Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue

LANNEDERN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Pleyben  

La commune de Lannédern (pucenoire.gif (870 octets) Lanedern) fait partie du canton de Pleyben. Lannédern dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Lannédern, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANNEDERN

Lannédern vient du breton « lan » (ermitage) et de saint Edern, né en Irlande. Il quitte son pays à la fin du IXème siècle pour venir évangéliser l'Armorique.  

Attestée vers 1330, la paroisse de Lannédern est un démembrement de la paroisse primitive de Pleyben. La légende prétend que saint Edern y aurait établi son ermitage au VIème siècle. La tradition situe cet ermitage au bois de la Roche. La paroisse de Lannédern dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Lanedern (vers 1330), Lannedern (en 1368).

Note : Liste non exhaustive des ANCIENS RECTEURS DE LANNÉDERN : - En 1533. Décès de Revelen (Déal). - En 1541. Marc Floc'h. - En 1567. Décès de Jean Kergoet, recteur (r. G. 125). - En 1580. Jacques Loz. - En 1660-1662. Jean Kerdévez. - En 1745-1752. Jean Le Carré. - En 1752-1783. Yves-Thomas Crozon, né à Quéménéven, en 1720, prêtre en 1746. - En 1783-1790. Toussaint-Maurice Flochec du Guermeur, né à Lanniscat en 1767. « Excellent, supérieur à sa place ; il a tout embelli, à commencer par son église » (Saint-Luc). Refusa le serment, se retira en Angleterre. Liste non exhaustive des RECTEURS  DE LANNÉDERN DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1801-1824. Joseph Le Pennec, de Briec. - En 1829. Mathieu Seven, de Pleyben. - En 1830-1837. Guillaume-Marie Abalain, de Lannilis. - En 1837-1850. Hervé Le Flochlay, de Saint-Pol de Léon. - En 1850-1872. Jean-François Jointrec, de Saint-Pol de Léon. - En 1872-1876. Mathieu Clévarec, de Lannédern. - En 1876-1882. Paul-Marie Guiziou, de Lesneven. - En 1882-1887. Clet-Marie Bonis, de Goulien. - En 1887-1900. Gabriel Le Goff, de Landéda. - En 1900-1906. Charles Michel. - En 1906-1910. Joseph-Aimé Jan, de Ploaré. - En 1910-1915, Yves Monot, de Guipavas. - En 1910. Jean-Marie Le Pape, de Brest, ... (Archives de l'Evêché). 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LANNEDERN

l'église Saint-Edern (XVI-XVIIème siècle). L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur à chevet plat peu saillant. L'église date en majeure partie du XVIIème siècle avec quelques éléments remontant du XVIème siècle dont le choeur. Le remplage de la fenêtre absidale, du XVIème siècle, est orné de trois fleurs de lys. Le porche sud porte une inscription et date de 1662. La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. L’autel et le retable datent du XVIIème siècle. Le sacraire en pierre, avec sa porte en bois primitive, date du XVIème siècle. Outre le tableau du Rosaire, signé J. Quintin (1660), le mobilier de l'église comprend six bas-reliefs (XVIIème siècle) de la vie de saint Edern (provenant de la chapelle Sainte-Anne), le tombeau en pierre de saint Edern (XIVème siècle), une statue du même saint chevauchant son cerf (XVIIème siècle), une Pietà et une Vierge-mère (XVIIème siècle) et un bénitier de bronze (1578). L'église abrite encore d'autres statues moins anciennes telles que sainte Barbe, saint François d'Assise, saint Maudez, saint Philibert, et sous le porche, une sainte Vierge et saint Jean encadrant le Christ portant le globe du monde. La maîtresse-vitre, qui date de 1571, retrace en ses panneaux (il ne reste que sept des douze panneaux) les scènes de la Passion de Notre-Seigneur. Le trésor de l'église renferme une croix en argent de 1620 (la croix est timbrée des armes des Lezormel, seigneurs des Tourelles) et un reliquaire contenant les reliques de saint Edern. L'église est entourée d'un ossuaire qui occupe le côté ouest et qui date de 1660 ;

