Legé : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune chef lieu de canton)

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LEGE

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La commune de Legé (pucenoire.gif (870 octets) Levieg) est chef lieu de canton. Legé dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LEGE

Legé vient du romain "Laevius".

La paroisse de Legé est mentionnée sous l'appellation de "Legiaco" en 1119 dans un document relatif à l'abbaye de Tournus, fondée sous le vocable de Saint Philibert en 875 grâce au soutien de Charles le Chauve, roi de France.

Ville de Legé.

Deux abbayes poitevines fondent à la fin du XIIème siècle ou au début du XIIIème siècle des prieurés sur le territoire de Legé. L'abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Orbestier (fondée en 1107 par Guillaume, comte de Poitou et duc d'Aquitaine), à Château-d'Olonne, fonde le prieuré de La Péranche sous le patronage de sainte Madeleine. L'abbaye augustine de Nieul-sur-Autize, près de Fontenay-le-Comte, fonde le prieuré de Saint-Laurent-de-Fougère.

Ville de Legé.

Legé faisait autrefois partie des marches communes de Bretagne et du Poitou : l'histoire en fait mention en 1406, à propos d'une levée de guerriers qu'on y voulait faire malgré l'exemption qui lui en avait été accordée. Legé a été le siège de plusieurs batailles pendant les guerres de Vendée.

Une partie du territoire de Legé est inféodée à la baronnie-duché de Retz par la châtellenie de La Benate. Louis XIII passe à Legé et y couche le 13 avril 1622 (le roi et son armée combattaient alors contre Rohan-Soubise placé à la tête des Calvinistes). La duchesse de Berry y est reçue par de Charette en 1828. 

La paroisse de Legé dépend d'abord du diocèse de Nantes puis de Poitiers et de Luçon pour enfin, en 1790, dépendre à nouveau du diocèse de Nantes. En 1861, le territoire communal de Legé s'agrandit de 1638 hectares au détriment des communes vendéennes des Lucs-sur-Boulogne et de Grand-Landes.

 Ville de Legé.

Note 1 : liste non exhaustive des maires de Legé : Clair Francheteau (avocat, tué par les Rebelles), Auvynet, Claude Guérineau, Lepage du Boischevalier (sous la Restauration), Jean Auguste Gouin, Alexandre Gouraud-Luchézière (en 1830), François Brindeau, Alexandre Guybert, René Violleau, Dupuy, Fabien Musseau, ...

Ville de Legé.

Note 2 : Instruction publique de Legé. — Renée-Thérèse Rousseau de la Retière, ne laissant point d'héritiers directs et considérant avec peine l'ignorance extrême dans laquelle vivaient la plupart des habitants de la campagne, avait formé le pieux dessein d'établir une école de charité en leur faveur. Le 13 novembre 1743, elle fonda une école de charité pour l'instruction des enfants, avec recommandation expresse de célébrer trente messes dans la chapelle qu'elle devait élever dans sa maison de la Retière. Afin d'assurer l'exécution de ses volontés, la fondatrice léguait une rente foncière de 300 livres, à prendre sur la maison du Paradis qu'elle possédait à Nantes, rue du Moulin. Dans le même acte, la Dlle. Rousseau désignait le sieur Jarry, prêtre, pour remplir les fonctions de maître ou faire tenir l'école, en exprimant le désir qu'après la mort de ce prêtre, on prélevât une somme de 60 livres, sur la dotation de 800 livres, pour entretenir une maîtresse au bourg et une école gratuite de filles, enfin qu'on employât 30 livres pour acquitter les honoraires des messes. L'achèvement des travaux, l'entretien de la chapelle et la fourniture des ornements d'église restaient à la charge des héritiers [Note : La minute du testament était déposée en l'étude de M. Mainguet, notaire royal, à Legé : Legé était dans le diocèse de Luçon et dans le Poitou]. Ceux-ci étaient très nombreux. Quand leur parente fut décédée, ils se liguèrent ensemble afin d'anéantir l'effet de ses dernières volontés et soulevèrent mille difficultés, dans l'espérance de s'approprier la rente de 800 livres. On plaida en Poitou, en Bretagne et jusqu'au Conseil, et pourtant les habitants avaient fait plusieurs tentatives d'accommodement. Au lieu de placer l'école au village de la Retière, on voulait la transférer au bourg, parce qu'on supposait avec raison que le titulaire, appelé à la diriger, ne consentirait pas facilement à se loger dans un endroit écarté. Certains héritiers adoptaient cette opinion, d'autres cherchaient des moyens dilatoires et ajournaient leur réponse. Il fallait en venir à l'action. Le 2 mai 1766, les paroissiens de Legé firent dénoncer à leurs adversaires la fondation de la Dlle. Rousseau et les assignèrent devant la Cour pour se voir condamner à remplir les clauses du testament. L'abbé Jarry, pendant toutes ces contestations, était resté dans l'inaction, attendant qu'on lui livrât une chapelle terminée et un logement ; il n'avait donc droit à aucune pension et les héritiers étaient fondés à retenir la rente de 300 livres. Ce dernier obstacle fut levé par une sentence qui le destitua de sa place de régent et permit aux marguilliers de pourvoir à son remplacement. L'abbé Jarry, le 18 janvier 1768, accepta cette décision. On pensait à Legé, que les récalcitrants s'inclineraient devant l'arrêt de mai 1768 et achèveraient la chapelle commencée à la Retière ; on se trompait. Pour se mettre à l'abri de tout reproche, les habitants nommèrent alors une régente au bourg et désignèrent un régent ; mais celui-ci déclina toute offre, sous prétexte que la chapelle n'était pas en état de servir. A bout d'expédients, ils remirent leurs pouvoirs aux héritiers, en les priant de s'adresser à l'évêque de Luçon et de lui demander un régent capable. Ce procédé enlevait aux adversaires tout prétexte d'opposition. Le 21 novembre 1770, ils consentirent à signer un traité dans lequel ils reconnaissent que le village de la Retière n'est pas un emplacement convenable et qu'il y a lieu de transférer l'école au bourg de Legé. En retour, les habitants réduisent leurs prétentions à la somme de 4.000 livres. L'accord fut homologué par arrêt du Conseil supérieur de Poitiers, en date du 15 décembre 1772, et les paroissiens alors nantis de la plus grande partie de la dotation, c'est-à-dire de la somme de 3.846 livres, ouvrirent aussitôt une école au bourg. Il leur restait encore à vaincre la résistance d'un vingt-quatrième héritier, celle du sieur Fleury de Logerie, qui avait refusé d'adhérer à la transaction. L'assignation qui lui fut adressée est du 19 juin 1773, et cependant en juillet 1785, ce dernier incident n'était pas encore vidé. Il y a au dossier un supplément de mémoire qui porte cette date et dans lequel on voit que cet entêté plaideur n'avait pas capitulé après 12 ans de chicanes (Archives des hospices de Nantes, B 49). (L. Maître).

