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LANHOUARNEAU |
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La commune de Lanhouarneau ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANHOUARNEAU
Lanhouarneau vient du breton "lann" (ermitage) et de "Houarneo" (nom breton d'Hervé). Ce fils d'Harvian et de Rivanone, soeur de saint Rivoaré, naquit vers 520 au manoir de Lanrioull, en Plouzévédé. On le retrouve sous les noms divers de Houarné, Houarneau, Houarniaule, Mahouarn, M'Hervé. Hervé, qui était aveugle de naissance, passa la plus grande partie de sa vie à Lanhouarneau. La vie légendaire de saint Hervé fut forgée au XIIIème siècle.
Lanhouarneau est un démembrement de la paroisse primitive de Plounévez (-Lochrist), elle-même créée au détriment de l'ancienne paroisse primitive de Plouider. La fondation de Lanhouarneau remonte au VIème siècle, avec la venue de Saint-Hervé (saint Hoarvé) et la construction d'un monastère fondé vers 540. C'est à Lanhouarneau que Saint-Hervé meurt (vers l'an 568) et que son corps est enseveli.
Le territoire était dominée jadis par le seigneur du château de Morizur (forteresse de Mor-Izur) : il pourrait s'agir du comte de Gwithur ou Withur qui dominait le Léon au temps de saint Paul-Aurélien.
On trouve les appelations suivantes : Lanhoarneu (vers 1330), ecclesia de S. Hoarveo (en 1375), Landa Hoervei (en 1384 et en 1467), Lanhouarneau (en 1426 et en 1481).
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PATRIMOINE de LANHOUARNEAU
l'église Saint-Hervé (XIV-XVIIIème siècle), reconstruite au XVIIIème siècle, à l'exception du clocher ouest qui date du XIVème siècle et du porche latéral sud, où on lit la date de 1582. Elle comprend une nef avec bas côté de trois travées, précédée d'un clocher semi-encastré, un transept et un choeur. Une corniche à large moulure porte la date de 1765. A l'intérieur du porche, on trouvait jadis les statues en kersanton des douze Apôtres. Le porche porte les armes mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de sa femme Claude de Carman. Dans le bas côté sud se trouve un bénitier en kersanton portant l'inscription "Lorancz Berthou 1612". La statue du "Christ en croix", en bois polychrome, date du XVème siècle. Les vitraux, oeuvre de H. Laurens, datent de 1868. Dans une crypte de l'église, on voyait jadis, dit Kerdanet, la tombe de saint Hervé sculpté par Coyé. Ce mausolée n'existe plus, mais l'église conserve une relique de saint Hervé contenue dans un bras de bois revêtu d'argent (début du XVIème siècle). L'église abrite aussi les statues de saint Hervé, saint Herbot et la Vierge-Mère ; | |
l'ossuaire-chapelle (XVIème siècle). L'édifice est de plan rectangulaire. Dans la partie éclairée par les trois fenêtres on entassait les ossements : l'autre partie servait de chapelle pour les veillées funèbres et les cérémonies mortuaires ; | |
plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Treffaleguen (déjà en ruines en 1793), la chapelle Sainte-Brigitte, la chapelle de Pors-Billon (il y avait jadis un ossuaire détruit en 1837), la chapelle de Coetmerret ou Coatmerret ; | |
le calvaire de Ruléa ou Croas-ar-C'hor (XVIème siècle) ; | |
la croix de Kerlaouéret (XVIème siècle) ; | |
la croix de Buors ou Croix-du-Budou (Haut Moyen Age) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Candy (1738), Kerveguen-Groas (XVème siècle), la croix de l'église de Lanhouarneau (vers 1920), Lanquistillic (XIVème siècle), Guillen (vestige) ; | |
le gisant de Launay (XVIème siècle), seigneur de Coat-Merret ; | |
la fontaine Saint-Hervé (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Tréfalégan (XVIIème siècle). On y voit un écusson avec les armes de la famille Thépault, acquéreur du lieu sur la famille Rosmadec en 1640, des familles du Bois, Le Meur, Plouézoc'h et Kergroas. Guillaume Le Veyer, seigneur de Tréfalégan, en 1429, laissa de sa femme Isabeau, dame de Coetmenech, une fille héritière Jeanne Le Veyer, mariée à Jean, seigneur de La Feuillée ; | |
le manoir de Prat-Tanguy (1722) ; | |
3 moulins dont le moulin à eau de Coat-Merret (1618), de Coustancou, ... |
A signaler aussi :
une borne de corvée (1768) ; | |
la découverte de haches en pierre à Park-ar-Parker ; | |
un tumulus à Goarem-ar-Dorgen ; | |
l'ancien manoir de Coatmerret (XVème siècle). Ce manoir avait jadis un droit de haute justice. Propriété de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en 1460 et de sa femme Marguerite de Lesquélen, de la maison de Penfeunteniou. Leur petite-fille Louise de Launay, dame de Coatmerret, épousa en 1520 Rolland de Kersauson, seigneur dudit lieu ; | |
l'ancien manoir de Trofagan, possédé en 1435 par Jean de Kerguz, sénéchal de Lesneven; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANHOUARNEAU
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Lanhouarneau :
le sire de COËTMERET (1 302 livres de revenu) : comparaît armé d'une lance. Il s'agit de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en Lanhouarneau, époux de Marguerite de Lesquelen ; | |
la dame de LA FEILLEE (316 livres de revenu), remplacé par Allain advoué Le Veyer et Guillaume Richart : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Nicolas An FERZ, mineur (8 livres de revenu), remplacé par Yvon Cadour : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Marguerite An FERZ (10 livres de revenu), absente ; | |
Ollivier KERMEAN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon de LAUNAY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon URGOEZ (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
(à compléter)
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