Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Loqueffretois

LOQUEFFRET

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Pleyben  

La commune de Loqueffret (pucenoire.gif (870 octets) Lokeored) fait partie du canton de Pleyben. Loqueffret dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Loqueffret, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOQUEFFRET

Loqueffret vient du breton « lok » (lieu consacré) et de Gwevret, nom d’un saint breton. Gwevret ou Gherfred avait quitté l'abbaye de Glanfeuil pour vivre en ermite où est bâtie l'église actuelle de Loqueffret.

Jusqu’au XIVème siècle, le territoire de Loqueffret s’appelait « Plebs Montis », paroisse de la montagne (traduction latine du breton Plouemenez). Le chef-lieu de cette ancienne paroisse primitive de Plouemenez était le village de Plouénez, situé sur le territoire de Loqueffret jusqu’en 1854, et depuis cette date sur le territoire de Brennilis. Plouemenez englobait autrefois le territoire de Berrien, de Brasparts et de La Feuillée. La paroisse de Loqueffret dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

Le château de Rusquec était la maison seigneuriale de la paroisse de Loqueffret. Il s'agit d'une juveignerie de Trésiguidy en Pleyben qui passe par alliance, en 1600, à la famille de Kerlec'h du Chastel et qui est transmise ensuite aux familles de Kergoët, de Cleuz du Gage et de Kerouartz.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Montis (vers 1330), Plebs Montis alias Locquevret (en 1368), Locquevret (en 1405) et Loqueffret (en 1535).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LOQUEFFRET

l'église Sainte-Geneviève (XV-XVIème siècle). L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de trois travées et un choeur, de deux travées au nord avec chapelle en aile, et d'une travée au sud avec également chapelle en aile, et un chevet droit. Le clocher, à un étage de cloches amorti par une flèche moderne, porte la date de 1697. La flèche du clocher date de 1850. La cloche date de 1614. La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. Le bénitier portatif en bronze porte la date de 1617. Les bénitiers en pierre sont datés de 1602 et 1612. Le maître-autel date de la fin du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème siècle. Le retable du Rosaire date du XVIIème siècle. On y trouve un groupe de la Trinité dans une niche à volets, en bois polychrome et daté du XVIème siècle. Au-dessus d'une niche formant couronnement au retable se trouvent les armoiries des seigneurs du Chastel. L'église abrite les statues de la sainte Vierge avec l'enfant emmailloté, sainte Geneviève, saint Jean-Baptiste, sainte Anne, saint Yves, sainte Marguerite, saint Nicolas, la Vierge-Mère et un groupe de l'Annonciation ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Croix (1522), fondée par la famille La Marche (G. de La Marche, seigneur du dit-lieu et de Bodriec, époux de Mlle de la Villeneuve) et construite par l'atelier de Saint-Herbot. Mitoyenne entre Brasparts et Loqueffret, la chapelle est unie à Loqueffret par décision du 10 juin 1843. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans qui porte sur le tympan de la porte sud, la date du 2 juillet 1522. Le clocheton est plus récent et daté de 1697. Le chevet a été remanié à la fin du XVIIème siècle. Le porche nord date du XVIème siècle. La chapelle abrite une Pietà. On y voyait jadis une fontaine ;

