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LIVRE-SUR-CHANGEON |
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La commune
de Livré-sur-Changeon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LIVRE-SUR-CHANGEON
Livré-sur-Changeon vient peut-être du latin "Liberius".
Après les invasions normandes, l'abbaye de Saumur fonde le prieuré en 1023 à la suite de la donation de Geoffroy 1er. Ce prieuré est à l'origine du développement d'un bourg autour de l'église.
Les papes Callixte II en 1122, Innocent II en 1142, et Urbain III en 1186, confirmèrent les Bénédictins de Saint-Florent dans la possession de l'église de Notre-Dame de Livré-sur-Changeon, « ecclesiam Sanctœ Mariœ de Livreio ». Ajoutons seulement qu'en 1138 Hamelin, évêque de Rennes, reconnut à l'abbé de Saint-Florent le droit de lui présenter le recteur de Livré-sur-Changeon, droit qu'exerça cet abbé jusqu'en 1790 (Archives départementales de Maine-et-Loire). Le Rôle ms. diocésain de 1646 dit que le recteur de Livré-sur-Changeon recevait alors une portion congrue de 450 livres. Le prieuré est cédé en 1606 aux Jésuites de Rennes, et annexé en 1762 après leur expulsion au Collège de cette ville.
La paroisse de Livré-sur-Changeon dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. C'est en 1920, que la municipalité fait le choix du nom de Livré-sur-Changeon.
On rencontre les appellations suivantes : Livriacum (au XIème siècle), ecclesia de Livreio (en 1142), Livreyum (en 1516).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Livré-sur-Changeon : Nicolas de Métiboeuf (en 1293), Nicolas Bailleul (en 1597), Guillaume Bouvet (en 1607), Nicolas Chévrel (1613-1621), Pierre Le Métayer (1621-1634), Julien Souvestre (1635-1663, inhumé dans l'église, devant l'autel du Rosaire), Julien Labbé (1663-1693), Louis Ernauld (1693-1698), Jean Guichard (1698-1733, inhumé dans l'église), Gilles Bicheux (1733-1766), Mathieu-Joseph Téhel (1766-1786), Jean-Marie Georgeonnet (1786-1789 et 1803-1813), N... Renard (1813-1815), Jean Delorme (1815-1826), Léandre Touchard (1826-1846), N... Amand (1846-1858), N... Jehannin (1858-1860), Amand Duroy (1860-1864), Pierre Maréchal (1864-1867), Charles Châtel (1867-1872), Alexandre Martin (à partir de 1872), ....
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PATRIMOINE de LIVRE-SUR-CHANGEON
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l'église Notre-Dame (XI-XVI-XVIII-XIXème siècle). L'église est celle du prieuré bénédictin fondé en 1023 et dépendant de l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Notre-Dame de Livré est un des édifices religieux les plus intéressants de notre diocèse. Elle se composait à l'origine d'une seule nef, d'une croisée, — dont le point central est surmonté d'une tour carrée de peu d'élévation, avec toit pyramidal surbaissé, — d'un choeur en hémicycle et de deux absidioles placées dans les murs orientaux des transepts. Tout cela, à peu près, existe encore, mais on y a ajouté au XVIème siècle un collatéral au Sud de la nef. C'est donc une des rares églises romanes qui ait conservé chez nous sa forme primitive, et elle doit remonter aux origines du prieuré. A Livré, dit M. l'abbé Brune, « les arcades de l'intertransept sont en fer-à-cheval ; mais une particularité que nous n'avons remarquée nulle part ailleurs, c'est qu'au-dessus de deux de ces arcades s'ouvre une seconde baie en demi-cercle, destinée probablement à diminuer la pesanteur du mur qu'elle supporte. Les colonnes engagées sur les faces des pieds-droits n'ont, pour ainsi dire, ni chapiteaux ni bases, mais seulement un chanfrein assez grossièrement taillé et si fruste que dans plusieurs endroits on a peine à le reconnaître. Ces colonnes sont placées deux à deux, ainsi que dans le choeur, où elles devaient soutenir les retombées d'une voûte en pierre qui n'existe plus. La tour n'est pas moins remarquable que le reste par son caractère roman et son air d'antiquité. Chaque face est percée de fenêtres géminées dont les cintres sont supportés par de petites colonnes cylindriques courtes et massives. Le mur Nord de la nef est du même temps, comme l'attestent deux petites fenêtres en meurtrières que l'on y voit encore. Mais le côté Sud a été refait au XVIème siècle, à l'époque où l'on construisit le bas-côté et le portail