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Bienvenue chez les Louvignéens

LOUVIGNE-DE-BAIS

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La commune de Louvigné-de-Bais (pucenoire.gif (870 octets) Louvigneg-Baez) fait partie du canton de Châteaubourg. Louvigné-de-Bais dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOUVIGNE-DE-BAIS

Louvigné-de-Bais vient du gallo-romain « Lupinius » et du suffixe « acum » (domaine de). 

Alain, évêque de Rennes de 1141 à 1157, donna l'église de Louvigné-de-Bais aux Bénédictins de l'abbaye de Saint-Melaine. Cette donation fut confirmée en 1158 par Josse, archevêque de Tours, en 1170 et 1181 par Etienne et Philippe, évêques de Rennes, et en 1185 par le pape Luce III (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine). Dans ses lettres confirmatives, l'évêque Philippe reconnaît à l'abbé de Saint-Melaine le droit de posséder l'église de Louvigné avec toutes ses dépendances et de présenter le recteur chargé de la desservir ; ce prélat réserve seulement les droits cathédraux et ceux de l'archidiacre et du doyen (« Ecclesiam Lovignei habendam, tenendam, possidendam quiete, libere et in pace, cum electione et presentatione presbiteri, suisque aliis omnibus pertinenciis ; salvo tamen jure episcopi, archidiaconi, decani et ecclesie Redon » - Charte inédite communiquée par M. de la Bigne Villeneuve)

Nous ne savons combien de temps les religieux de Saint-Melaine présentèrent à la cure de Louvigné-de-Bais, mais il y a bien plus de deux cents ans, quoi qu'en ait dit M. Marteville, qu'ils cessèrent de desservir eux-mêmes cette paroisse ; nous n'avons pas même la preuve qu'ils l'aient réellement desservie, et rien ne confirme l'existence à Louvigné de ce prieuré bénédictin que signale le même annotateur. (Dictionnaire de Bretagne, I, 532.) Quant à la prétendue donation de Louvigné-de-Bais à l'abbaye de Marmoutiers qu'a relatée Ogée (ibidem, 531), c'est une erreur ; l'auteur a confondu Louvigné-de-Bais avec Louvigné-du-Désert.

En 1790, le recteur, M. Gobil de Villeray, déclara jouir du presbytère et de son pourpris, estimés 150 livres ; — du tiers des grosses dîmes, 1 600 livres, — et des deux tiers des dîmes vertes et novales, 500 livres. Il avait donc un revenu brut de 2 250 livres. 

A la même époque, la fabrique de Louvigné avait 1 897 livres 17 sols de rente, en y comprenant le tiers des grosses dîmes dont elle jouissait ; la bourse des défunts déclara 425 livres 9 sols, et la confrérie de Notre-Dame-de-Pitié 107 livres 16 sols 8 deniers (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28).

Le dernier tiers des grosses dîmes était levé par les Bénédictins du prieuré de Vitré, membre de l'abbaye de Saint-Melaine. 

Les anciens Comptes des Trésoriers de Louvigné remontent à 1490 et ne manquent pas d'intérêt. En 1606, on paya « à ceulx qui ont porté la croix et la bannière aux processions qui sont allées à Bays, Torcé, Cornillé et Chancé, 16 sols tournois par chacun voiage, qui est 2 sols par chacune personne ». — En 1618, la procession alla à Notre-Dame d'Avesnière, près Laval, et furent payés « 16 sols à un organiste de Laval qui fit jouer les orgues de l'église d'Avesnière durant la grant messe de la paroisse de Loupvigné ». — A la même date, la distribution du vin de communion à la fête de Pâques coûtait 16 livres 14 sols à la fabrique (Pouillé de Rennes).

