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LOCUNOLE

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La commune de Locunolé (pucenoire.gif (870 octets) Lokunole) fait partie du canton d'Arzano. Locunolé dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCUNOLE

Locunolé vient du breton « lok » (lieu consacré) et de saint Guénolé.

Au Haut Moyen Age, Locunolé fait partie des territoires donnés par le roi Gradlon à l'abbaye de Landévennec. Jusqu’au XIème siècle, Locunolé (tref Uuinguiri) fait partie de la paroisse gallo-romaine de Niuliac (ou Iuliac / Yuliac) qui englobe aussi à l'origine Tréméven, Querrien et Saint-Thurien. Locunolé correspond probablement à la possession indiquée au Cartulaire de l'abbaye de Landévennec : "tribum Uuinguiri in plebe Niuliac" (XIX). Le Cartulaire de Quimperlé désigne par trois fois la région de Tréméven sous la dénomination de "Yuliac".

Simple prieuré, dépendant de Rome, Locunolé est érigé en paroisse du diocèse de Cornouaille en 1667. « Locunolé, anciennement Loquénnolé [Note : D'après les registres paroissiaux " Locquenole " en 1827, et depuis 1829 " Locunolé "] se trouve à 10 kilomètres an nord-est de Quimperlé. C'était de temps immémorial un prieuré de Rome. Il fut érigé en paroisse de l'évêché de Quimper-Corentin par ordonnance royale de l'année 1667 (Titre 20) » (M. H. Pérennès). 

En 1801, Locunolé passe dans le diocèse de Vannes, puis intègre la paroisse de Meslan en 1812. En 1820, Locunolé devient succursale de la paroisse du Faouët. Locunolé est rattaché en 1857 (par décret impérial du 4 avril 1857) au département du Finistère comme commune et au diocèse de Quimper comme paroisse. La commune de Locunolé s’est agrandie de dix-neuf hameaux au détriment de Querrien. « A la suite de la division de la Bretagne en départements, Locunolé devient commune du Morbihan, et le Concordat de 1801 en fait une paroisse du diocèse de Vannes, Dès ce moment les ecclésiastiques nommés à Locunolé le sont par l'Ordinaire de Vannes. Les prêtres faisant défaut, la paroisse est annexée à Meslan vers 1812. Quelques années plus tard, une ordonnance royale de 1820 érige Locunolé en succursale du Faouët. Par décret impérial du 4 avril 1857, Locunolé passe, à titre de commune, au département du Finistère, le 15 septembre de la même année, l'évêque de Vannes écrit à celui de Quimper : " Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser de Châteaulin, relativement à Locunolé. Je vous cède volontiers, pour toute ma vie durante, les droits que j'ai au for ecclésiastique, sur cette succursale. Quand-vous y aurez nommé un autre desservant, celui qui s'y trouve aura à se retirer dans mon diocèse ". En même temps qu'elle faisait retour au diocèse de Quimper, la paroisse de Locunolé s'agrandit par suite de l'adjonction d'une partie de Querrien, du nom de Coat-ar-C'hrann. La paroisse qui ne comptait jusque là que sept villages, en vit le nombre atteindre vingt-six. Les anciens. de Locunolé disent encore aujourd'hui : " E Nikinolé e. oa diou vilin, seiz ker hag ur maner ". Le vieux Locunolé existe toujours, mais le manoir en question sert actuellement d'étable et d'écuries. Partie intégrante du canton d'Arzano, la paroisse de Locunolé est séparée des trois autres paroisses de ce canton, par l'Ellé. Elle en diffère d'ailleurs totalement par la langue, le costume et les coutumes. On y parle le cornouaillais, le costume est celui des environs de Quimperlé. Dans les autres paroisses du canton, tout est vannetais » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

On rencontre les appellations suivantes : Locquenolay (en 1426 et en 1536), Locunole (au XVIIème siècle).

Note 1 : Rôle des décimes en 1788. - Le Recteur Keranguiader, 6 livres. - Le Fabrice, 7 livres. - Notre-Dame de Bonne Nouvelle, 10 livres 5 sols.

