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LOCOAL-MENDON |
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La commune de Locoal-Mendon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCOAL-MENDON
Locoal-Mendon vient de "loc" (ermitage), de "Goal" ou "Gudual", un saint ermite du VIIème (vers 631), et de Mendon (du gaulois "mina dona" signifiant petite forteresse). Mendon peut-être aussi rapproché du nom d'homme Maendon, attesté au XIVème siècle. Locoal doit son nom à saint Gudwal, Goal, Gudual ou Gwal. Il s'agit d'un démembrement du territoire de Plouhinec. Le territoire de Locoal appartenait autrefois au prieuré de Saint-Goal. Un monastère primitif y aurait été fondé et se serait maintenu jusqu'à l'invasion normande en 919, qui le ruina complètement.L'origine de Mendon est attestée depuis le Xème siècle. Il s'agit d'un démembrement du territoire de Ploemel.
Au Xème siècle, les normands ravagent la région : l'un d'entre eux Gurki, s'établit à Locoal, restaure le monastère ou le prieuré de l'époque, et le donne en 1037 aux bénédictins de Redon avec toutes ses dépendances, à savoir : la terre du Minihy du côté de Mendon, la presqu'île du Plec et sept villages de la rive droite de l'Etel, en Plouhinec, nommés Kerentréh, le Moustoir, Kerven, Kerguellan, Kerguiscoiarn, Kervigné et Kercadec. Il se réserve toutefois sa vie durant, la jouissance d'une partie de l'île, qu'il sépare du reste par un fossé. D'autres historiens prétendent que Catuuallon, abbé de Redon, aurait obtenu d'Alain III l'île de Locoal "insula Sancti Gutuali" où vivait Gurki. Ce qui donne alors naissance à une paroisse partagée sur deux terres : Locoal-Hennebont et Locoal-Auray. Cette donation, faite en 1037, est confirmée par le duc Alain II qui se trouve alors à Quiberon avec les barons de sa cour, et par Judicaël, évêque de Vannes, qui cède aux moines ses droits et ceux de son église sur l'île et ses dépendances (Cart. p. 327). Les religieux de Redon, devenus ainsi seigneurs spirituels et temporels de Locoal, y fondent un prieuré. Le prieur, chef de la communauté, est en même temps recteur de la paroisse, et prélève comme tel la dîme à la 11e gerbe.
La paroisse de Locoal, d'après les anciens documents, était répartie entre 4 ou 5 frairies : l'île (y compris l'île de Saint-Goal), Plec, Minihy et Dehors, et Hennebont ou Sainte-Hélène. Etant seigneurs spirituels et temporels de Locoal, les moines avaient droit de haute, basse et moyenne justice.
Selon sa Vita légendaire du XIIIème siècle, Gudwal aurait résidé dans une île, devenue la presqu'île du Plec (insula qui nomen Plecit), où il se serait aménagé un abri dans la roche, creusée avec des instruments en fer (angustam sibi in petra mansiunculam Gudwallis excidit (....) tunc discipuli ejus speluncam ferreis sarculis scindunt et habitacula satis Christu famulantibus sufficienta struunt).
La portion de la paroisse située en terre d'Auray (frairie de l'île), comptait jadis, outre l'église de Saint-Goal (ancienne prieurale), la chapelle de Notre-Dame de Miséricorde, celle de Saint-Jean-Baptiste (près de Penhoët), et une petite chapelle dédiée à Saint-Goal (près de Penpont).
Le territoire de Locoal-Mendon est pillé et ravagé en 1592 par les Espagnols qui occupent Port-Louis pendant les guerres de la Ligue. En 1790, le territoire de la rive droite d'Etel devient une commune à part entière, Sainte-Hélène. Locoal est rattaché à Mendon en 1806 par décision de Napoléon et l'ensemble se nomme alors Locoal-Mendon.
Pour Locoal, on rencontre les appellations suivantes : St Goual (en 1427, en 1448, en 1474, en 1464), Locoual (en 1448) et St Gouveal (en 1536).
