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Bienvenue chez les Lanhouarnéens

LANHOUARNEAU

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La commune de Lanhouarneau (pucenoire.gif (870 octets) Lanhouarne) fait partie du canton de Plouescat. Lanhouarneau dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANHOUARNEAU

Lanhouarneau vient du breton "lann" (ermitage) et de "Houarneo" (nom breton d'Hervé). Ce fils d'Harvian et de Rivanone, soeur de saint Rivoaré, naquit vers 520 au manoir de Lanrioull, en Plouzévédé. On le retrouve sous les noms divers de Houarné, Houarneau, Houarniaule, Mahouarn, M'Hervé. Hervé, qui était aveugle de naissance, passa la plus grande partie de sa vie à Lanhouarneau. La vie légendaire de saint Hervé fut forgée au XIIIème siècle. 

Saint Hervé, Houarné, Houarneau, est patron de Lanhouarneau, paroisse de l'ancien archidiaconé de Quéménédily ; il était aveugle et exorciste ; on le représente, d'ordinaire, accompagné de Guiharan, son guide, et d'un loup, que le Saint avait apprivoisé, faisant l'office de l'âne qu'il avait dévoré. Le plus souvent, il porte simplement un livre en main, ce qui peut sembler singulier, puisque le Saint était aveugle ; mais ce livre est celui des exorcismes et symbolise le pouvoir qu'avait saint Hervé de chasser les démons. Ce qu'il y a de certain, c'est que, dans l'église de Saint-Melaine de Morlaix, on conservait un livre, dit « de saint-Hervé », que l'on vénérait à l'égal d'une des plus insignes reliques du Saint ; il en est question dans les anciens comptes et inventaires de la paroisse (G. 281). Les offrandes que les fidèles lui apportaient, figuraient comme une source de revenu pour l'église. Dans le compte de 1462, les marguilliers « se chargent de la revenue du livre St Hervé, durant leur charge, montant à 11 sols ». En 1466, les comptables font la dépense « d'un pilet mis sur la boëte où est le livre de saint Hervé », afin d'y être allumé, pour attirer l'attention des fidèles. Ce livre était conservé au trésor de l'église Saint-Melaine et en 1677, l'inventaire porte « le livre de M. St Hervé, garny de cinq pierres de cristal, et un coffre de bois pour le mettre ». Qu'est devenu ce livre, qui devait être une relique dans le genre du missel de saint Vougay ? Il aurait été bien curieux de pouvoir le consulter, si surtout il contenait des formules d'exorcisme. Il a disparu, vraisemblablement, à l'époque de la Révolution. Nous renvoyons aux hagiographes ceux qui seraient curieux de connaître la Vie si intéressante de saint Hervé. Mais nous dirons, avec M. de Kerdanet, qu'il avait son oratoire au lieu même où est maintenant l'église paroissiale. Il y enterra sa mère, Rivanone. A sa mort, il fut lui-même déposé devant l'autel de son oratoire, dans un coffret de pierre, bien lié de lames de fer et de plomb. On y voit encore son sépulcre, dit Albert le Grand, auquel se font encore plusieurs miracles. M. de Kerdanet ajoute qu'on y voyait, dit-on, autrefois, dans les catacombes de cette église, le mausolée de saint Hervé, sculpté par l'architecte Coyc ; mais ce tombeau n'existe plus ; un autel, seul, porte encore le nom de cet habile artiste. Le corps resta à Land-Houarné jusqu'à l'invasion des Normands, 878, et lors fut transporté à Brest, dans la chapelle priorale du château ; et en 1002 transféré à Nantes, où il est en grande vénération. On conserve encore, à Lanhouarneau, des reliques de saint Hervé, authentiquées par M. de Poulpiquet, et renfermées dans un bras en bois, recouvert d'argent. Tous les ans, le lundi de la Pentecôte, on portait ce bras en procession, et on le plongeait dans la fontaine du Saint, pratique observée jusqu'à la visite de l'Evêque, en 1828, époque où la relique fut renfermée dans une châsse ; elle est simplement déposée sur la fontaine, pendant l'antienne Similabo (MM. Abgrall et Peyron).

Lanhouarneau est un démembrement de la paroisse primitive de Plounévez (-Lochrist), elle-même créée au détriment de l'ancienne paroisse primitive de Plouider. La fondation de Lanhouarneau remonte au VIème siècle, avec la venue de Saint-Hervé (saint Hoarvé) et la construction d'un monastère fondé vers 540. C'est à Lanhouarneau que Saint-Hervé meurt (vers l'an 568) et que son corps est enseveli.