Au XIIIème siècle, la famille le Vayer de Coesmes exerce ses prérogatives sur le territoire de Louvigné-de-Bais. La seigneurie de Sauldecourt, ancienne châtellenie, exerce au bourg un droit de haute justice. Elle tient le parti de la Ligue pendant les guerres de Religion et reçoit de nombreux habitants de Vitré durant le siège de la ville en 1589. Cette seigneurie est réunie au marquisat d'Espinay en 1604. 

La paroisse de Louvigné-de-Bais dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. 

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Loveniaco (en 1158), Lovigneium (en 1170), Lupiniacum prope Baiscum (en 1516), Loupvigné (au XVIIème siècle).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Louvigné-de-Bais : Guillaume Moïlle (il rendit aveu au roi pour son presbytère le 15 novembre 1492), Robert d'Espinay (vers 1541), François Jullien (en 1605), Jean Le Doby, sieur du Plessix (1610-1645, inhumé dans l'église), Eustache du Perrier, sieur de Quénuel (1645-1650), Jean-Baptiste du Perrier, sieur de Brétignolles (1650-1657), Jean Basnetel (1658-1669), Jean Montigné (1669-1677), Pierre Voysin (1678-1702), Guillaume Leff (1702-1720), Jean-Baptiste-Claude de la Rue (1720-1726), Raymond Le Roy (1727-1757), Charles Anne Gobil de Villeray (1758-1789), Joseph Le Vieux (1803-1804), Louis Dubourdieu (1804-1819), Félix Collet (1819-1830), Pierre Sauvage (1830-1837), Jean-Marie Menu (1837-1881), Joseph Delamaire (à partir de 1881), ....

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PATRIMOINE de LOUVIGNE-DE-BAIS