principal. La date 1551 qu'on lit sur le linteau d'une porte en fait foi, ainsi que le chambranle de cette porte, et deux ou trois crédences placées près des autels, et dont l'ornementation est toute dans le style de la renaissance » (Archéologie religieuse, 222). M. l'abbé Brune signale aussi un débris de verrière représentant la Sainte Trinité : le Père tient son Fils en croix et porte le Saint-Esprit sur sa poitrine ; deux petits anges placés à ses côtés présentent divers instruments de la Passion. Le 15 décembre 1702, le tonnerre tomba sur le clocher de Livré, « lequel, un des plus beaux de la province, fut réduit en cendres avec ses quatre cloches, ainsi que tout le haut de l'église » (Registre paroissial). Un procès-verbal de l'état de l'église de Livré en 1667 nous apprend qu'à cette époque on n'y voyait aucun écusson dans les vitraux, mais seulement les noms de JESUS et MARIA placés par les Jésuites. Ces derniers jouissaient alors, comme nous l'avons dit, du prieuré de Livré, uni au collège de Rennes en 1606 ; or, le prieur de Livré était à la fois seigneur spirituel et temporel de la paroisse. L'on voyait toutefois dans cette église : une chapelle prohibitive accolée au Nord du choeur et appartenant au seigneur de Villepie, en Izé ; elle renfermait son banc et son enfeu, où fut inhumée en 1624 Françoise de la Belinaye, dame de Villepie, et était entourée d'une lisière armoriée ; — dans le sanctuaire, deux pierres tombales appartenant à la famille Leziart et portant ses armoiries : d'argent à trois lézards de sable ; — et enfin, dans la nef, le banc et l'enfeu du seigneur de la Maréchalaye. De tout cela il ne reste plus que trois pierres tombales représentant en relief un chevalier, une dame et un autre personnage, membres de la famille Leziart du Dezerseul, qui possédait la Maréchalaye au XVIIème siècle. La chapelle de Villepie a disparu. A la demande du recteur, M. Le Métayer, un dominicain de Bonne-Nouvelle vint en 1633 ériger la confrérie du Rosaire dans l'église de Livré ; on y voyait aussi celle du Saint-Sacrement, fondée en 1746 et ayant 83 livres de rente en 1790. A cette dernière époque, la bourse des défunts y jouissait d'un revenu de 239 livres (Pouillé de Rennes). Le transept et le choeur datent des XIème et XIIème siècles. Le clocher est remanié au XVIIIème siècle. La sacristie est modifiée en 1847. Le chœur est modifié en 1863 et 1864. Le portail date de 1515. Le collatéral sud date de 1537. Le collatéral nord date de 1887. On y trouve une tapisserie de Bruxelles datée du XVème siècle et qui représente l'apparition du Christ à Marie Madeleine ; | |||||||||||||||
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la chapelle Saint-Mauront ou Saint-Modéran (XV-XVIIème siècle). Cette chapelle est dès le XIIème siècle la propriété du prieuré de Livré. Elle est reconstruite plus tard et passe entre les mains des jésuites de Rennes en 1626. Dans les derniers siècles, on l'appelait à tort Saint-Moran ou Saint-Modéran. La déclaration de 1790 la désigne ainsi : « La métairie de Saint-Modéran, avec une grande chapelle qui annonce un ancien prieuré, est estimée 735 livres de revenu » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28) ;
| la
maison (XV-XVIIème siècle), située au lieu-dit La Heurterie ;
la
ferme (XVI-XVII-XIXème siècle), située au lieu-dit la Basse-Rivière ; la
maison (XVI-XXème siècle), située au n° 9 place du Prieuré ; la
maison (XVIIème siècle), située 12 place du Prieuré ; la
maison (XVIII-XIXème siècle), située au lieu-dit La Garnais ; 2 moulins
à eau : de Changeon, du Bas-Changeon ; |
A signaler aussi :
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le menhir de la Roche-Piquée (époque néolithique) ; | |
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l'ancien
prieuré Notre-Dame fondé en 1023. La maison prioral du XVème siècle est
démolie en 1887. Le prieuré avait un droit de haute justice. « Fascé
d'or et d'azur, à une croix ancrée de gueules brochant sur le tout »
(Armorial général ms. de 1698). Livré est le plus ancien des prieurés
fondés en Bretagne par l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. « Au Xème
siècle, dit M. de la Borderie, le territoire de cette paroisse était un
domaine des comtes de Rennes, au centre duquel s'élevait une église