Le territoire était dominée jadis par le seigneur du château de Morizur (forteresse de Mor-Izur) : il pourrait s'agir du comte de Gwithur ou Withur qui dominait le Léon au temps de saint Paul-Aurélien. 

On trouve les appellations suivantes : Lanhoarneu (vers 1330), ecclesia de S. Hoarveo (en 1375), Landa Hoervei (en 1384 et en 1467), Lanhouarneau (en 1426 et en 1481). 

Note 1 : Au sujet de l'enquête sur la mendicité, le recteur Toullec écrivait, le 28 Décembre 1774 : « Pour répondre, Monseigneur, à votre circulaire, je vous dirai qu'il y a plus de deux cents pauvres dans ma paroisse, et qu'il n'y a pas le quart d'aisés. La cherté du bled est une des causes qu'il y a tant de pauvres qui, n'ayant rien à vendre, et ne pouvant souvent trouver du travail, sont obligés de mendier. D'autres à qui la volonté de travailler manque. Beaucoup d'enfants et infirmes incapables de gagner. Nous avons un grand nombre de simples locataires, qui n'ont et ne peuvent avoir de terres à cultiver, et leur journée de travail, dont le salaire modique ne suffit pas pour nourrir leur famille, n'ayant aucune vache et ne pouvant s'en procurer, faute de moyen. Nous n'avons aucun hôpital ni aucun fond ny établissement pour les pauvres ». Vers 1785, l'église est absolument nue, le tabernacle et le retable sont à repeindre. Un bout de tombe, à l'autel collatéral, côté de l'Evangîle, est à couper, pour éloigner la balustrade, de manière à pouvoir dire la messe. « Le corps politique a fait, à l'auberge, un marché de 2.100 livres avec Valtrain, facteur d'orgues, pour rétablir leur orgue ; ils ont emprunté, à cet effet, 1.500 livres de la fabrique de Goulven, et en ont payé le facteur, quoique le travail soit mal fait et inachevé ». En 1673, une affaire curieuse de sorcellerie se tramait à Lanhouarneau. Claude Gaonnach, sr. de Kerongar, demeurant au Vouen, en Plonévez-Lochrist, déclarait devant la justice de Lesneven (Archives départementales), « qu'il y avait environ quatre ans, une quantité de croix furent abattues, dans la paroisse de Lanhouarneau et les paroisses voisines, et que le bruit était qu'il y avait quelques personnes qui, se mêlant de magie, abattaient les croix, en fouillant dessous pour y chercher des trésors ». Il ajoutait que, vers ce temps, l'on devait opérer des fouilles au village de Kersengar, en Lanhouarneau, et qu'à la tête de l'expédition se trouvait Robert Godefroy, père du Recteur, avec un homme dont on ignore le nom, mais qui était « un homme expert en pareille matière », c'est-à-dire un sorcier. Le témoin se rendit au village, entre dix et onze heures du soir, et « y trouva près de cinquante personnes de diverses paroisses, déjà assemblées pour voir l'enlèvement du trésor. Et s'étant de plus près approché, il vit que, dans une aire qui donne vis-à-vis de la maison où demeure Bouroullec, fermier du dit Godefroy, on avait foui et percé sous terre, pour entrer dans le parc voisin, de la profondeur de plus de vingt coudées, sur quoi il demanda de la chandelle pour y entrer et savoir s'il y avait quelqu'un ; mais Le Bouroullec et le nommé Moulin et sa femme s'y opposèrent, croyant que le déposant était venu pour emporter le trésor. Néanmoins, il y entra avec trois ou quatre autres personnes. Mais ils n'y aperçurent rien, sinon que la fin du trou donnait sur l'embouchure d'un ancien puits. A l'instant, le dit Bouroullec alla avertir les dits Godefroy et le prétendu magicien qui, arrivant, dirent qu'il y avait trop de monde pour continuer les recherches, qu'il fallait les remettre à une autre fois ». C'est ce qui dut avoir lieu, car un autre témoin, François Vallet, de Plounéventer, dépose qu'étant domestique à Plaç-Meur, en Lanhouarneau, « Robert Godefroy, hoste du bourg, vint le prier, un soir, d'aller avec lui au village de Kersengar, pour accompagner un homme qui savait qu'il y avait un trésor au dit lieu ; à quoi ayant consenti, il trouva chez Godefroy l'homme en question, de moyenne taille, barbe et cheveux noirs, assisté de cinquante personnes, qu'il ne connaît pas, n'étant point de la paroisse. Rendu à Kersengar, on commença à fouir dans l'aire, proche la maison manale. Celui qu'on disait magicien entra dans la maison où, étant, il fit allumer de la chandelle, tira un grand livre dessous son juste au corps, puis, ayant fait un grand cercle à l'endroit où il voulait percer, et trois à l'entour, au côté gauche, il commença à appeler les diables en termes bretons, comme qui dirait " Diable de Kerstang, approche ! Diable de Keromnès, approche aussi ! ". Et ainsi de tous les villages et manoirs d'alentour ; puis ayant pris tous les noms de toutes les personnes du village de Kersengar, jusqu'à celui d'un petit enfant de trois ans, il dit hautement que la cache et le trésor étaient découverts, qu'on y aurait trouvé deux barriques d'argent et un baril d'or, ce qui fit qu'on commença encore à fouir ». L'on peut se figurer avec quelle ardeur travaillèrent pelles et pioches avec cette perspective alléchante ; mais les bras se lassaient, ni l'argent ni l'or n'apparaissaient ; alors, le sorcier prit de nouveau son livre, et s'étant mis à lire, déclara hautement que tout travail était inutile, car le fonds de terre sur lequel ils opéraient leurs recherches était une ferme du sr. Godefroy, et que celui-ci l'avait donnée à son fils, en titre clérical, pour son ordination. Le sorcier aurait pu y penser plus tôt. Mais alors, le sr. Godefroy intervint et, espérant probablement que son fils allait céder ses droits sur la ferme, afin de faciliter la découverte du trésor, ordonna à Yves Godefroy, son fils, de venir sur les lieux. Celui-ci arriva, mais avec surplis, étole, bonnet carré, livre d'une main et bénitier de l'autre, et au lieu de faire abandon de ses droits, commença les exorcismes près du puits que les gens venus du bourg de Lanhouarneau continuaient à percer. De l'autre côté, le sorcier tenait aussi son livre et prononçait ses formules magiques. « Mais bientôt celui-ci finit par dire qu'on pouvait cesser le travail, tout était perdu, et que le trésor avait été emporté et ne reviendrait plus que dans sept ans, d'autant qu'il y avait quelqu'un, dans le trou, qui avait parlé de Dieu ». Ainsi, se termina cette comédie, qui nous montre autant de crédulité naïve dans les témoins, que de malice inté­ressée dans le sorcier, principal acteur. Cette affaire ne semble pas, du reste, avoir eu de suites devant la justice. Le magicien s'éclipsa, et l'Administration ecclésiastique jugea prudent d'éloigner de Lanhouarneau le jeune Recteur, pour le soustraire à l'influence de son père, le sr. Godefroy, qui montrait une confiance vraiment trop aveugle dans la fourberie des sorciers et des Magiciens (Les chercheurs de trésors, Association Bretonne).