Nota : Saint-Goal, surnommé aussi Gudual et Gurval, issu d'une famille noble et fortunée, naquit vers l'an 590 en Grande Bretagne. Son éducation fut confiée aux moines de Lancarvan vers l'an 600. L'abbé du monastère était alors Saint Brendan. Il se fit moine dans cette abbaye, avant de devenir lui-même abbé du monastère vers l'an 620. Il est appelé à remplacer Saint-Malo (évêque d'Aleth) en l'an 627. Cherchant la solitude, il se retire en l'an 629 à Guer (diocèse de Saint-Malo) avec quelques prêtres et y construit un petit monastère. Puis Goal décide de quitter ce lieu et vient se fixer, accompagné de douze de ses moines, sur l'île de Goal, puis à Locoal. Il mourut à Locoal-Camors le 6 juin 640, âgé d'une cinquantaine d'années.
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PATRIMOINE de LOCOAL-MENDON
| l'église Saint-Goal (XVIIème siècle), située à Locoal. L'église primitive est certainement plus ancienne (Xème et XIème siècles). En effet, l'église paroissiale de Locoal, avait été celle du prieuré de Saint-Sauveur de Redon établi dès le XIème siècle dans l'île de Locoal. Elle fut brûlée par les Espagnols en 1592 et un nouvel incendie la ruina en 1765, si bien que l'on ne trouve que peu de restes de l'église primitive. Celle-ci comprenait des bas-côtés qui ont disparu, mais on voit encore nettement, dans les murs actuels de la nef, les anciennes arcades en plein cintre, portées sur de lourds piliers carrés à impostes qui faisaient communiquer l'ancienne nef avec les bas-côtés. La partie ouest, la plus ancienne qui doit dater du milieu du XVème siècle, comportait, avant 1592, deux bas-côtés reliés à la nef par des arcs à cintre brisé reposant sur des piliers à simple tailloir. Au moment des guerres de la Ligue, en 1592, l'église et le couvent qui la flanquait au Nord furent incendiés par les Espagnols cantonnés au Port-Louis. L'église est restaurée en 1614 par le prieur commendataire, Jean Bouchard, Abbé des Prières. En 1657, le vicaire Guillaume Le Blouch, fait démolir une petite chapelle latérale dédiée à Saint-Jean-Baptiste, pour la remplacer par un vitrail. Un autre incendie ravage l'église le 7 juillet 1765. L'église connaît de nouvelles restaurations au cours du XIXème siècle et jusqu'en 1966 avec la restauration du choeur. Privée de ses collatéraux, la nef rectangulaire se prolonge par un choeur plus étroit. Le vitrail représentant saint Goal est l'oeuvre du maître-verrier Bonneville et date de 1937. L'édifice contient, au milieu du choeur, le tombeau de Saint-Goal (590-640), découvert le 25 juillet 1878 et surmonté ultérieurement d'un cénotaphe avec sa statue, inscrit "Quisquis ades venerare locum, venerare sacratos / Gudwali cineres ; hic locus, hic sacer est. 1666" . A noter que ce monument funéraire primitif fut détruit au XIXème siècle, "sous le prétexte qu'il encombrait l'église". Le prieuré qui se trouvait en face de l'église d'après le plan de 1665, reconstruit au XVIIème siècle et rasé en 1973, était un bâtiment carré avec des portes en anse de panier et un large escalier de pierre avec des meurtrières ; | |
