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LOQUEFFRET

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La commune de Loqueffret (pucenoire.gif (870 octets) Lokeored) fait partie du canton de Pleyben. Loqueffret dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOQUEFFRET

Loqueffret vient du breton « lok » (lieu consacré) et de Gwevret, nom d’un saint breton. Gwevret ou Gherfred avait quitté l'abbaye de Glanfeuil pour vivre en ermite où est bâtie l'église actuelle de Loqueffret.

Jusqu’au XIVème siècle, le territoire de Loqueffret s’appelait « Plebs Montis », paroisse de la montagne (traduction latine du breton Plouemenez). Le chef-lieu de cette ancienne paroisse primitive de Plouemenez était le village de Plouénez, situé sur le territoire de Loqueffret jusqu’en 1854, et depuis cette date sur le territoire de Brennilis. Plouemenez englobait autrefois le territoire de Berrien, de Brasparts et de La Feuillée. La paroisse de Loqueffret dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

Le château de Rusquec était la maison seigneuriale de la paroisse de Loqueffret. Il s'agit d'une juveignerie de Trésiguidy en Pleyben qui passe par alliance, en 1600, à la famille de Kerlec'h du Chastel et qui est transmise ensuite aux familles de Kergoët, de Cleuz du Gage et de Kerouartz.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Montis (vers 1330), Plebs Montis alias Locquevret (en 1368), Locquevret (en 1405) et Loqueffret (en 1535).

Note 1 : Loqueffret est en partie montagne aride, en partie vallons riches et fertiles. Sur le flanc de la région montagneuse, il y a des villages de 20 à 30 feux, comme Forc'han, Couzanet, Kermark, Saint-Herbot fort éloigné les uns des autres. Dans la plaine les hameaux sont plus rapprochés, et de moins d’importance. Ces villages, dans leur ensemble, occupent un terrain de 12 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large. La paroisse est limitée au nord par le Marais « Yun » et Brennilis, à l'est par Plouyé, au sud par Plonévez-du-faou, à l'ouest par Lannédern et Braspart. Elle est séparée en deux parties presque égales par une rivière, sujette à déborder au cours de la saison pluvieuse. Cette rivière, l'Ellez, prend sa source dans le « Yun » ou Marais, au pied du Mont Saint-Michel, et passe entre Brennilis et Loqueffret. Quand elle est forte, elle se précipite, et forme sur la limite de Plonévez-du-Faou la cascade de Saint-Herbot. « Située au milieu de terrains tellement inculte, qu'il semble que l’homme n’a jamais passé au milieu de ces sauvages pentes de montagnes d'Arès, cette cascade est une espèce de gouffre parsemé de blocs de rochers énormes, et dans lequel, après la saison des pluies vient se jeter un torrent qui tombe de plus de 50 mètres de haut » (Ogée). Au sommet de la cascade, on creuse actuellement dans le lit de la rivière pour l’établissement d’une digue. L’eau de cette rivière ainsi détournée servira à alimenter une usine électrique, destinée à renforcer la ligne de Huelgoat à Quimper. On compte en Loqueffret, quatre moulins : ceux de Rusquec, de Bodriec, de Reundu et de Kerguelen. Il y a à Kerguelen, un bois de haute futaie, et d’autres bois, moins importants sont ceux de Bodriec, de Rusquec et de Saint-Nicolas. La colline dénudée qui divise, pour ainsi dire, la paroisse en deux ne produit que de la bruyère, recherchée par les gens de la plaine. Des deux côtés il y a des vallons, surtout du côté sud où la terre donne en abondance du blé, des légumes et où la culture du pommier devient possible. La bonne terre étant bien morcelée, les jeunes gens et les nouveaux mariés émigrent aisément vers les villes. Un dixième des hommes va vendre la toile un peu partout, jusqu’à Lyon et Bordeaux. Autrefois les deux tiers de la population étaient toujours en voyage, exerçant le métier de chiffonniers. Il n’était pas rare, au début du XXème siècle, de voir le pilloouer passer dans nos villages, un sac sur le dos, la balance en main, recueillant, de-ci, de-là, « chiffons et ossements et donnant en retour un ou plusieurs bols ». Il criait par intervalles, d’une voix nasillarde : Tamm pilou — Bolennou. Vers 1930, Loqueffret ne compte plus que deux chiffonniers. Il y a dans cette commune des sites merveilleux. D’une hauteur voisine de la gare, on domine le canton de Carhaix et une partie des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) ; d’une autre colline, au nord du bourg, on domine les cantons de Châteauneuf et de Pleyben, tout le pays qu s’étend jusqu’aux Montagnes Noires, de Gourin au Ménéhom (H. Pérennès).