l'église Saint-Patern ou Paterne (XII-XVI-XVIIIème siècle). « Louvigné-de-Bais, dit M. l'abbé Brune, possède une jolie église du XVIème siècle en grande partie ; elle a beaucoup de rapport avec celles de Bais et de Domalain ; mais ce qu'elle a de mieux, ce sont des lambris en bois qui servent de voûtes et qui sont beaucoup mieux exécutés que dans nos autres églises » (Archéologie religieuse, 424). Dédiée jadis à saint Jean-Baptiste, dit-on, et depuis longtemps déjà à saint Paterne, évêque d'Avranches, l'église de Louvigné se compose de trois nefs et d'un chevet droit. « Le 14ème jour de febvrier 1548 fut dédiée l'église dudit Loupvigné par révérend Père en Dieu Gilles de Gaud, évesque de Rouanne, suffragant de Nantes, et furent benoaestis deux aultiers en ladite église, scavoir le grant aultier et l'aultier S. Nicolas en la chapelle de Sauldecourt et un petit aultier portatif » (Comptes des trésoriers). Cette chapelle de Saudecourt se trouve au Nord du sanctuaire, avec lequel elle communique par une arcade ; on y voit une cheminée, et elle appartenait aux seigneurs de Saudecourt, maison seigneuriale de Louvigné. En 1542, les trésoriers demandèrent au sire d'Espinay, seigneur de Saudecourt, quelle « peinture et hystoaire il vouloit fere meptre en la vitre de sa chapelle en l'église de Loupvigné » ; ce seigneur leur répondit qu'il n'y voulait « aultre hystoaire nullement que la resurrection de Nostre Seigneur » (Comptes des trésoriers). Au XVIIIème siècle, on bâtit en grande partie le collatéral du Sud et on éleva une tour sur la façade ; on détruisit pour cela la grande chapelle dite de Saint-Nicolas et un chapitreau sis au Midi. La première pierre de cette construction fut posée le 1er mai 1759 par Guillaume Busnel, seigneur de la Touche. Quand les travaux furent terminés, M. Le Gendre, recteur de Domagné, fit une nouvelle bénédiction de tout l'édifice le 14 décembre 1760 et transféra au haut du nouveau bas-côté l'autel de Notre-Dame-de-Pitié, qui s'y trouve encore à la fin du XIXème siècle. Le seigneur de Fouesnel avait aussi sa chapelle prohibitive dans l'église de Louvigné ; au XVIIème siècle, on y voyait l'autel du Rosaire et un enfeu où furent inhumés en 1669 Regnault de Poix, seigneur de Fouesnel, et en 1693 Marie d'Espinose, sa femme. Enfin, les seigneurs de la Touche avaient également un enfeu, et l'on y déposa les corps de René Busnel en 1726 et d'Anne de Lespinay en 1749, l'un et l'autre seigneur et dame de la Touche. Les confréries de Notre-Dame-de-Pitié et du Saint-Rosaire étaient érigées au XVIIIème siècle dans cette église ; la première date de 1665. A la fin du XIXème siècle, ce qu'il y a surtout de remarquable dans l'église de Louvigné, c'est un certain nombre de verrières très-précieuses encore quoique bien mutilées. Dans la fenêtre du chevet on voit la Transfiguration peinte en assez grande dimension. « La tête du Christ est un peu trop celle d'un enfant, mais la draperie blanche qui l'enveloppe est d'une teinte et d'un dessin admirables. Les apôtres qu'on voit à ses pieds sont moins bien dessinés ; Moïse et Elie sont beaucoup mieux. Le haut du tableau représente un frontispice dans le style de la renaissance, avec des anges tenant des écussons dont les armoiries sont effacées » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 424). Dans le bas du vitrail est un guerrier dont la cuirasse est couverte d'hermines. "La première fenêtre du Nord contient l'histoire de la Sainte Vierge en neuf panneaux : Son Mariage, l'Annonciation, la Visitation, l'Adoration des Mages, le Massacre des Innocents, la Fuite en Egypte, la Mort de la Vierge, son Assomption et son Couronnement. Le tout est surmonté d'une ornementation composée de pinacles, de clochetons et de frontons à la manière du gothique de la dernière phase. Dans le tympan, des anges jouent de divers instruments. On retrouve dans cette vitre deux écussons échiquetés d'or et de gueules, et un autre en losange : d'argent à la croix pattée de sable. Au bas de la seconde fenêtre, des anges tiennent des écussons effacés et un autre un cartouche sur lequel on lit ce texte de Zacharie : Emisit vinctos de lacu in quo non erat aqua. Le sujet de cette verrière est très-remarquable et ne se trouve nulle part ailleurs dans nos églises, si ce n'est peut-être dans une vitre extrêmement délabrée de l'église de La Baussaine. C'est la grande histoire de la Rédemption. Un premier groupe se compose d'Adam et d'Eve, tenant dans leurs mains le fruit fatal, et suivis de leur postérité compromise par leur faute et déchue comme eux de leurs droits. Tout auprès, le Rédempteur tient d'une main sa croix, d'où pend un oriflamme rouge à la croix blanche, et dont il enfonce le pied dans la gueule d'un monstre de couleur violacée et de forme épouvantable ; il présente l'autre main aux âmes détenues dans une prison en forme d'une large tour circulaire et crénelée, d'où elles s'échappent avec un indicible empressement, en disant ces mots écrits sur une banderolle : Advenisti desiderabilis. Au-dessus d'elles se