Ville de Legé.

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PATRIMOINE DE LEGE

 

l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (1912-1918), œuvre de l'architecte Libaudière et Ménard. De l'ancien édifice du XIVème siècle, remaniée au XVIIème siècle, incendié lors de la Révolution et restauré à plusieurs reprises au cours du XIXème siècle, il ne subsiste que quelques murs. L'église comporte une nef centrale et deux latérales de quatre travées dont une avec une tribune en béton. Le chœur à chevet plat est cerné par deux chapelles, l'une dédiée à la Vierge, l'autre dédiée au Sacré-Cœur. La sacristie, œuvre des architectes Chagniau et Bourgerel, date de 1850. La peinture intitulée la "Vierge Protectrice", œuvre de Pineau Du Pavillon (1790-1856), date de 1813. La peinture intitulée "Martyr de saint Sébastien" est l'oeuvre de Pineau Du Pavillon. On voit aussi dans le choeur, deux statues, saint Pierre et saint Paul, du sculpteur Dominique Molchnecht ;

  Eglise de Legé.

la chapelle Notre-Dame de Pitié (1826), édifiée en souvenir des Vendéens, compagnons de Charette. Elle est mutilée par des soldats lancés à la poursuite de la Duchesse de Berry, puis reconstruite à l'image de l'ancienne. Elle est inaugurée le 4 septembre 1826. L'édifice ne comporte qu'une nef à trois travées. Le clocher est couronné par une statue de l'archange Saint-Michel. Devant cette chapelle se trouvait la statue du général vendéen, qui a fait place à un calvaire de 1832 ;

Chapelle de Legé.  

l'ancienne chapelle de l'ouche aux moutons ou de l'ouche au moulin. Vendue comme bien national, la chapelle est incendiée et détruite au début du XIXème siècle ;  

la chapelle de la Guichère (XVIIème siècle). Cette chapelle fait office d'église paroissiale d'octobre 1793 à décembre 1799 ;  

la croix (1829), située à La Lande et érigée par Pierre Chanson ;  

la croix des cinq prêtres (1842), érigée grâce à la générosité des curés des Lucs, de Grand-Landes, de Saint-Etienne du Bois et de Legé (ainsi que de l'ancien curé de Blain) ;  

la croix de l'Hilairière (XIXème siècle), située route de Mormaison ;  

le prieuré Saint-Laurent-de-Fougère (XV-XVIème siècle), fondé par les moines de l'abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-Autize (située près de Fontenay-le-Comte et fondée en 1068). Le prieuré est vendu comme bien national en 1791-1792. Ce site a également accueilli jadis une maladrerie ;  

le couvent des Visitandines (1893). Ce couvent est occupé par les Sœurs de la Visitation jusqu'en 1902-1903. L'édifice est transformé durant la Première Guerre mondiale en hôpital militaire. Agrandi au XXème siècle, il devient de 1937 à 1960 un petit séminaire diocésain. Sa chapelle date de 1893. Il appartient aujourd'hui à la commune de Legé ;

Cloître de Legé.