Nota : Une note du Recteur de Brasparts sur l'état de ses chapelles en 1809, après avoir cité la chapelle de la Croix entre Loqueffret et Brasparts, ajoute : « Cette chapelle a fait beaucoup de bruit, comme si la chose en valait la peine ». Il faut pourtant avouer que la chose avait une certaine importance, puisque l'affaire, après bien des contestations de part et d'autre, n'eut une solution définitive qu'en 1843, en vertu d'une intervention du ministère des cultes. Cette chapelle avait, en effet, une situation singulière, elle était mitoyenne, de temps immémorial, dit le Recteur en 1806, entre Brasparts et Loqueffret ; et de tout temps, ajoute-t-il, le pardon se faisait alternativement par les Recteurs de Brasparts et de Loqueffret. Avant la Révolution, fait remarquer M. Mérer, recteur de Brasparts, en 1828, « la chapelle de la Croix se trouvait sur les confins des deux paroisses, et elle ne se trouve actuellement en Loqueffret que par le fait de Messieurs du cadastre ». Mais le Recteur démontre que, depuis 1739 jusqu'à la Révolution, plusieurs des fabriques de cette chapelle étaient des paroissiens de Brasparts. Les contestations ne semblent, du reste, dater que de la nouvelle circonscription des paroisses. Le Recteur de Loqueffret, profitant de ce que la chapelle était de fait sur sa paroisse, voulut en contester la mitoyenneté avec Brasparts, et avoir le droit exclusif d'y faire les deux pardons qui avaient lieu en Mai et en Septembre. Le Recteur de Brasparts, M. Le Cann, pour prévenir tout conflit au pardon du 4 Mai 1806, écrivit en ces termes à son confrère de Loqueffret : « Vous ne devez pas trouver mauvais que nous fassions cette année le pardon de la Croix ; c'est un droit qui nous est acquis, vous le savez, depuis longtemps, nous nous croyons fondés à en user comme cy devant malgré la grande contestation y relative, jusqu'à ce qu'il soit statué autrement par qui de droit. En conséquence de ce, je vous prie d'annoncer à vos brebis que nous leur procurerons la grand'messe à la dite chapelle le 4 Mai prochain, pour ne rien innover. Nous vous y verrons avec plaisir si vous voulez vous donner la peine de vous y trouver. J'ose me flatter qu'en remplissant le devoir que cet ancien usage m'impose de la part des miens je n'encourrai pas la disgrâce des vôtres ». Cependant, le Recteur de Loqueffret continuait, de son côté, à annoncer son pardon à la chapelle de la Croix, et le Recteur de Brasparts envoyait un exprès à Monseigneur pour lui demander le parti à prendre pour n'occasionner aucun trouble. Nous ne possédons pas la réponse à celle difficulté, mais tout porte à croire que la mitoyenneté fut maintenue et que chacune des paroisses put y célébrer alternativement l'un des deux pardons ; c'est ce qui résulte d'une lettre de M. Mérer, recteur de Brasparts, datée du 3 Septembre 1825, qui semble même ignorer le fait de la contestation soulevée en 1806 : « J'ai eu l'honneur, Monseigneur, de manifester vos intentions à M. le Recteur de Loqueffret touchant la chapelle mitoyenne de la Croix ; il ne veut pas s'y conformer. A ma connaissance, jamais personne n'a osé douter de la mitoyenneté de cette chapelle qui se trouve absolument sur les confins des deux paroisses. M. Cren nous la conteste aujourd'hui, mais il m'a été facile de lui démontrer que cette chapelle était mitoyenne, par une délibération tenue en 1775 ; je le prouve encore par les cahiers des comptes de notre église jusqu'à la tourmente révolutionnaire, sans interruption. Outre, de temps immémorial, il a été toujours d'usage de nommer tous les ans un fabrique quêteur de Brasparts à cette chapelle, et les Recteurs des deux différentes paroisses ont toujours fait à l'alternative les deux pardons qui se font dans cette chapelle ; ils partageaient de moitié les recettes et les dépenses ; tout cela est à la connaissance publique depuis 1800 ; le même usage s'est maintenu sans réclamation jusqu'aujourd'hui, et dernièrement encore, il a plu à Votre Grandeur de confirmer la décision de vos prédécesseurs en m'autorisant à faire le pardon de Septembre. M. Cren, après toutes ces preuves convaincantes, persiste dans son sentiment ....... ». Mgr de Poulpiquet confirma, en effet, la règle pour célébrer les pardons à l'alternative, et l'affaire semblait terminée lorsqu'en 1833, le Recteur de Brasparts ayant fait couper un arbre sur le placître de la chapelle de la Croix pour en réparer la sacristie, la municipalité de Loqueffret adressa une plainte à la Préfecture ; une correspondance s'ensuivit entre M. le Préfet et Monseigneur. Enfin, le ministère ayant été saisi de la question, déclara, le 10 Juin 1843, « que les édifices religieux dont le domaine s'était saisi et qui se trouvaient disponibles ont été rendus aux fabriques des églises conservées dans la circonscription desquelles ces biens étaient situés », et que, dès lors, « la chapelle de la Croix appartient à la fabrique de Loqueffret, qui a seule le droit d'en jouir » ; « quant aux anciens titres invoqués par la fabrique de Brasparts, ils se sont trouvés éteints par les effets de la main mise nationale ». Ainsi fut terminé le différend à la satisfaction sans doute des deux partis, car dès 1825, le Recteur de Brasparts écrivait à M. Michel, secrétaire de l'Evêché : « Je te prie de dire à Monseigneur que mon plus ardent désir est de voir cette chapelle attachée à une paroisse quelconque pour éviter les différends ; si Monseigneur veut bien attacher cette chapelle à Locqueffret, je serai bien content ». La chapelle de La Croix avait été fondée par les sr. de Baudriec (Aveu 1690, G. 3).  

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, située jadis près du manoir des Tourelles et aujourd'hui disparue. On y voyait jadis une fontaine ; 

le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-la-Croix (1686) ;

le calvaire du placitre de l’église (1576). En haut se trouve le Christ en croix. Au revers se trouve une Pietà. Sur le fût, sous le Crucifix, sainte Geneviève tient un cierge que le démon cherche à éteindre ;

la croix du cimetière de Loqueffret (1647) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Bilirit ou Croaz Edern (1625), Couzanet (1560-1570), Rundol (1635), Rusquec (1630), Ty-an-Doa (1642) ; 

le château du Rusquec (XVIème siècle), maison seigneuriale de la paroisse de Loqueffret et propriété de la famille Rusquec, puis par alliance, de la famille Kerlec’h du Chastel. Il est tombé en ruines au XIXème siècle. On y voyait autrefois, dans la cour, deux vasques monolithes armoriées du XVIIème siècle ;

on dénombre, au moyen âge, plusieurs manoirs : Loqueffret, Keraznou, Le Rusquec, Bodriec, Neslac’h, Poulfoan, Les Salles et Les Tourelles ;

A signaler aussi :

plusieurs sépultures (âge de bronze) ;

la motte féodale de Saint-Nicolas ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LOQUEFFRET

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.