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LIZIO

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La commune de Lizio (bzh.gif (80 octets) Lizioù) fait partie du canton de Malestroit. Lizio dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LIZIO 

Lizio vient, semble-t-il, du breton "Lis" ou "Lez" signifiant "cour".

Lizio semble être un démembrement de la paroisse primitive de Sérent. Lizio est une ancienne trève de la paroisse de Sérent.

En 1789, Lizio est érigé en commune. En 1801, Lizio passe dans le canton de Malestroit.

Note : Ancienne trève de Sérent, Lizio est borné au nord par Saint-Servan, à l'ouest par Cruguel et Plumelec, au sud par Sérent, à l'est par Le Roc-Saint-André et Quily. Sa superficie est de 1677 hectares, dont 716 environ sont sous culture, 580 sous landes, et le reste sous prés, bois, jardins. En 1891, sa population est de 1078 habitants. Le bourg est à 15 kilomètres de Malestroit, à 17 de Ploërmel et à 35 de Vannes. Sur la lande de Braguet, au nord du bourg, se trouvent plusieurs petits monticules. Vers 1837, des défrichements faits en ce lieu y firent découvrir une hache en silex, une pointe de lance, rongée par l'oxyde, et une urne en terre noirâtre sans vernis, contenant des cendres et quelques fragments de charbon ; elle avait été protégée par des pierres placées verticalement tout autour, et recouverte par une autre pierre. A peu de distance de là, sur la lande du Val-Jouin, se trouvent d'autres tombelles semblables. Sur la lande de Meslan, au nord-est, on en voit d'autres très nombreuses, disséminées sans ordre. Plusieurs d'entre elles ont été fouillées en 1882 : une d'elles a donné une urne cinéraire et quelques bracelets en bronze, une autre une tige en bronze, armée de trois molettes ; les autres tertres explorés n'ont rien fourni (Bull. 1882, p. 9). Au village des Châtelets, sur la limite de Quily, on voit encore deux côtés d'un camp romain, de forme carrée ; on y a trouvé, en 1842, des briques assez nombreuses, et une statuette en cuivre, représentant un personnage en costume de chasse ; cette statuette, d'une antiquité douteuse, a été dessinée dans l'Atlas de Cayot-Délandre (III. 5). Dans une lande nommée la Tombe-aux-morts, sur le chemin de Cruguel, à 2 kilomètres du bourg, il existe une enceinte fortifiée, d'environ 150 pas de côté ; elle est bordée de parapets larges et affaissés. Au moyen âge, les Templiers eurent ici, sinon un établissement, au moins une propriété ou une dépendance de l'ordre : le village du Temple en garde dans son nom le souvenir (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de LIZIO

l'église Notre-Dame-du-lys (XVIIème siècle). L'église est construite vers 1650. Elle est en forme de croix latine. La porte en plein cintre est surmontée d'un oculus qui lui-même est surmonté d'une niche. Une longue flèche, recouverte d'ardoise, surmonte le clocher. Sous la charpente lambrissée se trouve une poutre sculptée d'arabesques, d'animaux et de têtes humaines ;