Note 2 : liste non exhaustive des ANCIENS RECTEURS DE LANHOUARNEAU : - En 1585. Guillaume Dall, recteur, résigne. - En 1647. Jean Le Goff, décédé. - En 1647. Rolland de Poulpiquet, chantre, vicaire général de Mgr. Cupif, nomme recteur de Lanhouarneau, Vincent Berthou acolyte, de Pleudinec, absent, studiorum causa (G. 342). - En 1673. Jean Godefroy. - En 1691. Paul Laurans (G. 229) ; mort en Décembre 1697 (r. G. 78). - En 1697. Yvon Le Guen. - En 1719-1739. Hervé Sanquer, pourvu par Rome ; mort le 29 Décembre 1739. - En 1740. Jacques Guillou, de Pontdusval, official, se démet. Licencié in utroque de Paris. - En 1740-1741. René Gourio du Mesmeur, licencié en théologie de la Faculté de Paris, est pourvu ; il est nommé, à Brest, le 4 Mars 1741. - En 1741, 4 Mars. Jean Guermeur, nommé recteur de Milizac, le 5 Décembre 1741. - En 1742-1748. François Le Roux, chanoine du Mur, nommé recteur de Lanhouarneau en Mars 1742 ; se démet le 3 Mars 1748. - En 1748-1777. Jean Toullec (optime), nommé le 3 Mars, décédé le 12 Décembre 1777. - En 1777-1788. Jean Bellec, né à Taulé en 1736, prêtre en 1762 ; décédé en 1788. - En 1789-1790. René Abgrall, né à Plounéour-Ménez en 1736, prêtre en 1768. - En 1790. Yves Grall, né à Trézilidé en 1750, prêtre en 1781 ; sous-curé. Aucun des prêtres de Lanhouarneau ne prêta le serment. Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANHOUARNEAU APRÈS LE CONCORDAT : - En 1804-1805. Jean-François Corrigou, né à Plougoulm le 16 Mai 1741. Aumônier des Ursulines de Lesneven en 1790. Détenu au château de Brest en Avril 1792 ; déporté en Espagne le 13 Août 1792 ; recteur de Lanhouarneau en 1804 ; décédé en Mai 1805. - En 1809-1820. Jean Méar, né le 1er Janvier 1762, à Plouzévédé ; décédé le 8 Mai 1820. - En 1825-1838. Claude Colin, de Porspoder. - En 1838-1844. Yves Merret, de Carantec. - En 1844-1847. François Rolland, de Plouvorn. - En 1847-1856. Pierre Le Pichouron, de Brélévénez (Saint-Brieuc). - En 1856-1863. Pierre Nicolas, de Saint-Frégant. - En 1863-1868. François-Marie Morvan, de Plouzévédé. - En 1868-1872. Jean-Marie Léon, de Plouigneau. - En 1872-1879. Jean-Louis Gargam, de Pleyben. - En 1879-1881. Jean-François Cann, du Tréhou. - En 1881-1885. Germain Dantec, de Brasparts. - En 1885-1888. Michel-Marie Grall, de Lesneven. - En 1888-1896. Charles-Marie Péron, de Saint-Pol de Léon. - En 1896-1909. Jean-Pierre Chalme. - En 1909. Yves-Marie Calvez, de Plounévez-Lochrist, ....  Liste non exhaustive des VICAIRES  DE LANHOUARNEAU APRÈS LE CONCORDAT : - En 1830. Jacques Calvez. - En 1848. Noël-François Saillour. - En 1850. Rolland Trémintin. - En 1852. Jean-Marie Léon. - En 1855. Hervé-Pierre Forcès. - En 1856. François-Marie Favé. - En 1860. Jean Normand. - En 1862. Jacques Guéguen. - En 1865. Jean Guillou. - En 1871. François Rolland. - En 1872. Jean-François-Marie Bizien. - En 1874. Jean-Louis-Marie Buanec. - En 1875. Pierre Rolland. - En 1879. Abraham Mironnet. - En 1880. Jean-Marie Grall. - En 1882. Charles Queinnec. - En 1890. Joseph Picard. - En 1893. Jean-Marie Toquin. - En 1909. Français-Marie Gourvil, ... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de LANHOUARNEAU

