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LIMERZEL

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La commune de Limerzel (bzh.gif (80 octets) Lizmerzher) fait partie du canton de Rochefort-en-Terre. Limerzel dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LIMERZEL 

Limerzel vient du breton "his merzer" (lieu du martyre).

Limerzel est un démembrement de la paroisse de Caden. Il est fort possible que Limerzel soit une fondation de moine du Cornwall postérieure au Xème siècle. 

Limerzel est mentionné en 1272 dans un acte du cartulaire de l'abbaye de Prières sous l'appellation de "His Merzer". His Merzel devient par altération Hismerzel, et enfin Limerzel. 

Il existait autrefois dans la commune de Limerzel deux chapelles appartenant aux Templiers ; l'une se nommait le Temple Haut, l'autre le Temple Bas ; cette dernière n'existe plus. Limerzel dépendait autrefois de la seigneurie de Pinieuc ou Pinieux. 

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia Martyrum (en 1387), Limersel (en 1427), Ylismerzel (en 1464), Limersel (en 1477), Lizmersel (en 1481), Ilismerzel (en 1516), Lymarzel (en 1536).

Nota : On y vénère Jeanne Goupil, dite la Grignonne, décédée en odeur de sainteté le 30 septembre 1770.

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PATRIMOINE de LIMERZEL

l'église Saint-Sixte (1889-1895), reconstruite sur les plans de l'architecte nantais M. Le Diberder. L'église est de style XVème siècle, à larges et belles proportions, trois nefs séparées par des colonnes de granit, voûte où se profilent de riches nervures, choeur à pans coupés avec de gracieux pendentifs. A l'extérieur, on trouve de puissants contreforts terminés en clochetons. Le confessionnal, oeuvre de Mathurin Stévant, date de 1828. La série de trois vitraux du choeur, qui date de 1897-1898, est exécutée par les ateliers Veuve Vrait-Meuret, verriers d'art à Nantes (ces vitraux représentent le thème du martyre avec le Christ en croix, saint Sixte faisant tomber les idoles au Temple de Mars et le martyre de saint Laurent). On y trouvait jadis dans le cimetière (aujourd'hui au presbytère) un cadran solaire qui date de 1774 : il porte le nom de François Mabile et la fleur de lis en décors central. On y conserve une statue en bois de la Vierge et de l'Enfant, ainsi qu'un beau calice en argent du XVIème siècle ;

la chapelle du Temple de Haut (XVème siècle), attribuée aux Templiers, puis à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean. Cette chapelle édifiée à partir de 1225 était dédiée primitivement à saint Jean-Baptiste. Il semble que l'un des derniers templiers de Carentoir fut massacré ici en 1307. La chapelle fut rebâtie par les Hospitaliers de saint Jean de Jérusalem à la fin du XIVème siècle et placée sous le patronage de saint Julien. La croix de Malte y était peinte à fresque et répétée cinq fois sur ses murs. L'édifice actuel, rectangulaire, date de la fin du XIVème siècle. Les fenêtres sont rayonnantes. A l'intérieur, on découvre un retable en pierre polychrome du XVème siècle qui est divisé en quatre compartiments surmontés d'arcades trilobées ; dans chacun de ces compartiments est représentée une scène de la vie de Jésus-Christ (scènes de la Naissance et de la Mort du Christ, entre de saints personnages) ;