Nota : L'église, tréviale puis paroissiale, est sous le vocable de Notre-Dame-du-Lis : c'est de là que vient, suivant certains étymologistes, le nom de Lizio ; saint Lubin, évêque de Chartres, lui est associé. L'édifice est en forme de croix latine ; on retrouve des restes de gothique dans les arcades, les sablières et les fenêtres. Le clocher est en ardoises. Lizio n'a qu'une chapelle publique : c'est celle de Sainte-Catherine, sur la route du Roc-Saint-André à Josselin. La tradition locale l'attribue aux Templiers ; et pour le rappeler aux visiteurs, on a récemment fait peindre sur le tableau du fond deux personnages en robes rouges, qui sont censés représenter des moines rouges ou des templiers. L'artiste, ou son inspirateur, ignorait sans doute que les templiers étaient vêtus de blanc et n'avaient de rouge qu'une croix en étoffe sur l'épaule. La chapelle privée de la Ville-Guéhart, dédiée à la Sainte-Trinité, existe toujours, et est parfaitement entretenue. Les chapellenies de la trêve de Lizio étaient : — 1° Celle de Castiller, fondée par les seigneurs de l'endroit, desservie probablement dans la chapelle privée du château à l'origine, et transférée ensuite dans la chapelle de Coetboux en Sérent, à quatre messes par semaine. — 2° Celle de Jean Séné, fondée en 1572 à l'autel de sainte Barbe dans l'église de Lizio, à raison d'une messe par semaine, et dotée de divers immeubles. — 3° Celle de Jean Denoual, fondée en 1660 au maître-autel de l'église de Lizio, chargée d'une messe chaque vendredi, et dotée de plusieurs terres. — 4° Celle de Notre-Dame, dont la dotation, située en Lizio et consistant en deux pièces de terre, fut vendue pendant la révolution. — 5° Celle de la Trinité, ainsi appelée parce qu'elle était desservie dans la chapelle de la Ville-Guéhart. — 6° Celle de Pierre Trégouet, du 16 juillet 1648, chargée d'une messe tous les vendredis à l'autel de saint Lubin. Au point de vue administratif, Lizio dépendait, comme Sérent, du doyenné de Porhoët ou de Saint-Servant, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790 il fut érigé en commune du canton de Sérent et du district de Ploërmel. M. Jamet, son curé ou vicaire, refusa généreusement le serment à la constitution civile du clergé en 1791. Il fut fusillé à la fin d'août 1792, à 200 mètres du bourg, dans le clos des Châtaigniers. Une croix a été érigée en ce lieu le 14 septembre 1890. Lizio passa au canton de Malestroit en 1801, et fut enfin érigé en paroisse en 1802 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Sainte-Catherine (1616). Cette chapelle est construite à l'emplacement d'un ancien prieuré fondé par les Templiers vers 1200. Elle a été brûlée en 1615 et reconstruite en 1616 sous l'impulsion de Charles Laurencin. Elle est de plan rectangulaire. Le mur de refend est percé d'une arcade. La nef est séparée du choeur par un arc triomphal pénétrant d'un côté dans la muraille et reposant de l'autre sur un simple tailloir pris dans la maçonnerie. Le pignon aux rampants dentelés est percé d'une porte en plein cintre, surmontée d'un tympan avec, au centre, une niche, et plus haut, un oculus. La chapelle abrite une peinture intitulée "Sainte-Catherine" (Catherine d'Alexandrie), oeuvre du peintre Parfait Pobéguin et datée de 1874 ;

la Grande-Chapelle (XVIIème siècle), située à Le Val-Richard. Restaurée en 1961, elle est percée en façade d'une simple porte, surmontée d'une fenêtre carrée et, à gauche, d'une petite niche à statue ;

la chapelle de la Sainte-Trinité (XVIIème siècle). Cette chapelle est une dépendance du manoir de la Ville-Guéhard. Les armoiries des seigneurs de Guéhard figurent au-dessus de la porte de la chapelle et représentent une croix entourée de quatre croissants ;

le château de Guéhard (XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de la Ville-Guéhard (XVème siècle), dont seule subsiste la chapelle privée du XVIIème siècle, dédiée à la Sainte-Trinité. Il s'agit du siège d'une ancienne seigneurie avec droit de moyenne justice ayant appartenu autrefois successivement aux familles Jouchet ou Josset (en 1513), Bégasson (vers 1575) et Grignart (en 1737). Propriété de Jacques Josset en 1536. On y trouvait autrefois un colombier ;

la croix monolithe (XVIIème siècle) ;

la maison à La Vigne (1669), située au Val-Richard ;

le four à pain (XVIIème siècle), situé à Les Poiriers ;

le puits (XVIIIème siècle), situé place de la Mairie ; 

A signaler aussi :

une enceinte fortifiée, au lieu-dit la "Tombe aux morts" ;

la découverte de nombreuses briques romaines, au lieu-dit "Mangouër" ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LIZIO

Les seigneuries du quartier étaient les suivantes :

1° Le Castiller, au sud-ouest, haute, moyenne et basse justice, appartenant en 1410 à Jean de Malestroit de Kaer, en 1554 à Suzanne Peschart, en 1602 à Pierre Garault, et en 1788 à M. de Trégarot, conseiller au Parlement. On y voit une espèce de motte féodale, base d'un château ruiné, dit-on, à l'époque de la Ligne.

2° La Chênaie-Morio, à l'est, moyenne justice, appartenait en 1400 à Jean de Trégranteur ; elle passa ensuite aux Quélen, puis aux Bonin de la Villebouquais.

3° Le Val-Jouin, au nord-est du bourg, près du ruisseau de ce nom.

4° La Ville-Guéhart, vers l'est, moyenne justice, appartenait en 1560 à N. de Bégasson, et en 1737 à M. Grignart, chevalier de Champsavoy, qui mourut en 1789, à l'âge de 86 ans, doyen de la noblesse de Bretagne (de Joseph-Marie Le Mené).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Lizio. Lizio dépendait autrefois de Sérent.

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