Note 2 : ROLE DES DÉCIMES EN 1788 : Trêve de Loqueffret : 8 livres 2 sols, 6 deniers.  Le Rosaire de Loqueffret : 1 livre 15 sols.  Notre-Dame de Brennilis : 11 livres 2 sols 6 deniers. La Croix : 5 livres 10 sols. Liste non exhaustive des RECTEURS, CURÉS, PRÊTRES DE LOQUEFFRET AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1405. Rodolphe Penguilli, recteur. - En 1512. Morice de Guycaznou, archidiacre de Poher, recteur. - En 1640. Yves Belerit, prêtre. - En 1683. Guyomarc’h, prêtre. - En 1685. Belerit. - En 1687-1709. René Juiff, curé. - En 1687. Daniel, Guyomarc’h, Lagadec, David, Le Borgne, prêtres. - En 1710. Guillaume Cotten, curé. - En 1728. J. Cam, curé ; Le Gall, prêtre. - En 1728-1730. Guillaume Cotten, prêtre. - En 1735-1780. Alain Le Cann, de Loqueffret, prêtre. - En 1743-1770. Olivier Tromeur, curé. - En 1752-1790. Alain Le Mével, de Loqueffret, prêtre. - En 1770-1773. A. Le Guillou, curé. - En 1773-1784. J. Le Guen, curé. - En 1781. Bicrel, Lesnevet, prêtres. - En 1784-1789. P. Tromeur, curé de Locqueffret-Liorziou. - En 1789-1792. Charles-Guillaume Floutier, né à Quimper, rue des Reguaires, paroisse N.-D. de la Chandeleur, le 31 Janvier 1760, baptisé le même jour dans l’église Saint-Corentin, prêtre le 27 Mars 1784, refusa le serment à la constitution civile du clergé. Sa dernière signature comme curé aux registres de Loqueffret est du 25 Novembre 1792. Liste non exhaustive des RECTEURS DE LOQUEFFRET APRES LA RÉVOLUTION : - En 1802-1812. Charles-Guillaume Floutier. - En 1812-1826. Michel Crenn. - En 1826-1841. Yves Le Goff. - En 1841-1857. Alain Breton. - En 1857-1858. Yves Caroff. - En 1858-1860. Alain Caugant. - En 1860-1864. Laurent Baron. - En 1864-1865. Jean-Marie Rolland. - En 1865-1867. Guillaume Guéguen. - En 1867-1870. Toussaint Bodeur. - En 1870-1872. Clet Paillard. - En 1872-1877. Goulven Le Roux. - En 1877-1889. Pierre Keryell. - En 1889-1891. Alain Picart. - En 1891-1892. Yves-Marie Madec. - En 1892-1900. Pierre-Marie Bégot. - En 1900-1905. Mitaine Corbel. - En 1905-1908. Jacques-Marie Le Foll. - En 1908. Jean-François Caroff, .... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LOQUEFFRET APRES LA RÉVOLUTION : - En 1802-1806. Jean Keranguéven (chapelain). - En 1829-1837. Pierre Moreau. - En 1837-1838. Jean-Marie Férec. - En 1838-1848. Guillaume Le Déroff. - En 1848-1850. Jean-Marie Pouliquen. - En 1850-1855. Hervé Le May. - En 1855-1857. François Le Saout. - En 1857-1858. Etienne Clisson. - En 1858-1861. Jean Cren. - En 1861-1863. Jean-Marie Le Gall. - En 1863-1864. Jean-Guillaume Guéguen. - En 1864-1869. Victor-Pierre Le Bihan. - En 1869-1870. Michel Péron. - En 1870-1871. Louis-Marie Maguérès. - En 1871-1875. Antoine Charlès. - En 1875-1875. Yves Le Grand. - En 1875-1878. Léon Boulouin. - En 1878-1880. Antoine Corbel. - En 1880-1882. Jean Quillévéré. - En 1882-1884. Guillaume Le Her. - En 1884-1887. Yves-Marie Géréec. - En 1887-1892. Jean-François Perrot. - En 1892-1894. Jean Caroff. - En 1894-1898. Pierre Tanguy. - En 1898-1900. Yves Le Roux. - En 1900-1904. Yves Caugant. - En 1904-1906. Jean-Louis Pemp. - En 1906-1908. Jean-Marie Quéméneur. - En 1908-1919. Yves Crenn. A partir de 1919, le poste de vicaire est vacant (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LOQUEFFRET