l'église Saint-Hervé (XIV-XVIIIème siècle), reconstruite au XVIIIème siècle, à l'exception du clocher ouest qui date du XIVème siècle et du porche latéral sud, où on lit la date de 1582. Elle comprend une nef avec bas côté de trois travées, précédée d'un clocher semi-encastré, un transept et un choeur. Une corniche à large moulure porte la date de 1765. A l'intérieur du porche, on trouvait jadis les statues en kersanton des douze Apôtres. Le porche porte les armes mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de sa femme Claude de Carman. Dans le bas côté sud se trouve un bénitier en kersanton portant l'inscription "Lorancz Berthou 1612". La statue du " Christ en croix ", en bois polychrome, date du XVème siècle. Les vitraux, oeuvre de H. Laurens, datent de 1868. Dans une crypte de l'église, on voyait jadis, dit Kerdanet, la tombe de saint Hervé sculpté par Coyé. Ce mausolée n'existe plus, mais l'église conserve une relique de saint Hervé contenue dans un bras de bois revêtu d'argent (début du XVIème siècle). L'église abrite aussi les statues de saint Hervé, saint Herbot et la Vierge-Mère. « Elle possède un joli porche de la Renaissance, dans lequel se voit une série des douze Apôtres, sculptés en pierre, et portant la date de 1582. L'église est surmontée d'une tour massive à balustrade flamboyante, flanquée de quatre clochetons. Avant la Révolution, on y desservait les chapellenies suivantes : 1° Chapellenie de Kerjean-Treffalégan ; desservie en la chapelle du château ; 2° Chapellenie de Porz-an-Billon, dont était présentateur Villosern, sgr. de Treffalégan ; en 1747, M. Le Roux, recteur de Plounéventer, en était titulaire ; 3° Chapellenie de Coatmerret, dite de Langouiry, présentée par les sgrs. de Coatmerret ; revenu, 62 livres ; charges, une messe tous les vendredis, desservie sur l'autel Saint-Marc, dans la chapelle de Coatmerret » (M. Abgrall) ;