Note 2 : Liste non exhaustive des Recteurs de Locunolé depuis la Révolution : - En 1802-1808. M. Le Borgne, natif de Roudouallec, prêtre à Gourin au moment de la Révolution, recteur de Guiscriff en 1806, puis de Roudouallec, où il fut enterré le 22 octobre 1830. - En 1808-1827. Les actes sont signés par MM. Lardiagon, desservant de Querrien, Bothuan, et Simon, vicaires à Querrien. - En 1827-1829. M. Cadic, Recteur de Locunolé nommé Recteur à Priziac en février 1829. - En 1829-1851. M. Lavolé, Recteur depuis 1833. - En 1852-1856, M. Picarda (aidé de M. Le Borgne, recteur de Guiscriff). - En 1856-1858. M. Boulben. - En 1858-1859. Le 22 septembre Guillaume Riou est nommé. Recteur par Mgr. l'Evêque de Quimper et de Léon [Note : Le 24 Mars 1859 M. Riou fait donation à la paroisse, d'un courtil d'une contenance d'environ 8 ares, de deux petites maisons ou cabanes, d'un petit courtil en forme de demi-lune, d'environ une trentaine d'ares]. - En 1859-1863. Alain-François Postec, nommé à Locunolé le 21 Mars. - En 1863-1868. Alain Cotonéa, nommé à Locunolé le 4 septembre. - En 1868-1885. Jean-François-Nicolas Pellen, nommé à Locunolé le 17 Août. - En 1885-1893. Louis Kéraudren, nommé à Locunolé le 3 Septembre. - En 1893-1897. Jean-René Celton, nommé à Locunolé le 28 Juin. - En 1897-1900. Jean-Marie Floc'h, nommé à Locunolé le 20 Septembre. - En 1900-1908. Emile-Joseph-Marie Jean, nominé à Locunolé le 24 Avril. - En 1908-1918. Joseph Falc'hun, nommé à Locunolé le 10 Décembre. - En 1918. François-Louis-Marie Canan, nommé à Locunolé le 24 juillet, etc .... Les plus anciens registres conservés à Locunolé ne remontent pas au-delà de 1808. Au mois de mai 1851, ces registres portent les signatures de MM. Le Mahennec, Recteur de Guilligomarc'h, Le Floc'h, vicaire à Arzano, Tanguy prêtre, Le Levé, vicaire à Guilligouac'h. Liste non exhaustive des vicaires de Locunolé : - En 1863-1867. Yves-Marie Velly, nommé à Locunolé le 21 Décembre. - En 1867-1868. Clet-Mathieu Urcun, nommé à Locunolé le 25 Avril. - En 1868-1869. Corentin Bicrel, nommé à Locunolé le 18 Août. - En 1869-1871. Joseph-Charles Calvez, nommé à Locunolé, le 3 Février. - En 1871-1872. Nicolas-Marie Dréau, nommé à Locunolé, le 7 Août. - En 1872-1873. Olivier-Marie Canévet, nommé à Locunolé le 22 Février. - En 1873-1877. Jean-Yves-Marie Pennamen, nommé à Locunolé le 13 Octobre. - En 1877-1878. Méven André, nommé à Locunolé le 6 Mars. - En 1878-1882. Hervé Salaün, nommé à Locunolé le 5 Novembre. - En 1882-1886. Jean-Yves Pennamen, nommé à Locunolé le 26 Juillet. - En 1886-1891. Germain-André-Marie Marchand, nommé à Locunolé le 8 Février. - En 1891-1893. Guénolé Le Beuz, nommé à Locunolé le 18 Août. - En 1893-1894. Yves-Marie Penven, nommé à Locunolé le 29 Mai. - En 1894-1895. Jacques Trémintin, nommé à Locunolé le 31 mars. - En 1895-1896. Jean Com, nommé à Locunolé le 12 Août. - En 1896-1902. Christophe-Henri Bernard, nommé le 2 Novembre. - En 1902-1905. Jean-Baptiste Le Mel, nommé à Locunolé le 20 Novembre. - En 1905-1911. Yves Caill, nommé à Locunolé le 15 Juillet. - En 1911-1914. Joseph-Louis-Marie Desnos, nomme à Locunolé le 28 Décembre, etc .. (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LOCUNOLE