dresse menaçante une horrible tête de dragon ailé et armé de griffes de lion ; il est rouge comme le feu de l'enfer. Des flammes s'élèvent au-dessus des murailles de la tour, et plus haut, dans le cintre de l'arcade peinte qui encadre le tableau, on voit une foule de petits démons de diverses couleurs mêlés à des fruits. De charmantes arabesques, des colonnes torses et de petits génies décorent le contour. Un cartouche, passé en sautoir sur le fût d'une colonne, porte la date de 1567, et un autre, au côté opposé, les noms Richard Allaires, probablement ceux du fabricant. Le nimbe qui entoure la tête du Christ est crucifère, et ce sont des fleurs de lys allongées qui forment la croix. Le dessin de cette verrière n'est pas généralement très-pur, les figures sont d'assez grandes dimensions et le coloris peu harmonieux. La troisième fenêtre présente en six tableaux l'histoire de saint Jean-Baptiste : 1° Zacharie, agenouillé devant l'autel, en habits sacerdotaux, écoute les paroles de l'ange qui lui annonce de la part de Dieu la naissance de son fils. — 2° La naissance de saint Jean. On voit au fond d'un appartement la mère du Précurseur couchée sur un lit entouré de riches draperies et une femme âgée qui lui donne ses soins ; puis, sur le devant, deux autres matrones tiennent l'enfant, qu'elles lavent dans un large bassin. — 3° Zacharie, environné de ses parents, écrit avec un stylet le nom que doit porter son fils. Ce sujet est surtout parfaitement traité. — 4° La prédication de saint Jean-Baptiste, entouré d'un groupe de personnages assis autour de lui ; un autre groupe semble se composer des envoyés des Juifs venant lui demander s'il est le Messie. — 5° Le baptême de Notre-Seigneur, avec l'apparition du Saint-Esprit sous la forme d'une colombe. — 6° Saint Jean décapité par les ordres d'Hérode : un bourreau présente la tête à Hérodiade et le corps tout sanglant gît à ses pieds. Le haut de la vitre est décoré de génies tenant en mains le globe du monde. Le tout est d'une grande richesse de couleur ; les ombres sont d'un rouge carminé et transparent ; tous les tons jaunes sont brillants d'or » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 426 et 427). Aux deux côtés de la grande porte, deux fenêtres sont encore enrichies de vitraux remarquables. L'une contient un arbre de Jessé et l'autre représente la Résurrection ; mais ces deux verrières sont très incomplètes et à moitié brisées ; la dernière doit être celle que demanda le seigneur de Sauldecourt (ou Saudecourt) pour sa chapelle en 1542, et qui aura été déplacée depuis (Pouillé de Rennes). La construction de l’église a duré de 1536 à 1548. Le collatéral nord date de 1563. Le collatéral sud date de 1758-1761 (en remplacement de l’ancienne chapelle de Sauldecourt). Le clocher, oeuvre de Le Forestier, date de 1760. Le maître-autel, oeuvre de Pierre Aubrée, date de 1698. Les fonts baptismaux, oeuvre du ferronnier Noyer et du marbrier Etienne Duval, datent de 1786 (ou 1782). Le retable Notre-Dame-de-la-Pitié, oeuvre de Joachim Langlois, date de 1671. Les stalles ont été faites en 1730. Les vitraux, oeuvre de Guillon Collin et Gilles de La Croixvallée (ou Grouezvallée), datent du XVIème siècle : celui de la Transfiguration du chevet date de 1540 ; celui de la "Descente aux Limbes" de la fenêtre du chevet, côté Epître date semble-t-il de 1567 (restauré en 1604) ; celui de Saint-Jean-Baptiste date de 1578 (restauré en 1887). Le vitrail, représentant saint François d'Assise et oeuvre des maîtres-verrier Lecomte et Colin, date 1888. Le vitrail de la Résurrection, jadis situé dans la chapelle prohibitive de Sauldecourt (ou Saudecourt), a été refait en 1888 : ce vitrail ne conserve que la figure du Christ entourée d'un nimbe crucifère fleurdelysé. Le vitrail de la Transfiguration est une donation de Guy III d'Epinay et de Louise de Goulaine, représentés au bas du vitrail. Le vitrail de la Vierge, oeuvre semble-t-il de l'atelier de Pierre Symon de Fougères, et situé dans la chapelle de Fouesnel, au Nord, date de 1544-1560 : on y voit trois écus, dont deux "losangés d'or et de gueules" de Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel, et l'autre, en alliance, mi-parti Le Vayer et Parthenay "d'argent à la croix pattée de sable", armes de Guyonne, épouse de Jean Le Vayer. Le vitrail de la "Descente aux limbes" porte un écu aux armes de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine. On y voit aussi un cadran solaire daté de 1770. La Pietà en terre cuite, oeuvre de Pierre Taveau, date de 1785. La "Vierge à l'Enfant", en terre cuite, date du XVIème siècle. On y voyait autrefois un ossuaire décoré par le peintre Gilles de la Grouezvallée (Croixvallée). Les seigneurs de Fouesnel possédaient au XVIIème siècle une chapelle prohibitive avec un enfeu. Les seigneurs de la Touche avaient un enfeu dans l’église. Le sire de Sauldecourt se disait fondateur de cette église et en 1548 l'évêque de Rennes acquiesça à cette prétention, que lui refusèrent en 1682 les commissaires de la Chambre des Comptes ; 