l'église Notre-Dame ou Saint-Pierre (XV-XVIème siècle) de Mendon, reconstruite au début du XVIIIème siècle et transformée à la fin du XIXème siècle, en conservant le mur de chevet et le porche sud de l'édifice ancien du XVIème siècle. Ancienne chapelle devenue église paroissiale de Mendon, elle comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat. Construite au XVIème siècle, restaurée au XVIIème siècle, elle fut intérieurement remaniée en 1892. Si l'on a conservé les arcades en tiers-point pénétrant dans des piliers polygonaux faisant communiquer les croisillons avec le vaisseau central, on a par contre supprimé la charpente à sablières et entraits sculptées, datée de 1601, pour la remplacer par une voûte en briques sur croisées d'ogives. Mais la restauration a eu pour effet de dégager la grande fenêtre flamboyante du chevet dont le réseau en trilobes entourés de volutes est tout à fait remarquable. La décoration extérieure, flamboyante, est particulièrement riche. Au Sud est un beau porche carré, voûté d'ogives, orné de pilastres à pinacles, d'accolades, de rinceaux de feuilles de vigne, avec faux pignon à rampants également décorés. Un banc de pierre est taillé à l'intérieur et à l'extérieur du porche. Les contreforts amortis de pinacles sont ornés de motifs de fausse architecture et d'animaux. L'ancienne porte du croisillon Nord, aujourd'hui murée, présente également des ornements très riches. Les chapiteaux de cette porte sont surmontés de masques et de motifs. Les angles externes du croisillon Nord sont ornés de pinacles. Le clocher, avec flèche en pierre, qui s'élève sur le pignon occidental, a été entièrement refait en 1875 : ce clocher s'élève en une tour de trois étages reliés par des contreforts d'angle sommés de pinacles à crosses végétales. Le choeur date, semble-t-il, de 1474 (date indiquée dans l'inscription placée sous le vitrail). La fenêtre du chevet est divisée en cinq formes trilobées surmontées d'un réseau de flammes trilobées autour d'un quadrilobe central (XVème siècle) et Fournier de Tour y a introduit en 1893 la scène de la Nativité de la Vierge, comptant dix personnages ; | |
l'ancienne église Saint-Pierre. De cet édifice, qui devait être l'église paroissiale de Mendon, commencé en 1706, et qui ne fut jamais achevé, il ne reste qu'un portail (porche méridional) de style Renaissance, imposant par ses dimensions ; | |
la chapelle Sainte-Brigitte ou Sainte Brigide (XVII-XVIIIème siècle), située dans la presqu'île du Plec. Elle a été plusieurs fois restaurée. Elle est de forme rectangulaire et porte un clocheton sur le pignon occidental auquel on accède par un escalier rampant. A l'intérieur, sur le mur Nord, se trouve un blason à la croix pattée d'un évêque qui n'a pu être identifié. La chapelle possède deux statues de Sainte Brigitte ; | |
la chapelle Saint-Gildas (du début du XVIIème siècle). Il s'agit d'une construction rectangulaire du XVIIème siècle, située au village de Locqueltas. L'édifice comporte un banc mural. Le clocheton est percé de baies en plein cintre et coiffé d'une pyramide supportant une croix. Le bénitier, situé à l'entrée de la porte méridionale, est sculpté d'un masque et date du XVIIIème siècle. Le retable, dont le centre comporte un tableau représentant saint Gildas, date de 1851 ; | |
l'ancienne chapelle prieurale (XIème et XIIème siècles), édifiée par les bénédictins. Le couvent primitif fondé par Saint-Goal a disparu de même que le prieuré bâti par les bénédictins de l'abbaye de Redon au lendemain de la donation de 1037. Une note du Cartulaire de Redon nous a conservé l'état des revenus de Saint-Gudual, vers l'an 1200: "- En Plouhinec, 25 quarts de froment, 3 sous, 2 deniers et 2 moutons ; - Au Minihy, 15 quarts de froment, 48 écuellées de miel, 12 pains, 16 deniers et 6 moutons ; - A Kerjacob et voisinage, 6 quarts de froment, 6 moutons et une mine ; - Au Plec, 13 quarts et une mine, 22 écuellées 2/3 de miel, 9 pains et 2 mangers ; - A Lesdour, 5 quarts et une mine ; - A Kerfalhun (?), 2 quarts et 3 moutons ; - Dans l'île, 8 quarts et une mine et demie ; - Et sur les maisons, 7 sous moins un denier, 2 