l'église Sainte-Geneviève (XV-XVIème siècle). L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de trois travées et un choeur, de deux travées au nord avec chapelle en aile, et d'une travée au sud avec également chapelle en aile, et un chevet droit. Le clocher, à un étage de cloches amorti par une flèche moderne, porte la date de 1697. La flèche du clocher date de 1850. La cloche date de 1614. La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. Le bénitier portatif en bronze porte la date de 1617. Les bénitiers en pierre sont datés de 1602 et 1612. Le maître-autel date de la fin du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème siècle. Le retable du Rosaire date du XVIIème siècle. On y trouve un groupe de la Trinité dans une niche à volets, en bois polychrome et daté du XVIème siècle. Au-dessus d'une niche formant couronnement au retable se trouvent les armoiries des seigneurs du Chastel. L'église abrite les statues de la sainte Vierge avec l'enfant emmailloté, sainte Geneviève, saint Jean-Baptiste, sainte Anne, saint Yves, sainte Marguerite, saint Nicolas, la Vierge-Mère et un groupe de l'Annonciation ;

Nota 1 : Ancienne annexe de Plonévez-du-Faou, Loqueffret devint paroisse à l’issue de la Révolution. L’église paroissiale, située à un kilomètre à peine du territoire de Plonévez, est un monument du XVIème siècle. Trois oeuvres remarquables y attirent le regard. - 1° Le rétable à tourelles du maître-autel, dominé par une fenêtre ogivale à tympan trifleurdelysé. - 2° Le grand rétable à dix colonnes torses de l’autel du Rosaire. Des enfants nus se jouent parmi les pampres dont sont ornées quatre de ces colonnes. Au-dessus du tableau traditionnel qui représente le don du Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne, dans une niche qui couronne le retable, on aperçoit une statue de la Sainte-Vierge. « Cette niche est surmontée des armoiries des seigneurs du Chastel, écartelées en alliance d’un blason d’argent à 3 merlettes de sable au chef de gueules chargé de 3 .roses (ou quinte feuilles) d’or » (Toscer). - 3° Entre l’autel du Rosaire et le maître-autel figure un beau triptyque de la Trinité (qui paraît être du XVIème siècle). Dans une niche à volets apparaît le Père Eternel le front ceint de la tiare, portant le Christ sur la main droite. Le Saint-Esprit sous forme d’une colombe plane au dessus de Jésus. Chacun des volets du triptyque est divisé en six panneaux. Ces divers compartiments présentent des anges musiciens, des patriarches, des prophètes, des pontifes, des martyrs et les versets du Te Deum vien­nent naturellement à l’esprit : « Tibi omnes Angeli … Te prophetarum laudabilis numerus... Te martyrum candidatus laudat exercitus ». « Sur la niche est posée une belle statue du Christ sortant triomphant du tombeau » (Toscer). Comme vieilles statues il y a dans l’église paroissiale celles de saint Jean, saint Yves, saint Nicolas, sainte Anne, et celle de la Vierge, assise, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus emmailloté. Au fond de l’église, un panneau en bois, long de huit mètres, représente la Sainte Vierge entourée des douze apôtres. La maîtresse-vitre de l’église, portait autrefois d’azur au chef d’or chargé de trois pommes de pin. L’église de Loqueffret a pour patron saint Guévroc, Mais il convient d’ajouter que ce saint à supplanté le patron primitif de la paroisse : saint Euvret ou Guefred (l'abbé Gueguen). Locqueffret est aussi sous le patronage de Sainte Geneviève, dont fait mémoire un bénitier portatif en bronze, qui se trouve à l’église, et qui porte cette inscription : F. POVR. LA. PAROISSE. DE. LOQVEFFRET. SANCTA. GENOVEFA. 1617. Le pardon de Sainte Géneviève, avant la Révolution, se célébrait le 3 janvier, comme à Paris. En 1803, M. Liscoat indiquait à ce sujet au Recteur de Loqueffret la date du 3 février. L’église possède deux bénitiers en granit datés de 1602 et 1612 (Archives de l'Evêché).

la chapelle Notre-Dame-de-la-Croix (1522), fondée par la famille La Marche (G. de La Marche, seigneur du dit-lieu et de Bodriec, époux de Mlle de la Villeneuve) et construite par l'atelier de Saint-Herbot. Mitoyenne entre Brasparts et Loqueffret, la chapelle est unie à Loqueffret par décision du 10 juin 1843. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans qui porte sur le tympan de la porte sud, la date du 2 juillet 1522. Le clocheton est plus récent et daté de 1697. Le chevet a été remanié à la fin du XVIIème siècle. Le porche nord date du XVIème siècle. La chapelle abrite une Pietà. On y voyait jadis une fontaine ;