la chapelle Saint-Job (1620-1874). Cette chapelle fut construite dans le grand cimetière de Louvigné, vers 1620, par les paroissiens, qui s'engagèrent à l'entretenir, sans y faire cependant de fondation. Elle fut bénite en 1621, et l'on y plaça en 1671 l'autel et le retable actuels en pierre sculptée : au centre s'y trouve une statue de grandeur naturelle du saint homme Job, représenté couché nu sur un fumier et couronné par un ange. Cette chapelle, récemment restaurée, a été de nouveau bénite en juin 1874 (Pouillé de Rennes) ; 

le manoir de la Touche ou de la Touche-Raoul (XVI-XVIIème siècle). Il est pillé par les Ligueurs en 1589. La chapelle dédiée à Notre-Dame et Saint-Eutrope, dépendant du manoir de la Touche, existait dès 1630. Le 4 juillet 1667, Georges Busnel et Françoise Lambaré, seigneur et dame de la Touche, y fondèrent une messe pour tous les dimanches de l'année. Leur fondation, fut renouvelée le 12 décembre 1738 par Jacques Busnel, seigneur de la Touche, qui lui assura 40 livres de rente et obtint l'approbation épiscopale le 29 décembre. Ce même seigneur fit restaurer sa chapelle, que bénit M. Le Roy, recteur de Louvigné, le 27 février 1739. La chapelle a été reconstruite au nord-ouest en 1864. Propriété successive des familles Busnel (en 1427), du Pouez (en 1459), Busnel (en 1513 et 1789). La Touche était, croit-on, un ancien prieuré bénédictin ; 

le manoir de Fouesnel (1574). Il possédait une chapelle privative et un droit de haute justice. La chapelle dédiée à Notre-Dame et Saint-Jacques de Fouesnel, bâtie à côté du manoir de ce nom, était de style ogival. Les seigneurs de Fouesnel avaient fondé une chapellenie, consistant en une messe tous les mercredis, dans l'église de Louvigné, à l'autel du Rosaire, et une messe tous les dimanches et fêtes dans la chapelle de leur manoir. Cette fondation, dotée d'une maison à Louvigné et de plusieurs pièces de terre, avait à l'origine un revenu de 114 livres, élevé à la fin du XVIIIème siècle à 303 livres En 1669, en effet, Regnaud de Poix, seigneur de Fouesnel, avait obtenu de l'ordinaire la translation dans sa chapelle des deux chapellenies du Chastenay, en Cornillé, et de la Chouannière, en Louvigné (Louvigné-de-Bais), dépendant de sa seigneurie (Bulletin archéologique d'Ille-et-Vilaine, XV, 266 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 81). Le dernier chapelain de Fouesnel fut Pierre Bouthemy, présenté en 1781 par Pierre de Rosnyvinen, seigneur de Piré et de Fouesnel (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles le Vayer (en 1247), Poix (vers 1496), Visdelou, seigneurs de Bienassis (en 1725), Rosnyvinen, seigneurs de Piré (en 1789) ; 

le four à pain situé au lieu-dit « Les Patisseaux » ; 

la maison du Bourg-Joly (XVIIIème siècle) ; 

la porte de la Cour-Dorée (XVII-1874) ; 

9 moulins dont le moulin à vent près le Champ-Poirier, et les moulins à eau de Fouesnel, de Daniel, des Rochettes,...

