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LANGOUET |
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La commune de
Langouet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGOUET
Langouet vient du breton "lan" (sanctuaire) et "coat" (bois).
Le nom breton de Langouët (Lan-coët, sanctuaire du bois) indique que cette localité est fort ancienne ; nous ne pouvons dire à quelle époque elle devint paroisse, mais elle l'était antérieurement à 1427. La paroisse est fondée vers le XVème siècle par le seigneur de Piedevache (ou Pievache) qui y possède un manoir.
Le
Cartulaire de Saint-Georges renferme plusieurs chartes mentionnant le village de
Pennabat, appelé jadis Prégnabat ou Prénabat (pratum
Nabath), et situé en Langouet, mais il ne nomme point cette paroisse.
Pennabat était au XIème siècle un arrière-fief de la seigneurie de
Tinténiac ; ses habitants devaient à l'abbesse de Saint-Georges, vers 1060, le
tiers de la dîme et les devoirs de brenaige, pain, chandelle et confession ;
ils devaient aussi faire baptiser leurs enfants et inhumer leurs défunts à
l'église appartenant à Saint-Georges (« Pregnabat reddit terciam partem
decime et brenagium et panem et candellam et confessionem et corpus ad humandum
et baptisterium » - Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 94)
Lan-Goët devient Langoët au XVème siècle, puis Langouet au XVIème siècle. Le développement de Langouet est l'œuvre de la famille Piedevache et de la famille Beschart au XVIIème siècle. La paroisse de Langouet dépendait autrefois de l'ancien évêché de Saint-Malo.
On rencontre les appellations suivantes : Langoët (au XVème siècle), Langouët (au XVIème siècle).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Langouet : Mathurin Le Petit (avant 1557), Pierre Frotin ou Perrottin (1557-1562), Guillaume Le Guénego (1562-1563), André Robert (1563-1565), François Chillou (1565-1608), Philippe de la Cuisse (1608), Michel Geffroy (décédé en 1626), Gilles Lenouriel (en 1626), Julien Audepin (en 1654), Louis Tribout (1654-1655), René Baudry (1655-1685), Guillaume Texier (1685-1686), Jean Delacroix (1686-1698), Charles des Landes (1698-1699), Jean-Baptiste Symon du Val (1699-1701), Jean-Louis Eslie ou Hély (1701-1719), Noël Chesnel (1719-1726), René Ramel (1726-1756), Pierre-François Nogues (1756-1786), Julien Morin (1786, il est enfermé au Mont-Saint-Michel en 1792 et réinstallé en 1803, décédé en 1806), Jean Tricault (1806-1822), Jean Biffart (1822-1837), Mathurin Robert (1837-1872), Mathurin Robiou (1872-1881), François Orève (à partir de 1881), ....
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PATRIMOINE de LANGOUET
l'église
Saint-Armel (XV – XVI – XIXème siècle). Elle se compose d'une nef à
chevet droit, accostée au nord d'une chapelle appelée chapelle du Rosaire.
Sa porte ouest, en arc brisé et orné de moulures, est surmontée en 1644
des armes de la famille Piedevache. Le chœur correspond,
semble-t-il, à la chapelle primitive construite au XVème siècle par la
famille Piedevache. L'église est agrandie au XVIème siècle par la famille
Beschart. Le mur sud du choeur conserve une arcade sculptée de deux lions
et de quatre feuilles. Le chevet est percé d'une fenêtre en arc brisé à
deux meneaux datée de 1568. La date de 1568 se lit aussi sur les
sablières. Un procès-verbal de l'état de cette église en 1644 ne manque
pas d'intérêt. On y voyait alors, dans la maîtresse vitre, deux écussons
; le premier : d'argent à trois pieds de vache de gueules onglés d'or,
qui est Piedevache ; le second : mi-parti du premier et de sable à la
fasce d'argent, qui est du Bouays. La seigneurie de la paroisse et les
prééminences d'église étaient attachées, en effet, à la terre de la Piedevachaye
(ou Pievachais), possédée longtemps par la famille Piedevache, puis passée
par alliance aux du Bouays ; Pierre du Bouays, seigneur de Coaisbouc, en était
alors possesseur. Les mêmes armoiries des Piedevache se retrouvaient sur le
sacraire, les fonts baptismaux et au pied du crucifix ; sur deux bancs
seigneuriaux placés l'un dans le chanceau, l'autre proche de l'autel de
Notre-Dame ; sur deux tombeaux élevés au pied du maître-autel ; et extérieurement,
le long de la nef, au chevet du sanctuaire et au-dessus de la grande porte ;
ce dernier écusson, couché à la façon du XVème siècle, avait pour
cimier une tête de vache ; enfin, une litre chargée des mêmes armes
apparaissait encore au Nord de l'édifice (nota : Tous ces intersignes sont
encore signalés dans la déclaration de la seigneurie de la Piedevachaye,
faite en 1681 par Gilles de Lescu, comte de Beauvais. Entre autres droits,
ce seigneur avait celui de « tenir une foire le jour Saint-Armel au
bourg de Langouët, d'avoir sa haute justice au placis du Fresne et ses cep
et collier près du cimetière » - Archives Nationales, P. 1614). | |
l'ancienne
chapelle domestique, aujourd'hui disparue, du manoir de la Piedevachaye ou
de celui de la Chapponnière. Le Pouillé ms. de Saint-Malo
(1739-1767) mentionne une « chapelle domestique interdite depuis
longtemps », mais il ne la nomme pas (Pouillé de Rennes) ; | |
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la croix de l'ancien cimetière ; | |
la Grande-Pievachais (XVII-XXème siècle), constituée aujourd'hui de deux fermes habitées : La Grande et La Petite-Pievachais. L'ancien manoir de la Piedevachaye était autrefois la maison seigneuriale de la paroisse de Langouet. Il possédait un droit de haute justice qu'il exerçait au Placis du Fresne. Il était successivement la propriété des familles Piedevache (en 1442), Brunel, Du Bouays (vers 1513), L'Escu, seigneurs de Beauvais (en 1660). Ce manoir est uni à la seigneurie de Beauvais en 1679 ; | |
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le château (1830), situé au lieu-dit Le Coudray. Son parc conserve une motte. Propriété successive des familles Loaisel, Piedevache (vers 1472), Hingraye (vers 1553), Champagné (fin du XVIème siècle), Beschart, seigneurs de la Chaponière (en 1609), Visdelou (en 1705), Hamel (en 1741), et Laubier. La bergerie (XVème siècle) est restaurée au XXème siècle ; | |
l'ancien manoir de Beauregard. Propriété de la famille Blondeau, seigneurs du Chesnay (en 1557), puis de la famille Fougerais (en 1682), de la famille Huart, seigneurs de la Bourbansaye (en 1722) et de la famille Boyslesve (en 1751) ; | |
l'ancien manoir de la Chaponnière (ou Chaponière). Propriété successive des familles Guézille (en 1457), Beschart, seigneurs de Saint-Baud, Guézille (en 1503), Beschart (vers 1519). Ce manoir est uni de 1679 à 1789 à la seigneurie du Coudray ; | |
l'ancien manoir de la Rossignolière ; | |
la fontaine Saint-Armel, située route de Vignoc ; | |
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le moulin (XVIIème siècle), situé au lieu-dit Le Coudray ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de
LANGOUETDans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Langouet :
Jehan LE ROUX de Rossignlière (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Guillaume PIEDEVACHE (200 livres de revenu), sieur de Langouet : comparaît en archer ; |
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