Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Lanildutiens

LANILDUT

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Ploudalmézeau  

La commune de Lanildut (pucenoire.gif (870 octets) Lannildud) fait partie du canton de Ploudalmézeau. Lanildut dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Lanildut, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANILDUT

Lanildut vient du breton « lann » (ermitage) et de « Ildut », un saint gallois (Iltut ou Eltut) du Vème siècle.

Lanildut est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plourin, et son origine se confond avec la création d’un ermitage dédié à saint Ildut (ou Hildut). Saint Ildut, né au Vème siècle, dans le Comté de Clamorgan, fut le précepteur de saint David, saint Samson, saint Magloire et saint Gildas, tous compagnons d'études de saint Pol Aurélien. Pol fut le disciple d'Ildut, et ce dernier le disciple de Budoc. Ildut, abbé fondateur du monastère de Llanilltud Fawr (Clamorgan), vint en Armorique, où il aborda à la côte du Léon, au havre de Laber-Ildut. Saint Ildut mourut à Dol au VIème siècle.

« Elle avait pour patron saint Iltut, Abbé du Vème siècle ; il fonda le monastère de Lantivit, dans le Glamorgan (pays de Galles), qui devint la pépinière d'un grand nombre d'apôtres qui évangélisèrent la Bretagne-Armorique. On croit que saint Iltut vint à Dol sur la fin de sa vie, et c'est alors qu'il dut débarquer à Aber-Iltud, et la paroisse l'aurait pris comme titulaire. Saint Iltud est aussi honoré à Coadout, près de Guingamp. Le premier dimanche de l'Avent, jour du Pardon, on lui porte en offrande des coqs ; le plus beau est jeté du haut du clocher sur la foule, et les bénédictions du Ciel sont assurées à celui qui pourra s'en emparer. C'est dans une autre paroisse du diocèse de Saint-Brieuc, Landebaheron (Landebaëron), ancienne enclave de Dol, qu'est conservé le crâne de saint Iltud, dans un chef d'argent. Lanildut a, du moins, la gloire de porter le nom de son saint protecteur » (M. Abgrall).

La paroisse de Lanildut, mentionnée à partir du XVème siècle, dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. Paroisse de l'archidiaconé de Quemenedilly. Lanildut abritait le siège de la seigneurie de Gouerbian. Un sieur de Coëtivy en était seigneur, à la fin du XVIIIème siècle. La commune de Lanildut s’est agrandie, en 1869, au détriment de la commune de Porspoder.

On rencontre l'appellation Lanildu en 1427 et Lannildut en 1446.

Note 1 : Lanildut (port de l'Aber-Ildut) est aujourd'hui le premier port européen de débarquement de goemon (3/5 ème de la production française, 35 000 tonnes /an ). A noter aussi que le soubassement (environ 100 000 kg) de l'obélisque de Louqsor ou Luxor, érigé en 1836, sur la place de la Concorde à Paris, provient des carrières de granit de Laber-Ildut.

Note 2 : A l'enquête sur la mendicité, M. Rannou, recteur, répondait, en 1775 : « Cette paroisse ne contient pas plus de 350 communiants, et il y a environ 8 à 9 mendiants. Mais il y a un bien plus grand nombre de pauvres, qui, à la vérité, ne mendient pas, mais cependant seraient également obligés de le faire, sans le secours des personnes charitables, qui leur donnent, dans la saison, des panais, des fèves, des pois et d'autres légumes, qui font la nourriture ordinaire, pendant une partie de l'année, dans cette campagne ; de plus, ils donnent à ces pauvres du lait, la soupe et le reste de leurs repas, etc., et des lambeaux de hardes pour les vêtir. La cause ordinaire, du moins actuelle, de la mendicité dans cette paroisse, est le nombre d'enfants dont sont chargées quelques familles pauvres. Les mendiants, quelques vieilles personnes exceptées, sont des enfants mineurs, ou enfants hors d'état encore de travailler, enfants de quelques ouvriers dont le salaire ne suffit pas pour sustenter la famille. Pour supprimer la mendicité, je ne trouve pas d'autre moyen plus propre que d'y établir une quête, avec défense aux étrangers d'y mendier. Cette quête se ferait de six mois en six mois, par toute la paroisse, ou bien tous les dimanches et fêtes, par un collecteur nommé par le corps politique, à qui ce collecteur rendrait compte. Il n'y a ni hôpital ni fonds en faveur des pauvres, dans la paroisse » (Archives de l'Evêché).

