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LIGNE |
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La commune
de Ligné ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LIGNE
Ligné vient de l'anthroponyme Linius (propriétaire romain) ou du latin "lignum" (bois).
Le territoire de Ligné aurait été évangélisé au IIIème siècle par saint Clair, premier évêque de Nantes. La communauté primitive s'organise autour du château fort de La Musse (Muce) qui disparaît en 1612 : ce n'est alors qu'un "vieil emplacement de chasteau consistant en plusieurs fondements de murailles, doubles douves et attaches de pont-levis, terrasses et fortifications autour, appelés le chasteau de la Muce, anciennement ruisné et à présent en bois de haute fustaye et de revenu contenant 120 boisselées de terre". Vis-à-vis de ces ruines s'étend "la grande lande de Ligné en laquelle est assise la justice patibulaire à quatre piliers de la juridiction de la Muce" (Déclaration de la Muce en 1612). Le domaine de Ligné comprend ensuite : "une maison au bourg de Ligné appelée le logix du seigneur, - les métairies nobles de la Chapaudière et du Garrier, - les étangs et moulins de la Grande-Lande et du Chalonge, - et les moulins à vent de la Hamonière, de Ligné, de la Chasnerie et de la Doue".
En 1668, César de la Muce est maintenu par le roi dans la jouissance des droits de prééminences et de fondation de l'église de Ligné : "le sire de la Muce est seigneur universel et unique de la paroisse de Petit-Mars et de la plus grande partie de celles de Ligné et des Touches, et de tous leurs bourgs, et le baron d'Ancenis n'y ayant qu'un droit de supériorité". La châtellenie de la Muce-Ponthus relevant presque entièrement de la baronnie d'Ancenis s'étend sur le territoire de cinq paroisses principales : Ligné, Petit-Mars, les Touches, Nort et Mouzeil. La haute justice de la Muce, qualifiée de baronnie, s'exerçait jadis au bourg de Ligné : "Vis-àvis des ruines de l'antique château de Muce s'étendait la grande lande de Ligné en laquelle est assise la justice patibulaire à quatre piliers de la juridiction de la Muce" (Déclaration de la Muce en 1612 et Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1819).
Le 22 août 1795 a lieu l'affrontement qui oppose les habitants de Ligné au bataillon d'Arras.
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PATRIMOINE de LIGNE
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l'église
(1787-1836), bénie le 15 janvier 1789 par le vicaire générale de La
Bourdonnaye. Le chœur date, semble-t-il, du XIVème siècle : il est
reconstruit en 1836. Les cloches datent de 1807 et de 1857. A noter
qu'en 1668, César de la Muce est maintenu par le roi dans la jouissance des
droits de prééminences et de fondation des églises de Ligné, Nort,
Petit-Mars et les Touches ; | |
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la
chapelle Saint-Mathurin (XIV-XVIème siècle), édifiée par la famille
Maufrais, seigneurs de La Rochefordière. Cette chapelle est restaurée au
XVIème siècle. Les deux anges adorateurs, œuvre du sculpteur belge Louis
Grootaers (1790-1865), datent de 1833 ; | |
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la
chapelle (1639-1773), situé au lieu-dit "Le Fayau". Cette
chapelle a appartenu, à l'origine, au domaine du Fayau. A signaler que
Pierre Taon est titulaire de la chapellenie en 1657. Cette chapelle est
reconstruite au XIXème siècle par Rose Le Gris de Rosvelec et son époux
François Jean Aubry de Maraumont, et bénie en août 1773. Elle est remaniée
au XIXème siècle ; | |
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la
croix située route de Saint-Mars-du-Désert (Moyen Age). Cette croix se
trouve située non loin de l'ancienne léproserie de Tiembon ; | |
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le
château de la Rochefordière (XIV-XVème siècle - 1777) situé à Bel-Air.
Le domaine de La Rocherfordière aurait été la propriété de la famille
Maufrais dès le XIIIème siècle. On y voyait autrefois une chapelle privée
datée du XVème siècle. La seigneurie de La Rochefordière possédait
jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et était la propriété
de Jean Labbé en 1455. Le logis principal date du XVIIIème siècle. Les
deux ailes sont ajoutées, suite à un incendie, dans les années 1777 ; | |
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le
château de Vieillevigne (XVII-XIXème siècle), situé route de Couffé.