pains, une bouteille de vin, un coq et une poule" (IB p. 252). Ces redevances furent modifiées dans la suite. Le prieur, comme seigneur temporel, avait juridiction haute, moyenne et basse sur ses sujets : il l'exerçait par un sénéchal, un procureur et autres officiers nommés par lui, et possédait une prison et des fourches patibulaires. Pour payer les grosses taxes de la guerre, il dut aliéner en 1570 une métairie de la Forêt ; en 1577, diverses pièces de terre, puis une tenue à Penhoët, une autre à Kerbotspern ; et en 1586, une seconde métairie de la Forêt. Brûlé par les Espagnols du Blavet en 1592, en même temps que l'église, il est reconstruit en 1614 par le prieur Jean Bouchard. Voici l'aveu daté du 5 juillet 1628 : "Adveu, minu et dénombrement, que rend au roy, nostre sire, par devant vous, nos seigneurs des Comptes en Bretagne, R. P. en Dieu, Missire Jean Bouchard, abbé de Notre-Dame de Prières et prieur de Saint-Goual en Locoual, du temporel certain et incertain du d. prieuré, sous la jurisdiction d'Auray : - 1° Un grand corps de logis et un pavillon, couvertz d'ardoizes, bastiz de pierres de taille, relevés par le d. advouant, .. avec fuye et coullombier, jardrins et pourpris, un pré enclos de murailles, et en la basse-court un logis couvert de chaume .... - 2° La mestairye du Coédo, contenant 30 journaulx ou environ .. - 3° Ung convenant de 5 journaulx, joignant la d. mestairye... - 4° Ung autre convenant de 15 journaulx au dit lieu ; - 5° Un bois et une lande de 40 journ. joignant les d. choses ; - 6° Un pré et journal de terre en la frairye de Ménéhic ; - 7° Un moulin à mer, dit du Bois, rebasty par le d. advouant ; - 8 ° Un autre moulin à mer, appellé le moulin de Kertudic ; - 9° Deux mestairyes au village de la Forest, aliénées ; - 10° Une tenue à Penhoet, et une autre à Kerbotspern, aliénées. Toutes les d. métairyes et tenues, possédées et aliénées sont subjectes aux corvées, obéissance et suite à la cour, jurisdiction et moulin du d. prieuré. Plus le d. sieur prieur ou ses fermiers lèvent et ont droit de prendre et lever les dixmes des frairyes suivantes, scavoir : la frairye de l'isle, dont le viquaire de Locoual prend la moityé, pour ses peines et salaires au service divin, la frairye du Plec, la frairye du Menezic, la frairye du Dehors, et la frairye de la terre de Hennebont. Plus appartient au d. prieur l'entière disposition des chappelles de Sainte-Hélène, de Notre-Dame du Passage, de Saint-Goual, de Saint-Jan à Kernarec, et de Sainte-Brigide au Plec. Et à cause et pour raison du d. prieuré, apartient et advoue le d. prieur luy apartenir sur tous les hommes de la d. isle ses vassaulx haulte, basse et moienne justice, avecq tout ferme droict, distroict de moulin, et généralement toutes les prérogatives de la d. justice, le pouvoir de les faire exercer par ses officiers, et tous les autres droitz qui en dépendent" (Nantes - B. Prieurés 806). En 1756, le revenu net du prieur était évalué à 1 808 livres, et celui du vicaire à 451 livres. A ce moment, les religieux de Redon, réussirent à ressaisir le prieuré, par la nomination d'un des leurs, et y établirent une sorte d'hospice pour les infirmes et les malades de l'abbaye. En 1790, le fermier du prieuré payait au prieur 1 800 livres ; au recteur de Locoal, 300 livres ; au curé ou vicaire, 250 livres ; au chapelain de Sainte-Hélène, 150 livres ; au receveur des décimes, 500 livres (Q. 538). Les prieurs connus sont : Gilles du Quirissec (mentionné en 1539, mort en 1543), Guillaume Marcel (pourvu en 15.., démissionnaire en 1579), Jacques Landry, de Paris (pourvu en 1579, démissionnaire