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LOCMARIA-BERRIEN

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La commune de Locmaria-Berrien (pucenoire.gif (870 octets) Lokmaria-Berrien) fait partie du canton de Huelgoat. Locmaria-Berrien dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCMARIA-BERRIEN

Locmaria-Berrien vient du breton « lok » (lieu consacré) et du nom de la Vierge Marie.

Locmaria-Berrien prend son essor au XIème siècle lors de l’installation des fortifications féodales au Vally (ou Valy). Bâtie au début du XIème siècle, la motte féodale "Castel ar Valy" fait office de forteresse dans la période du XIème au XIIème siècle, elle devient ensuite une fortification appartenant au baron Kéraliou de Loscoat.

Quoique primitivement simple trêve de Berrien, au canton de Huelgoat, Loc-Maria avait son important, relative due à ses mines de plomb argentifère et à ses forêts. Pour ces dernières, on peut consulter l'étude de M. Savina, parue en 1921, dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère (J. Savina. " Les Forêts royales en Cornouaille à la fin de l'Ancien Régime "). La futaie de Bodvarec, y est-il dit, s'étendait en 1785, sur 285 arpents, (l'arpent équivalent à 50 ares 82) et promettait d'être, cinquante ou soixante ans plus tard, la plus belle du royaume. Les forêts de Saint-Ambroise et du Hélas, situées en Loc-Maria, entre le Squiriou affluent de l'Aulne, et l'ancienne route de Carhaix à Morlaix, couvraient 50O arpents. Enfin les forêts de Meinguen, Huelgoat et Roc'h Marec, sont dites venir aussi en partie sur le territoire le Loc-Maria. Quant aux mines exploitées dans toute cette région du Finistère, notons que Loc-Maria possède les puits les plus importants.

On sait peu de choses sur l'histoire religieuse de cette trêve avant la Révolution. Le P. Maunoir s'y fit entendre ainsi qu'à Huelgoat en 1679. Quant aux indications données par erreur dans Ogée « Dictionnaire... » nouvelle édition, I, 513, au cours de la notice sur Locmaria-Berrien, elles concernent en réalité Locmaria-Quimper. Dans l'Inventaire des Archives du Château du Grégo, M. H. du Halgouet relate à la date du 8 septembre 1598 la vente par Jacques de Boeberil à Yves de Coatanscour, du manoir de la Haie-Douar, en Berrien. Le 2 juin 1685, Alexandre, de Coatanscour est dit avoir le fief et ferme droit sur la maison qui sert de logement au curé de la trêve de Locmaria, et droit de 33 sols 6 deniers et 3 corvées sur la fabrique de Locmaria. Il est seigneur fondateur de l'église de ladite trêve, et les armes de la Haie-Douar se voient sur le premier pilier du choeur du côté de l'Evangile, au premier pilier de la chapelle du même côté, et sur les deux portes de l'église. Le 30 août 1746, un aveu par François-Marie de la Lande, seigneur de Calan, et portant sur le manoir de la Haie-Douar, signale des prééminences en l'église tréviale de Locmaria, et le droit de pêche dans la rivière dévalant de l'étang du Huelgoat, depuis Pont au Vicaire jusqu'au moulin de Kerviniou (Inventaire des archives du Château du Grégo, par le vicomte du Halgouet, p. 188).

Aux termes d'une lettre adressée en mars 1806, à Mgr. Dombidau, par M. Guillart de Kerseausic, maire de Loc-Maria, pour remercier de l'envoi d'un desservant, l'église de la paroisse dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et à la Sainte Trinité, serait la plus ancienne du canton. Le titre de l'érection en succursale de cette ancienne trêve de Berrien fut perdu pendant la Révolution, mais datait, d'après les dires de certains habitants, du XVIIème siècle. Toutefois on doit noter que le chanoine, recteur primitif de Berrien, devait pourvoir, et cela en 1788, à l'entretien du choeur des deux trêves, Huelgoat et Locmaria.