Nota 2 : Une note du Recteur de Brasparts sur l'état de ses chapelles en 1809, après avoir cité la chapelle de la Croix entre Loqueffret et Brasparts, ajoute : « Cette chapelle a fait beaucoup de bruit, comme si la chose en valait la peine ». Il faut pourtant avouer que la chose avait une certaine importance, puisque l'affaire, après bien des contestations de part et d'autre, n'eut une solution définitive qu'en 1843, en vertu d'une intervention du ministère des cultes. Cette chapelle avait, en effet, une situation singulière, elle était mitoyenne, de temps immémorial, dit le Recteur en 1806, entre Brasparts et Loqueffret ; et de tout temps, ajoute-t-il, le pardon se faisait alternativement par les Recteurs de Brasparts et de Loqueffret. Avant la Révolution, fait remarquer M. Mérer, recteur de Brasparts, en 1828, « la chapelle de la Croix se trouvait sur les confins des deux paroisses, et elle ne se trouve actuellement en Loqueffret que par le fait de Messieurs du cadastre ». Mais le Recteur démontre que, depuis 1739 jusqu'à la Révolution, plusieurs des fabriques de cette chapelle étaient des paroissiens de Brasparts. Les contestations ne semblent, du reste, dater que de la nouvelle circonscription des paroisses. Le Recteur de Loqueffret, profitant de ce que la chapelle était de fait sur sa paroisse, voulut en contester la mitoyenneté avec Brasparts, et avoir le droit exclusif d'y faire les deux pardons qui avaient lieu en Mai et en Septembre. Le Recteur de Brasparts, M. Le Cann, pour prévenir tout conflit au pardon du 4 Mai 1806, écrivit en ces termes à son confrère de Loqueffret : « Vous ne devez pas trouver mauvais que nous fassions cette année le pardon de la Croix ; c'est un droit qui nous est acquis, vous le savez, depuis longtemps, nous nous croyons fondés à en user comme cy devant malgré la grande contestation y relative, jusqu'à ce qu'il soit statué autrement par qui de droit. En conséquence de ce, je vous prie d'annoncer à vos brebis que nous leur procurerons la grand'messe à la dite chapelle le 4 Mai prochain, pour ne rien innover. Nous vous y verrons avec plaisir si vous voulez vous donner la peine de vous y trouver. J'ose me flatter qu'en remplissant le devoir que cet ancien usage m'impose de la part des miens je n'encourrai pas la disgrâce des vôtres ». Cependant, le Recteur de Loqueffret continuait, de son côté, à annoncer son pardon à la chapelle de la Croix, et le Recteur de Brasparts envoyait un exprès à Monseigneur pour lui demander le parti à prendre pour n'occasionner aucun trouble. Nous ne possédons pas la réponse à celle difficulté, mais tout porte à croire que la mitoyenneté fut maintenue et que chacune des paroisses put y célébrer alternativement l'un des deux pardons ; c'est ce qui résulte d'une lettre de M. Mérer, recteur de Brasparts, datée du 3 Septembre 1825, qui semble même ignorer le fait de la contestation soulevée en 1806 : « J'ai eu l'honneur, Monseigneur, de manifester vos intentions à M. le Recteur de Loqueffret touchant la chapelle mitoyenne de la Croix ; il ne veut pas s'y conformer. A ma connaissance, jamais personne n'a osé douter de la mitoyenneté de cette chapelle qui se trouve absolument sur les confins des deux paroisses. M. Cren nous la conteste aujourd'hui, mais il m'a été facile de lui démontrer que cette chapelle était mitoyenne, par une délibération tenue en 1775 ; je le prouve encore par les cahiers des comptes de notre église jusqu'à la tourmente révolutionnaire, sans interruption. Outre, de temps immémorial, il a été toujours d'usage de nommer tous les ans un fabrique quêteur de Brasparts à cette chapelle, et les Recteurs des deux différentes paroisses ont toujours fait à l'alternative les deux pardons qui se font dans cette chapelle ; ils partageaient de moitié les recettes et les dépenses ; tout cela est à la connaissance publique depuis 1800 ; le même usage s'est maintenu sans réclamation jusqu'aujourd'hui, et dernièrement encore, il a plu à Votre Grandeur de confirmer la décision de vos prédécesseurs en m'autorisant à faire le pardon de Septembre. M. Cren, après toutes ces preuves convaincantes, persiste dans son sentiment ....... ». Mgr de Poulpiquet confirma, en effet, la règle pour célébrer les pardons à l'alternative, et l'affaire semblait terminée lorsqu'en 1833, le Recteur de Brasparts ayant fait couper un arbre sur le placître de la chapelle de la Croix pour en réparer la sacristie, la municipalité de Loqueffret adressa une plainte à la Préfecture ; une correspondance s'ensuivit entre M. le Préfet et Monseigneur. Enfin, le ministère ayant été saisi de la question, déclara, le 10 Juin 1843, « que les édifices religieux dont le domaine s'était saisi et qui se trouvaient disponibles ont été rendus aux fabriques des églises conservées dans la circonscription desquelles ces biens étaient situés », et que, dès lors, « la chapelle de la Croix appartient à la fabrique de Loqueffret, qui a seule le droit d'en jouir » ; « quant aux anciens titres invoqués par la fabrique de Brasparts, ils se sont trouvés éteints par les effets de la main mise nationale ». Ainsi fut terminé le différend à la satisfaction sans doute des deux partis, car dès 1825, le Recteur de Brasparts écrivait à M. Michel, secrétaire de l'Evêché : « Je te prie de dire à Monseigneur que mon plus ardent désir est de voir cette chapelle attachée à une paroisse quelconque pour éviter les différends ; si Monseigneur veut bien attacher cette chapelle à Locqueffret, je serai bien content ». La chapelle de La Croix avait été fondée par les sr. de Baudriec (Aveu 1690, G. 3).