en 1580), Jean de Rieux (pourvu en 1580, contesté jusqu'en 1604), Jean Bouchard, d'Angers (pourvu en 1605, mort en 1648), Nicolas Le Manceau (mentionné en 1662), Raymond le Doulx (pourvu en 1668, mort en 1693), Louis Robert, de Paris (pourvu en 1693, démissionnaire en 1719), Claude Robert, de Paris (pourvu en 1719, démissionnaire en 1755), Dom François Boulin (pourvu en 1755, dépouillé en 1791). La Révolution, après avoir supprimé les droits féodaux et la dîme, vendit les immeubles : le 8 août 1791, la maison prieurale et son pourpris furent adjugés pour 5 575 livres ; la métairie du bourg, pour 12 300 livres ; la métairie du Coédo, pour 13 300 livres, et une tenue au bourg, pour 6 150 livres, le tout au profit de Jacques Le Jeune, de Lorient. Le même jour, 8 août 1791, une tenue à Penhoët et une autre au bourg lui furent également adjugées pour 2 425 livres. Les ruines du prieuré portaient autrefois les armes de Gilles de Quirissec (ou Quérissec), prieur de 1527 à 1543 (J. M. Le Mené) ; | |
la chapelle Saint-Vincent-Ferrier (1609), située au Moustoir. Cette chapelle est édifiée à l'emplacement de l'ancien ermitage de Goal. Elle est de forme rectangulaire. On y trouve un banc mural, des portes en anse de panier et un oculus. La chapelle abrite une statue en bois de saint Vincent Ferrier qui date du XXème siècle ; | |
la chapelle Saint-Jean (1621), située au village de Kerverrec et restaurée au XVIIIème siècle. Il s'agit d'un édifice rectangulaire mesurant 15 mètres sur 4, 5 mètres. Malgré sa décoration encore toute flamboyante, mais assez simple, la chapelle, avec clocheton carré sur le pignon occidental, n'est pas antérieure aux premières années du XVIIème siècle. Elle est couverte d'une charpente à sablières grossièrement sculptées, datée de 1621, dont les entraits à têtes de crocodiles ont été coupés. A la fenêtre du chevet sont quelques fragments d'un vitrail du début du XVIIème siècle. Les deux longères ont été rebâties en 1899. Sa façade occidentale, datée du XVIIIème siècle, possède une porte avec un arc en anse de panier surmontée d'un clocheton. Une curieuse croix ajourée domine le pignon de l'Est. Au voisinage de la fenêtre du Nord, on peut lire l'inscription suivante : "AUD. GU. LE LEDAN" et du même côté, le linteau de la porte est gravé d'une hache-charrue. On prétend qu'elle avait été jadis une chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem établis dans l'île de Locoal, mais sans aucune preuve ; | |
la chapelle Sainte-Marguerite (1646), située à Sainte-Marguerite. Elle est de forme rectangulaire et porte un clocheton carré au sommet de son pignon occidental. La date de 1646 est inscrite sur une porte située à l'Ouest. La voûte à trois pans est lambrissée. Sainte Marguerite d'Ecosse est représentée sur un tableau placé au centre du retable ; | |
la chapelle Saint-Paul et Saint-Cado (XVIIIème siècle). Reconstruite au XVIIIème siècle, au village de Lapaul (Le Menec). On y trouve des statues de Saint-Paul et de Saint-Cado ; | |
l'ancienne chapelle de la Madeleine. Reconstruite au XVIIIème siècle au village de Kerhoarn et mentionnée en 1930 ; | |
la croix de Pen-er-Pont (XVIIIème siècle), restaurée en 1807. Le centre est orné d'une étoile ; | |
la croix de Couëdo ; | |
la petite croix de Listrec, en la presqu'île du Plec ; | |
la croix de Prostlon, restaurée en 1807 ; | |
le manoir de la Forest (1867), édifié par Eugène Boismen. Propriété des familles Gaudin (en 1914) puis Onno. Georges Cadoudal se serait caché durant quelques mois, vers 1800 non loin du manoir ; | |