En octobre 1788, la taxe pour les décimes se montait à 6 livres 10 sous. — La fabrique payait à l'Evêque 3 livres 12 sous, et 1 livre 16 sous à l'Archidiacre pour droit de visite. A la même époque, la fabrique percevait 3 livres 3 sous de la fabrique de Saint Yves d'Huelgoat, pour la fondation de dame Mauricette Audren, dame de La Haye Touronce.

Durant la tourmente, à la faveur peut-être des grands bois, M. Malléjac, curé, demeura dans le pays et assura le service religieux. Voici en quels termes il était dénoncé le 15 Vendémiaire an IV, (5 octobre 1795) au Procureur Général Syndic : « Ministre du culte exerçant à Loc-Maria Berrien. Ce fanatique, prêchant au peuple, a donné lecture en chaire du manifeste du soi-disant Louis XVIII, et a appelé ses auditeurs à applaudir en criant : " Vive le Roi ". Les officiers et ouvriers de la mine ont été témoins de cette scène scandaleuse » (Chanoine Peyron, " La Chouannerie ", p. 97). Mais si le recteur put réussir à sauvegarder sa liberté, la paroisse perdit son presbytère et diverses pièces de terrain qui faisaient une rente de 180 francs et qui furent vendus. Le presbytère proposé en 1810, par son détenteur pour 1.200 francs, fut racheté quatre ans plus tard par les habitants, qui composés presque en totalité de pauvres journaliers de la mine, s'imposèrent pourtant des dépenses relativement fortes pour remettre l'immeuble en état. C'est pourquoi, l'Évêque après avoir pendant 12 ans privé les paroissiens de prêtre, consentit en 1829 à leur redonner un recteur. Il fut même question, en 1865, d'y envoyer un vicaire. Le conseil de fabrique était favorable ; mais le conseil municipal jugea impossible de réaliser le traitement demandé de 250 francs, « vu la diminution de la population par suite de la cessation des travaux de la mine, (les eaux ayant envahi les galeries). 75 ouvriers sont déjà partis et l'émigration atteindra peut-être 200 personnes ». En conséquence, le projet de vicariat n'eut aucune suite. — La population actuelle (1922) n'est d'ailleurs que de 900 âmes. L'église dut subir de fortes réparations, en 1830, après les douze années de délaissement où elle venait de se trouver par suite de l'absence de recteur (MM. Abgrall et Pondaven).

Au XIIème siècle, le seigneur de La Haie-Douar fonde sur le territoire de Locmaria-Berrien une chapelle consacrée à la Vierge Marie. Locmaria dépend alors de la paroisse de Berrien. 

En 1598, le manoir de La Haie-Douar est vendu par Jacques de Boderil à Yves de Coatanscour qui obtient de l’évêché, la création de la trève de Locmaria (-Berrien) en 1630. 

Locmaria-Berrien est élevé au rang de paroisse le 10 avril 1802 et dépend de l'évêché de Cornouaille. L'église de Locmaria-Berrien est placée sous le patronage de Notre-Dame de Bonne Nouvelle et, secondairement, de la sainte Trinité, ce qui explique la présence près du bourg d'un lieu-dit Liors-an-Drindet (le courtil de la Trinité).  

On trouve l’appellation Tref de Locmaria en 1543.

