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LA LIMOUZINIERE |
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La commune
de La Limouzinière ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA LIMOUZINIERE
La Limouzinière vient de "elecmosinaria", aumônerie.
Le premier sanctuaire de la paroisse de La Limouzinière aurait été le prieuré du Guignaud ou Guiniau.
Au XIVème siècle, La Limouzinière s'appelle La Lémosinière. Au Moyen Age, le territoire de La Limouzinière était soumis à la juridiction de deux seigneuries : celle du Chaffault et de La Touche. Le Chaffault en Saint-Philbert et La Limouzinière, devint l'apanage des Juchault qui ajoutèrent à leur nom : le Chaffault, les Jamonières, le Monceau et la Moricière.
Pendant la Révolution Française, La Limouzinière est chef-lieu de canton avec Bezeau comme Commissaire, puis Thomas et Dulasse (brigadiers de gendarmerie). Le juge de paix successeur de Jean Bourgeois est Charles Vrignaud époux d'Eulalie Tardiveau. Le greffier est Pierre Panhaleux.
Note 1 : le cahier des doléances de La Limouzinière est rédigé par Mainguy (sénéchal) et signé par Poydras, Chauvin, Menu, Nicolleau, Roquet, Sorin, François Roy. Les chefs royalistes furent : Gazet (ancien officier de la cavalerie royale), Sapinaud, Joseph Monnier, de Liger, ....
Note 2 : liste non exhaustive des maires de La Limouzinière : Joseph Monnier, Sapinaud de Boishuguet, de Liger, Michel Benjamin Cormier (sous Louis Philippe), Davy-Desnaurois, Fournier de La Pommeraye, Pichaud, Fonteneau, Fournier de La Pommeraye, Padioleau, Sellier, Grasset, .... Liste non exhaustive des instituteurs de La Limouzinière : Jean Julien David (de 1881 à 1898), Henri Guchet (de 1898 à 1914), ......
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de La Limouzinière : François Thobye, Pierre Thomas, Jean Baptiste Chevé (qui fit faire des réparations à l'ancienne église, disparue en 1890), Charles Braud, François Ferté, Cornuaille, .....
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PATRIMOINE de LA LIMOUZINIERE
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l'église Saint-Louis (1808-1851-1889). Cette église remplace une église du XIème siècle, brûlée le 10 février 1794 par la colonne infernale du général Duquesnoy. L'église est reconstruite en 1808-1810. L'église subit des transformations en 1851. Le clocher date de 1889. Une des cloches est bénite en 1885. La statue de saint Léonard date du XVème siècle. Le vitrail, œuvre de Maurice Bordereau, date de 1936 et représente saint Philbert ; | |
l'ancienne chapelle du prieuré de Guiniau. Cette chapelle conserve encore quelques vestiges : un choeur haut et court, avec une harmonieuse charpente. La masse de l'autel qui subsiste est couverte d'une table de granit. On aurait relevé dans ce prieuré l'écusson des Chauvigny ; | |
l'ancienne chapelle de La Brosse du Pinier ; | |
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la croix (XVIIIème siècle) du cimetière ; | |
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le château de la Touche (XVème siècle). Ce château abrite le temps d'une étape le futur Henry IV en 1588. La Touche relevait à l'origine de la châtellenie de la Bénate dont le premier seigneur est Robin Ier en 1312. La seigneurie de La Touche-Limouzinière est érigée en châtellenie en 1556 par le roi Henri II pour récompenser Renaud de La Touche. Les droits seigneuriaux s'étendaient sur la Limouzinière, Saint-Jean et Saint-Etienne-de-Corcoué, la Grandlande (ou Grand'Lande) en Vendée. Les dépendances du château était "un sous-bois et les métairies des Contardières, Chantemerle, L'Oissonnière, l'Aubrière, La Priaudière, Crollerie, Crétinière, La Haye, Le Pin, La Michelière, Le Bois-Bonin, La Touche-Monet. En plus un moulin à vent, un moulin à eau sur la Logne. Le four banal était au bourg près de l'église, les ceps et colliers étaient utilisés pour l'exposition des manants coupables de braconnage surtout". Les propriétaires successifs, qui avaient jadis droit de banc clos et d'enfeu en l'église, sont les Rieux, les Avaugour de Clisson, les Rohan-Soubise et leurs héritiers, les Lelièvre de la Grange (propriétaires de "La Touche" et des "Grands Bois") qui vendent le domaine en 1819 pour 245 000 francs. Parmi les acquéreurs, on trouve les familles Demangeat, Rousseau, Le Roy, Vrignaud et Bati qui garda le château démantelé sous Louis XIII après son voyage à Légé en 1622. Les fonctionnaires de la seigneurie étaient les Poydras et Phelippes (qui demeuraient au château même), Mainguy, Goéau, Tardiveau et le notaire Menu. C'est dans la soirée du 3 octobre 1588, que le roi de Navarre (futur roi, Henri IV) arriva au château de la Touche pour y coucher. A cette visite illustre doit être associé le souvenir de la toute belle Gabrielle d'Estrées. C'est en ce lieu aussi que fut rédigé, en 1789, le "Cahier de Doléances " de la Limouzinière. Le château est démantelé sur ordre de Louis XIII. Le château possédait jadis une chapelle privée et une tourelle datée du XVIème siècle ; | |
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le manoir de la Noë (XVIIIème siècle). Propriété de Charles Joseph de la Noë et du Chaffault, en 1793. Cette seigneurie exerçait ses droits sur la partie nord de la paroisse. Propriété aussi des familles Gazet, Sapinaud de Boishuguet et leur gendre Duvau de Chavagne ; | |