l'ossuaire-chapelle (XVIème siècle). L'édifice est de plan rectangulaire. Dans la partie éclairée par les trois fenêtres on entassait les ossements : l'autre partie servait de chapelle pour les veillées funèbres et les cérémonies mortuaires ;

plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Treffaleguen (déjà en ruines en 1793), la chapelle Sainte-Brigitte, la chapelle de Pors-Billon (il y avait jadis un ossuaire détruit en 1837), la chapelle de Coetmerret ou Coatmerret ; 

le calvaire de Ruléa ou Croas-ar-C'hor (XVIème siècle) ;

la croix de Kerlaouéret (XVIème siècle) ;

la croix de Buors ou Croix-du-Budou (Haut Moyen Age) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Candy (1738), Kerveguen-Groas (XVème siècle), la croix de l'église de Lanhouarneau (vers 1920), Lanquistillic (XIVème siècle), Guillen (vestige) ;  

le gisant de Launay (XVIème siècle), seigneur de Coat-Merret ;

la fontaine Saint-Hervé (XVIIème siècle) ;

le manoir de Tréfalégan (XVIIème siècle). On y voit un écusson avec les armes de la famille Thépault, acquéreur du lieu sur la famille Rosmadec en 1640, des familles du Bois, Le Meur, Plouézoc'h et Kergroas. Guillaume Le Veyer, seigneur de Tréfalégan, en 1429, laissa de sa femme Isabeau, dame de Coetmenech, une fille héritière Jeanne Le Veyer, mariée à Jean, seigneur de La Feuillée ;

le manoir de Prat-Tanguy (1722) ;

3 moulins dont le moulin à eau de Coat-Merret (1618), de Coustancou, ...

A signaler aussi :

une borne de corvée (1768) ;

la découverte de haches en pierre à Park-ar-Parker ;

un tumulus à Goarem-ar-Dorgen ; 

l'ancien manoir de Coatmerret (XVème siècle). Ce manoir avait jadis un droit de haute justice. Propriété de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en 1460 et de sa femme Marguerite de Lesquélen, de la maison de Penfeunteniou. Leur petite-fille Louise de Launay, dame de Coatmerret, épousa en 1520 Rolland de Kersauson, seigneur dudit lieu ;

l'ancien manoir de Trofagan, possédé en 1435 par Jean de Kerguz, sénéchal de Lesneven ;

MONUMENTS ANCIENS : - Tuiles à rebord, trouvées à Kerenorvan. - Lec'h octogone, dans le cimetière. - Près de la chapelle de Sainte-Brigitte, dans la rivière, grosse pierre émergeant de l'eau, sur laquelle la Sainte aurait laissé la trace de son pied (Soc. Arch., t. XV, p. 63).

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ANCIENNE NOBLESSE de LANHOUARNEAU

MAISONS NOBLES

- De la Feillée, sr. de Treffalégan : d'or à la croix engreslée d'azur ; devise : Parler pouvez.

- De Kerguz, sr. de Troffagan : d'argent au greslier d'azur enguiché et lié de gueules ; devise : Voluntas Dei.

- De Launay, sr. de Coetmerret : d'argent au lion d'azur armé et lampassé de gueule, couronné d'or ; devise : Soit, soit.

SEIGNEURIE DE COETMERET. — Paroisse de Lanhouarneau, ancien évêché de Léon. Ce fut Louise de Launay qui apporta en 1520 cette terre seigneuriale à son mari, Rolland de Kersauson, fils aîné de Guillaume, premier auteur de la branche aînée, et de Catherine de Bouteville. La terre de Coëtmeret fut, depuis son entrée dans la famille, le second fief principal des Kersauson, qui abandonnèrent même pour lui celui du nom, jusqu'à l'entrée à Brézal , en 1710, de Jacques-Gilles, lors de son mariage avec l'héritière de cette maison. La seigneurie de Coëtmeret devint, en 1776, la dot de Julienne de Kersauson, fille cadette de Jean-Jacques-Claude, dernier marquis de Kersauson, devenue marquise de Montbourcher.

