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LOC-EGUINER-SAINT-THEGONNEC

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La commune de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec (pucenoire.gif (870 octets) Logeginer-Plouzini) fait partie du canton de Saint-Thégonnec. Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOC-EGUINER-SAINT-THEGONNEC

Loc-Eguiner vient du breton "lok" (lieu consacré) et de Eguiner, un saint breton. Eguiner est connu aussi sous le nom d'Eguinar et de Fingar, fils d'un roi d'une province d'Hybernie. Il est converti au christianisme par saint Patrice vers le milieu du Vème siècle. 

Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec est un démembrement de la paroisse primitive de Plounéour-Ménez. Loc-Eguiner (-Saint-Thégonnec) en est détaché en 1830 et devient une trève (avec fonts baptismaux) de Plounéour-Ménez le 20 novembre 1831. Loc-Eguiner(-Saint-Thégonnec), qui dépendait autrefois de l'ancien diocèse de Léon, est érigé en paroisse indépendante le 20 novembre 1843 et en commune le 31 décembre 1866. « Malgré cette désignation actuelle de la paroisse, elle était en réalité, et jusqu'au XIXème siècle dernier, trève de Plonéour-Ménez ; c'est pourquoi pour la distinguer de Loc-Eguiner-Ploudiry, on disait Loc-Eguiner-Plonéour-Ménez ».

En février 1864, M. Kernéis, recteur de la paroisse mère, écrivait au Vicaire Général de Quimper : « La chapelle, et non l'église, de Loc-Eguiner n'a jamais été qu'une chapelle de secours, dans et pour la paroisse de Plonéour-Ménez, sans fabrique, ni possession ni titre avant la Révolution, et après, jusqu'à son érection en succursale par ordonnance royale du 16 août 1844 ». Cela n'était pas tout à fait exact, et, au XIXème siècle, les recteurs de la nouvelle succursale consacreront une partie de leurs efforts pour établir, à l'encontre de la fabrique de Plonéour-Ménez, puis de la municipalité de Loc-Eguiner même, que certains biens étaient anciennement attachés à la chapelle de Loc-Eguiner. En l'espèce il s'agissait du placître boisé entourant la chapelle, ainsi que du terrain où s'élevait l'ancien presbytère avec cet immeuble. La fabrique de Plonéour-Ménez et plus tard la commune de Loc-Eguiner, prétendaient que les biens ecclésiastiques de Loc-Eguiner avaient été aliénés aux dépens de ladite fabrique, par la vente faite sous la Révolution, le 5 Fructidor an VI, (22 août 1798), à François Derrien et Marie Le Guen, sa femme, habitant Landivisiau, pour le prix de 3.300 francs. Lesquels acquéreurs, soit par remords, soit par bienfaisance, firent donation des terrains acquis, à savoir : l'ancien cimetière et un terrain attenant, le tout d'une contenance de 89 ares 96 centiares, à la fabrique de Plonéour-Ménez, le 3 mai 1820. A quoi les sectionnaires de Loc-Eguiner répondaient que primitivement partie de ces biens appartenaient exclusivement à leur chapelle. Ils croyaient en trouver une preuve dans l'existence de deux anciennes fontaines construites en pierres de taille et situées dans le placître contesté, l'une de Saint-Eguiner et l'autre de Saint-Jean, patrons de la chapelle, cette dernière avec monument en date de 1660. De plus, ajoutaient-ils, le fonds où était le presbytère n’a pas été vendu révolutionnairement, ni le petit champ appelé Parc-ar-Sant ou Parc-ar-Goasigou, au village de Kerambloch, près du bourg. Ces biens, tout au moins, sont donc propriété attachée à la chapelle de Loc-Eguiner. Pour ce qui est du reste du terrain revendiqué par la fabrique de Plonéour-Ménez, celle de Loc-Eguiner en fit l'acquisition pour 2.000 francs, le 5 janvier 1865.

Du côté de la municipalité de Loc-Eguiner, la lutte fut plus vive. Heureusement pour les fabriciens, un acte trouvé aux Archives Départementales, prouva péremptoirement leurs droits. Cette pièce, du 23 juin 1730, désigne clairement les biens attachés à la chapelle : « Plus, est-il dit, une maison couverte d'ardoises de 28 pieds de long, 12 de large avec un petit jardin au couchant, ayant ses fossés au cerne, contenant 7 cordes, destinée pour le logement du prêtre qui fait les petites écoles (ou catéchisme), lesquels sont situés dans un lieu au-dessus de la chapelle qu'ils appellent la rue du Ros-an-Illis et appartiennent comme ils sont à la dite chapelle depuis plus de 40 ans ».