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le manoir du Poirier (XVIII-XIXème siècle). Propriété de la famille Benjamin Cormier, de la famille Tardiveau durant la Révolution Française et de la famille Icéry d'Epinay. Le manoir est incendié le 10 février 1794 par les troupes républicaines avant d'être reconstruit. Il est habité en 1830 par Benjamin Cormier, allié à la famille Tardiveau ; | |
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le manoir des Etangs (XVIIIème siècle). Propriété de la famille Poydras, puis, durant la guerre de Vendée, il est la propriété de Simon Phelippe du Port-Navalo (allié aux Gamo et Garreau). La chapelle privée est édifiée entre 1689 et 1738 ; | |
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le manoir du Moulinier (1816). Il dépend primitivement de la seigneurie du Chaffault. Il appartient par la suite aux héritiers de François Mocquard, seigneurs des Gressinières. L'ancien manoir est incendié pendant la guerre de Vendée et reconstruit en 1816, alors qu'il est la propriété de Mme Thalouët de Bon-Amour. Propriété des familles Boulonnais, de Saint-Simon et Talhouët ; | |
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le presbytère (1839-1842), situé rue Desnaurois ; | |
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la mairie (XVIIIème siècle), située rue Charles-de-Gaulle ; |
A signaler aussi :
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le four à pain (XVIIIème siècle - XIXème siècle), situé à La Roche ; | |
le domaine de La Garnandière. Il s'agit de l'ancien domaine de la famille de Liger ; | |
l'ancien domaine de La Perrinière. Propriété des familles de Chamballan, de Lohérie et Pineau ; | |
l'ancien domaine du Pinier. Propriété de la famille Siochan de Kersabiec ; | |
l'ancien domaine de La Poillonnerie. Propriété des familles Davy des Naurois et Mollat ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LA LIMOUZINIERE
La châtellenie
de la Touche-Limouzinière
: La noble famille de la Touche-Limouzinière, portant pour armes : d'or
à trois tourteaux de gueules, remonte à Robin Ier de la Touche qui épousa
vers 1312, selon Potier de Courcy, Isabeau de l'Estang. Dès cette époque,
cette famille possédait le manoir de la Touche en la paroisse de la Limouzinière.
Robin Ier de la Touche fut le père de Robin II de la Touche, seigneur de la
Touche-Limouzinière, et de Guillot de la Touche, auteur d'une branche cadette
qui fit en 1668 ses preuves de noblesse et qui subsiste encore. Robin de la
Touche figure dans des actes de 1387 et 1372. Il eut pour successeurs à la
Touche-Limouzinière, Jean Ier de la Touche, qui fit accord, le 28 octobre 1409,
avec sa suzeraine la dame de la Benaste (Archives de Loire Inférieure, E489),
— et plus tard Robin III de la Touche, marié, par contrat du 17 juin 1430, à
Anne de Goulaine. De cette union naquit Jean II de la Touche, seigneur de la
Touche-Limouzinière, époux de Jeanne de Rohan, laquelle fut partagée en 1479
par son frère Olivier de Rohan, seigneur du Gué de l'Isle. Furent
ensuite possesseurs de la Touche-Limouzinière, l'un après l'autre, Jean III de
la Touche dont on ignore l'alliance, — et François de la Touche, son fils,
qui épousa Jeanne de Panhort. Renaud
de la Touche, seigneur de la Touche-Limouzinière, fils des précédents,
s'unit, par contrat du 22 novembre 1522, à Marquise de Goulaine. Il fit en 1556
ériger en châtellenie sa seigneurie de la Touche. Mais il ne laissa qu'une
fille, Claudine de la Touche, mariée à Claude de Saint-Amadour, seigneur de
Thouaré ; cette dame rendit aveu en 1566 au sire de la Benaste pour sa châtellenie
de la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure, E489). Philippette
de Saint-Amadour, issue de ce mariage, hérita de la Touche-Limouzinière. Elle
épousa : -1° Jean de Rieux, sire d'Assérac ; -2° Charles de Bretagne, comte
de Vertus et baron d'Avaugour. Ce dernier rendit aveu, en 1598, au nom de sa
femme, pour la châtellenie de la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure,
E519). Claude Ier de
Bretagne, baron d'Avaugour, fils des précédents, devint après eux seigneur de
la Touche-Limouzinière ; il mourut en 1637, laissant veuve Catherine Fouquet de
la Varane qui en 1651 rendit aveu pour la Touche-Limouzinière. Leurs
fils Louis et Claude possédèrent successivement cette seigneurie : Louis de
Bretagne, baron d'Avaugour, mourut dès 1669, sans enfants de ses deux unions
avec Françoise de Lude et Françoise de Balzac — et Claude II de Bretagne,
comte de Goëllo, époux de Judith Le Lièvre de la Grange, décéda le 7 mars
1699. Armand de
Bretagne, baron d'Avaugour et comte de Vertus, fils de ces derniers, devint
alors seigneur de la Touche-Limouzinière qu'il possédait en 1710. Il paraît
qu'il vendit cette terre vers 1713 au seigneur de la Roche-Saint-André
demeurant au manoir de la Noë en la Limouzinière, car la duchesse de Retz
s'opposa alors à ce que le comte de Goulaine formât une demande de retrait
lignager pour posséder la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure,
E519). Toutefois la
famille de Rohan ne tarda guères, croyons-nous, à entrer elle-même — peut-être
par un retrait semblable en possession de la Touche-Limouzinière qui se
trouvait en 1766 entre les mains de Charles de Rohan, prince de Soubise et
petit-fils de Marie de Bretagne (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1819). Ce grand
seigneur mourut à Paris le 4 juillet 1787, ne laissant qu'une fille mariée à
son cousin Henri-Louis de Rohan, prince de Guémené ; ceux-ci furent les
derniers seigneurs de la Touche-Limouzinière.
