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LEUHAN

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La commune de Leuhan (pucenoire.gif (870 octets) Leuhan) fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou. Leuhan dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LEUHAN

Leuhan vient du breton « luh » (étang) et de « an » (loch-Yann, lieu de Jean).

Leuhan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Coray. La paroisse de Leuhan (vicaria Luhan) est attestée dès le XIème siècle et dépend de l'évêché de Cornouaille. Elle doit son nom à la présence d’un ancien étang. Leuhan possède une école dès 1492. Non loin de leur hôpital de Roudouallec, les moines hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem installent, au Moyen Age, une aumônerie et une chapelle dédiée à Saint Jean.

Leuhan, dit Ogée, est à 3 lieues un quart, de Gourin son ressort. Ce territoire comprend beaucoup de montagnes et particulièrement celles nommées les Montagnes-Noires. Au point de vue religieux Leuhan, dont Saint-Goazec était jadis une trêve, faisait partie du doyenné. de Penfoenant, (autrement dit Fouesnant), en l'archidiaconné de Cornouaille. Le nom de la paroisse se trouve assez diversement orthographié. « Lochan » dans la liste des bénéfices de 1330 ; « Leuchan » en une autre liste, 1368 (A Longnon. Pouillés de la Province de Tours, p. 301). Deux siècles plus tard, nous avons la forme Leuchein (Aurélien de Courson. — Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 541). Un recteur de la fin du XVIIème siècle, écrit invariablement : « Luhan » (Archives départementales du Finistère, 123 C. 1).

L'étymologie du mot serait : « lieu de Jean » ; et il y aurait, à cet égard, un argument dans la présence d'une chapelle de Saint-Jean.

Nous voyons Mgr. François de Coetlogon, évêque de Cornouaille, déclarer au commissaire député par Sa Majesté pour la confection du papier terrier et réformation de son domaine dans l'Evêché de Quimper, que le manoir de Kersalaun et les terres qui en composent les métairies, avec les villages de Brenhuez, de Saint-Bellec, de Keréon, de Kerambos, de Gouelet-Leuhan, et Keranlinon, et toutes les terres qui en dépendent, avec les moulins, sont, entièrement dans son fief des Reguaires, pour le justicier.

La paroisse, placée sous le patronage de Saint-Théleau, était un bénéfice à la présentation du pape ou de l'évêque selon les mois. La collation étant réservée à l'Ordinaire.

Vers 1681 se produisit un conflit entre les chanoines de Quimper et le recteur nouvellement nommé, François de Plusquellec. Le Chapitre prétendait être en droit, depuis l'établissement des annates [Note : C'est à dire, une année du revenu dîmes et gros fruits de chaque bénéfice — cure du diocèse vacant par mort, résignation ou démission], c'est-à-dire depuis plus de quatre siècles et demi [Note : On peut voir dans le travail de M. le Chanoine Perron, « L'Abbaye de Daoulas », que le chapitre de Quimper était en possession dès 1257 de percevoir des annates], de jouir des annates de Leuhan, au profit de l'église de Saint-Corentin. Ce droit d'annate, disaient-ils, a toujours été reconnu et confirmé par les Ducs de Bretagne, puis par les Rois de France, ainsi que par les Parlements de Paris et de cette province [Note : Lettres patentes de François, dernier duc de Bretagne, du 23 mai 1478, enregistrées aux plaids généraux de ce siège, le 28 juin 1479, et autres lettres patentes de Louis XII, roi de France au 6 avril 1520. (Archives départementales du Finistère, 2 G 51). Sur cette même question notons encore que l'Evêque de Léon. Alain de la Rue, qui joua un certain rôle au Concile de Constance, en 1415, demanda pour l'Evêque de Nantes, de différer à traiter l'affaire des annates]. C'est à tort que François de Plusquellec veut confondre ce droit avec les annates de Rome, lesquelles ont un principe abusif et ont été abolies par les conciles. Le recteur Plusquellec, sans titre pour percevoir les annates, aurait dit se contenter du « casuel et dedans de l'église, et du tiers des oblations qui sont sa récompense pour le service qu'il prétend avoir rendu ». Tout ce que les sieurs chanoines lui concèdent, c'est qu'on lui fasse déduction des décimes et droits de censeaux qu'il aurait payés sur le produit de l'annate. Le recteur qui est dit alléguer en justice « des chipotteries et vétilles », soutenait que les chanoines auraient dû s'y prendre plus tôt, qu'ils ne pouvaient pas ignorer l'arrivée d'un nouveau recteur à Leuhan, puisqu'il était présenté au Synode et y avait obtenu le visa du Seigneur Evêque. A quoi les chanoines répondaient que le Seigneur Évêque donne ses visas sans en informer le Chapitre, et que les Changements de titulaires des paroisses peuvent passer inaperçus aux Synodes, puisque on n'y fait pas l'appel des recteurs par leurs noms propres, mais seulement sous le titre de leur paroisse (Archives départementales du Finistère, 2 G 51). Nous ignorons qui, des chanoines ou du recteur, triompha (MM. Abgrall et Pondaven).