Le 15 novembre 1900, les tribunaux tranchèrent ce litige et donnèrent gain de cause à la fabrique contre la commune. Quant à la séparation de l'église-mère de Plonéour-Ménez et à l'érection en succursale, l'affaire ne fut pas moins laborieuse. Dès le 28 Frimaire an XII, (20 décembre 1803), les habitants font la demande d'un prêtre à Mgr. André. Ils exposent qu'ils sont à une lieue et demie de l'église paroissiale de Plonéour-Ménez, et à des distances analogues de toutes les localités voisines, Saint-Sauveur, Guimiliau, Comanna, Saint-Thégonnec, M. Berthou, desservant de Plonéour-Ménez, appuie leur requête, le 1er Ventôse an XII, (21 février 1804), en déclarant qu'il faut conserver l'oratoire nommé Loc-Eguiner, où, avec un prêtre, on rendrait service aux fidèles de quatre paroisses. De son côté, le maire, M. Le Dall-Tromelin, déclare que si on n'accorde pas ce prêtre, il préfère qu'on officie dans l'oratoire de Saint-Divy.

Nouvelle demande adressée à l'Evêque en 1829. On y remontre qu'à cause des difficultés, les vieillards sont à peu près privés des offices. L'un d'eux est dit âgé de 108 ou 109 ans.

Enfin, satisfaction leur ayant été en partie donnée, les habitants remercient Mgr. de Poulpiquet, le 20 novembre 1831, de leur avoir donné un prêtre et d'avoir érigé leur chapelle en trêve à fonts. L'année suivante, les habitants écrivent de nouveau à l'Evêque, se déclarant satisfaits de l'abbé Martin, vicaire de Plonéour-Ménez qui s'occupe d'eux. — Ils sollicitent du Préfet l'autorisation d'inhumer dans leur cimetière.

L'érection en église succursale fut décidée par l'Administration ecclésiastique dès le 20 novembre 1843, et autorisée par une ordonnance royale, le 16 août suivant. Jusque-là les registres portaient : Budget de la fabrique de l'église vicariale de Loc-Eguiner-Plounéour-Ménez. Loc-Eguiner devient commune le 31 décembre 1866. Un presbytère fut bâti par les souscriptions des habitants en 1828 (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

On rencontre l'appellation Logueguiner en 1652.

Note : Liste non exhaustive des desservants et recteurs de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec : - En 1822-1824. Vincent Le Saint. - En 1826-1839. Derrien Martin. - En 1839-1850. Pierre Corre, avec titre de recteur depuis 1844. - En 1850-1856. François Goarant. - En 1856-1869. Goulven Le Jacq. - En 1869-1895. Jérôme Chalm. - En 1895-1907. Jean-François Rozec. - En 1908-1914. Yves 0llivier. - En 1914. Noël Lastennet, ... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de LOC-EGUINER-SAINT-THEGONNEC

l'église Saint-Eguiner (XVI-XVIIIème siècle). L'église, datée de 1566 ou 1561 et restaurée en 1890, est formée de deux petits édifices jumelés. Il s'agit, en faite, d'un édifice comprenant deux nefs parallèles à chevets plats séparées par quatre arcades pénétrant directement dans des piliers cylindriques. Le pignon porte une inscription et la date de 1651. La chaire à prêcher porte la date de 1688. L'autel de droite dédié au Sacré-Coeur est décoré de boiseries du XVIIème siècle. L'autel de gauche est orné de quatre bas-reliefs : l'Annonciation, la Visitation, la Nativité et la Présentation au Temple. L'église abrite quelques vieilles statues : Notre-Dame de Bon-Secours, saint Jean-Baptiste, saint Eguiner, la Vierge-Mère et saint Maudez en évêque. Il n'y a pas de chapelles dans la paroisse. Le pardon de Saint-Eguiner a lieu le 1er dimanche d'août ;

le calvaire de l'enclos paroissial (XVI-XVIIème siècle) ;

le calvaire de Croas-a-Mer ou Croas-ar-Mair;

le calvaire de Langoat (XVIII-XXème siècle) ;

la fontaine de Saint-Eguiner (1566), restaurée, semble-t-il, en 1697 ;

la fontaine Saint Jean-Baptiste (1690) ;

la maison de Ty-Dreuz (1740) ;

les maisons de Poulfanc-Braz (XIXème siècle) ;

la grange à lin de Lanandol (XVIIIème siècle) ;

4 moulins dont le moulin à eau de Goazmoan, Neuf, de Keroualon,...

A signaler aussi :

la motte féodale (X-XIIIème siècle) ;

la stèle de l'enclos paroissial ;

la mairie (1875) ;

l'ancien manoir de Kergaradec. Ce manoir est donné en 1592 par Louis Barbier, seigneur de Kerjean, en dot à sa fille Jeanne, mariée à Yves, seigneur de Coatanscour en Plourin ;

D'après Flagelle : « Statistique monumentale du Finistère, époque romaine », dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, II, 122, on a trouvé des « tuiles sans caractères, près la fontaine, derrière l'église » (voie de Carhaix à Plouguerneau).

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ANCIENNE NOBLESSE de LOC-EGUINER-SAINT-THEGONNEC

(à compléter)

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