Nota 3 : Cette importante chapelle fut fondée par le chevalier de Lamarche, seigneur de Baudriec et sa compagne Marguerite de la Villeneuve. Le porche est de style gothique. Le clocher porte la date de 1697. L’escalier tournant qui menait de l’extérieur à la tribune de la chapelle n’existe plus, et les pierres dont il était formé sont entrées comme matériaux dans les murs de maisons voisines, comme Ty-manac'h, Ty­gardien. Sur une pierre de la sacristie figurent des armoiries, surmontées du nom de M. Crenn, recteur. En face du porche de la chapelle se dresse un calvaire portant la date de 1576. On voit d’un côté le Christ entre les deux larrons, de l’autre une Pièta. Les têtes de mort sculptées sur ce calvaire sont une preuve de la dévotion bien ancienne des fidèles pour les trépassés. Proche de la chapelle est la fontaine sainte. Si l’on en croit la légende, les pèlerins venaient, très nombreux, boire à cette fontaine, où une dame leur servait de l’eau dans un bol en or, soutenu par une chaîne en or. Ennuyé d’une telle affluence, le seigneur de Baudriec aurait fait couvrir la fontaine, si bien qu’elle demeura longtemps introuvable. Le Bulletin, à propos de Brasparts (Bulletin diocésain, 1904) a déjà exposé les principales péripéties du conflit qui s’éleva au sujet de la chapelle de la Croix. Il suffira d'adjoindre, ici, quelques détails complémentaires. Voici le plaidoyer de M. Crenn, recteur de Loqueffret, en faveur de sa paroisse (7 février 1823). « La chapelle de la Croix est séparée de Brasparts par l’eau, par le terrain du bois du château de Baudrier, elle porte les armes de cette antique seigneurie, ses barrières sont vers Loqueffret, elle n’a que des escaliers du côté de Brasparts. Les arpenteurs l’ont encadrastée dans cette commune. Il y a eu un tems, ou on venait y dire la messe de Brasparts par concession et quand il n’y avait pas assez de prêtres à Loqueffret. On a ici le calice marqué au fond à la chapelle de la Croix et un St Sépulcre qui n’ont jamais été à Brasparts ». Le 13 août 1827 M. Keramanac'h, curé de Morlaix, enfant de Loqueffret et élève de M. Floutier intervient énergiquement dans le débat, en une lettre adressée à Mgr. de Poulpiquet. Le 3 Mai 1842, Mgr. Graveran écrit au recteur de Brasparts : « J’écris à M. le Recteur de Loqueffret que s’il ne produit pas un titre de propriété exclusive de la chapelle de la Croix, votre fabrique peut s’appuyer sur la Reconnaissance de mitoyenneté par les fabriciens de Loqueffret en 1775. J’ajoute que l'Etat s’était emparé de tous les Edifices Religieux. Si après le Concordat, il a remis la chapelle de la Croix à Loqueffret exclusivement et si cette Eglise a été envoyée formellement en possession par le domaine, elle en est formellement propriétaire, mais je n’ai rien trouvé à cet égard à l'Evêché ni à la Préfecture. Provisoirement je maintiens le statu-quo, et l’alternative des Pardons, et les Réparations devront se faire de concert. S’il y a désaccord on invoquera une décision ». L'Etat adjugea la Croix à Loqueffret par une décision du 10 Juin 1843. Vers 1930, on fait encore des neuvaines dans la Chapelle de la Croix, pour les agonisants, et on y célèbre des messes pour ceux qui viennent de mourir (H. Pérennès).  