Note 3 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANILDUT AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1584. Yvon Le Foll ; résigne. - En 1584. Guillaume Kervéatoux (r. G. 83). - En 1703.  Ronan Syvinant ; décédé. - En 1703. Ronan de Porsmoguer. - En  1712. Guillaume Huon ; va à Milizac. - En 1712. Sébastien Audren de Kerdrel ; était titulaire de la chapellenie de Trogurun, à Languengar. - En 1718. Jean Léostic ; se démet. - En 1718-1721. Joseph-Marie Bélingant, docteur en théologie de Bourges ; se démet. - En 1721-1753. Hervé Le Briz ; enquête, en 1753, « pour reconnaître la caducité du Sr. Hervé Le Bris, recteur depuis 23 ans, octogénaire ; a rendu service dans les retraites et les missions ; on lui donnera un curé d'office » (G. 299). - En 1759. Rolland Hacquart ; se démet. - En 1759-1785. Jean Rannou. - En 1786. Jean-Marie Pelleteur. En 1791, M. Pelleteur et son vicaire, Yves Michel, refusèrent le serment. M. Pelleteur, né à Landunvez, en 1747, prêtre en 1774, à Bilbao, en Espagne, en 1793, devint recteur de Landunvez au Concordat, puis curé de Saint-Thégonnec, où il mourut, le 14 Février 1816. Pendant la Révolution, la paroisse de Lanildut fut occupée par un prêtre constitutionnel nommé Morel ; ancien chapelain de la collégiale de Saint-Charles, en Plourin, il était désigné pour Ploumoguer ; mais, on lui faisait la vie si dure, qu'il écrivait, le 13 Octobre 1793, aux citoyens de Lanildut (L. 109) : « Je viens de recevoir votre lettre, par laquelle vous m'invitez d'aller fixer ma demeure parmi vous ; il est certain qu'à Lanildut, je puis plus commodément rendre service à Lampaul et à Porspoder. Je sais que je ne puis sans crime quitter mon poste si je pouvais y faire quelque bien ; mais n'ayant pu, depuis près de trois ans, me faire suivre des habitants de Ploumoguer, la loi m'accorde aujourd'hui la faculté de me retirer dans un autre endroit. Je vous prie d'écrire au District, au sujet de ma translation dans cette commune de Lanildut ». Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANILDUT DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1804-1808. Yves Michel, né à Lanildut le 20 juin 1748, prêtre en 1782. Paraît s'être expatrié, mais signalé comme insoumis en 1798. Recteur de Lanildut, au Concordat ; y mourut le 5 Avril 1808. - En 1814. Le Hir. - En 1817-1818. (Pas de Recteur). - En 1819-1828. Jean-Marie Perrot, de Plouzané. - En 1826-1827. (Pas de Recteur). - En 1828-1834. Bonaventure Caër, de La Forêt-Landerneau. - En 1834-1862. Théophile Gléau. - En 1862-1883. Yves Moniou, de Plouvorn. - En 1883-1890. Yves-Marie Le Guen, de Plouarzel. - En 1890-1915. Antoine Kerbiriou, de Saint-Pol de Léon. - En 1915. Jean-Marie Arhan, de Cléden-Cap-Sizun, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LANILDUT DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1872. Yves Coroner. - En 1888. Jean-Marie Pelleau. - En 1895. Joseph-Marie Prigent. - En 1899. Jean-François Person. - En 1901. Yves-Marie Le Gall. - En 1910. Auguste-Alain Traon, ... (Archives de l'Evêché).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LANILDUT

l'église Saint-Ildut (1786). Il s'agit d'un édifice en forme de croix. Les ailes du transept sont en hémicycle et le chevet est légèrement en trapèze permettant un éclairage latéral du maître-autel. La chapelle des fonts et le porche se trouvent sur la longère sud. Le clocher est à deux chambres de cloches et une galerie. Deux confessionnaux datent de la fin du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Iltud, saint Maudez et saint Michel. Dans l'église paroissiale, se desservait une chapellenie dite de Kermergant et fondée par Jacques Le Dalidec et Catherine Le Borgne, à la fin du XVIIème siècle, elle était à la nomination de l'Ordinaire, à charge de deux messes par mois, pour un revenu de 31 livres. Mgr. de la Marche constate que le Recteur a un revenu net de 350 livres et 350 livres de supplément pour son vicaire. Il pourrait s'en passer ; « mais comme il y en a eu de tout temps, si les paroissiens s'adressaient au Parlement, en vertu de la possession, il paraît certain que le Curé serait condamné à le conserver » ; et au cas où il n'y aurait plus de vicaire, la portion congrue de celui-ci serait distribuée aux pauvres ;

la chapelle Saint-Gildas (1840). La chapelle, reconstruite en 1840, renferme deux ou trois statues dont celle de saint Gildas. Derrière la chapelle, se trouve une fontaine ;

la croix de Gorréminihy (Haut Moyen Age) ;

la croix située devant le placître de l'église de Lanildut (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerdrévor placée sur un mur de clôture, la croix de Kernéac'h (Moyen Age), la croix de Kervrézol (Moyen Age), la croix du cimetière de Lanildut (1892), la croix du Pontic (XXème siècle), la croix du Vern ou Toul-Douar (1944) ;  

le manoir de Rumorvan (XVIIème siècle), édifié par la famille Tanguy de Kerjean-Mol et agrandi en 1820 ;

le lavoir (XIXème siècle) ;

A signaler aussi :

la stèle du Vern (XXème siècle) ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LANILDUT

MAISONS NOBLES :

- Kerjar, sr. du dit lieu, en Plourin : d'or à l'arbre de sinople ; devise : Red eo mervel. Fondu dans Kerlivig et Carné.

- Mol, sieur de Kermorvan : d'argent à trois ancres de sable.

- Le Vayer, sr. de Kerstrat : d'or à 3 merlettes de sable.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.