l'église Saint-Guénolé (1671-1672), restaurée en 1867-1869. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et un choeur profond. Il possède des arcades de style roman qui séparent les bas-côtés de la nef. C'est, semble-t-il, à l'exception du clocher qui a été conservé de l'ancienne église et date de 1671, un édifice moderne. La première pierre est posée le 13 mai 1867 et la consécration de l'église a eu lieu le 25 avril 1869. « L'église est récente ; elle a été bâtie sur l'emplacement de l'ancienne, dont il ne reste que le clocher et les fonts baptismaux. La première pierre fut bénite le 13 mai 1867 par M. Mazé, curé-archiprêtre de Quimperlé, en vertu d'une délégation de Mgr. Sergent. Ce prélat consacra l'église le 25 avril 1869 » (M. H. Pérennès). Le clocher porte la date de 1671, avec l'inscription suivante : VENERABLE ET DISCRET MESSIRE P. CADIC RECTEUR. Les deux cloches portent la date de 1691. Sur l'une, on lit : « Comtesse de Lantenay, marraine ». Les fonts baptismaux datent de 1672. Ceci semble bien indiquer que l'église qui a disparu au XIXème siècle remontait au XVIIème. Le vitrail du mur Sud, oeuvre de J. Guével, date de 1946 et porte l'inscription " Sant Gwénolé hag sant Gwenael, sant Korantin ". L'église abrite les statues de saint Guénolé (patron de la paroisse de Locunolé) et de Saint Cornély (protecteur des bestiaux). La statue (H. 1,60 m) de Saint-Guénolé, située sur le retable du choeur, est en bois polychrome et date du XIXème siècle : l'abbé mitré, en chape, tient une crosse dans la main droite et un chapelet est pendu à la ceinture. On y trouve aussi une petite relique (petit os de saint Guénolé). « Locunolé possède aussi des reliques de sainte Anne, saint Corentin, saint Guénolé, saint Sébastien, saint François de Sales, sainte Marguerite-Marie Alacoque. Toutes ces reliques ont leurs authentiques. En 1862, à l'occasion de la translation dans la paroisse des reliques de saint Guénolé, Pie IX accorda une indulgence plénière à gagner du 8 septembre au 15 inclusivement, sous les conditions ordinaires de se confesser, de communier, de prier à l'intention du Pape et de faire une visite à la chapelle de N.-D. du Folgoët en Locunolé » (Archives du diocèse) ;

Le vieux cantique de Saint Guénolé

la chapelle Sainte-Gertrude (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice du XVIème siècle de plan rectangulaire possédant une sacristie au nord-est. La chapelle abrite les statues de sainte Gertrude et saint Médard. « Cette chapelle se trouve à 5 kilomètres du bourg, sur la route de Quimperlé au Faouët. Distraite, en 1857, de la paroisse de Querrien, elle fut annexée à Locunolé en même temps que Coat-ar-C'hrann. La chapelle de Sainte Gertrude était jadis entourée d'un cimetière dont il ne reste plus trace ; seul le mur d'enceinte existe encore. On y célèbre 4 pardons : le dimanche de la Sainte-Trinité et le 8 décembre, en l'honneur de N.-D. de Lourdes, le dernier dimanche de septembre, en l'honneur de sainte Gertrude, et le second dimanche d'octobre, en l'honneur de saint Michel » (Archives du diocèse) ;