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, située jadis près du manoir des Tourelles (à 500 mètres sud, sud-est) et aujourd'hui disparue. On y voyait jadis une fontaine ;

l'ancienne chapelle Saint-Avit, située au lieu-dit Brennilis (jadis en Loqueffret) et aujourd'hui disparue. La chapelle Saint-Avit tomba en ruines en 1798 (Bulletin diocésain, 1904). Le 15 Avril 1806, M. Floutier, desservant de Loqueffret, demande à Mgr. Dombideau de l’autoriser à se servir des débris de cette chapelle, dont il a transféré les statues à l’église paroissiale, pour les réparations de l’église et du presbytère

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Brennilis (ou Brenilis), jadis en Loqueffret. « Chapelle très ancienne, et très dévôte, écrit M. Moutier, elle a depuis quatre ans (1802) comme avant la Révolution, un chapelain, qui y dit la messe, y confesse hors le temps de Pâques. Comme le territoire où elle est située est séparé de l’église principale par une rivière fort sujette à se déborder, Monsieur Kéranguéven, mon secondaire, qui y demeure, fait avec la permission de Monsieur le maire et la mienne, les enterrements qui arrivent de ce côté-là ». Notre-Dame de Brenilis fut érigée en succursale le 9 juin 1849 et en commune le 5 avril 1884 (Bulletin diocésain, 1904) ; 

le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-la-Croix (1686) ;

le calvaire du placitre de l’église (1576). En haut se trouve le Christ en croix. Au revers se trouve une Pietà. Sur le fût, sous le Crucifix, sainte Geneviève tient un cierge que le démon cherche à éteindre ;

la croix du cimetière de Loqueffret (1647) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Bilirit ou Croaz Edern (1625), Couzanet (1560-1570), Rundol (1635), Rusquec (1630), Ty-an-Doa (1642) ; 

Nota 4 : Le cimetière, au sud de l'église, contient une croix en kersanton. « Appuyée à mi-hauteur du fût octogonal apparaît la statue de Sainte Geneviève... La Sainte, voilée et vêtue d’une longue robe, tient de la main droite un cierge, et un livre de la gauche. Ses pieds reposent sur une tête d’homme formant console » (Toscer). Sur la route de Brasparts, à la sortie du bourg, on aperçoit une croix dont le socle porte l’inscription suivante : M : Y : BELERIT : P : 1640. Plus loin, toujours vers Brasparts, se trouve un calvaire dénommé Kroaz-Edern. C’est une croix à godrons. D’un côté, à mi-hauteur du fût octogonal, apparaît saint Edern chevauchant un cerf. A l’avers de la Croix une Vierge-Mère est adossée au Christ, elle a à sa droite saint Yves, à sa gauche sainte Geneviève. On lit sur le soubassement : M. Y. BELERIT ET LOVIS BELERIT FRAIRES 1625.

le château du Rusquec (XVIème siècle), maison seigneuriale de la paroisse de Loqueffret et propriété de la famille Rusquec, puis par alliance, de la famille Kerlec’h du Chastel. Il est tombé en ruines au XIXème siècle. On y voyait autrefois, dans la cour, deux vasques monolithes armoriées du XVIIème siècle ;

on dénombre, au moyen âge, plusieurs manoirs : Loqueffret, Keraznou, Le Rusquec, Bodriec, Neslac’h, Poulfoan, Les Salles et Les Tourelles ;

A signaler aussi :

plusieurs sépultures (âge de bronze) ;

la motte féodale de Saint-Nicolas ;