Le vénérable Père Maunoir donna une mission à Leuhan, en 1655, et le P. Guillaume Le Roux, Supérieur des Missions du collège de la Compagnie de Jésus à Quimper, en octobre 1702. Lorsqu'à la suppression de ladite Compagnie, en 1762, Denis Bérardier fut nommé Principal du collège de Quimper, on lui adjoignit comme sous-principal, Alain Pezron, prêtre de Leuhan.

A l'époque de la Révolution, Leuhan s'en tint à ses croyances et traditions séculaires. Sans doute, un sieur Mocaër, ci-devant vicaire, prêta le serment, mais au Faou, vu que « la loi ordonnant ce serment n'était pas connue à Leuhan, des malveillants en ayant empêché la promulgation... dans ce domaine de l'aristocratie et de la superstition ».

Le 8 juillet 1792, deux gendarmes de Carhaix chargés de lever des contributions, furent entourés par les habitants au nombre de 2.000, lesquels assemblés pour entendre la messe d'un Prêtre non assermenté, menacèrent de faire un mauvais parti aux agents de l'autorité soupçonnés d'être venus arrêter ledit prêtre (Chanoine Peyron. Documents pour servir à l'histoire du clergé pendant la Révolution : 1ère partie, pp. 83, 133 ; 2ème partie, p. 198).

François Le Coz, recteur de Poullaouen, qui mourut sur l'échafaud à Brest, le 14 mars 1794, en criant : « Vivent Jésus et Marie ! » avait fait en cachette du ministère à Leuhan.

En 1799, la maison des Le Gloanec au village de Keraspars, servait de pied à terre aux chouans.

On rencontre les appellations suivantes : Vicaria Luhan (au XIème siècle), Lochan (vers 1330), Leuchan (en 1368 et 1405) et Luhan (au XVIIème siècle).

Note 1 : Taxes. — Leuhan est taxé à XX livres dans la liste des bénéfices de Cornouaille, payés à Rome, en 1368, et à VIII livres dans le rôle des décimes, en 1574 (Chanoine Peyron : Cartulaire de l'Eglise de Quimper, pp. 10 et 11). En octobre 1788, le rôle des décimes indique pour le recteur une taxe de 42 livres 5 sols ; pour la fabrique, 8 livres 10 sols ; pour le Rosaire, 4 livres 5 sols. L'église avait 60 livres de rente sur quelques terres vendues à la Révolution, et 156 livres provenant de fondations. Le recteur étant décimateur, son revenu pouvait être alors d'un millier de livres. La population n'était que les deux tiers de celle du début du XIXème siècle, qui compte plus de 1.900 âmes.