Propriété de la famille Taon dès le XVIIème siècle. Le château est
restauré aux XVIIIème et XIXème siècles. A signaler que Claude Taon,
sieur des Borderies, est procureur d'office de la seigneurie de La Musse (ou
Muce) vers 1660-1670 ; | |
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le
château de la Chesnaie (vers 1650), édifié par la famille Le Tort. Une
première demeure édifiée par Marc le Tort porte le nom de Le Préfouré.
Une longère est édifiée en 1560 par Julien Le Tort ; | |
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le
château de la Peretterie (XVII-XVIIIème siècle), attesté dès 1667.
Propriété, en 1706, de Henry de Kermartin, époux de Marie Judith de
Pontual. L'édifice abrite aujourd'hui le presbytère ; | |
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l'ancien
château de la Bouvetière (vers 1724). Un château, ayant appartenu aux
seigneurs de La Rivière, aurait existé avant le XVIIIème siècle. Le château
actuel est édifié par la famille de Luynes vers 1724 ; | |
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la
maison du Pas-Richeux (1612-1640), située route de Mouzeil. Le fief du
Pas-Richeux aurait appartenu, en 1550, au procureur de la seigneurie de La
Musse, puis en 1850, au sénéchal Charles Baudouin. L'édifice est
reconstruit vers 1640 ; | |
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11 moulins dont celui de la Douve, des Rochers, des Gagneries, de Mourmes, de Bellière, de Ligné, de la Hammonière, de la Théardière (XIXème siècle), des Landes (XIXème siècle), ... ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LIGNE
Son premier seigneur
connu est Hus de la Muce, qui bâtit vers l'an 1200, au bord de l'Erdre, le château
auquel il donna son nom, le Ponthus. L'un de ses successeurs fut Hugues de la
Muce, mari vers 1258, de Marguerite de la Guerche, dame dudit lieu en Saint-Brévin.
Vint ensuite Jamet Ier de la Muce, époux en 1268 de la fille de Guillaume de
Fresnay, héritière de ce seigneur. Elle apporta à son mari de beaux fiefs
dans les, paroisses de Pornic et de Saint-Viaud ; ces fiefs prirent le nom de la
Muce et c'est à cause d'eux qu'en 1291 Jamet de la Muce déclara devoir à
l'ost du duc de Bretagne « le quart d'un chevalier pour ce qu'il tient en Rays
» (Dom Mrice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1112). Plus tard le sire de
la Muce-Ponthus donna en 1460, en pur don, à Guillaume de la Loherie, la
seigneurie de la Muce-en-Saint-Viaud, qui prit alors le nom de Boisrouaud. Quant
à la seigneurie de la Muce-en-Pornic, elle devint la propriété des sires de
Gondy qui l'annexèrent en 1674 à leur duché de Retz (De Cornulier, Dict. des
terres du comté nantais).
La seigneurie de la Muce
avait à l'origine une grande étendue ; on en démembra successivement vers
1550 la Muce-en-Couëron et en 1623 la Muce-en-Chantenay et la Muce-en-Saint-Etienne-de-Montluc (La Muce-en-Chantenay forma le marquisat de la Muce ;
la Muce-en-Saint-Etienne-de-Montluc donna naissance à la châtellenie de la
Juliennaye). Nous avons déjà signalé l'aliénation plus ancienne de la
Muce-en-Pornic et de la Muce-en-Saint-Viaud. Nous n'avons à ne nous occuper ici
que de la Muce en Ligné et Petit-Mars, c'est-à-dire de la Muce-Ponthus, châtellenie
primordiale dont furent distraites les autres seigneuries dont nous venons de
faire l'énumération.
Par lettres patentes du
12 novembre 1455, Pierre. II, duc de Bretagne, créa banneret Guillaume de la
Muce, lui concédant le droit d'avoir une justice patibulaire à quatre piliers.
Cette érection de la Muce en châtellenie bannerette fut confirmée en 1551 par
le roi Henri II en faveur de Bonaventure de la Muce (Arch. de la Loire-Inférieure
E, suppl. — Vaurigaud, Les Eglises réformées de Bretagne III, p. XLII). Quant
au titre de marquisat que, selon Vaurigaud, Louis XIII accorda à David de la
Muce en 1622, il ne devait être qu'honorifique et personnel. La Muce-Ponthus
n'a pas pu être érigée alors en marquisat d'une façon régulière car le
Parlement de Bretagne qui venait précisément le 22 mai 1622 de traîner aux
gémonies David de la Muce et de faire raser son château, n'eut pas enregistré
les lettres d'érection de cette terre, datées du 26 septembre suivant, alors
même que Louis XIII les eut données à son sujet rebelle condamné pour
crime de lèse-majesté. D'ailleurs lorsqu'en 1684 Olivier de la Muce fit
connaître ses titres féodaux pour obtenir permission d'exercer au Ponthus la
religion réformée, il produisit bien les lettres d'érection de la Muce en
bannière, mais ne parla point de la prétendue érection de cette terre en
marquisat, ce qu'il n'eut pas manqué de faire s'il en avait eu les titres (Vaurigaud,
Les Eglises réformées de Bretagne III, p. XLII).