VIEUX MONUMENTS ET VESTIGES DE L’ÉPOQUE GALLO-ROMAINE : Motte, dite de Saint-Nicolas, à 500 mètres Sud-Sud-Est du manoir des Tourelles. Cette motte, de forme elliptique, offre pour diamètre 32 mètres et 45 m. Les retranchements ont 3 mètres au-dessus du sol intérieur et 8 mètres au-dessus de la douve, qui est remplie d’eau. On remarque à l’intérieur .de la motte les débris d’une construction, aujourd’hui démolie, ayant 8 mètres de longueur sur 5 mètres de largeur ; cette construction est entourée elle-même d’un reste de mur de clôture ; le champ de terre labourable situé au Nord de la motte porte le nom de Parc-ar-Chapel. Tuiles dans un chemin au Sud du même village. « Urne avec cendres trouvée en 1869, à Pen-ar­Hars, dans un champ, près des habitations » (Flagelle). M. Bigot signalait, en 1884, dans la montagne Noire, « un vestige de galerie appelée Béguéor ou Tombe du géant. Cette galerie a 14 mètres de longueur sur 2 mètres de largeur moyenne ; elle est ouverte du côté Nord-Est et fermée, vers le Sud-Ouest, par une large pierre plate debout. D’après la chronique, un géant de 9 pieds de long aurait été enterré en ce lieu. Cette galerie formée par deux rangs de pierres debout était recouverte par des dalles brutes » (Société Archéologique du Finistère, 1884, p. 153). Sous la direction de M. le vicomte René de Kerret. de Brasparts, des fouilles furent pratiquées en Novembre 1887, dans un tumulus situé à Goarem-Huella, à 400 mètres du bourg de Loqueffret. On y reconnut en la partie supérieure, l’existence d’un amas de matières incinérées ou calcinées de couleur noire. Trois dalles furent ensuite découvertes, et sous ces dalles une chambre mesurant environ 2 m. 30 de longueur sur 1 m. 30 de largeur et 1 m. 50 de hauteur. Le sol de la chambre était en terre battue ; un mur en pierres sèches en formait les parois. Elle était creusée dans la direction Nord-Sud. Avec quelques débris méconnaissables cette chambre contenait un vase en terre commune, haut de 0 m. 20, portant quatre anses sur la partie supérieure (Société Archéologique du Finistère, 1887, p. 341 et 343). Quatre autres tumulus s’aperçoivent au village de Plouenez, dans les landes qui limitent les communes de la Feuillée et de Loqueffret. Le premier, appelé Tusken-ar-ran, a 15 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur ; le deuxième, Tusken-Rosvarn, au Nord-Est du premier, a 4 à 5 mètres de hauteur, et 20 mètres de diamètre ; le troisième, Tusken-Beklan a les mêmes dimensions que le précédent. Le quatrième, presqu'entièrement détruit, est à 250 mètres à l'Ouest du troisième, et au Sud-Ouest du premier. Au Nord-Ouest du bourg, à l’embranchement de deux chemins, l’on voit deux tumulus, dont l’un borde la route. On a trouvé à Loqueffret, notamment aux villages de Kéranguéven et de Rundu, de nombreux sarcophages formés de quatre pierres plates posées de champ et recouvertes d’une dalle. Ces sarcophages ne renfermaient qu’une terre fine et noirâtre (Société Archéologique du Finistère, 1876, p. 119). En 1894, en creusant un canal pour l’écoulement des eaux dans un terrain marécageux, à 300 mètres à l'Ouest des édifices de Kergeven, il. fut découvert une cachette d’objets en bronze : haches à douille, fragments de haches à talon et à anneau latéral, fragments de lames d’épée à bords parallèles, fortifiées dans toute leur longueur par un renflement central, décorées d’un filet en creux de chaque côté, fragments de lances, d’anneaux, de tiges plates et de culots de fonte (Société Archéologique du Finistère, 1876, p. 119).

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ANCIENNE NOBLESSE de LOQUEFFRET

MANOIRS ET LIEUX NOBLES. On trouve aux Archives de la Loire-Inférieure, en ce qui concerne Loqueffret, des aveux et dénombrements de terres, moissons, convenants, droits réels et honorifiques, tenus à foi et louage, sous le ressort de la barre royale de Châteauneuf et Landeleau, avec les dénominations suivantes : le manoir et lieu noble de Keraznou, possédé par Jean de Quélen, seigneur de Vieuxchâtel (1541), François de Quélen (1547), Alain du Châtel, chevalier, seigneur du Rusquec (1717), Julien de Bégasson, chevalier, seigneur de La Lardays (1750), lequel fut débouté du droit de foire le jour de Saint-Julien, du droit de pêche dans l’étang de Huelgoat, et du droit de haute-justice ; — les manoirs et lieux nobles du Rusquec et de la Salle, possédés par Jean du Rusquec, écuyer, seigneur du Rusquec (1540), Alain du Châtel, chevalier (1717), Eléonore et Reine du Châtel (1735), Marie-Josèphe du Châtel, veuve Avril de la Chauvière (Archives de la Loire-Inférieure).

Jacques du Rusquec, archidiacre de Pohaer, et Jean, son frère, recteur de Guiscriff, tous deux chanoines de Cornouaille, avaient acquis le manoir de La Salle pour 4.500 écus de Rolland de Kerloaguen et Jeanne Lézongar, sa compagne, sieur et dame de Kerméheuzen. Le 14 Janvier 1594, ce manoir appartenait à Jacques et Pierre du Rusquec. Il était tenu à domaine congéable par Pierre Bernard et consorts pour, en argent, 10 livres 10, 4 chapons appréciés à 16 sols pièce (3 livres 4), à la charge de corvées appréciées 12 livres et de champart apprécié 10 livres [Note : Les domaniers devaient le droit de champart quand ils égobuaient à la 5ème gerbe, communément, toutes choses égales d’ailleurs].

Pour Toulanhay, en Loqueffret, Jacques et Jean du Rusquec recevaient 6 livres par an, 3 boisseaux d'avoine foulés, mesure de Brasparts, trois poules et les corvées accoutumées.

Devant le manoir du Rusquec s’étalait un beau bassin de pierre appelé la pompe. 