Nota : Launay (de), sr. de Coëtmerret, en Lanhouarneau, — de Castellenec, en Taulé, — du Parcoz, en Plougourvest, — de l'Estang, en Plougar, — de Kersabiec, en Plounevez-Lochrist, — de Kerguiduff, en Plougoulm, — de Keralsy, en Lanmeur. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1670. — Réformes et montres de 1426 à 1534, en Lanhouarneau et Plouzévédé, évêché de Léon. Blason : D'argent, au lion d'azur, armé et lampassé de gueules, couronné d'or, comme du Bois et Dourduff (Sceau de 1371). Devise : Soit, soit. On remarque dans cette maison : Guillaume, vivant en 1426, époux de Marguerite de Lesquelen. — Autre Guillaume, religieux jacobin, docteur en théologie, prédicateur et confesseur du duc de Mercoeur, abbé de Saint-Maurice de Carnoët, de 1593 à 1609 [Note : Frère Guillaume de Launay fut un ardent partisan de la Ligue, et, au dire d'Henri IV, il obtenait plus de succès par ses prédications que le duc de Mercoeur par ses arquebusades. Fait prisonnier par des coureurs royaux, il fut conduit au sieur de Saint-Luc, lieutenant d'Henri IV, en Bretagne. Saint-Luc déclara la capture bonne et méritant récompense. « Elle est peut-être bonne, selon Saint-Luc, répondit ingénieusement l'abbé de Carnoët, mais non selon saint Jean »]. — Jean-Marie, sr. de l'Estang, page de la reine en 1748. Rolland de Kersauson (fils de Guillaume de Kersauson et de Catherine de Bouteville), intitulé du vivant de son père, et comme fils aîné, sr. de Coëtléguer, et qualifié, à la mort de Guillaume, de noble et puissant sr. de Kersauson, épousa, en 1520, Louise de Launay, qui apporta à son mari le beau fief de Coëtmerret, et qui passa aux Montbourcher, en 1776, par alliance. Du mariage de Rolland de Kersauson et de Louise de Launay est issu Tanguy de Kersauson « TANGUY, sire de Kersauson, sr. de Rosarnou, de Lesplougoulm, de Coëtmeret, de Coëtléguer et de Kerguilien, est une personnalité assez sérieuse dans la maison de Kersauson, pour que nous nous y arrêtions quelques instants. Né en 1521, il eut, lors de la mort de son père, à continuer un long procès, pendant à la juridiction de Carhaix depuis 1524, pour les droits de Catherine de Bouteville, son aïeule, contre Jeanne de Bouteville, assistée de son époux, Claude de Goulaine, sr. de Pommérieux, vicomte du Faouët, etc. Il paraît qu'il se réconcilia avec les du Faouët, car on trouve un Kersauson (c'était François, fils de Tanguy), un Coëtrédrez et un Rosampoul au siège de Kerouzéré (1590), par M. du Faouët, commandant l'armée de la Ligue en Bretagne. On voit par là que les Kersauson tenaient pour la Ligue, contrairement à quelques historiens qui ont prétendu le contraire et ont même été jusqu'à dire qu'ils s'étaient faits protestants. Tanguy s'attira, par les services qu'il rendit à la cause royale les faveurs d'Henri III qui le décora du collier de Saint-Michel [Note : Les Archives départementales de Quimper possèdent un titre de quittance, à la date du 25 décembre 1570, de la somme de 92 # de rentes, créé par le roy Charles IX, au profit de Tanguy de Kersauson, sur les fouages de l'évêché de Léon, " à raison du denier douze, en raison de laquelle il a payé à François Miron, conseiller du roy, la somme de 1092 #, au désir de sa quittance " (Section E, 331)]. Il est, en effet, qualifié tel dans un ordre que lui donna le baron de la Hunaudaye, le 13 may 1585, pour convoquer le ban et l'arrière-ban du diocèse de Léon, en l'absence du marquis de la Roche. (Arrêt de la Ch. de réf. de la noblesse de Bretagne, rendu en faveur de la maison de Kersauson, le 26 mars 1669). C'est aussi à lui que sont adressées deux lettres royales en date du 31 mars 1585 et 22 may 1586, par lesquelles Henri III l'exhorte, dans la première, à demeurer toujours attaché à son service et d'y maintenir ses amis pour les empêcher de se livrer à d'autres partis, et après, par la seconde, de lui envoyer des levriers et des levrettes, les plus grands et les plus forts qu'il pourrait trouver. Nous venons de dire que Tanguy prit parti pour la Ligue contre Henri IV, tant que celui-ci demeura dans la religion réformée ; mais, aussitôt son abjuration, il se rangea de son parti, et il est à peu près démontré que ce fut lui qui détermina les ligueurs du Léon à signer leur soumission au Folgoët, en 1594 ; ce qui prouve cette assertion, c'est une sauvegarde que lui octroya le maréchal d'Aumont, le 14 octobre suivant, afin de servir d'intermédiaire entre les deux partis. En récompense des services rendus par Tanguy et ses ancêtres aux rois et à Henri IV, en particulier, celui ci lui adressa des lettres patentes, en date d'avril 1595, établissant un jour de marché par semaine et une foire par an au bourg de Saint-Gilles, dépendant de la seigneurie de Kersauson. Ces lettres, malgré l'opposition du duc de Rohan, prince de Léon, furent de nouveau confirmées, en mars 1602, à Paris. A l'exemple de son prédécesseur, Henri IV fit aussi à Tanguy l'honneur de lui adresser plusieurs lettres particulières et relatives soit à son service, soit encore à ses plaisirs. Dans l'une, il lui demande des lévriers, comme Henri III ; dans une autre, il lui permet de faire porter une arquebuse, par un des siens, à la chasse au renard et aux oiseaux de rivière, enfin, de faire la huée des loups. Le sire de Kersauson épousa en premières noces Barbe Le Sénéchal. Barbe le Sénéchal apporta à la maison de Kersauson la vicomté de Mangrenieux, et mourut jeune, laissant de son mariage un fils, François de Kersauson. Tanguy de Kersauson épousa en deuxièmes noces, le 10 septembre 1579, Claude le Ny, fille aînée de noble homme, François le Ny, et de Françoise de Keranflec'h, sr. et dame de Coëtelez » (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché du Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Lanhouarneau :