le château du Retail (XVème siècle – 1583 - XVIIème siècle). Ce château dépendait jusqu'en 1861 de la paroisse des Lucs-sur-Boulogne. Le mur-porche de la cour est daté de 1583. La façade du logis date du XVIIème siècle. Propriété de la famille de Saint-Hilaire, seigneurs de Grand-Landes et du Retail (en 1583), de la famille Goulard (en 1646), par le mariage de Marie de Saint-Hilaire avec René Goulard, et des familles Gaignard, de Germond, Baudry d'Asson et Baudry. Un des seigneurs du Retail qui prit part à la dernière croisade, au temps de Saint Louis, en rapporta un morceau de la vraie croix pour Legé. Les premières réunions de "Rebelles" en mars 1793, se firent au Retail . Il possède une chapelle privée et datée du XVIème siècle ;

  Legé : château de Retail.

le château du Bois-Chevalier (1655), édifié pour Olivier du Bois-Chevalier (né en 1601), écuyer et président du tribunal de Nantes. Le domaine est érigé en châtellenie en 1666, en faveur de Hugues Olivier Chevalier. Ce château abrite en 1793, les Vendéens et Charette. Le domaine appartient au XVIIIème siècle à la famille Lepage (en 1781, cette famille acheta les Grandlandes au duc de Bric-Serrant), puis aux familles de la Vrignais et de l'Epinay ;

Legé : château du Bois-Chevalier.

le château du Gouffier (XIXème siècle), édifié vers 1830 pour la famille Choiseul-Gouffier. Puis, le château devient la propriété successive des familles de Brives, Espivent de La Villeboisnet et Pichon de Longueville ;  

le logis de la Retière (XVIIème siècle). Propriété des demoiselles Marie et Renée Rousseau au début du XVIIIème siècle ;  

le logis de Richebonne (XVIIème siècle). Cet édifice faisait partie de la commune de Grand-Landes jusqu'en 1861. Propriété des familles de Tinguy, Durant de La Pastellière (vers 1880 à Abel et son épouse née la Rochefoucauld-Bayers), Mercier de l'Epinay. Propriété de la famille Merlet du Pasty (au début du XVIIIème siècle). Vendu en 1859, l'édifice devient au XXème siècle, la propriété de la famille d'Aviau de Ternay ;

Legé : château de Richebonne.

la maison (1785), située à La Garrelière et édifiée pour Jean Garreau ;  

la maison (fin du XVIIIème siècle), située au n° 29, rue de la Chaussée ;  

la mairie (1854), œuvre de l'architecte l'Amouroux et située au n° 11 , rue de la Chaussée ;  

la Trésorerie (1878), œuvre de l'architecte Lenoir et située au n° 10, rue de la Chaussée. L'édifice sert de collège à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il accueille depuis 1993, le Trésor public ;  

l'école privée Notre-Dame (1885), située rue du Puits-Neuf ;  

l'école (1913), œuvre de l'architecte Libaudière et située à La Duchère ;  

plusieurs moulins dont le moulin à eau (XIXème siècle), situé à La Guénisière et les moulins de Guérin, de Saint-Laurent, de Belair, de la Salverte, de la Gestière, du Caillou, de Bonneaux et de la Parnière ;

Legé : manoir des Mesliers.

 

Legé : manoir des Mesliers.

A signaler aussi :

le Fief au Malade. Il s'agit d'une ancienne terre noble ayant appartenu aux familles Réveillé de Beauregard et Vidie ;

le logis de La Cour-Montplaisir. Propriété des familles Barnabé de Saint-Gervais et de Goulaine ;

le logis de Beauséjour. Propriété de la familles Goéau, puis, par alliance, de la famille Lamaignère (à laquelle on attribue sept expéditions négrières) ;

Legé : la gare.

 

Legé : le 65ème de ligne.

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ANCIENNE NOBLESSE de LEGE

La seigneurie du Boischevalier, dans la paroisse de Legé, faisait partie du Poitou, Legé appartenant alors au diocèse de Luçon. Ce fut de bonne heure la propriété d'une famille noble du nom de Chevalier, portant pour armes : de gueules à trois clefs d'or, les gardes en haut ; à la bordure cousue d'azurs. Hugues-Olivier Chevalier, seigneur du Bois-chevalier, conseiller au Présidial de Nantes, et mari de Françoise Grandamy, obtint en 1666 l'érection de sa terre en châtellenie, et l'autorisation pour lui et ses descendants de prendre le nom du Boischevalier. Son fils Charles-César du Boischevalier, président au Présidial de Nantes, épousa en 1674 Jeanne de Guichardy et devint maire de Nantes, mais ses jetons en 1677 portent encore Le président Chevalier, maire de Nantes. En 1716, Charles-Olivier du Boischevalier possédait la seigneurie de ce nom. « Le château du Boischevalier, bâti en 1556 est un fort beau bâtiment. Il est flanqué de six pavillons, du milieu desquels s'élève un dôme élégant ; un parc clos de murs l'entoure. Ce château fut presque détruit en 1794 époque à laquelle il servit d'asile aux royalistes Vendéens; il a été restauré en 1800 » (Ogée).

(à compléter)

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