Note 2 : Liste des RECTEURS DE LEUHAN SOUS L'ANCIEN RÉGIME : - Le 8 mars 1680, Jean Philippe, inhumé en l'église paroissiale de Saint-Columban, de Quimperlé. - En 1698-1714. François L'Olivier de Lochrist ; est dit à partir d'un certain moment, sieur de Tronjoly. - En 1764. Loden. - En 1770-1780. Michel Rioual. - En 1780-1788. Louis Raoult. - Joseph Boudec, nommé par Rome, mais qui sans doute, n'accepta point. - En 1788-1792. Jean Le Bricon, émigra à Jersey ; de nouveau recteur de Leuhan en 1802. - Liste non exhaustive des RECTEURS DE LEUHAN DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1802-1805., Jean Le Bricon. - En Mai 1805. Yves Caerou. - En 1805-1806. Jean Guével (né à Coray, en 1761). - En 1806-1819. Corentin-Louis Lagadec, Kerdrein, ignorant au superlatif, porte une note de 1805 ; ancien curé constitutionnel de Plougastel-Daoulas. - En 1820-1841. Jean Richard. - En 1841. Bernard Le Teurnier. - En 1841-1851. Jacques Quidelleur. - En 1851-1853. Jean-Marie Tréguier. - En 1853-1856. Hervé Le Séac'h, de Pleyben. - En 1856-1884. Vincent Cabioc'h, de Concarneau. - En 1884. Guillaume-Camille Kerigny, de Recouvrance. - En 1884-1891. Michel Péron, de Saint-Pol-de-Léon. - En 1891-1893. Ernest Guillet, de Moëlan. - En 1893-1895. François-Marie Fily, de Kerlouan. - En 1895-1898. Gustave Le Bourhis. - En 1898-1911. Michel Bernard. - En 1911-1916. Corentin Mével. - En 1916. René Conq, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LEUHAN AVANT LA RÉVOLUTION ET DEPUIS LE CONCORDAT : - Urbain Le Prat, envoyé à Berrien en mars 1780. - Jean Guével, né à Laz en 1745, envoyé à Trébrivan en février 1780. - En 1780-1788. Hamoignon. - En 1790. Le Bihan. Durant la Révolution : Mocaër, assermenté, ci-devant à la tête du petit collège de Pleyben, élu recteur constitutionnel de Loperhet. Jean Pennec, curé ; nous le trouvons, en mars 1793, à Logrono, diocèse de Calaharra (Espagne), sans ressource, abrité chez des particuliers. - En 1833. Alain Héliès (1er titulaire du vicariat, créé en cette année 1833). - En 1839. Guillaume Glévarec. - En 1856. Hervé-Pierre-Marie Forcès. - En 1857. Yves Buors. - En 1858. Alzire Mauduit. - En 1860. Etienne Clisson. - En 1863. Jean Bidau. - En 1869. Amédée Salaun. - En 1872. François Le Jacq. - En 1880. François Laviec. - En 1885. Bernard Moal. - En 1892. Jean-Marie Abgrall. - En 1894. Jean-Marie Guéguen . - En 1895. Jean-Pierre Maguet. - En 1898. Jean-Marie Arhan. - En 1900. Guénolé Belbéoc'h. - En 1919. Edouard Floc'h (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LEUHAN

l'église Saint-Théleau (XVIème siècle), restaurée en 1770. L'édifice comprend, précédée d'un clocher, une nef de cinq travées avec bas-côtés et un choeur profond. Au droit de la cinquième travée de la nef se trouvent deux chapelles en ailes qui forment un faux transept. Le clocher, amorti par une flèche, porte la date de 1770. La majeure partie du reste de l'édifice est du XVIème siècle. L'autel du Rosaire date du XVIIème siècle. Les confessionnaux datent du XVIIIème siècle. Dans le tympan de la fenêtre de la chapelle de l'aile sud, se trouvent les armes des Philippe, seigneurs de Kersalaun. L'église abrite les statues de saint Theleau sur son cerf (XVIIème siècle), sainte Trinité, saint Corentin, saint Hervé, sainte Barbe, saint Jean-Baptiste, saint Antoine, saint Urlou, saint Yves, saint Herbot, saint Laurent, saint Michel, saint Jacques, saint Joseph, saint Pierre, d'une Vierge-Mère et un groupe de Saint-Yves ;