Nota 1 : L'église doit son origine au tombeau de saint Edern, qui fut enseveli en cet endroit, après avoir vécu en ermite près de la chapelle de Coat-ar-Roc'h. Sur la façade Midi est un porche d'assez bonne allure, avec colonnes corinthiennes soutenant une frise et un fronton au milieu duquel est percée une niche. On y trouve cette inscription : H. BRAS. — I. MODIRE. — VE : I : KDEVEZ : RECTOR. — C. ALAIN. — 1662. A l'intérieur, le regard est en premier lieu attiré par la maîtresse-vitre à quatre baies et à tympan fleurdelisé, qui a conservé ses vieux vitraux peints, d'un bon dessin et d'une belle coloration, mais qui offrent des panneaux singulièrement disposés et mélangés : Résurrection des morts, — Flagellation, — Montée au Calvaire, — Saint Edern sur son cerf, — La Cène, — Descente de croix, — Saint Yves défenseur de la veuve et de l'orphelin, — Baiser de Judas. Statues en vénération : - 1° Saint Edern, vêtu en ermite, robe et manteau à camail et capuchon, à cheval sur un cerf. Il est toujours représenté chevauchant un cerf, de même que saint Théleau ; mais tandis que ce dernier porte les attributs épis­copaux, mitre et crosse, saint Edern est figuré en ermite. Nous dirons, plus loin, la raison de cette figuration. - 2° Notre-Dame de Pitié. - 3° Saint François d'Assise montrant les stigmates de ses mains. Physionomie jeune. Un tableau du Rosaire est daté par l'inscription suivante : Y. QVINTIN. 1660. — Mre. KERDEVEZ : LORS. R. MAVDIRE. LORS. FAB. Autrefois, le tombeau de saint Edern se trouvait au milieu de la nef ; mais comme il encombrait l'édifice trop étroit pour les fidèles, vers 1890 on l'a relégué au bas du collatéral Nord, où il est un peu perdu dans l'obscurité. Ce monument est constitué par une table portée sur une arcature à redents qui semble du XIVème siècle, et sur cette table est la statue couchée du Saint, vêtu de la robe et de l'aumusse, les mains jointes et les pieds posés sur le cerf, qui est sa caractéristique ordinaire. Près du catafalque, est un bénitier portatif en bronze, semblable à ceux que l'on voit à Loqueffret, à Plonévez-Porzay, Kergoat et autres églises, portant cette inscription : GVILLAVME. LE. TOVX. DE. LA. PAROISSE. DE. LANDEDERN, 1578. Le trésor de l'église possède deux pièces d'orfèvrerie remarquables : - 1°. Croix de procession en argent, dont le sommet et les croisillons sont terminés par des boules ornées de godrons et de palmettes ; grand noeud hexagonal composé de deux étages de niches contenant les statuettes des douze Apôtres, angles garnis de pilastres et de volutes feuillagées ; deux consoles en cornes d'abondance, portant les statues de Notre-Dame et de saint Jean de chaque côté du Crucifix. A l'avers, un médaillon représente saint Edern à cheval sur son cerf. Date indiquée par cette inscription : FET . CE . IOVR . 19 . AVRIL . 1620 ; - 2°. Petite châsse reliquaire en argent, mesurant 0 m. 50 de longueur, 0 m. 12 de largeur et 0 m.  15 de hauteur, contenant des reliques insignes de saint Edern. Aux quatre angles, sont des niches gothiques abritant les statuettes de saint Pierre, saint Paul, saint André et saint Jean (M. Abgrall).

la chapelle Notre-Dame de Coat ar Roch (XVIème siècle), édifiée à l’emplacement de l'ermitage de saint Edern. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine du début du XVIème siècle, avec à l'intérieur une source jaillissant d'un rocher. Son clocher a été foudroyé. Elle était en ruines en 1957. La chapelle abritait jadis les statues de Notre-Dame, saint Maudez, saint Joseph et saint François Xavier. « Elle est située à 500 mètres au Sud du bourg, au bas d'un grand massif rocheux, à l'endroit où saint Edern fit son ermitage. Il y a, cependant, un autre endroit où l'on situe aussi l'ermitage du bon Saint. Le clocher gothique, surmonté d'une flèche très élancée, a tous les caractères du commencement du XVIème siècle. A l'intérieur, dans un collatéral séparé de la nef par des colonnes octogonales, une source jaillit d'un rocher émergeant du sol. C'est la fontaine auprès de la quelle se fixa le saint Ermite » (Archives de l'Evêché) ;

la chapelle Sainte-Anne (1668), située dans l’enclos paroissial de l’église Saint Edern. Il s'agit en fait d'un ancien ossuaire (1660-1662). L'édifice est de plan rectangulaire et sa façade comporte quatre baies en plein cintre avec porte médiane ;