Note : Liste non exhaustive des Curés desservant la trêve de Locmaria-Berrien avant la Révolution : - En 1632-1663. Bizouarn. - En 1663-1664. H. Mad. - En 1664-1690. C. Le Philippe. - En 1690-1694. Hierosme Guillaume. - En 1695. Janvier à octobre. Sébastien Aubert. - En 1695-1696. François Le Gutuil. - En 1696-1702. Guillaume Guyomarc'h. - En 1702-1716. Guillaume Urvoas. - En 1717-1724. Alain Le Juift. - En 1724-1735. Pierre Thomas. - En 1735-1782. Louis Le Cam. On lit à son sujet dans les registres de l'état civil de Locmaria Berrien : « Instruit depuis longtemps. par le public que Le Cam, prêtre curé de Loc-Maria Berrien, venant, croit-on, à cheval de Berrien, s'est noyé le Vendredi-Saint, dans la rivière d'Aulne, an pont du Moulin d'Argent, (en la) dite trêve de Locmaria ; et comme les grandes eaux l'ont roulé dans une prairie située au bas de la montagne de Trobeuscon, en la paroisse de Ployé, et que le cadavre y a été trouvé sous le proche fief de Tymeur, je consens pour le fisq à ce que ledit cadavre soit inhumé ». Au Tymeur, le 19 juillet 1782. Signé : PILLAS. En conséquence, messire Louis Le Cam, curé de Locmaria-Berrien, âgé d'environ 77 ans, décédé le 29 mars 1782, a été, le 19 juillet de la même année, apporté de la paroisse de Ployé, par la mission de messire le recteur de ladite paroisse et inhumé dans le cimetière de l'église de Locmaria-Berrien. Ont assisté à l'enterrement : Yves -Moreau, son beau-frère, et Françoise Le Cam, sa soeur, qui ont déclaré ne savoir signer. LE PRAT, prêtre. - En 1782. François Le Gall. - En 1782-1784. Le Meur. - En 1784-1788. Guével. - En 1780. Malléjac. Liste non exhaustive des Curés de Locmaria-Berrien pendant la Révolution : - Malléjac. Liste non exhaustive des Desservants et Recteurs de Locmaria-Berrien depuis la Révolution : - En 1804. Joseph Hascoet. - En 1806-1814. Charles Le Du. - En 1816-1817. Prigent Le Bail, puis l'intérim est fait par Guillaume Gestin, curé du Huelgoat. - En 1828-1842. Jean-Louis Bernard. - En 1842-1844. Vincent Auffret. - En 1844-1849. Germain Le Moign. - En 1849-1850. François Goarant. - En 1850-1857. Gabriel Le Moal. - En 1857-1858. Guillaume Ménez. - En 1858-1864. Jean-Mathieu Brisson. - En 1864-1866. François-Marie Quéré. - En 1866-1874. Hervé Castel. - En 1874-1887. Jacques Marec. - En 1887-1892. François Rolland. - En 1892-1897. Olivier Coroller. - En 1897-1899. Jean Kerlidou. - En 1899-1903. Pierre Guirriec. - En 1903-1907. Jean Le Moal. - En 1907-1916. Corentin Bourc'his. - En 1916. François Jaouen, ... (Archives de l'évêché).

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PATRIMOINE de LOCMARIA-BERRIEN

l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XIIème siècle), restaurée au XXème siècle. Elle comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés et chevet arrondi à l'intérieur. Cette église est remaniée en 1690, puis en 1723 (ou en 1725) où la tour du clocher est restaurée et un escalier à vis lui est accolé. Au-dessus de la porte ouest se trouve l'inscription " IEAN CREO FABR. 1723 ". Le choeur est rebâti en 1830. L'église est à nouveau restaurée en 1949. Cette église porte au XIIème siècle, le nom de « Chapel ar Prad » (la chapelle du pré). Le bénitier date de 1681. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. L'église abrite plusieurs statues anciennes : celle de la sainte Trinité, celle de la Vierge-mère, celle de sainte Claire tenant un ciboire,  celle de saint Etienne, lié à un pieu par son étole de diacre et portant sur la tête les pierres de son supplice, ainsi qu'un groupe de sainte Anne, de la Vierge et de l'Enfant. Les armes de la Haye sur le premier pilier côté Evangile sont endommagées. « Prééminences : La Haie-Douar : D'argent à 3 fasces d'or chargées d'un lambel d'argent. Gillette Corbel, veuve de François de Kermabon, sieur de Kerprigent et de Locmaria, qu'elle épousa en 1660, fondatrice et supérieure après le roi, de l'église de Locmaria, y a en la maîtresse vitre, un écusson : D'argent semé d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys (armes des Quelennec qui furent seigneurs de Kerjolys et possesseurs de la terre de Locmaria). La dite Gillette fonda une tombe enlevée en la chapelle du côté de l'Evangile » (M. Abgrall) ;

