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LOCQUENOLE |
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La commune de Locquénolé ( |
Locquénolé vient du breton "lok" (lieu consacré) et de Guénolé, saint breton, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Locquénolé est le siège d'un ancien prieuré-cure de Saint-Gwennole, dépendance de l'ancienne abbaye de Lanmeur qui elle-même est une dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut. Ce prieuré est détruit par les Normands au IXème ou Xème siècle.ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCQUENOLE
Au haut Moyen-Age, les moines de Landévennec établissent un monastère au lieu dit Lancolvett (qui vient du vieux breton "lann" et de l'altération du nom de la rivière du Queffleut). Ce prieuré est indiqué au XIème siècle dans le Cartulaire de l'abbaye de Landévennec : "Monasteriolum in honore sancti Wingualoei" (XXXVII), passé ensuite au diocèse de Dol. Ce lieu prend, au XIème siècle, le nom de Locquénolé. Locquénolé est une dépendance de l'ancien diocèse de Dol.
On trouve les appellations suivantes : Lancolvett (au XIème siècle), eccl. Guingaloci (en 1163) et Locus Guennolay (vers 1330).
Nota : une charte du cartulaire de Landévennec rapporte que saint Guénolé fit jaillir une source au lieu dit qui a gardé son nom, en consacra l'eau au Seigneur, et qu'un petit monastère s'éleva près de cette fontaine sacrée qui coule toujours sous une voûte au bas du cimetière.
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PATRIMOINE de LOCQUENOLE
| l'église Saint-Guénolé (XIème siècle), reconstruite au XVIIème siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix comprenant une nef avec bas-côtés de trois travées, un transept roman et un choeur. Le clocher, à une galerie et deux chambres de cloches amorties par une flèche très courte, porte la date de 1681. Le retable du maître-autel date de la fin du XVIIème siècle. Les arcades plein cintre de la nef et le transept datent de la fin du XIème siècle. La nef de Locquénolé se compose de trois arcades de chaque côté, mesurant 2,70 mètres d'ouverture, soutenues par des piles carrées barlongues de 1,80 mètre sur 0,70 mètre d'épaisseur, hautes de 2,50 mètres. La chapelle de gauche dépendait jadis de la seigneurie de Kerriou et contient un autel et un tableau du Rosaire, surmontés d'un groupe de sainte Anne et de la Vierge. Des deux côtés, les statues de sainte Marthe et de sainte Marguerite qui foulent aux pieds le dragon. Dans la chapelle de droite, consacrée au Sacré-Coeur existe encore l'ancien enfeu des seigneurs de Coatilès. Le bras reliquaire (H. 38 cm, en argent sur âme de bois) de saint Guénolé date du XVème siècle : on y trouve, ciselés, de larges motifs végétaux. Le buste reliquaire (H. 0,23 m, en argent) de saint Guénolé date du XVème siècle : "Quatre petits lions couchés constituent les pieds qui portent le buste, dont le vêtement est ciselé de feuilles de chêne et de feuilles découpées. Sur le haut de la tête, qui porte la tonsure monastique, une lunette de cristal permet de voir la relique, qui est un morceau de boîte crânienne. Sous la plaque de la base une inscription tracée à la pointe : Yves Rivoalen 1697". On y trouve aussi une boîte aux saintes huiles qui date du XVIIIème siècle et qui comporte le poinçon de M. Helies, ainsi qu'une bannière de procession du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Guénolé (XVIème siècle, située sur le retable du choeur à gauche, H. 1,40 m, abbé en chape, crosse dans la main droite et livre fermé dans la main gauche), saint Nicolas (XVIIème siècle), sainte Marguerite, la Vierge-Mère (XIVème siècle) et un Ecce Homo ; | |
le calvaire de l'enclos paroissial (vers 1600). On y voit le Christ crucifié, la Madeleine agenouillée à ses pieds, la Sainte Vierge et saint Jean ; derrière saint Guénolé (H. 0,50 m, abbé en chape, crosse dans la main droite et livre ouvert dans la main gauche) on distingue les armes des familles Kermavan ou Carman et Le Ny, sieurs de Kerriou ; | |
le calvaire du cimetière (1960) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'église - dalle funéraire (1910), la croix située rue du Butou (1926) ; | |
la fontaine de Saint-Guénolé, située au bas du bourg de Locquénolé ; | |
l'ancien château ou manoir de Saint-Guénolé. Cet édifice aurait été édifié par Hilaire du Pontavice et son épouse née Pauline Cazin d'Honninctum (1841-1926). L'édifice appartient au milieu du XXème siècle à la famille Stocks (Richard Leroy Stocks est l'époux d'Anne Marie du Pontavice de Vaugarny) ; | |
le manoir de Coatilès (XVIIème siècle). Les premiers propriétaires de la terre de Coatilès ont été les familles de Coatelez, de Kerriou et de L'Isle. Un acte de vente, qui date du 16 octobre 1607, indique que la demeure est cédée au sire de Kergroadès. Des travaux de restauration sont entrepris en 1663 par Meusnier de Quatre-Marre (ou Quatremarre), époux de Fiacre de Gratz. L'édifice est vendu en 1693 à la famille Le Gac de Lansalut, puis devient la propriété de la famille Coëtlogon en 1763 et de la famille Cornic en 1791. On y trouvait jadis un pigeonnier et une chapelle privative. Le porche, cintré et orné de sculptures, date de 1673 ; | |
le manoir de Kerliviou (XIX-XXème siècle), édifié par le capitaine Ropers qui donna à l'édifice le nom de famille de son épouse Marie Louise de Kerliviou (1850-1882). Cette demeure devient ensuite la propriété de Cécile Guillotou de Keréver (comtesse de Pluvie), puis d'Allyre de Pluvie (en 1905), du comte de Pontavice, d'Auguste Le Goaster, de Le Gonidec de Tressan et de Louis Jules Patault ; | |
le manoir de Keromnès (XVI-XVIIème siècle), restauré au XXème siècle. L'écuyer René-Marie Gourcun (époux de Marie Quemeneur du Plessis), seigneur de Keromnès, ex-colonel de cavalerie et gouverneur de Carhaix y meurt en 1762. A noter que la famille Gourcun est mentionnée dès 1481 : Clet Gourcun épouse alors Aimée Le Sall. L'édifice devient ensuite la propriété d'Audren de Kerdrel, puis de Pol de Kerdel (vers 1950) et de Henri de Lafforest (maire de Locquénolé de 1977 à 1986). A noter que d'importants travaux de restauration ont eu lieu au XXème siècle à l'instigation de l'architecte morlaisien Loïc de Lafforest ; | |
le manoir du Clémeur. L'arrière comporte une tour rectangulaire. Propriété de Guillaume Nouël vers 1850, puis de sa fille Marie Jeanne, épouse de Jean Marie Etienne Barazer de Lannurien. L'édifice appartient toujours à cette dernière famille ; |
A signaler aussi :
| l'arbre de la Liberté (1794), situé près de l'église ; | |
un ancien camp retranché romain, à 1000 mètres à l'ouest du bourg dit Douvezou Sant Mélar (lieu de décapitation du saint) ; | |
l'ancien manoir de Kerriou (XVIIIème siècle). Propriété successive des familles Le Ny, Perrot et Chesny fondus en 1757 dans Le Gac de Lansalut ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOCQUENOLE
(à compléter)
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