La
châtellenie de la Muce-Ponthus relevant presque entièrement de la baronnie
d'Ancenis s'étendait sur le territoire de cinq paroisses principales : Ligné,
Petit-Mars, les Touches, Nort et Mouzeil. Vers 1472 le sire de la Muce obtint
du duc François II le droit de tenir une foire en Ligné près de la chapelle
Saint-Mathurin. En 1665 Louis XIV ajouta beaucoup à ce droit ; il accorda à
César de la Muce, malgré l'opposition du baron d'Ancenis, les marchés et
foires qui suivent : au bourg de Nort, un marché tous les vendredis et trois
foires le 23 avril, le 6 août et le 11 novembre, outre celle déjà établie
le 24 juin ; — au nouveau bourg de Petit-Mars, cy-devant appelé Patience
(le bourg de Petit-Mars bâti au bord de l'Erdre fut transféré en 1649 au
village de Patience), un marché tous les mardis et une foire le 8 septembre,
outre celle du 10 août déjà créée ; — au bourg de Ligné une foire le
25 juillet, outre l'ancienne foire du 10 mai ; — au bourg des Touches une
foire le 1er mai, outre la foire ancienne de Saint-Melaine ; — enfin au
bourg de Mouzeil une foire le 29 septembre (Archives de Loire Inférieure,
E257).
En
1666, César de la Muce fut maintenu par le roi dans la jouissance des droits
de prééminence et de fondation des églises de Ligné, Nort (les droits du
sire de la Muce à Nort provenaient de sa seigneurie de Villeneuve qu'avait
achetée en 1623 David de la Muce), Petit-Mars et les Touches, «
le sire de la Muce étant seigneur universel et unique de la paroisse de
Petit-Mars et de la plus grande partie de celles de Ligné et des Touches, et
de tous leurs bourgs, et le baron d'Ancenis n'y ayant qu'un droit de supériorité
» (Complément d la Généalogie de la maison de Cornulier, publiée en
1863, p. 67 et 155). Dans toutes ces paroisses le sire de la Muce possédait
de nombreux fiefs et recueillait de belles rentes tant en deniers qu'en
grains, avec de nombreuses corvées ; la plupart des maisons nobles, dont
plusieurs avaient des juridictions, y relevaient aussi de lui.
Le domaine de la châtellenie de la Muce-Ponthus, assez considérable, se composait de la terre de la Muce et de celle du Ponthus.
-1° La
Muce.
L'antique château de la Muce, en la paroisse de Ligné, était depuis longtemps
ruiné au commencement du XVIIème siècle ; ce n'était plus alors qu'un «
vieil emplacement de chasteau consistant en plusieurs fondements de murailles,
doubles douves et attaches de pont-levis, terrasses et fortifications autour,
appelé le chasteau de la Muce, anciennnement ruisné et à présent en bois de
haute fustaye et de revenu contenant 120 boisselées de terre » (Déclaration
de la Muce en 1612. — Mme de Gouyon afféagea en 1700 à Jean Rouxeau,
marchand à Ligné, pour 34 livres de rente, « les
buttes où estoit autrefois l'ancien chasteau de la Muce en Ligné »).
-2°
Le Ponthus. — Nous avons dit que
ce château remontait au XIIIème siècle et était l'oeuvre de Hus de la Muce.
C'était en 1612 « plusieurs corps de
logis formant deux cours, environnées d'une ceinture d'épaisses et hautes
murailles avec leurs tours, esperons, pont-levis, porte et grille de fer ; le
tout enfermé par la douve dudit chasteau et la rivière d'Erdre qui y entre.
Hors de ladite douve il a jardin, portail et dépendances, plus une deuxiesme
douve et fossé où entre encore la rivière d'Erdre ; et hors ladite
deuxiesme douve y a bois ancien, terres, prés et mestairie dudit chasteau et
une troisiesme douve où entre encore la rivière d'Erdre » (Aveu de la
Muce en 1612).
(à compléter)
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