Le seigneur du, Rusquec avait, dans le choeur de l’église de Loqueffret, du côté de l’évangile, une tombe « eslevée » et armoyée, portant un écusson en bosse avec image de la Trinité. Il jouissait du droit de lisière tant en dehors qu’au dedans. Il possédait également un droit prohibitif dans la chapelle du Rosaire, du côté de l'épître. Le jour de la Trinité, il recevait du « fabrique » de l’église une paire de gants et un gâteau de farine de froment.

Dans les ruines du manoir du Rusquec existent deux vasques de pierre ; l’une, monumentale et très connue, l’autre, moins grande, et perdue dans un jardin en friche. Toutes deux sont chargées d’armoiries, relevées par M. Le Guennec. PETITE VASQUE. — 1. Ecartelé d’un fascé qui est Kerlec’h du Chastel, et de trois pommes de pin qui est du Hirgarz. — 2. Ecartelé au 1 d’une aigle éployée, qui est Kerloaguen-Rosampoul, au 4 d’une croix, qui est Lezongar, au 2 d’une hure de sanglier, qui est Rosnyvinen, et au 3 de deux fasces, qui est Carné [Note : Jacques, seigneur du Rusquec, avait épousé Suzanne de Carné de Rosampoul, dont Suzanne, mariée à René de Kerlec'h du Chastel, seigneur de Hirgarz]. Sur le tout d'un chef chargé de trois pommes de pin, qui est du Rusquec. — 3. Ecartelé aux 1 et 4 d’un fascé, qui est Kerlec'h, aux 2 et 3 d’un chef chargé, de trois pommes de pin, qui est du Rusquec. GRANDE VASQUE. — 1. Ecartelé aux 1 et 4 de Kerlec'h, aux 2 et 3 de trois merlettes surmontées d’un lambel à quatre pendants (?). — 2. Ecartelé aux 1 et 4 de Kerlec'h, aux 2 et 3 de trois merlettes surmontées d’un chef chargé de trois quintefeuilles, qui est Lannion. — 3. Mi-parti de Kerlec'h et du Rusquec. — 4. Ecartelé au 1 de trois pommes de pin, qui est Hirgarz, au 2 d’un burelé de 10 pièces, qui est Quélen, au 3 d’un chef chargé de trois pommes de pin, qui est du Rusquec, au 4 de sept mâcles, 3, 3, 1, qui est d'Aradon, sur le tout mi-parti de Kerlec’h et de Lannion. — 5. Mi-parti de Quélen et de cinq fusées posées en pal et surmontées d’un chef (?). — 6. Burelé de 10 pièces, au canton chargé d’un lion qui est Bérien. — 7. Mi-parti de Quélen et d'Aradon.

 

ARMOIRIES :

De la Marche : de gueules au chef d’argent ;

Le Saulx : d’azur à la croix dentelée d’or ;

Bizien : d’argent à la fasce de sable, accompagnée en chef d’une étoile de gueules et en pointe d’un croissant de même ;

Du Rusquec : d’azur au chef d’or, chargé de trois pommes de pin de gueules.

 

FAMILLES NOBLES :

RÉFORMATION DE 1426.

Alain Le Juiff, collecteur, les fabriqueurs et autres paroissiens.

Du fief de Châteaulin.

Anceau de la Marche, noble.

Métayers.

Au dit Anceau, au village du Quistinic, franc par grâce des paroissiens, et ne souffre le dit Anceau nul en son manoir du Bodriec ;

A Riou Le Saux, en son manoir de Nezais ;

A Guézennec Bizien, en son manoir de Leslec'h ;

Au vicomte du Faou, au Guaffle, que plusieurs disent être manoir ;

A Hervé de la Villeneuve, en son manoir de Poulforn ;

A Nuz Prigent, à Toularc'hat.

Du fief de Huelgoët.

Guézennec Bizien et Yves du Rusquec, nobles ;

Un métayer au dit Guézennec, en son manoir de Keramon ;

Un métayer à Messire Jehan de Kermellec, en son manoir de la Salle.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Loqueffret était présent :

Anceau de la Marche de Bodriec, archer en brigandine, à deux chevaux et o luy ;

Yvon Urgoet, archer en brigandine ;

Maistre Bertrand du Rusquec, représenté par Guillaume Eonnet, archer en brigandine.

 

RÉFORMATION DE 1536.

Le seigneur du Vieux-Château, seigneur de Kerannou et de Leslec'h ;

François du Rusquec, seigneur du dit lieu et de Trohantel ;

Olivier, seigneur de Quilimadec, des Tourelles et de Brennilis ;

Guillaume de la Marche, seigneur du Bodriec, du Quistinic et de Poulforn.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, le noble suivant de Loqueffret apparaît :

Guillaume de la Marche, sr. de Broderic, présent, dict faire arcquebusier à cheval.

(à compléter)

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