Note : Les temples de Limerzel étaient deux chapelles appelées tantôt le Temple-Neuf et le Temple-Vieux, tantôt le Temple-de-Haut et le Temple-de-Bas, situées l'une et l'autre dans la paroisse de Limerzel. Ces chapelles étaient anciennes puisque l'aveu de 1674 signale le Temple-Neuf en ces termes : " La chapelle du Temple-Neuf, dont ledit commandeur jouist du tiers des aumosnes d'icelle, avecques une tenue de héritages, que tient Jean Le Barbier et consorts, contenant seix journaux ; sur laquelle il est deub trente sols de rente à chacun jour et feste de saint Lucas, et la dixme au dixiesme". Voici maintenant la description des deux temples au milieu du XVIIème siècle : " En la paroisse de Limerzel y a deux temples proches l'un de l'autre, l'un fondé de Saint-Jean-Baptiste, notre patron, et de Sainte-Marie-Magdeleine, appelé le Temple-Neuf (où) y a un calice d'argent qui nous a esté monstré avec les ornements par Sixt Le Barbier, auquel avons ordonné de raccommoder une vittre qui est-rompue sur l'autel. Et l'autre de Sainte-M..... avec ornements pour y faire le service divin qui y est entretenu par les hommes qui pour ce sujet prennent le tiers des oblations et l'autre tiers pour l'entretien des réparations, et l'autre tiers est pris par ledit commandeur ou son fermier ; avec un petit droit de dixme à quinziesme et quelque peu de rentes par environ, et le casuel en est tout ce qui despend desdittes chapelles, où (il) n'y a ni logements ny domaines ; lesdites chapelles couvertes d'ardoises avec chacune une cloche. Rente par argent environ cinquante et un sols, la dixme environ cinq bouessaux de tous bledz. Du Temple-Neuf de Limerzel au Vieil y a trois quarts de lieue". Nous avons dit que les temples de Limerzel furent unis avec celui de Questembert à l'hôpital de Malansac. Au commencement du siècle dernier, ils n'étaient affermés que 15 livres, et l'Etat de la commanderie vers 1740 nous fait prévoir la ruine prochaine de l'un d'eux : " Les temples de Haut et Bas Limerzel consistent en un petit fief et une petite dixme et le tiers des oblations des deux chapelles, le tout affermé quinze livres. La chapelle de Haut qui est frairienne (est) bien entretenue, mais celle de Bas (est) abandonnée faute de réparations, sçavoir qui les doit faire". Aujourd'hui cette antique chapelle du Temple-Vieux n'existe plus. Elle a été " démolie depuis environ cinquante ans", dit M. Cayot- Délandre, mais la chapelle du Temple-Haut se voit encore : " elle parait être une construction de la fin du XIVème siècle. La croix de Malte y est peinte à fresque et répétée cinq fois sur ses murs. Le fond de l'autel se compose d'un rétable en granit grossièrement sculpté, mais curieux néanmoins ; il est divisé en quatre compartiments surmontés d'arcades trilobées : dans chacun de ces compartiments est représenté une scène de la vie de Jésus-Christ, entre autres sa naissance et sa mort" (l'abbé Guillotin de Corson).

la chapelle Saint-Clair (XV-XVIème et XIXème siècles), restaurée en 1888 et 1892 et à décoration flamboyante. Elle est construite sous le rectorat de Pierre de Coëtlagat (1477-1495). La chapelle conserve quelques éléments du XVème ou XVIème siècle. C'est lors des réparations en 1892, que l'on découvre les vestiges d'un édifice romain sur lesquels a été construite la chapelle actuelle ;

l'ancienne chapelle Saint-Laurent (XVème siècle) était située en un lieu dont les abords étaient parsemés de briques romaines. Une inscription de la sablière nous indiquait que cette chapelle avait été construite, au bourg, par Pierre Coëtlagat qui fut recteur de Limerzel de 1477 à 1495. Elle avait été restaurée en 1892. Elle était de plan rectangulaire avec une chapelle au Sud formant comme un croisillon et devenue sacristie. Cette chapelle était épaulée de contreforts ornés de niches à trilobes aigus. Les portes, au Nord et au Sud, étaient en arc brisé, tandis que celle de l'Ouest s'ouvrait sous un arc en anse de panier surmonté d'une accolade décorée. La grande fenêtre flamboyante du chevet avait été bouchée. La chapelle était couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés ;

l'ancienne chapelle Saint-Louis, construite au début du XIXème siècle ;