dédiée à la Vierge ; mais, comme beaucoup d'autres cantons de notre
province dévastés par les invasions normandes, ce domaine était devenu un
désert. Pour y ranimer la vie sociale et religieuse, Geoffroy Ier, comte de
Rennes et duc de Bretagne (de 992 à 1008), voulut y appeler des moines et
le donna à Robert, abbé de Saint-Florent » (Semaine religieuse de
Rennes, IV, 230). Mais les religieux, semble-t-il, ne se hâtèrent pas
d'aller prendre possession de cette solitude, et quelques années plus tard,
Geoffroy étant mort, l'abbé Giraud (qui gouverna l'abbaye de Saint-Florent
de 1013 à 1022) vint demander le renouvellement de la donation de Geoffroy
à Alain et à Eudon, tous deux fils de ce duc, qui régnaient en commun sur
la Bretagne. Ces deux princes s'empressèrent d'accéder à ce désir, et
par une charte des plus solennelles ils donnèrent en toute propriété à
Saint-Florent le territoire et l'église de Livré, « Livriacum in pago
Redonensi cum ecclesia ibi in honorem Sanctœ Dei genitricis consecrata »
; ils y ajoutèrent tout droit de justice et d'administration, sans aucune
réserve que celle de la mouvance féodale, dont, en qualité de souverains,
ils ne pouvaient se dessaisir. Cette donation fut signée par les comtes
Alain et Eudon, par la duchesse Havoise, leur mère, par Ginguené,
archevêque de Dol, et par les évêques Gaultier et Guérin.
En même temps, par un autre acte, ce même Gaultier, évêque de Rennes,
concéda à l'abbé Giraud et à ses moines tous les droits spirituels et
temporels attachés à l'administration de la paroisse de Livré et les
exempta de toute redevance à son égard. Quoique ces donations ne soient
pas datées, on peut cependant assurer qu'elles sont antérieures à 1023,
puisque l'abbé Giraud mourut en 1022 (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de
Bretagne, I, 381, 382). « Cette fois, les moines de Saint-Florent
s'établirent à Livré, y fondèrent un prieuré et y rétablirent le
culte, entamèrent le défrichement du sol et y appelèrent des colons,
entre lesquels ils distribuèrent tout ce territoire. Bientôt ce désert
fut repeuplé. Aussi, quelque quarante ans plus tard (de 1055 à 1066),
Conan II, duc de Bretagne, fils et successeur d'Alain, crut devoir ajouter
encore de nouvelles libéralités à celles de son père et de son aïeul »
(M. de la Borderie, Semaine Religieuse de Rennes, IV, 231). Il confirma
d'abord à Sigon, abbé de Saint-Florent (de 1055 à 1070), tout ce que ses
prédécesseurs avaient donné aux moines de son abbaye à Livré ; de plus,
il accorda non-seulement aux religieux de Livré, mais à tous les habitants
de ce territoire, le droit de prendre dans la forêt de Rennes le bois de
chauffage et de construction pour leur usage, le droit d'y faire paître
leur bétail et d'y mener leurs porcs au temps de la glandée, le tout sans
être astreints à aucune redevance (M. Marchegay, Archives d'Anjou, I, 261).
Toutefois, les moines de Saint-Florent ne prirent pas possession de Livré
sans contestation. Un certain chevalier, nommé Ramon de Livré, et Cécile,
sa femme, prétendirent avoir droit sur la prévôté de Livré et posséder
le panage et l'étalonnage de ce lieu, c'est-à-dire le droit de lever un
impôt sur la pâture des porcs mis en forêt et sur les poids servant aux
marchands. Mais Hamon finit par reconnaître l'injustice de ses prétentions,
et l'abbé Sigon voulut bien l'admettre, ainsi que sa femme, au bénéfice
des prières de son monastère. Hamon et ses fils, Petit-Gaultier (Gualteriolus)
et Raoul, renouvelèrent leur soumission entre les mains de l'abbé
Guillaume, successeur de Sigon, en 1070 (Dom Morice, Preuves de l'Histoire
de Bretagne, I, 474, 475). | |
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l'ancien manoir du Désert ; | |
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l'ancien manoir de la Marchelais ou de la Maréchalaye. Propriété successive des seigneurs de Bourgbarré, puis des familles Paynel, la Corbinaye (en 1513), Léziart (en 1560 et 1789) ; | |
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l'ancienne chapelle de Saint-Mathurin. Elle était aux Templiers, puis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; |
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ANCIENNE NOBLESSE d
e LIVRE-SUR-CHANGEON(à compléter)
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