A
l'origine la seigneurie de la Touche-Limouzinière n'était qu'une simple
moyenne justice relevant de la châtellenie de la Benaste. En 1556, par lettres
patentes datées du mois de mars, le roi Henri II, voulant récompenser Renaud
de la Touche des bons services qu'il lui avait rendus, érigea en châtellenie
sa seigneurie de la Touche-Limouzinière. Dans ces lettres le roi autorisait
Renaud de la Touche à « édifier
chasteau décoré de douves, pont-levis, créneaux et mâchicoulis » — à
élever des fourches patibulaires à quatre piliers — et à tenir au bourg de
la Limouzinière un marché tous les mardis et quatre foires par an, le 1er jour
de mai, le jeudi après la Pentecôte et aux fêtes de saint Laurent et de saint
Léonard. Ces lettres royales furent enregistrées en 1557, tant au Parlement de
Bretagne qu'à la Chambre des comptes de Nantes. Le duc de Retz n'y mit point
d'opposition parce qu'il fut convenu que la Touche-Limouzinière continuerait de
relever de sa châtellenie de la Benaste (Archives de Loire Inférieure, B54 et
E519).
La châtellenie
de la Touche-Limouzinière avait une haute justice exercée au bourg de la
Limouzinière. Ses fiefs s'étendaient en sept paroisses : la Limouzinière,
Saint-Jean de Corcoué, Saint-Etienne de Corcoué, Legé, Grand'Lande,
Saint-Philbert de Grandlieu et la Benaste. Les
vassaux de la Touche devaient, entre autres choses, quantité de « biens » ou
corvées tant de boeufs que de charrettes, et plusieurs chapons la veille de Noël,
en la ville de la Benaste « soubs le
grand ormeau devant l'église dudit lieu ». Mais un devoir féodal plus intéressant
était une joyeuse plantation de mai, accompagnée de plaisantes chansons, la
veille de la fête de la Saint-Jean. Voici comment se devait faire à la Limouzinière
cette réjouissance populaire : « Est deub un estendart ou mai planté au tenement de Nozerolles par
les teneurs dudit lieu, au carrefour dudit lieu, la vigile de la Feste de
Monsieur Saint-Jean-Baptiste, où chacun des teneurs des tenements de Nozerolles,
la Goderie, la Bitaudière, la Villate et la Mobiliere doibvent une chanson de
rente ledit jour ; et en cas de deffault de planter ledit mai et dire ladite
chanson, peut (le seigneur de la Touche) lever sur chacun des défaillants 7
sols, 6 deniers monnoye d'amende ou 60 boisseaux d'avoisne » (Déclaration
de la Touche-Limouzinière en 1566 et 1661).
Le domaine de la Touche-Limouzinière (ou Touche-Limousinière) était assez considérable, à cause de ses métairies ; voici en quoi il consistait en 1651 : « Le lieu, domaine, chasteau et manoir de la Touche, sis en la paroisse de Nostre-Dame de la Limouzinière, maisons, cours, jardins, colombier, le tout clos de murailles, contenant environ dix charruées de terre et joignant la rivière de la Logue, plus ses bois anciens, prairies, garennes, etc .. Pour lesquelles choses est deub au seigneur de la Benaste, à la Saint-Jean-Décollé, une pipe de vin et 9 sols de rente » — les bois du Roquet — l'étang de Chantemerle — un moulin sur la rivière de la Logue — des vignes et dîmes en la Limouzinière et Corcoué — enfin les métairies de la Touche, Lozinière, le Bois-Bonin, la, Petite-Paraye, Chantemerle, Lescomardière, la Touche-Mouët, Laubrière et la Chrestinière (Déclaration de la Touche-Limouzinière en 1651).
(à compléter)
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