le calvaire du Temple-de-Haut (XV-XVIème siècle), situé à côté de la chapelle Saint-Julien ; 

la croix de Saint-Clair. Le soubassement est refait en 1818 ;

la croix de Crévéac (Xème siècle), située non loin de l'ancienne voie romaine Rieux-Vannes. Elle est haute de 1,90 mètre et épaisse de 20 centimètres. Il s'agit, semble-t-il, de la plus ancienne croix carolingienne du Morbihan, taillée dans un menhir ;

le château de Pinieux ou Pinieuc (XV-XVIème siècle), propriété de la seigneurie de Pinieux, puis des familles Couëdro (en 1413), Cybouault (fin XVIème siècle) et de Louis du Bouexic, seigneur de la Chapelle (en 1656). On mentionne Jehan et Pierre de Couedroch en 1427, Jehan Coedro en 1464, Pierre de Coetdroch en 1481 et Georges de Coedros en 1536. La seigneurie possédait autrefois un droit de haute, moyenne et basse justice. On y trouve une chapelle privée qui comportait une chapellenie, chargée de quatre messes par semaine. La chapelle est transformée en cellier au milieu du XIXème siècle, puis incendiée en 1888 et restaurée : elle conserve son pignon et son porche en anse de panier ;

le château de Kerfaz (XVIème siècle), édifié par Louis de Coëtlogon, seigneur de la Sauldraye et de Kerfaz. Siège de l'ancienne seigneurie de Kerfaz (ou Kerface) ayant appartenu à la famille Coëtlogon au XVIème siècle. La seigneurie possédait un droit de moyenne justice. Une chapelle privée est édifiée en 1630 par Madeleine de La Touche, veuve de Louis de Coëtlogon. La château devient par la suite successivement la propriété des familles La Houlle de Casset, Lévèque de la Ferrière, du Feigna de Keranforest, Aubrée du Rhun et Cosquer de Kerviler ;

le château du Bois de Roz. On mentionne Guillaume Denisot en 1427 et l'abbaye de Prières en 1536. La seigneurie, avec haute, moyenne et basse justice, est donnée aux Cisterciens de l'Abbaye de Prières vers 1423 par le duc Jean IV (1399-1442). Les cisterciens y édifient une chapelle, et cèdent l'ensemble du domaine à la famille Rieux en 1576. Les moines rachètent le domaine en 1633 et le château est alors converti en un hospice. Les moines sont expulsés en 1791 et le château est vendu en tant que bien national à M. du Plessis de Grénédan. L'aile sud est incendiée en 1885. Il deviendra par la suite la propriété de Pierre Lequen d'Entremeuse (en 1887), puis d'Henri Espitalié de La Peyrade (en 1901). Il est restauré en 1901-1902 ; 

la fontaine Saint-Clair (1725) ;

A signaler aussi :

9 tombelles ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LIMERZEL

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Limerzel :  Eon de Beisit et Perrot Bogier (Crévéac), Guillaume Guillo (Crévéac), Allain du Boisdelasalle et Collin Le Chesne (Kerficas, Kerkoissou), Marguerite Bardoul (au bourg de Limerzel), Guillaume Denisot (le Bois de Ros), Jehan et Pierre de Couedroch (Pinieuc, le Questro).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Limerzel :

Jehan de COEDRO (400 livres de revenu), sieur de Pinieuc : comparaît en homme d'armes ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Limerzel :

Pierre de COETDROCH (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes avec Ollivier et Antoine de Pinieuc, tous deux en archers ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Limerzel :

Georges de Coedros tient le lieu de Pinieuc (Pinieuc) ;

le sieur du Plessix Josso (en Theix), tient la métairie de Carface (Kerface) ;

l'Abbé de Prières tient le Boays de Ros (le Bois de Ros) ;

la métairie de Creveac (Crévéac) ;

la métairie de Carficat (Kerficas) que tient le sieur de Pinieuc ;

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