la chapelle Notre-Dame-du-Folgoët (1681), située dans le cimetière. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec ailes et chevet à pans coupés. Il porte la date de 1681 et le nom du recteur Corentin Redon. Sous la table de l'autel latéral du côté nord, se trouve une belle statue, en bois, de sainte Marie-Madeleine couchée et le corps allongé, tenant de la main gauche une tête de mort. " Sous la table de l'autel latéral, du côté nord, est une belle statue en bois, de sainte Marie-Magdeleine. La sainte couchée et le corps allongé a le buste redressé et la tête soutenue de la main droite ; ses cheveux épars flottent et couvrent en partie sa poitrine. De la main gauche, elle tient une tête de mort s'appuyant sur le rocher où la sainte elle-même repose " (G. Toscer, le Finistère pittoresque). La chapelle abrite aussi les statues de Notre-Dame du Folgoët et de saint Sébastien. « A 15 mètres de l'église, dans le cimetière qui l'entoure, se trouve une chapelle dédiée à Notre-Dame du Folgoët. Elle est le centre d'une dévotion répandue à plusieurs lieues à la ronde. La chapelle a la forme d'une croix latine et est aussi ancienne que l'église paroissiale primitive. Voici en effet l'inscription que l'on peut lire sur la porte principale : 1681 V. B. M. CORENTIN. REDON RECTEUR. A l'intérieur, trois anciennes statues en bois : Notre-Dame du Folgoët avec une robe blanche parsemée d'hermines, un manteau d'or et les couronnes modelées sur celles que Mgr. Lamarthe donna à N.-D. du Folgoat du Léon. — Sainte Barbe et saint Sébastien » (Archives du diocèse). Le pardon a lieu le 8 septembre. On se rend à la chapelle pour demander la guérison des infirmités spirituelles et corporelles, notamment de l'aliénation mentale. Le cantique breton est celui de N.-D. du Folgoat du Léon ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, disparue sans laisser de traces ;

l'ancien presbytère (XVIIème siècle) ;

le calvaire du cimetière de Locunolé (1886) ;

la croix posée sur le sommet de la fontaine surnommée "Fontaine-des-Saints", en Bodalec ;

la croix de Rosgodec ; 

le manoir du Sparle (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille Pluvié (au XVIIème siècle) ;

la ferme de Gourlaouën (XVI-XVIIème siècle) ;

la ferme Le Nadan (XVIIème siècle) ;

la ferme Cordroch (XVIIème siècle) ; 

la ferme Caillibot (XVIIème siècle) ;

le puits du XVIIIème siècle) ;

le pont neuf (XVIIIème siècle) ; 

les fontaines jumelles (1670-1774). La fontaine Notre-Dame date de 1774 et la fontaine Saint-Guénolé (située à Bodalek) date de 1670. " A 500 mètres au sud du bourg, on remarque accolées les fontaines de N.-D. et de Saint-Guénolé. Elles sont en pierre de taille. L'une est très simple, l'autre fort jolie. Celle de gauche est à fronton simple, avec niche à coquille et tête pour socle. Celle de droite est très ornée : niche à coquille avec fronton orné sur les rebords ; au dessus de la niche, se voit un petit entablement ayant de chaque côté des soutiens garnis de moulures en pierres de taille. Dans une inscription, sans doute fragmentaire, que porte la fontaine de Notre-Dame, on discerne la date de 1774. Quant à la fontaine de Saint-Guénolé, elle porte la date de 1670 " (Archives du diocèse) ;

le moulin Mohot (XVIIème siècle), de Kerléon (XVIIème siècle) ;

A signaler aussi :

les stèles de Kernouarn ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LOCUNOLE

Manoirs et terres nobles.

En Locunolé relevaient du Duc de Bretagne et du Roi :

- Le lieu et manoir de Coët-David, alias Coatavy avec droit de prééminence et d'enfeu en l'église paroissiale, possédé par Marie de Kerléon (1457), Guillaume Bizien, sieur de Kermorna (1553), 0llivier Le Peltier et Jacquette Pezron (1617), 0llivier Carré, procureur tiers référendaire de Quimperlé, et sa soeur, pour partie seulement, — Louise Carré, femme de M. Boutouillic, chevalier, seigneur de Kergelin (1751 et 1757), P. du Feigna, sieur de Keranforet pour une autre partie ;

- La terre et Seigneurie du Sparle, avec droits honorifiques en l'église paroissiale ; possédé par J. de Pluvié, sieur du Vieux-Château, sénéchal de Quimperlé (1653), A. du Bouëtiez, veuve de Jacques de Pluvié, chevalier (1702), les consorts André et Derrien par acquêt de la précédente (1731).

- Autres terres nobles possédées par Fr. Kerouyrchin (1497) et les mineurs Brouërec (1498).

(à compléter)

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