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LANRIGAN |
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La commune de
Lanrigan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANRIGAN
Lanrigan vient du breton "lann" (église) et du saint breton Rigan ou de "Lan-Rigan" (pays arrosant).
Vers 1080, la terre de Land'Huan (ou Landuhan) est donnée en fief par Jean Ier de Dol, seigneur de Combourg, à l'un de ses guerriers nommé Adam, fils d'Urvoi, qui en remet la moitié à l'abbaye Saint-Florent en Anjou. Cette dernière la transmet aux moines de l'abbaye de Dol (prieuré de l'Abbaye-sous-Dol).
Voici ce
que dit le Pouillé de Rennes : Lorsque Guillaume, fils de Riwallon, seigneur de
Combourg, prit l'habit religieux à Saint-Florent, ses frères Jean de Dol et
saint Gilduin donnèrent à cette abbaye, entre autres choses, la moitié de l'église
de Lanrigan et la moitié de sa dîme, « medietatem ecclesiœ
de Lanrigan et medietatem decimœ
». Plus tard, Guillaume, étant devenu en 1070 abbé de Saint-Florent,
acheta l'autre moitié de cette église et de sa dîme de Riwallon, fils du prêtre
Constance ; il la paya 4 livres, et obtint de Riwallon la promesse qu'il le défendrait
au besoin contre tous. Ses frères Jean et Gilduin donnèrent aussi leur
approbation à cet acte, étant seigneurs suzerains de Lanrigan (« Alteram
medietatem comparavit abbas Guillelmus IV libras denariorum a Rivallone filio
Constantii presb., annuentibus Johanne et Gilduino, ipsoque Rivallone
promittente se defensurum contra omnes homines » - Dom Morice, Preuves de
l'Histoire de Bretagne, I, 433)
Vers cette même époque apparaît aussi une famille portant le nom de Lanrigan ; elle se composait de Genzon, qui épousa Adelèse, soeur de Guillaume, abbé de Marmoutiers (1104-1124), et de leurs enfants Tugdual, Garin et Judette. Garin de Lanrigan devint prieur de Combourg. Quant à sa mère Adelèse, elle donna sa terre de la Bigotière aux religieux de Marmoutiers, qui en reconnaissance l'admirent dans un couvent de femmes existant alors près de leur abbaye ; renonçant au monde, cette dame y prit l'habit monastique. Plus tard apparaissent à Combourg Hamon de Lanrigan et Guitmond Le Chat, son frère (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 455, 515, 522, 545, etc.).
Albert,
évêque de Saint-Malo (1163-1184), confirma les Bénédictins de Saint-Florent
dans leur droit de présenter le recteur de Lanrigan ; de son côté, le pape
Urbain III les confirma en 1186 dans la possession de cette église, «
ecclesiam de Lanrigan » (Archives départementales de Maine-et-Loire). Ces
religieux unirent ce qu'ils avaient en Lanrigan à leur prieuré de l'Abbaye-sous-Dol.
Vers 1163, les moines fondèrent un petit village. Ils y construisirent un oratoire
et une chapelle. Ce village disparaît vers la fin du XIVème siècle. La
chapelle est reconstruite un peu plus tard (vers le XVIIème siècle). Les habitants de
Lanrigan sont décimés par une
épidémie de peste entre 1630 et 1638. Mais au XVIIIème siècle l'abbaye
de Saint-Florent avait perdu tous ses droits à Lanrigan ; l'ordinaire en
nommait le recteur et ce dernier recueillait toutes les dîmes. La paroisse de
Lanrigan, rétablie en 1803, fut supprimée vers 1814, et son territoire fut
alors uni à Combourg ; elle fut de nouveau érigée en succursale par
ordonnance royale en date du 11 février 1820 (Pouillé de Rennes).
La paroisse de Lanrigan dépendait autrefois de l'ancien évêché de Saint-Malo.