Nota 2 : OSSUAIRE. Il forme une chapelle assez petite mais remarquable par son style. La façade est percée de quatre baies à arc plein-cintre et d'une porte médiane surmontée d'un fronton en demi-cercle, et accostée de deux bénitiers. Au-dessus des fenêtres sont des têtes d'anges ailées alternant avec des têtes de morts et des os en sautoir. Aux angles, à la retombée du rampant des pignons, sont deux anges tenant des phylactères avec ces inscriptions : COGITA . MORI — RESPICE . FINEM. Sur la petite frise de la corniche, on lit : COLIN . F . LE . BRAS . F . M. J. KERDEVEZ . R. Ce qui reporte ce petit monument aux environs de 1660 ou 1662, comme le tableau et le porche. A l'intérieur, au début du XXème siècle, on trouve une statue de sainte Anne, deux saints évêques et une sainte reine, portant couronne et sceptre ; puis une sorte de triptyque ou grand panneau en bois reproduisant en six bas-reliefs des scènes de la vie de saint Edern (aujourd'hui dans l'église Saint-Edern). Pour comprendre ces différentes représentations, il est nécessaire de donner auparavant un aperçu de la vie de ce bon Ermite. Aucun de nos hagiographes ne parle de saint Edern, qui est patron de trois paroisses du diocèse : Edern, Lannédern et Plouédern. Par bonheur, Dom François Plaine, qui s'est beaucoup occupé de nos Saints bretons, a pu obtenir, grâce à l'obligeance de l'érudit M. Roudaut, ancien curé de Ploudiry, une analyse de l'ancienne vie de saint Edern, conservée sur un parchemin, à Plouédern, jusqu'aux dernières années du XVIIIème siècle, analyse faite par Raoul de Kerlan, greffier de Landivisiau, qui fut chargé, en 1776, de dresser l'inventaire des archives de cette paroisse. C'est d'après cet inventaire et d'après une Guerz bretonne inspirée de l'ancienne vie, que je relate les traits suivants ayant trait à notre saint Ermite. Edern, venant de Grande-Bretagne, très probablement du pays de Galles, débarqua dans la baie de Douarnenez ou à Douarnenez même, se fixa d'abord dans le vallon du Juc'h, et ne tarda pas à s'avancer plus loin dans les terres, à une petite distance de Briec, à l'endroit où se trouve maintenant le bourg d'Edern. C'était du temps d'Alain le Grand, par conséquent dans les dernières années du IXème siècle ou les premières du Xème siècle. Le bon Saint, dans l'ermitage qu'il s'était bâti, vaquait à la prière et à la pénitence sans s'occuper d'autre chose ; mais les gens du village lui cherchèrent noise. L'Ermite avait une pauvre vache qui s'égarait quelque­fois dans les champs d'autrui, et tous de crier qu'elle était voleuse et de faire retomber leur colère sur le Saint. Même le seigneur de Quistinit, château voisin, donna ordre à ses gens de lâcher ses chiens sur la bête, si bien que celle-ci, sous leurs morsures terribles, resta comme morte sur place. L'Ermite survient, appelle sa vache et celle-ci, obéissant à son ordre, se lève pleine de vie et sort du champ de ce seigneur inhumain. S'il avait été moins cruel et plus clairvoyant, il aurait pu remarquer que, partout où l'animal avait passé, le blé poussait en plus grande abondance, pour réparer en admirable mesure ses inno­cents larcins. Pour éviter ces molestations, l'anachorète s'avança plus loin dans le pays, entre Brasparts et Loqueffret, dans le bois de Coat-ar-Roc'h, non loin du bourg actuel de Lannédern. Là, tout près d'une fontaine, il établit son ermitage et construisit un oratoire à la Sainte Vierge, à l'endroit où se voit maintenant la chapelle de Notre-Dame du Bois de la Roche. Il arriva qu'un jour un cerf, poursuivi par un gentilhomme à la chasse, et sur le point d'être forcé par les chiens, se réfugia dans la hutte du Saint, semblant lui demander un asile pour échapper à la mort. L'Ermite lui accorda l'hospitalité, et désormais l'animal ne le quitta plus, allant brouter et pâturer aux environs dans la journée, et revenant le soir prendre son gîte. C'est pour cela que saint Edern est toujours représenté à cheval sur un cerf. On trouve sa statue ainsi figurée au fond du sanctuaire de l'église de Lannédern, contre le fût de la croix de cimetière, à une autre croix au bord de la route, à la limite de Lannédern et de Loqueffret, sans compter un panneau du tableau en bois qui va être décrit et en un panneau de la maîtresse-vitre. Des statues analogues se trouvent à l'église d'Edern et sur le baldaquin des fonts baptismaux de l'église de Plouédern. Dans la même église, une autre statue du Saint, avec cerf à ses pieds ; puis, dans l'église de Plogonnec, un vieux vitrail du XVIème ou du XVIIème siècle représentant encore l'Ermite chevauchant son cerf. Voici, maintenant, la description de chacun des panneaux du tableau en bois : - 1° Panneau supérieur, à main gauche ; Saint Edern en prière près de la fontaine avoisinant l'oratoire qu'il a érigé à Notre-Dame. Une femme vient pour recourir à son intercession. - 2° Panneau inférieur, épisode de la vache : Un valet la chasse à coups de bâton, pendant que le seigneur de Quistinit, à cheval, fait des reproches au Saint. - 3° Panneau supérieur, milieu : Des chiens, lâchés sur la vache, mettent celle-ci à mort, et les gens du seigneur accourent avec des armes, tandis que le Saint est en prière à genoux, tout désolé. - 4° Panneau inférieur : Le Duc de Bretagne ou le Comte de Cornouaille, passant par le pays et se trouvant égaré, envoie un page demander son chemin à saint Edern ; celui-ci, étant en prière, tarde un peu à répondre au page, lequel, irrité de ce retard, lui donne un soufflet, ce à quoi le Saint répond en tendant l'autre joue. Le Duc, que l'on voit à cheval, est frappé de cécité, avec toute sa suite, et ne recouvre la vue qu'en arrivant sur un point de la terre de Léon, où il bâtit une église, qui est maintenant l'église paroissiale de Plouédern. - 5° Panneau supérieur, droite : Un chasseur sonne de la trompe, un cerf poursuivi par ses chiens se réfugie auprès du Saint, qui est en prière, avec chapelet pendu à son bras gauche. - 6° Panneau inférieur : Le Saint à cheval sur son cerf ; un chasseur et son chien en arrêt pour contempler ce spectacle (M. Peyron).