Nota : L'église paroissiale. — Dans le genre du XVIème siècle, à murs bas et toiture couvrant à la fois la nef et les bas-côtés ; les autels latéraux ont des retables sculptés. Il y a quelques fragments anciens dans la maîtresse-vitre, personnages incomplets, tête d'évêque, etc... ; le tympan de la fenêtre du bras droit du transept contient un écusson : de gueules à 2 épées en sautoir, les pointes en bas. Ce sont les armes des Philippes, seigneurs de Kersalaün au XVIème siècle. Les vieilles statues en vénération sont nombreuses : 1° Le saint patron, saint Théleau, en chape et mitre, à cheval sur un cerf, comme en son église de Landeleau et dans sa chapelle de Plogonnec ; 2° Notre-Dame ; 3° Sainte-Trinité, au-dessus du maître-autel ; 4° Saint-Jean-Baptiste ; 5° Saint Cadou, en robe, scapulaire, manteau, tonsure monacale, tenant crosse et livre ; 6° Saint Herbot ; 7° Saint Joseph ; 8° Saint Yves, en surplis à manches fendues, rabat, barrette ou bonnet carré, tenant son étole en main, livre ou bréviaire enfermé dans un sachet ou gaîne en étoffe ; 9° Saint Laurent ; 10° Saint Pierre ; 11° Sainte Barbe ; 12° Groupe du Rosaire ; 13° Saint Jacques, avec écritoire suspendue à sa ceinture ; 14° Vieille Notre-Dame, assise ; 15° Saint Urlou (ou Gurloës) avec chapelet et livre ; 16° Saint Antoine (sous le porche) ; 17° Sainte Marguerite ; 18° Au fond du porche est un très remarquable groupe de saint Yves entre le riche et le pauvre. Le saint avocat est en robe, surcot en étoffe souple, à plis drapés et arrondis, chaperon, bonnet carré, rouleau de parchemin, discourant, la main gauche levée. Le riche est en bottes à revers, gilet, large veste, baudrier, manteau, moustache et mouche Louis XIII, cheveux longs, tenant une bourse pleine d'or. Le Pauvre a un petit pourpoint déchiré, braies et molletières trouées. Dans le cimetière est une croix historiée, à plusieurs personnages, mais d'un travail artistique inférieur. A l'envers est une Piéta adossée, prise dans le bloc même de la gaule ou colonne. Sur un registre paroissial on lit : « Le 11 mai 1732, se fit la translation des reliques des SS. Urbain, Modeste, Crescent et Polydor, Martyrs, obtenues de Rome par l'entremise du R. P. de Kervenozael, capucin. Elles ont été reconnues pour authentiques par Mgr. François-Hyacinthe de Ploeuc, évêque de Quimper, d'heureuse mémoire. L'anniversaire de ladite translation a été assignée au deuxième dimanche de mai, jour du pardon de la paroisse ». - Ces saintes reliques ayant été enlevées et profanées par les impies, le recteur Caradec soumit, en 1809, à l'examen de l'ordinaire, deux autres boites de reliques, « don précieux fait peu de temps avant la Révolution, par un ancien condisciple et confrère, le P. Alexandre, capucin de Quimper, lecteur en théologie, à son retour du Chapitre tenu à Rome » (MM. Abgrall et Pondaven) ;

la chapelle de Penvern (ou Penanvern), dite aussi du Mur et dédiée à Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVIIème siècle), restaurée aux XIXème et XXème siècles. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chapelle en aile au sud. Elle abrite les statues de saint Corentin, sainte Marguerite, saint Sébastien et un Crucifix ;

la chapelle Saint-Diboan (XVème siècle), dite Notre-Dame de Lorette et édifiée à l’emplacement d’un ancien sanctuaire. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chapelle en aile au sud. L'édifice porte la date de 1720 et l'inscription "Michel Cozic Fab." au flanc du choeur sud. La chapelle abrite les statues de sainte Appoline, saint Hervé, saint Diboan, saint Nicodème, d'une Vierge-Mère et un Crucifix. On y trouve un calvaire (dont il ne reste que le fût et le socle) qui date de 1675 ;