On rencontre l'appellation : ecclesia de Lanrigan (au XIème siècle).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Lanrigan : Guillaume Marchant (en 1502), Pierre Journeaulx (avant 1572), Jean Gaultier (1572-1582), Guillaume Michel (1582-1583), Julien Gaultier (1583-1588), Guillaume Giboire (1588-1595), Alain Coularay (en 1595), Guillaume Giboire (décédé en 1618, inhumé dans l'église), Julien Coudray (1619-1628), Julien Mougnon (1627-1638), Julien Bourgerel (1638 et jusque vers 1668), Georges Hamelin (en 1678), François Amyot (en 1689 et jusqu'en 1708), Jean Even (en 1708), Jean Giboire (vers 1722 et jusqu'en 1754), Pierre-Julien Coqué (1754-1766), Jacques-Philippe Huet de Brangalo (1766-1786), Jean Gaudin (1786-1789, mourut martyr le 6 avril 1796), Julien Gueslé (1803-1804), N... Blanchard (1804-1814), Jean-Marie Blanchet (1820-1841), Louis Chevreul (1841-1872), Jean Lemaître (1872-1874), Jean Chassé (en 1874), Jean-Marie Bellay (1874-1881), Jean-Marie Mérel (à partir de 1881), .......
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PATRIMOINE de LANRIGAN
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l'église
Saint-Martin (XVIIIème siècle). L'ancienne église est citée au
XIème siècle. L'église est donnée au XIème siècle pour moitié par les
seigneurs de Combourg à l'abbaye de Saint-Florent en Anjou, et celle-ci
achète peu après l'autre moitié. L'église est dédiée à saint Martin,
évêque de Tours. L'église est une simple nef à chevet droit, sans aucun
style ; le chevet paraît seul très ancien. En 1696, le sire de Combourg se
fit maintenir dans la jouissance des droits de supériorité et de fondation
en cette église ; mais le seigneur de Lanrigan y avait certaines
prééminences telles que banc, armoiries et enfeu dans le chanceau, au pied
du sacraire ; il prétendait même être le véritable seigneur fondateur de
la paroisse. C'est dans cet enfeu que furent inhumés Françoise de la
Jaille, dame du Bois-le-Houx, en 1627, Françoise du Bois-le-Houx en 1631,
Gabriel du Bois-le-Houx en 1641, etc. | |
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la
chapelle de Land-Huan (XVII-XVIIIème siècle). Notre-Dame de Land-Huan (ou
Landuhan) est un ancien sanctuaire appartenant à la fabrique. Le Pouillé
ms. de Saint-Malo (1739-1767) le mentionne en disant qu'il n'était pas
fondé. Il s'y tient une assemblée à la mi-août et l'on y va ce jour-là
en procession dire les vêpres (Pouillé de Rennes). | |
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la croix du vivier (XVIIème siècle) ou la croix des Innocents. Cette croix a été édifiée dans un cimetière ouvert spécialement de 1630 à 1638 pour l'inhumation d'une centaine d'enfants, victimes d'une épidémie de dysenterie pestilentielle qui fit de grand ravage à l'époque. Ce cimetière est abandonné en 1827 ; | |
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la croix du cimetière (1927) ; | |
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la croix Dom-Pierre et des Brûlais ; | |
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le château de Lanrigan (vers 1500 - 1568), construit pour la famille de Vendel. Ce château se situe à l'emplacement d'une ancienne demeure fortifiée au XIème siècle. Sa façade Est est en grand appareil et présente des corniches sur riches modillons imitant des mâchicoulis sommés d'arcatures trilobées, deux élégante gerbières, des ouvertures à archivoltes en accolade ornées de choux frisés et de fleurons, une petite tourelle d'angle en encorbellement, et une grande tourelle octogonale. La seigneurie de Lanrigan possède un droit de haute justice. Propriété des seigneurs de Langan (au XIème siècle), de la famille de Vendel (vers 1501), de la famille Tréhal (vers 1540), de la famille Bois-le-Houx (vers 1568) qui le reconstruise. Il passe ensuite entre les mains des vicomtes de la Belinaye (en 1672 ou 1693), puis de la famille Fontlebon (au XVIIIème siècle). Il est aujourd'hui la propriété de la famille Hamon de Kervers ; | |
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le moulin à eau de Lanrigan ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de
LANRIGANDans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Lanrigan :
Jehan DE LANGAN (400 livres de revenu), sieur de Lanrigan, remplacé par son frère Geoffroy : comparaît comme homme d'armes ; |