Launay (de), seigneur de Coëtmerret, paroisse de Lanhouarneau. D’argent au lion d’azur armé, lampassé de gueules et couronné d’or. Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Lanhouarneau.

Troffagan (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Lanhouarneau. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Plounévez-Lochrist.

Véyer (Le), seigneur de Treffalégan, paroisse de Lanhouarneau, et de Kerroignant, paroisse de Plounévez-Lochrist. D’hermines à la quintefeuille de gueules. Tanguy se trouve mentionné entre les nobles de Plounévez-Lochrist.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Lanhouarneau :

le sire de COËTMERET (1 302 livres de revenu) : comparaît armé d'une lance. Il s'agit de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en Lanhouarneau, époux de Marguerite de Lesquelen ;

la dame de LA FEILLEE (316 livres de revenu), remplacé par Allain advoué Le Veyer et Guillaume Richart : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Nicolas An FERZ, mineur (8 livres de revenu), remplacé par Yvon Cadour : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Marguerite An FERZ (10 livres de revenu), absente ;

Ollivier KERMEAN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon de LAUNAY (20 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon URGOEZ (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon tenue à Lesneven par les sieurs du Chastel, Kermavan et de Kerouzeré, en 1503, on comptabilise la présence de 7 nobles de Lanhouarneau :

Louis, sieur de Morizur, homme d'armes, o son archier, goustilleur et paige bien montez. Injonction de s'armer ;

Yvon de Launay, sieur de Coetmeret, homme d'armes, o son paige, goustilleur. Injonction de s'armer ;

Yvon de Lanunay le Vieil. Injonction de s'armer ;

Messire Hervé de Brezal, garde de son fils, en brigandine, épée, salade et javeline ;

Nicolas an Fertz ;

Guillaume, fils Guillaume Kergoez, par Yvon Abaziou ;

Jehan Kergus, par Goulven Croaseuc.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Lanhouarneau sont mentionnés :

Pierre Bresal ;

Tanguy Keronez, sr. de Tuonfagan ;

Hervé le Fertz.

(à compléter)

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