Nota : On signale encore à la date de 1810, la chapelle de Gouelet-Leuhan, honorée sous le titre de Notre-Dame de Lorette, où les Euzenou de Keralaun avaient des prééminences, et la chapelle de Notre-Dame de Penanvern, dite parfois de Bon-Secours Penanvern, ou encore de Notre-Dame du Mur. Précédemment, il y avait la chapelle de Saint-Bellec ou saint-Prêtre, au village du même nom. « Ce nom extraordinaire, écrit J. Loth (Les noms des Saints bretons, p. 108), doit cacher quelque bévue ; peut-être Preder. On est en effet dans une zone de la Haute-Cornouaille où l'accent est très intense et où la syllabe finale est extraordinairement réduite ». D'autres se sont demandé si Bellec n'est pas une forme altérée du Bezleuc que Dom Lobineau croit trouver dans Lan-Bezleuc (Lambézellec). Le rôle des décimes d'octobre 1788, porte 7 livres 10 sols pour Saint-Jean ; et 2 livres pour chacune des 3 autres chapelles. Sous le rectorat de M. Quidelleur (1841-1851), fut érigée la chapelle de Saint-Diboan, dite aussi de Saint-Abibon (M. Pondaven).

la chapelle de Lourdes (1877), en remplacement d'une statue de Notre-Dame de Lourdes datant de 1870. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. « En 1870, à la suite d'une mission, M. Cabioc'h, recteur, érigea à 1.200 m. environ à l'est du bourg, une statue de la Sainte Vierge. Vu l'affluence des personnes qui venaient y prier, le dessein naquit d'élever en ce lieu une chapelle en l'honneur de Notre-Dame de Lourdes. L'année 1877, un pèlerin, de retour du sanctuaire des Pyrénées, rapportait un bloc de pierre extrait de la carrière qui fournissait là-bas les matériaux de l'église du Rosaire et qui devait servir pour la chapelle projetée à Leuhan, laquelle fut enfin achevée en 1888, par M. Péron, chanoine titulaire, alors recteur de la paroisse » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon)

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Jean (en forme de croix latine, en ruines depuis 1897 et sa fontaine détruite), la chapelle Sainte-Mathilde ou du saint prêtre (située jadis au village de Saint-Vellec), la chapelle Saint-Nicolas (sa fontaine subsiste) ;

Nota : La plus ancienne chapelle était celle de Saint-Jean-Baptiste, à 1.500 mètres sud-est du bourg, au bord de la route de Coray à Roudouallec, vieille voie de Quimper à Carhaix. Elle faisait partie des établissements nombreux des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Commanderie de la Feuillée, membre de Quimper. « Non loin de Gourin, écrit le chanoine Guillotin de Corson, dans sa remarquable étude sur " la Commanderie de la Feuillée et ses annexes ", le village de Besmays en la paroisse de Leuhan, dépendait de la Commanderie de Quimper. Il s'y élevait une chapelle construite en l'honneur de Saint-Jean. Au commandeur appartenaient les oblations et quelques tenues voisines ». Cette chapelle était encore entièrement debout en 1900, et était très fréquentée par les pèlerins. On y remarquait quelques autels en granit et d'intéressantes statues. Actuellement (vers 1920), ses ruines entourées d'un joli bouquet d'arbres offrent un ensemble pittoresque. C'était un assez vaste édifice en forme de croix latine. Son pignon occidental est percé d'une porte gothique à voussures feuillagées et moulures rondes, flanquée à droite et à gauche de deux têtes humaines coiffées de hauts bonnets. Le gâble à crochets du pignon est surmonté d'un clocher carré à svelte beffroi que couronne une flèche pyramidale assez trapue. A l'intérieur, envahi par les ronces, les autels de pierre se sont éboulés. A gauche du choeur, dont la fenêtre garde encore quelques restes de morceaux flamboyants, on remarque une crédence ornementée dans le style Renaissance, et sur laquelle une croix pattée et une coquille sont des souvenirs des anciens chevaliers Hospitaliers (M. Abgrall).