A signaler aussi : 

la fontaine Saint-Patern, située au sud-est du bourg ; 

l'ancien manoir du Bois-Dy ou du Bois-d'Ix. Il possédait un droit de haute justice. Propriété successive des familles du Pan (avant 1503), Thierry, seigneurs du Boisorcant (en 1503), d'Angennes, Busnel, seigneurs de la Touche (avant 1667), Poix, seigneurs de Fouesnel (en 1667), marquis de Montesson (en 1750), Rosnyvinen, seigneurs de Piré (en 1760 et 1789) ; 

l'ancien manoir de la Grétais. Propriété successive des seigneurs de la Guischardière (en 1513), puis de la famille Lambert, sieurs de la Touche, et de la famille Poix, seigneurs de Fouesnel ; 

l'ancien château de Sauldecourt. C’était la maison seigneuriale de la paroisse. Il possédait une chapelle (mentionnée dans le Pouillé ms. de Rennes - 1711-1723) et des douves. Il tombe en ruines dès le XVIIème siècle. C’est une châtellenie d’ancienneté qui exerçait au bourg un droit de haute justice. Propriété successive des familles Gaste, la Courbe, l'Espinay (vers 1430), Schomberg, duc d'Halluin (avant 1633), Trémoille, baron de Vitré (en 1633). Charles d'Espinay l’unit au marquisat d'Espinay en 1604. La famille Trémoille, barons de Vitré l’unit jusqu’en 1789 à la baronnie de Vitré ; 

l'ancienne chapelle de la Proulais, aujourd’hui disparue. Elle dépendait de la Touche. En 1691, le fief de la Proulais, avec basse justice, appartenait au recteur de Louvigné-de-Bais, qui en rendit aveu au roi ; 

l'ancienne chapelle du couvent des Filles de la Sagesse, bénite le 29 juin 1870 par le recteur, M. Menu ;

l'ancien manoir du Mesnil-Rabaud. Propriété successive des familles Rabaud, seigneurs de la Rabaudière (en 1431), Ferron, seigneurs de Villayer (en 1456), Rabaud (en 1479), Hallay et Poix, seigneurs de Fouesnel (en 1533), de Poix (en 1678), Rosnyvinen (en 1785) ; 

l'ancien manoir de l'Entillère. Il possédait autrefois une chapelle privative. Propriété successive des familles Séneschal (en 1513), Geffrard, seigneurs de la Motte (en 1606), Marion, sieurs du Val (en 1750), Boispéan (avant 1789), Massart (en 1789) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LOUVIGNE-DE-BAIS