le manoir de Porh-Kerio (XVème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie de Kerrio. Restauré, il est transformé aujourd'hui en restaurant ; | |
la fontaine Saint-Goal, située à Locoal, en contre-bas de l'église Saint-Goal ; | |
la fontaine, située à Plec ; | |
le presbytère, ancienne donation de Mlle Marie Vincente Allano à la succursale de Locoal (au XIXème siècle) ; | |
les moulins à vent du Bosca, Vieux, du Minihy ; |
A signaler aussi :
| des mégalithes, dolmens, lechs et menhirs (IVème siècle avant Jésus-Christ) ; | |
le lech "Pierre du Moine" (Men er Menah) ; | |
le lech de Saint-Jean, situé au village de Kervarec. Les pierres ont été brisées vers 1850 ; | |
le lech de Locoal, situé au coin d'une maison ; | |
les lechs de Mendon, du Moustoir, de Locqueltas, de Lan, de Langombrach, etc. | |
la stèle de Prostlon (vers le IXème siècle), située à Pen-er-Pont. Elle est gravée d'une croix pattée, avec de part et d'autre l'inscription "CROUXX PROSTLON". A signaler que Prostlon était aussi le nom d'une des filles du roi Salomon de Bretagne, femme du comte de Vannes Pascuèthen (ou Pascuethen), décédée en 875 et inhumée à Redon. On considère que la stèle pourrait marquer la limite du prieuré. Prostlon en étant une bienfaitrice ; | |
la stèle dite "la quenouille de Brigitte" (vers le XVème siècle), située au Marais du Plec. Elle est de forme cylindrique ; | |
la cache de Georges Cadoudal (1795), située à La Forest ; | |
la découverte faite en 1858, au chevet de l'Eglise, en creusant les fondations de la nouvelle sacristie, d'une monnaie de Pierre II, duc de Bretagne (1450-1457) et d'une autre de Louis XIII, roi de France (1610-1643) ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues et situées au village de Kerblei et au village de Kergoal (dédiée à saint Goal) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOCOAL-MENDON
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence d'un noble de Locoal : Allain de Kerredoret (Kerredoret).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Mendon : Lancelot d'Auray (Kerrio, Kerdreven), Ollivier Nevenoy et Pierre Callac (Ménéhy), Le Doien et Chapelle du Champt (Cochelin), Jehan Guiemarhou (le Grand Branhoc), Allain Le Roux (Kerblei), Louis de Redoret et James de Louenan (Kerouzer), Ollivier Thoazou, Ollivier Bestanc et Jehan Kersenaut (Kerhaël), Keruigin (Kersénaut), Botderou (Kerganquis), Perrot Tanguy, Guillaume Le Roux, Catherine Kermabou, Perrot Le Roux (au bourg de Mendon).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Locoal-Mendon et Ploemel :
Henry LEVENAN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Henry THOMAZO (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre KERMADEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan PHILIPPES, remplacé par Ollivier Chromier : porteur d'une brigandine et d'une salade, comparaît armé d'une épée et d'un arc ; | |
Ollivier de COETCANDEC (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Ollivier de BODOYEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Lancelot PERO ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Mendon (aucun noble, semble-t-il, de Locoal) :
Henry LEVENAN (100 livres de revenu), remplacé par son frère Pierre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Louis de GRILLAN (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Valence CHEROUPVRIER, épouse de Louis de Grillan ; | |
Pierre LE ROUX (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume GIBON (25 livres de revenu) : comparaît armé d'une javeline ; | |
Pierre KERMADEC (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
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