le calvaire du placitre de l’église (1569), oeuvre des ateliers de Scaer. Un Crucifix se trouve entre la sainte Vierge et saint Jean et au revers un Ecce Homo. Plus bas, on trouve une Descente de Croix avec la Vierge soutenant le corps du Christ et entourée de Madeleine et de saint Jean ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de la chapelle Notre-Dame de Lourdes (1716), Kerguérez (XVIème siècle), la croix du cimetière de Leuhan (XVIème siècle), Saint-Diboan (1675), Pannavern ou Penanvern (XVIème siècle, XIXème siècle), Saint-Jean (XVIème siècle) ; 

le presbytère (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Kersalaün (XVIème siècle). Au XVIème siècle, la seigneurie de Kersalaün appartient à la famille Philippe, puis la seigneurie passe entre les mains des Euzénou du Quélennec qui font construire un château à côté du manoir en ruine au début de XVIIIème siècle ;

la fontaine de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (1853). On y plongeait jadis les chemises des enfants malades ;

l'ancienne orangerie (XVIIème siècle) du manoir de Kersalaün ;

le four à pain (XVIIème siècle) du manoir de Kersalaün ;

5 moulins dont le moulin à eau de Kersalaun, de Penarhars, de Kerdavid, Blanc et un moulin à papier ;

A signaler aussi :

plusieurs tumuli, deux à Ti-Louët et à Saint-Prêtre (âge de bronze) ;

le menhir de Kerescun (époque néolithique) ;

le lavoir de Ster Roudou : il a la particularité d'être constitué de pierre tombale en provenance de l'ancien cimetière ;

Monuments anciens signalés : - Camp retranché de forme rectangulaire, au village de Coat-Plin-Coat. - Dans la lande de Saint-Jean, au nord de la route de Coray à Roudouallec, sur les terres de Kerhuel, tumulus de forme ronde, appelé Run-Bras, de 33 m. de diamètre et 2 m. 50 de haut. - Un peu plus loin, vers l'Est, autre tumulus appelé Run-Bihan, de dimensions presque égales. - Plus loin, dans la même lande, au sud de la route, deux menhirs. Plusieurs pierres tombées font présumer un long alignement. - Autre menhir près du pont de Roudouallec, au nord de la route de Quimper à Carhaix. - Du Chatellier a photographié la fameuse pierre gravée du tumulus de Sant Belec, qui serait la première pierre gravée recueillie en Gaule dans une sépulture de l'époque du bronze ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LEUHAN

Famille noble. — De Kersalaun. — « D'azur à deux épées d'argent passées en sautoir, les pointes en bas ». Seigneurie érigée en marquisat, en 1775, en faveur de M. Euzennou de Kersalaun, sieur du Quélennec, Président au Parlement de Bretagne, qui avait : « Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur plein ; aux 2 et 3 d'argent à la feuille de houx de sinople en pal » (Armorial de Courcy). Possédée (note de M. Guennec) au début du XVIème siècle par les Philippes, dont les armoiries sont encore peintes sur le vitrail de la chapelle prohibitive de cette terre en l'église de Leuhan, cette seigneurie passa par alliance aux Euzénou, qui la conservèrent pendant près de trois siècles, et rebâtirent le château sous Louis XV. C'était un vaste bâtiment double, avec pavillon central peu saillant, où s'ouvrait la porte, très haute et légèrement cintrée. D'immenses fenêtres éclairaient les salles du rez-de-chaussée. L'étage supérieur avait des fenêtres plus basses, et les toitures en croupe étaient ajourées de cinq lucarnes rondes. Très dégradée et tombant en ruine, cette importante demeure a été en grande partie démolie par son dernier acquéreur, qui s'est aménagé dans ses restes une agréable maison de campagne. Au fond du vestibule, une pierre encastrée dans la muraille porte un écusson en bannière entouré du collier de saint Michel et soutenu de deux lions. Il offre les deux épées en sautoir de la famille Philippes. Sous la Révolution, le château servit de place d'armes aux bandes de chouans qui hantaient ces versants de la Montagne Noire. M. de Kersalaün fils et M. de Penanstret, qui les commandaient, ont tué divers prêtres assermentés et instituteurs dans la région (M. Pondaven).

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouaille de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Leuhan était présent (Voir le Chevalier de Fréminville, " Antiquités du Finistère ") :

Henry de Kersalaün, indisposé à servir.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouaille de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, le noble suivant de Leuhan apparaît (Voir le Chevalier de Fréminville, " Antiquités du Finistère ") :

Le sr. de Kersalaün dict faire arquebusier à cheval.

(à compléter)

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