Dans la paroisse de Louvigné-de-Baist (Louvigné-de-Bais), une enceinte formée par de larges fossés qu'alimente le vaste étang de Daniel, situé immédiatement au-dessous de l'étang des Rochettes, est tout ce qui demeure de l'antique château de Sauldecourt. Cette maison seigneuriale appartint d'abord à une famille Gaste, éteinte en la personne de Jeanne Gaste, dame de Sauldecourt, femme de Pierre de la Courbe. De cette union sortit autre Pierre de la Courbe, seigneur de Sauldecourt, qui épousa Jeanne de Denée et en eut une fille unique, Marguerite de la Courbe. Cette dernière s'unit, vers le commencement du XVème siècle, à Robert II, sire d'Espinay ; mais il parait bien que la seigneurie de Sauldecourt ne fut pas apportée entièrement par elle à son mari, car le père de celui-ci, Robert Ier d'Espinay, est déjà qualifié dans son épitaphe, en 1439, de seigneur de Sauldecourt, terre qu'il avait peut-être achetée en partie lors du mariage de Robert II. Quoi qu'il en fût, la seigneurie de Sauldecourt demeura, durant tous les XVème et XVIème siècles, la propriété des sires d'Espinay, que nous faisons connaître ailleurs. Par contrat du 7 avril 1633, Charles de Schomberg, duc d'Halluin, — fils d'Henri de Schomberg et de Françoise d'Espinay — vendit en même temps le marquisat d'Espinay et la châtellenie de Sauldecourt, qui lui était unie, à Henri, duc de la Trémoille, comte de Laval et baron de Vitré, et celui-ci fit à son tour unir Sauldecourt à sa baronnie. Les barons de Vitré conservèrent Sauldecourt jusqu'à la Révolution. Le domaine de cette seigneurie, confisqué sur Jean-Bretagne, duc de la Trémoille et baron de Vitré, mort émigré à Aix en Savoie en 1792, fut vendu nationalement le 3 janvier 1799 (Archives d'Ille-et-Vilaine, 1Q. 72).
La châtellenie de Sauldecourt, châtellenie d'ancienneté, se composait des seigneuries de Sauldecourt, Maimbier, Elberte, Chaumeré et la Douberie (Archives d'Ille-et-Vilaine, fonds de Vitré). Ce fut le 4 novembre 1431 que Jean V, duc de Bretagne, donna à Robert d'Espinay la seigneurie de Maimbier, confisquée sur Hardouin de Maimbier, capitaine de Châteaugontier, qui avait pris contre ce prince le parti de son neveu rebelle le duc d'Alençon, seigneur de Châteaugontier. La terre de Maimbier s'étendait en Torcé et Bais, et le sire d'Espinay n'en conserva que les fiefs situés dans cette dernière paroisse. — Elberte, en Bais, fut acheté au commencement du XVIème siècle par le seigneur d'Espinay, mais le duc de la Trémoille en revendit en 1637 le manoir aux Bénédictins de Vitré, et en 1653 le fief d'Elberte-en-Moulins au seigneur de la Haultaye. Chaumeré, longtemps propriété des seigneurs de Maimbier, puis des sires d'Espinay, comprenait toute la paroisse de ce nom et s'étendait, en outre, en Piré et Chancé ; le duc de la Trémoille tira encore cette seigneurie de sa châtellenie de Sauldecourt et la vendit en 1680 au seigneur de Piré. — Enfin, la Douberie était un fief en Bais, possédé à l'origine par les seigneurs d'Elberte, uni ensuite à Sauldecourt et aliéné par le duc de la Trémoille en faveur du seigneur de Trozé. La châtellenie de Sauldecourt relevait en partie du roi, sous son domaine de Rennes, et en partie du baron de Vitré. Relevaient directement du roi les fiefs de Sauldecourt et de la Ville en Louvigné, d'Elberte en Bais et Moulins, de Lourme en Domagné, de Barguigné en Châteaubourg, et de Chaumeré en Chaumeré et Piré. Les autres fiefs étant en Louvigné, Bais, Torcé, Vergeal, Châteaubourg, Chancé, Arbrissel, Domalain et Moussé, relevaient du baron de Vitré ; en somme, Sauldecourt s'étendait en treize paroisses. La haute justice de Sauldecourt s'exerçait en la ville de Louvigné et relevait du Présidial de Rennes (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1818). Ses fourches patibulaires à quatre piliers se dressaient sur la lande des Marais et avaient été concédées an sire de Sauldecourt, en 1477, par le duc François II. Son possesseur était seigneur prééminencier en l'église de Louvigné et y avait une chapelle prohibitive dédiée à saint Nicolas. A cause des