il perdit sa trève de Gourhel et se vit ériger en commune et même en chef-lieu de canton, du district de Ploërmel et du département du Morbihan. Sa circonscription cantonale comprit Taupont et Guilliers. En 1791 son recteur, M. Texier, refusa le serment à la constitution civile du clergé, ainsi que les vicaires ; peu après il dut s'exiler, mais les intrus n'occupèrent point la paroisse. En 1801, Loyat, perdit son titre de canton, pour faire partie de celui de Ploërmel ; en même temps il passa, en vertu du Concordat, dans le nouveau diocèse de Vannes (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
la chapelle Saint-Eloi (1872), située à Trégadoret et édifiée à l'emplacement d'un édifice qui datait de 1652 (la date est gravée sur une pierre encastrée dans le mur au-dessus de la porte latérale) ; | |
la chapelle Saint-Colomban (1714), située à Crétudel. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton sur le pignon occidental ; | |
la chapelle Saint-Clair, reconstruite au XIXème siècle ; | |
la chapelle Saint-Malo (XVIIIème siècle). L'édifice est de forme rectangulaire ; | |
le manoir de la Chaussée (1471), propriété de Eon Maillart (en 1427 et en 1480). Propriété de la famille Gallais au XVIIème siècle : leurs armes sont gravées au centre du linteau d'une cheminée. La date de 1471 est gravée sur l'une des pierres formant la voûte de la porte d'entrée ; | |
le château de Loyat (1718-1734), ancienne forteresse relevant du vicomté de Porhoët. Ce château est reconstruit entre 1718 et 1734, d'après les plans de l'architecte Olivier Delourme, sur ordre de René Charles de Coëtlogon, vicomte de Loyat. Cette ancienne seigneurie possédait un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété successive des familles Acigné (au XVème siècle), Béatrice de Rostrenen, veuve de Jean d'Acigné (au début du XVIème siècle), Quelneuc (en 1513), Huchet, Volvire (en 1622), Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et de Loyat (en 1631), Coëtlogon (jusqu'à la Révolution), Champagny (début du XIXème siècle), Delprat de Prémesnil (en 1888) et Dargnies ; | |
le manoir de Lézonnet (XIXème siècle), situé à Etang au Duc. C'est à l'origine une ancienne seigneurie avec un château, propriété successive des familles Coëtlogon (au XIIIème siècle, en 1380, Guillaume Coetlogon en 1480), Le Prestre (en 1518), Perret ou Pernet, sieur de Crolais et sénéchal de Ploërmel (vers 1694) et Cornullier. Propriété de Guillaume de Coëtlogon en 1474, il passe par alliance dans la famille Le Prestre (ou Le Prêtre) en 1518 suite au mariage de Jacquette de Coëtlogon avec Jean Le Prestre. L'édifice qui datait de 1660 était en ruine au milieu du XIXème siècle. Il a été, depuis, reconstruit et appartient à la famille Pfister. De l'époque féodale, il subsiste une tour de guet, une entrée avec les écussons, ainsi qu'une chapelle privée. A l'intérieur de la chapelle subsiste une tribune. On y vénère saint Cado ; | |
le manoir de la Vieille-Ville. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à Jean Larcher en 1380 et à Robert Larcher en 1480. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le four de Trégadoret (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Eloi de Trégadoret ; | |
les moulins à vent de Keretang, de Tregadoret, et le moulin à eau de la Morais ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de LOYAT
La principale seigneurie de l'endroit avait son siège au château de Loyat, à l'ouest du bourg. Elle appartenait en 1631 à Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et de Loyat ; elle passa ensuite aux Coetlogon, qui la conservèrent jusqu'à la Révolution. Elle avait haute, moyenne et basse justice, et dans l'église divers droits honorifiques. Les autres seigneuries étaient :
1° Lézonnet, au sud, appartenant dès 1380 à une branche des Coetlogon ; Jacquette, héritière de sa famille, épousa, en 1518, Jean le Prestre, écuyer, qui prit ses armes. Cette terre fut vendue dans la suite à Pierre Pernet, sieur de Crolais, sénéchal de Ploërmel, qui la possédait en 1694.
2° Boudeveille.
3° Bri-l'ainé.
4° La Chaussée, à l'est, en 1380 à Eon Maillard.
5° Kerboquelion, dit aujourd'hui Kerboclion, aux Bruban.
6° Kerbouet, aux Plumaugat, l'Hôpital et Michel.
7° Kersamson, vers le nord.
8° Léthéan, en 1380 au sgr. de Loyat.
9° Penhoët, au sud-ouest.
10° Quily, en 1380 à Jean Maillard, puis aux Veneur.
11° Tréguer, au nord, aux Veneur en 1380, aux Forsanz en 1705.
12° La Vieille-ville, à Jean Larcher en 1380.
(de Joseph-Marie Le Mené).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Loyat.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Loyat :
Eon COLOBEL (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume de COETLOGON de Lézonnet, sénéchal de Porhoët en 1463 (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan DE LOURME (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillemette DE TRECESSON (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Robert LARCHIER (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Raoul LE MARCHANT (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan MAILLART ( 5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Eon MAILLART (12 livres de revenu), remplacé par son fils Eon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Raoul MORICE (10 livres de revenu), remplacé par son fils Pierre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Olivier QUATREVILLES (2 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Pierre QUELENEUC (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume THOMAS (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; |
© Copyright - Tous droits réservés.