la croix monolithique (XVIème siècle), située près de la chapelle Notre-Dame ;

le calvaire de l’enclos paroissial (XVI-XVIIème siècle). Sur le croisillon, à mi-hauteur du fût, Saint-Edern est représenté chevauchant un cerf. « La croix du cimetière est montée sur trois hautes marches et un dé octogonal. A mi-hauteur du fût, est en saillie un cul-de-lampe qui soutient une effigie de saint Edern, en robe et manteau à capuchon, chevauchant pacifiquement son cerf. Le croisillon mouluré, d'où surgissent la croix du Sauveur et celles des larrons, porte en outre un Ecce-Homo et les statues adossées de Notre-Dame et saint Jean, saint Pierre et la Madeleine » (Archives de l'Evêché) ;

3 moulins dont le moulin au Duc, de Kerlouin,…

A signaler aussi :

l'existence de plusieurs tumuli ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LANNEDERN

MAISONS NOBLES :

- Kernesne, sr. de Penanec'h : d'or à trois coquilles de gueules.

- Lezormel, sr. des Tourelles : bandé de 6 pièces d'argent et d'azur ; devise : Le content est riche.

- La Marche, sr. des Tourelles : de gueules an chef d'argent ; devise : Marche droit.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Lannédern (Lannederne) étaient présents :

Yvon Kerarun, en pal et javeline ;

Henry Kerarrun, en brigandine et vouge.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.