fiefs d'Elberte, le sire de Sauldecourt avait un droit de quintaine sur ses vassaux de Bais, le 21 juin, fête de saint Marse : les nouveaux mariés devaient ce jour-là, « équipés par le sergent de la seigneurie », courir à cheval et rompre une lance contre un poteau armorié, planté sur la place du bourg de Bais ; les maladroits étaient condamnés à fournir un provendier d'avoine (4 boisseaux mesure de Vitré), les défaillants deux provendiers (Déclarations de Sauldecourt en 1682 et 1712). Egalement à cause de sa seigneurie d'Elberte, le sire de Sauldecourt était seigneur supérieur et fondateur de l'église paroissiale de Bais et de la chapelle Saint-Père près de ce bourg ; il avait aussi droit d'instituer un maître d'école à Bais, et les cep et collier de sa juridiction étaient attachés au chanceau de l'église de Bais. Comme seigneur de Chaumeré, le sire de Sauldecourt avait un autre droit de quintaine sur les derniers mariés de Chaumeré à la fête de saint Laurent. Il avait aussi ce même jour un droit de bouteillage et de coutume à cause de l'assemblée se tenant au bourg de Chaumeré. A chaque fête de Pâques-Fleuries il lui était dû, à l'issue de la grand'messe chantée à Chaumeré, une paire de gants blancs par le propriétaire du Chesnot en Moulins (Déclaration de Sauldecourt en 1525). Enfin au seigneur de Sauldecourt appartenaient encore un droit de coutume à l'assemblée de Saint-Louis en Moulins et certaines rentes amendables qu'on devait lui payer à chaque fête de Noël dans la salle même de son manoir du Grand-Maimbier en Torcé (Déclaration de Sauldecourt en 1537). Au mois de mars 1549 le roi accorda au sire de Sauldecourt, par des lettres patentes enregistrées au Parlement de Bretagne en 1560, un marché tous les mercredis à Louvigné. Par d'autres lettres le roi créa en cette même petite ville quatre foires par an, le 9 mars et aux fêtes de saint Jean-Baptiste, de saint Patern et de saint Nicolas. En 1565, ces foires furent transférées aux mercredis les plus voisins de ces jour et fêtes (Archives d'Ille-et-Vilaine, fonds de Vitré). Aux siècles derniers, les seigneurs de Sauldecourt ayant aliéné la majeure partie de leurs domaines d'Elberte, Chaumeré et Maimbier, leur châtellenie n'avait plus que le domaine proche qui suit : « Le manoir et maison-forte de Sauldecourt avec ses cours, portail, chapelle, ponts, douves, jardins, vergers, chesnaye et bois de haulte fustaye », — nous reviendrons bientôt à ce château, qui relevait directement du roi, les halles de Louvigné et l'auditoire de Sauldecourt en cette même ville, — les métairies du Champ-du-Poirier, de la Retenue et de la Babinière, — les étangs et moulins de Daniel et des Rochettes, — les landes de Sauldecourt, contenant 250 journaux de terre, — le moulin à eau de Chapuzel en Piré et le moulin à vent de Chaumeré, etc. (Déclarations de Sauldecourt en 1545 et 1682). En 1548, le château de Sauldecourt était encore en bon état, car le sire d'Espinay y conduisit le maréchal de Vieilleville et l'y traita "magnifiquement deux jours entiers". C'était alors « une maison fort belle et de très puissante assiette ». Pendant les guerres de la Ligue, le seigneur de Fouesnel se trouvait capitaine de Sauldecourt, où se renfermèrent plusieurs gentilshommes du pays (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 2921). Enfin, en 1616, il est fait mention des réparations effectuées au château de Sauldecourt, telles que couverture d'une guérite et autres travaux de ce genre (Comptes des trésoriers de Louvigné-de-Bais). Mais lorsque les barons de Vitré eurent acheté Sauldecourt, ils laissèrent cette forteresse tomber en décadence, et moins d'un siècle plus tard on ne voyait déjà plus que « l'emplacement du chasteau ruisné de Sauldecourt » (Déclaration de Sauldecourt en 1712). Ce fut même là qu'en 1759 on vint chercher des pierres pour construire la petite nef méridionale de l'église de Louvigné-de-Bais (Registres paroissiaux de Louvigné-de-Bais) (l'abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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