la chapelle Saint-Ambroise (XVIIème siècle). Le chevet droit conserve un fenestrage du XVIème siècle remployé. On y voit plusieurs statues : celle de saint Ambroise, de la Vierge-mère, de saint Sylvestre et de saint Michel. « Le 14 septembre 1816, Nicolas Lamandé, cultivateur au village de Saint-Ambroise, restitua la chapelle sise dans un champ du même nom, à la fabrique de Loc-Maria. Dans la chapelle se voient les statues de Saint Ambroise et de Saint Sylvestre, Pape. En 1845, M. Le Moign, recteur, se plaint que, deux ans auparavant, on ait rétabli un pardon au dernier dimanche de l'année à Saint-Ambroise. " La chapelle, dit-il, contient à peine le tiers des paroissiens, et la saison ne permet pas qu'on reste au dehors entendre la messe ". Aussi songe-t-il à supprimer ce pardon, vu que, d'ailleurs, la procession se rend à cette chapelle le premier dimanche de la Fête-Dieu, et la messe y est chantée. Le même recteur ajoute que son prédécesseur est allé processionnellement, le second dimanche, à la mine et au Château de la Haye, habité par Mme de Pontavice. La chapelle de Saint-Ambroise est portée pour 2 livres sur le rôle des Décimes, en octobre 1788 » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon) ;

l'ancienne chapelle Saint-Hilaire, aujourd'hui disparue. Cette chapelle se trouvait jadis sur le domaine de La Haye ;

le calvaire du cimetière (XVIème siècle). Il s'agit d'une croix avec fût à pans, griffes, croisillon droit, deux masques en bout. Il possède les statues de la Vierge et de Saint Jean, des branches rondes, un crucifix, des anges au calice et la Vierge de Pitié à quatre personnages ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'église (XIVème siècle), Saint-Ambroise (XVIème siècle) ;

le manoir de la Haye. Il possédait jadis une chapelle privée. Le château de La Haye, situé à 3 kilomètres de la station du Huelgoat-Locmaria, sur l'ancienne route de Landerneau à Carhaix, fut acquis en 1289 de Guillaume de La Haye par Hervé de Léon. Saccagé et incendié en août 1675, lors de la révolte du papier timbré. Il passa par voie d'achat, en 1779, aux Guillard de Kersauzic, dont l'un, Joachim, épousa, en mai 1786, Jeanne Limon du Timeur, nièce de Théophile Malo de La Tour d'Auvergne Corret. Ainsi l'illustre soldat put venir entre deux campagnes se délasser dans l'admirable pays de Locmaria Berrien. Les seigneurs de La Haye sont dits avoir en la chapelle Sainte-Anne du côté de l'Evangile, 2 tombes avec banc au-dessus ; un écusson dans la vitre de ladite chapelle, et un autre, en bosse, dans le pilier situé entre cette chapelle et le choeur. Les Touronce (ramage de Keraldanet), sieurs de La Haye ont : « De gueules au chef endenché d'or, qui est Keraldanet, chargé de 3 étoiles de sable ». (De Courcy) ; 

3 moulins dont le moulin à eau du Bois, Archant,…

A signaler aussi :

la stèle de la Forêt de Botvarec (âge de fer) ;

le pont ar Goret (XVIIIème siècle), qui enjambe l'Aulne. Il est construit sur le trajet de l'ancienne voix romaine reliant Carhaix à Morlaix. Il est composé de trois arches ;

l'ancienne mine de plomb argentifère exploitée du temps des Celtes (1er siècle avant notre ère), du temps des romains, aux XVème et XVIème siècles. Son âge d'or fut le XVIIIème siècle (1750-1867) ;

deux chênes creux plantés en 1582, l'année du décès de Catherine de Médicis. Ces chênes ont été labellisés "Arbres Remarquables de France" en 2003 ;

M. Du Chatellier, « Les Epoques préhistoriques et gauloises dans le Finistère », signale un camp nommé. Castel-ar-Valy, sur un monticule à l'angle du ruisseau du Huelgoat et de l'Aulne, au moulin du C'han.

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ANCIENNE NOBLESSE de LOCMARIA-BERRIEN

(à compléter)

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